Plon

  • Le chardonneret

    Donna Tartt

    Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et

  • Fuyant sa Californie natale, bourse en poche, Richard doit son entrée à l'université de Hampden, dans le Vermont, à son opportunisme bien plus qu'à son talent. Prêt à tout pour arriver haut, et vite, le voilà introduit dans la classe du professeur Julian, vouée à l'étude des Anciens, grecs et latins. Bastion de savoir et de snobisme, la petite communauté vit en vase clos, avec deux mots d'ordre : discipline et secret.

    Très vite, Richard devine sous le vernis des apparences une tache indélébile, du rouge le plus sombre. Tout ici n'est que vice, secret, trahison, manipulation...

  • Le 14 février 1989, le jour de la Saint Valentin, Salman Rushdie reçut un coup de téléphone d´un journaliste de la BBC : il avait été« condamnéà mort » par l´Ayatollah Khomeiny. C´était la première fois qu´il entendait le mot « fatwa ». Son crime ? Avoir écrit Les Versets sataniques, un roman accusé d´être « contre l´Islam, le Prophète et le Coran ».

    Ainsi commence l´extraordinaire histoire d´un écrivain obligé de devenir un clandestin, changeant sans cesse de domicile, sous la protection permanente d´une équipe de protection policière armée. Quand on lui demande de se choisir un pseudonyme à destination de la police, il songe aux écrivains qu´il aime et essaie des combinaisons de leurs noms ; puis l´idée lui vient : Conrad et Tchekov - Joseph Anton.

    Comment un écrivain et sa famille traversent-ils neuf années sous une menace de meurtre perpétuelle ? Comment continuer àécrire ? À vivre des histoires d´amour ? Quels effets le désespoir a-t-il sur sa pensée et son action, comment et pourquoi flanche-t-il et comment apprend-il à se relever et à se battre ? Telle est l´histoire que Salman Rushdie raconte pour la première fois à travers ces remarquables mémoires - l´histoire d´une des plus importantes batailles pour la liberté d´expression de notre époque. Il dit ici les réalités parfois cruelles, parfois comiques d´un quotidien sous surveillance armée, et les liens très forts qu´il tisse avec ses protecteurs ; il dit aussi sa lutte pour gagner le soutien et la compréhension des gouvernements, des chefs des services de renseignements, des éditeurs, des journalistes et de ses collègues écrivains, il dit encore son combat acharné pour retrouver sa liberté.

    C´est un livre d´une franchise et d´une honnêteté exceptionnelles, saisissant, provocant, émouvant, et d´une importance vitale. Car l'histoire de Salman Rushdie n´est que le premier acte d´un drame qui continue de se dérouler chaque jour quelque part dans le monde.

  • Jonathan Dee écrit pour leNew York Times Magazine, la revueHarper'set laParis Review. Il enseigne à l'université de Columbia.Les Privilègesest son quatrième roman, le premier publié en France.



    Richard Ford « Un délice à chaque page, une merveille de maîtrise, entre empathie et distance critique. » Jonathan Franzen « Les grands esprits littéraires s'attaquent rarement à des sujets comme l'argent et la classe, et c'est une des raisons pour lesquelles le roman de Jonathan Dee est si important et fascinant. C'est aussi une méditation émouvante sur la famille et l'amour absolu. À lui seul le tour de force du premier chapitre vaut le détour. » Jay McInerney

  • Molly Howe ne s´attache à personne. Elle traverse l´existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l´étroit dans un monde étriqué, elle s´enfuit à Berkeley où elle rencontre John Wheelwright, étudiant en histoire de l´art, prêt à tout pour elle. Jusqu´à ce qu´elle disparaisse.
    À dix années de là, New York. John est devenu un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d´être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s´apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Absorbé tout entier par l´aventure, il a presque oublié cette béance dans son passé, jusqu´à ce que Molly rejaillisse de l´ombre.

    Chassé-croisé narratif de génie,La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d´une gigantesque machine à rêves : l´Amérique des années 1980-1990.



