• Romances sans paroles (1874) marque un tournant radical dans l'oeuvre de Verlaine et dans l'histoire de la poésie française. Ce "petit bouquin", qu'il rédige pendant sa liaison tumultueuse avec Rimbaud et qu'il présente comme une "série d'impressions vagues", est hanté par la tentation du silence. Que peut la parole face à la réalité, dont le sens est fuyant ? Comment dire les sentiments d'un moi erratique et opaque à lui-même ? Et surtout, comment les dire autrement, après le romantisme, qui les a exaltés, et le Parnasse, qui s'en est méfié ? En s'emparant d'un genre désuet, la romance, Verlaine réinvente le beau à partir du banal, renoue avec l'oralité au coeur de l'écrit, et fait du chant l'utopie de la parole poétique.
    Dossier :
    1. Genèse et composition du recueil
    2. Réformer la poésie
    3. Penser l'art : peinture, musique, poésie
    4. Verlaine au début des années 1870 : l'écriture de la dissidence
    5. La réception de l'oeuvre au XIXe siècle

  • Lorsqu'ils acceptent de suivre leur oncle Jean Quesnel, libraire installé depuis de nombreuses années, Antoine, Marie-Françoise et Louis Giard sont loin d'imaginer ce qui les attend de l'autre côté de ces collines qu'ils n'ont jamais franchies. Outre la vie citadine, les trois enfants vont découvrir le monde des livres, à une époque où soif de connaissance rime avec émancipation. Antoine apprendra le métier en commençant par le colportage. Il va sillonner le pays et lire les nombreux ouvrages qu'il est censé vendre, romans d'aventures, almanachs et autres titres de la Bibliothèque bleue. Quelques années plus tard, en épousant Bernardine, elle-même fille de libraire, il va perpétuer la tradition familiale, qui sera reprise par son propre fils.

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    « Les enfants, je vous présente, Liouba Gogol », a dit M. Dubeuf au moment où elle pénétrait dans la salle.
    Personne n'a ri. C'était comme si une averse de neige s'était soudain abattue sur la salle. J'ai pensé à toutes les fois où j'avais traité Djézone de gogol et j'ai eu honte. Je n'étais pas la seule. Nous étions collectivement victimes d'un retournement de sens. À partir de cette seconde, gogol ne voulait plus dire débile, ça voulait dire un mètre soixante-dix, un visage en triangle, des joues roses, des yeux verts, un chignon blond à moitié défait, une bouche très rouge et de longues mains de pianiste. Dès l'instant où la plus belle fille du monde débarque dans sa classe, Sandra, la narratrice de cette histoire, sait que plus rien ne sera comme avant...

  • Au début des années 70, le monde entier observe, fasciné, un jeune chinois jongler avec un nunchaku. Le fléau danse autour de son corps à moitié nu, il souffle et pousse descris féroces, portant au fond du regard une étincelle de folie. The Big Boss (1971), La Fureur de vaincre (1972), La Fureur du dragon (1972), Opération dragon (1973). En quatre films vite moulinés, Bruce Lee bondit aux yeux du monde entier... A 32 ans seulement, il est à la veille de sa mort.

    Du Hongkong de l'après-guerre au San Francisco des sixties, des studios de Hollywood à ceux de Kowloon, ce livre raconte son parcours, ses amitiés-rivalités avec Steve McQueen ou Roman Polanski, sa vie sentimentale complexe mais aussi l'aube de la mondialisation des arts martiaux, et toutes les folles ambitions d'une vie inachevée.

    Adrien Gombeaud est journaliste et critique de cinéma. Diplômé de chinois et docteur en langue et civilisation coréenne, il écrit notamment pour Les Échos, Le Figaro Magazine, Vanity Fair et Positif. Il est l'auteur d'une dizaine de livres, dont : L'Homme de la place Tiananmen (Le Seuil), Une blonde à Manhattan (Le Serpent à plumes), Dans les pas du Petit Timonier (Le Seuil), 30 secondes en Arizona (Espaces & Signes). Il a coordonné un Dictionnaire du cinéma asiatique (Nouveau Monde Editions).

