Fantasy & Science-fiction

  • Maddaddam

    Margaret Atwood

    Une peste créée par l'homme a ravagé la Terre. Les rares survivants forment une communauté avec une espèce inoffensive, fabriquée pour remplacer les humains, les Crakers. À sa tête, un couple au passé tumultueux, Toby, experte en champignons et abeilles, et Zeb, mangeur d'ours et fils d'un prêcheur maléfique. Dépositaire et garante de la mémoire, Toby transmet aux Crakers, curieux comme des enfants et avides de légendes, l'histoire des hommes. Au contact les uns des autres, humains et Crakers posent les fondements d'un nouveau monde...
    Avec une verve extraordinaire, une imagination et une inventivité d'écriture sans limites, un humour décapant, Margaret Atwood joue de la dystopie pour bâtir un conte d'un genre unique. Mêlant tout à la fois récit d'aventures et histoire d'amour, pamphlet politique et écologique, réflexion sur la science et la religion, la sexualité et le pouvoir, elle nous offre ici une oeuvre d'une grande maturité, un " roman total " qui conclut magnifiquement le cycle commencé avec Le Dernier Homme et Le Temple du déluge.

  • Situé dans un futur très proche, ce formidable roman mettant en scène une adolescente idéaliste a été distingué en 2012 par le prestigieux prix Arthur C. Clarke.

    Jessie Lamb a seize ans, des parents qui passent leur temps à se disputer, une tante célibataire déjantée, des amis, des flirts, des rêves. Une adolescente normale, en somme. Sauf qu'elle n'évolue pas dans un monde " normal ". Depuis que des bioterroristes ont propagé le virus du SMM, les femmes enceintes meurent toutes en couche. Par conséquent, l'humanité est menacée d'extinction. Alors que tout son univers familier et rassurant s'effrite, Jessie, qui jusque-là ne se sentait que très peu concernée par les problèmes du monde, prend conscience de son pouvoir de changer le cours de l'histoire. Allant à l'encontre de l'avis de ses parents, elle se porte volontaire pour devenir une " Sleeping Beauty ", comme on surnomme celles qui acceptent de se sacrifier pour donner la vie en participant à un programme scientifique.

  • Les anges déchus sont sur le point de prendre le contrôle de la Terre. Seules deux personnes ont le pouvoir de les en empêcher...0500 À l´âge de douze ans, Évangéline est placée par son père au couvent franciscain Sainte-Rose, au nord de New York. Elle y apprend jour après jour l´obéissance et la dévotion. Mais à vingt-trois ans, son quotidien réglé comme du papier à musique est bouleversé par la découverte d´une lettre datée de 1943. Cette missive envoyée il y a plus d´un demi-siècle par la célèbre mécène Abigail Rockefeller à mère Innocenta, ancienne abbesse du couvent, précipite Évangéline dans une histoire secrète qui va tout faire voler en éclats. Un conflit vieux de mille ans qui oppose des spécialistes des anges, les angéologues, aux Nephilim, des êtres hybrides nés de l´union de femmes humaines et d´anges déchus. Ces Nephilim, dont la beauté extérieure n´a d´égale que leur noirceur d´âme, poursuivent un seul et même dessein depuis leur naissance : régner en maîtres sur la Terre.
    Depuis des siècles, des générations d´angéologues agissent dans l´ombre pour contrecarrer leurs plans et se tenir prêts à les affronter le jour où ils lanceront l´assaut. Ce jour approche...Danielle Trussoni nous entraîne au coeur d´une intrigue d´une exceptionnelle richesse, nourrie de multiples références historiques, mythiques et bibliques.« Un régal de bout en bout... Une merveilleuse réussite. »Kate Mosse0300 Aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a plusieurs siècles de cela, des anges sont descendus sur Terre et sont tombés amoureux de femmes mortelles. De ces unions sont nés des êtres qui dissimulent derrière une extrême beauté, une noirceur d´âme sans pareille. Au fil du temps, ces Nephilim ont créé des dynasties riches et influentes, dont l´ultime dessein est de dominer le monde. Or un groupe d´angéologues se transmet depuis des générations la science arcane pour être armé le jour où aura lieu l´ultime combat entre le bien et le mal. Et malheureusement pour Evangeline et Verlaine, ce jour approche...

  • Désespéré, à bout de nerfs, un bloc de papier posé en équilibre sur son sac à dos, Benjamin R. Ford aurait voulu éviter de devoir brosser son propre portrait... A cinquante-trois ans, il a aussi prodigieusement raté sa carrière de poète que réussi celle d´alcoolique ; ses nuits héroïques de mondanité littéraire ne peuplent que ses rêves sur canapé clic-clac, il survit dans un trois-pièces sordide grâce à ses traductions, et les femmes de sa vie ont toutes claqué la porte, sauf sa mère, qui est schizophrène, impotente et sous sa responsabilité ! Benjamin R. Ford, dit Bennie, aurait également souhaité ne pas rendre de comptes sur le voyage qu´il entreprend, de New York à Los Angeles, mais le vol en correspondance étant retardé depuis des heures, il est bloquéà l´aéroport de Chicago, bouillant de colère et de frustration : cette fois, si sa dernière chance de ne pas complètement rater sa vie est en train de lui filer sous le nez, c´est uniquement la faute d´American Airlines, et par conséquent, il va le leur faire savoir ! Le retard de cet avion n´est pas un contretemps : c´est un drame, une tragédie aux conséquences irrattrapables. Car assister à la cérémonie de mariage de sa fille, Stella, était le seul espoir de Bennie d´établir enfin un semblant de relation avec elle, de se faire pardonner son absence, d´assumer son rôle de père avec une bonne vingtaine années de retard, de devenir enfin un homme, de prendre un nouveau départ... Or, précisément, ce départ est déprogrammé par la scandaleuse incompétence d´une compagnie aérienne ! Ce qui commence comme une lettre de réclamation pour obtenir le remboursement d´un billet à 392,68$ prend peu à peu la forme d´une confession emportée, furieuse et drôlissime, où tous les échecs d´une vie dansent une bacchanale frénétique pour être revisités dans une ultime tentative de libération.



    Jouant cartes sur table, Jonathan Miles n´a pas choisi d´écrire un roman sous forme de lettre, mais une lettre sous forme de roman : il est hanté par la question de la temporalité, de l´utilité du courrier, du mystérieux accueil que lui réservera son destinataire. Son style chaloupé, coupé dans son premier élan, et reprenant résolument sa verve dans de longues phrases aux incises rythmiques, passe du registre littéraire soutenu au dialogue le plus aérien. La mise en abîme de l´écriture épistolaire dans le travail de traduction de Bennie surprendra le lecteur par son habileté et son originalité. Miles nous prouve, dès ce premier roman, qu´il écarte d´emblée toute facilité : courrier administratif détourné, Dear American Airlines montre comment l´écriture romanesque la plus créative a tout à gagner d´une forme épistolaire ici exploitée avec une imagination, une verve et une énergie exceptionnelles.

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