  • Lorsqu'il pousse la porte de la bibliothèque municipale pour la première fois, Kévin Pouchin espère y trouver un peu de chaleur. Il ne demande rien d'autre. Et surtout pas un livre qui le ferait passer aux yeux de son père et des petites frappes du collège pour une chochotte ou un traître à sa famille ! Mais il est déjà trop tard. Kévin Pouchin vient de changer de trajectoire et de basculer dans le camp honni des binoclards. À la bibliothèque, il croise Laurie, la première de la classe de troisième D, ainsi qu'Irène, une mamie volcanique bien décidée à oeuvrer pour « l'élévation spirituelle » de son nouveau protégé. Grâce à ses singulières alliées, Kévin va lire en cachette le premier vrai livre de sa vie : L'Attrape-coeurs. Le roman n'est pas aussi nunuche que son titre le laisse penser et son héros, Holden, lui ressemble comme un frère...

  • Cinq ans ont passé depuis la publication de L'Edition sans éditeurs.
    Cinq ans qui ont vu l'écroulement de l'empire Messier, le partage de Vivendi entre Hachette et Wendel et la vente des éditions du Seuil à La Martinière/Wertheimer/Chanel : un bouleversement sans précédent dans l'édition française, dont André Schiffrin retrace les étapes et les redoutables conséquences. La situation n'est guère moins préoccupante dans la presse : avec le rachat de la Socpresse, l'essentiel de ce qui est imprimé en France est désormais sous le contrôle de marchands d'armements (Lagardère/Matra, Dassault) qui dépendent étroitement des commandes de l'Etat.

    Hors de France, le paysage décrit dans ces pages - qu'il s'agisse de l'édition, de la presse, du cinéma, de la radio et de la télévision, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis - montre partout, la concentration à l'oeuvre, avec comme seul critère la rentabilité des investissements. Mais Schifrrin l'indomptable ne se laisse aller ni au pessimisme ni a la résignation et le livre se conclut par des propositions nouvelles que seuls les néolibéraux endurcis jugeront utopiques.
    Traduit de l'anglais par Eric Hazan.

  • Dystopia

    Victor-Emmanuel Brett

    Une suite magistrale dans l'univers d'Utopia
    Elysia n'est finalement pas l'unique havre de l'Humanité. Suite à la découverte de deux nouvelles cités, des décisions s'imposent.
    D'un côté Arystra, théocratie sous la coupe d'un despote enfermé dans sa pyramide survolant le peuple miséreux. De l'autre, Orancia, cité engloutie après le Cataclysme, où le libéralisme est poussé à l'excès et la vie des citoyens n'a d'autant de valeur que leur compte-action.
    Arystra et Orancia sont-elles des menaces pour Elysia ou l'opportunité d'élargir ses frontières ? Et quelles sont ces Failles qui apparaissent mystérieusement tout autour de la planète ? De Veil Deylor, soldat malgré lui d'Arystra, à Elias et Caine, les réponses se trouvent à la croisée des chemins.

  • Alors qu'Evalina se découvre une nouvelle famille et que les mystères concernant sa naissance se brisent peu à peu, les événements prennent une tournure dramatique.
    Emportée de force au Coeur de Réturis, elle comprendra vite que dans la guerre qui l'oppose à l'ennemi, le risque de tout perdre est omniprésent. Face à la noirceur qui l'habite, nombreux sont ceux qui commencent à voir en elle un être pire que la Démone.
    Les Surnaturels la craignent, mais lorsque l'un d'eux est brusquement assassiné, c'est toute l'alliance avec les métamorphes qui menace de voler en éclat.
    Comment continuer à se battre quand on devient son propre adversaire ? Le véritable ennemi de Réturis s'est-il vraiment montré au grand jour ?

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • Adaptation littéraire de ses créations éponymes, Mythe précédé de Gloria est un voyage au coeur de la spiritualité humaine à travers les âges. Dans ce recueil cosmogonique et exploratoire à la forme libre, Mykalle Bielinski fait s'entremêler les voix, les chants, construit et déconstruit la narration, et s'inspire des sagesses anciennes pour nous faire méditer sur notre quête contemporaine de sens et sur le mystère de l'existence.

  • Le gros livre du pénis

    Frede Royer

    • First
    • 18 Octobre 2018

    Agrandissez votre connaissance du pénis !Statistiques, anecdotes, faits divers, légendes, histoires, infos insolites, curiosités scientifiques, santé... tout y passe !
    Découvrez mille et une choses sur cet organe que l'on nomme selon son humeur:
    le zizi, la quéquette, le zob, la zigounette, le zgeg, la teub, la queue, Popol...

  • Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d´oeuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome.
    La cruauté du destin, le "fatalisme" (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu´on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages une telle accumulation de passions.

  • Avant de se figer comme d'autres, et peut-être plus facilement encore que d'autres, dans des attitudes satisfaites et des conduites convenues, la figure de l'honnête homme est dans son exigence d'origine, au XVIIe siècle, une figure inquiète de la culture : inquiétude vécue non pas dans les affres de la souffrance et la douleur grandiloquente des idéaux ascétiques, mais portée avec gaieté et naturel, dans la discrétion d'un détachement amusé de lui-même - bref, inquiétude ayant rang d'ironie. C'est de cette ironie qu'il est ici question, des formes qu'elle prend dans la considération des livres et des effets qu'elle produit dans leur maniement. Bousculant les habitudes et les représentations établies par l'humanisme savant de la Renaissance, revendiquant le patronage provocateur de Montaigne qui prétendait avoir « peu de pratique avec les livres », l'honnête homme construit un nouveau modèle de bibliothèque né de l'ambition de reconduire toujours le monde hiératique et autoritaire de l'écrit au monde changeant et mobile de la vie. Aussi la «bibliothèque de l'honnête homme» est-elle entendue ici dans un sens large, qui envisage les diverses voies qu'emprunte la résolution du conflit des lettres et du monde : elle est non seulement l'espace concret et arpentable des livres qu'on range sur les rayons d'une pièce désignée, qu'on classe en catégories (histoire et belles-lettres), qu'on distribue en genres (mémoires, livres de conversations, nouvelles galantes et historiques, etc.), qu'on relie de telle manière de préférence à telle autre, mais elle est aussi la métaphore des lectures idéales qu'on se prend à rêver d'être un prolongement naturel de l'entretien de vive voix - lectures menées, selon le mot de Montaigne, « par forme de conférence, non de régence », animées par la recherche d'une communication d'esprit au-delà de la transmission d'un savoir, comme un autre « art de conférer ». Bibliothèque réelle et bibliothèque imaginaire à la fois, la bibliothèque de l'honnête homme s'affirme ainsi l'expression d'un rapport au livre bien déterminé, apparu dans les bagages d'une morale aristocratique. Certes les modes et les enjeux de sa formulation évoluent à mesure que se modifient aussi, des années 1630 aux années 1730, les conditions générales de l'expérience propres à chaque génération. Mais sous la diversité des formes adoptées, de la définition d'un nouvel art de lire conçu comme art de l'écoute jusqu'à l'apparition de pratiques inédites de collection, du rapport du lecteur au rapport de l'amateur ou « curieux », ne cesse de s'affirmer et se préciser la nature esthétique de cette relation. Contre la tradition humaniste qui envisageait la bibliothèque avant tout comme un corpus, l'honnête homme en fait d'abord une question de style. J.-M. C.

  • Février 1964. Alors qu'il est missionnaire enseignant au Congo, au collège Saint-Louis-de-Makungika, Jean-Guy Bruneau est victime d'une attaque de rebelles, alors opposés au gouvernement en place. Gravement blessé, il est témoin de l'assassinat de deux confrères, avant d'être sauvé d'une mort certaine par les soldats du Royal 22e Régiment. De retour au Québec dans une vie qu'il croyait normale, - il oeuvre alors dans le milieu de la psychologie auprès de divers types de clientèles - des incidents inattendus lui font revivre les événements dramatiques qu'il a vécus au Congo comme s'il y était encore. Ces scènes envahissantes s'accompagnent d'un sentiment de danger quasi permanent. Or, au fil du temps, sa volonté de surmonter ces réactions post-traumatiques sera telle qu'elle le guidera lentement, mais sûrement, vers le rétablissement. À la lecture de La Vie après une attaque armée, on ne peut qu'être captivé par le souffle qui anime le récit de ce conteur extraordinaire que l'on suit avec grand intérêt à partir de son enfance jusqu'à aujourd'hui, via un drame épouvantable qui aurait détruit à jamais plus d'un d'entre nous. Ce livre unique saura redonner espoir aux personnes non seulement victimes d'agression, mais aussi d'un accident, d'un deuil ou d'une maladie. Nul doute, les réactions post-traumatiques peuvent être vaincues. Bien traitées, elles peuvent même amener un individu à un niveau de réalisation personnelle qu'il n'aurait jamais espéré atteindre.

  • L´image de l´analphabétisme ou de l´inculture est souvent associée à la pauvreté. Il peut sembler aller de soi que les pauvres sont peu disposés à fréquenter les bibliothèques ; il leur manquerait les ressources élémentaires pour se fondre dans un espace

  • Le livre Au coeur de la vie littéraire et mondaine des années trente, le couple Bourdet fascine. Unis par l'amour des livres et du "grand monde", ils réunissent leurs amis à la Villa blanche.


    Villa blanche est l'histoire émouvante d'une enquête impossible. L'histoire d'un jeune homme qui a le sentiment d'arriver trop tard et qui découvre les êtres qui lui sont chers par leurs traces, livres, lettres, objets, lieux, témoins, souvenirs. Livre vertigineux, comme tous les livres qui essaient de retarder la mort, Villa blanche offre un plaisir de lecture intense. La nostalgie, les fantômes et le merveilleux sont au rendez-vous.

      L'auteur Né à Neuilly en 1947. Etudes à Henri IV. Crée en 1973 un établissement secondaire d'inspiration "summerhillienne" installé en Seine et Marne. Abandonne tout en 1995 pour assouvir la passion d'enfance sans cesse différée d'écrire des romans. Ce qu'il fait depuis, en assurant l'ordinaire grâce à des ateliers d'écriture et des boulots de "nègre".

  • Présentation de bibliothèques remarquables et au rayonnement important. Quarante monographies illustrées de photographies invitent le lecteur à un cheminement à travers l'histoire et l'architecture de ces bibliothèques. Découverte de la "Humboldt" de Berlin, du centre culturel Rozet aux Pays-Bas, de la Vasconcelos au Mexique ou encore de la Bibliotheca Alexandrina en Egypte.

  • L'histoire se passe à Pau. C'est l'automne, mais on se croirait encore en été. La ville baigne dans une lumière dorée. Une bande d'écrivains est rassemblée pour le salon du roman policier. Pour eux, c'est la routine : des milliers de visiteurs, des dédicaces à la chaîne, du foie gras, du Jurançon... Entre collègues, ils parlent de leur prochain bouquin et du métier qui change avec l'avènement du numérique. Mais bientôt le crime sort des livres, il s'invite dans la vraie vie et les meurtres ne font que commencer...

  • Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernard, Adnré Breton, Blaise Cendars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Soller, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion - lire - dont il souprçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.

  • Dans l'élan de ses vingt-cinq ans, Paul VerLaine publie en 1869 les Fêtes galantes. En vingt-deux tableaux, dans te cadre badin d'un XVIIIe siècle recréé, il avoue son impérieux besoin de sentiments sincères et partagés, et cède à La sensualité des jeux amoureux. Ses poèmes résonnent de sa musique légère, entre fièvre et frivolité. Qui pourrait rester insensible à tant d'émotions, murmurées sur le ton de la confidence?

  • Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, célèbre pour sa bibliothèque constituée de « vingt-sept volumes dépareillés, tant brochés que reliés ».

  • Le livre

    René Belletto

    Ce qui arriva alors... J'ai prononcé les mots de "surprise sans limites" à propos d'autres événements. Dire maintenant que ma surprise fut sans limites donnerait non une pâle idée (ni même blafarde ou livide) de ce que je ressentis, mais n'en donnerait aucune, tant le désastre dont je fus le témoin, et l'acteur...
    Je renonce. Je me borne pour l'heure à rapporter les faits sans détour ni commentaire, avec le plus de précision et de vérité possible, dans l'espoir qu'une telle exigence (j'ai déjà exprimé un espoir analogue), si j'ai la force de m'y tenir (mais l'aurai-je?), m'aidera à survivre mieux au récit des minutes et des heures qui suivirent, les plus épouvantables de mon histoire.

  • « La Bible, c'est la parole de Dieu », « La Bible des chrétiens, c'est l'Évangile », « La Bible est un ensemble de livres disparates », « À Quoumrân, on a retrouvé les manuscrits originaux de la Bible », « La Bible a été censurée par l'Église », « La Bible dit tout et son contraire », « Lire la Bible, volontiers ! mais par où commencer ? » ... Premier livre imprimé, premier livre vendu dans le monde, cadeau par excellence à tous les premiers communiants, la Bible est Le Livre. Mêlant l'érudition et une approche très accessible, Roland Meynet s'attache ici à nous faire découvrir ce livre auquel il est si fréquemment fait référence et dont nous ne connaissons bien souvent que peu de choses.

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