    Jonathan Dee écrit pour leNew York Times Magazine, la revueHarper´set laParis Review. Il enseigne à l´université de Columbia. Les Privilèges, son premier roman publié en France en 2011, a reçu le prix Fitzgerald. Il a également été désigné comme la découverte étrangère de l´année par le magazine Lireet l´un des vingt-cinq meilleurs livres de l´année par Le Point. AvecLa Fabrique des illusions, Jonathan Dee continue de dévoiler la palette de ses talents. À rebours de la vogue des romans d´anticipation, il revient sur les pas du monde d´images qui a accouché des désillusions d´aujourd´hui. Cette Amérique-là est la sienne, cette culture est son patrimoine, celle qui baigne toute une génération d´auteurs, de Jeffrey Eugenides à Don DeLillo et Richard Russo.



    « Un grand roman, très impressionnant. Jonathan Dee livre ici une chronique culturelle intense et foisonnante. » New York Times Book Review

  • Une légende raconte qu´il y a très longtemps un homme, pleurant son amour perdu, entendit sur une plage de l´île de Parla, une voix portée par le vent, ce mot soufflé par la mer : Espère. Il se tourna alors vers le large et vit une silhouette flotter dans la mer déchaînée. Puis disparaître sous l´eau. Le corps, celui d´un homme, se terminait par une queue de poisson.

    Ce jour-là, sur cette même rive, le jeune Sam Lovegrove découvre le corps d´un inconnu, il s´approche terrorisé, croyant faire face à un cadavre. Puis recule en criant, car l´homme n´est pas mort. Sur l´île, cette apparition bouleverse chacun, tout comme les cheveux noirs et la barbe de cet inconnu, qui réveillent les souvenirs d´un disparu.

    Tout à coup, les légendes semblent réelles, les hommes semblent réécrire l´histoire de l´île, ramasser ses mythes sur le rivage, leurs espoirs bouillonnant dans les flots comme autant de reflets d´argent sous le vent.



    Susan Fletcher est née à Birmingham en 1979.Les Reflets d´argent est déjà son quatrième roman, aprèsUn bûcher sous la neige,Avis de tempêteetLa Fille de l´Irlandais(tous disponibles chez J´ai lu), qui s´est vendu à plus de 50 000 exemplaires en France et a reçu le prestigieux prix Whitbread (l´équivalent du Médicis au Royaume-Uni).
    De plus en plus connue et reconnue en France, Susan Fletcher confirme à chaque nouveau roman un talent hors norme et s´impose à présent parmi les écrivains de la nature, comme une voix singulière, sensible et rare.

  • Paralysée par son propre génie, asociable, trop originale et trop angoissée pour la petite ville où elle a atterri, Bernadette se sent de plus en plus enfermée. Alors elle fuit Seattle et ses mères de famille proprettes jamais à court de muffins, son mari gourou chez Microsoft dont l´esprit trop cartésien ne parvient plus à la comprendre, et son passé glorieux d´architecte visionnaire montée trop haut trop vite et que la chute a laissée bancale. Tout a commencé quand Bee, brandissant son bulletin de notes, a réclamé la récompense qu´on lui avait promise : un voyage en famille en Antarctique ! Mais, au moment de partir, les névroses de Bernadette la rattrapent. Au pied du mur, elle disparaît. Sur les traces de sa mère, Bee découvre dans son courrier une montagne de secrets. La part d´ombre que toute mère cache à sa fille. À chaque page, Bee la découvre un peu plus géniale et imparfaite.

    Rythmé, plein d´esprit, d´humour et de tendresse, et absolument impossible à lâcher, Bernadette a disparu est un bijou satirique à la composition parfaite.

  • Le centre de gravitation de ces histoires, c'est Yunior : jeune tête brûlée, aussi coeur d'artichaut qu'incorrigible désinvolte.
    Dans chaque histoire, une femme, des femmes - mère, épouse, maîtresse, petite amie - extraordinaires et sans cesse perdues. Et en point de mire : l'amour - l'obsessionnel, l'illicite, le léger, le fou, le périssable, l'éternel amour.
    Et tandis que Yunior court après les filles, les fantasme, les largue, les adore ou les maudit, ces histoires dessinent peu à peu une radiographie du coeur humain, mettant à nu sa soif infinie et sa faiblesse inexorable. Toujours la passion semble l'emporter sur l'expérience, et l'amour, même échoué, même avorté, même Sali ou raillé, reste irréductible.


    Déferlante langagière, bourrée d'inventions, tendre et drôle à la fois, la prose de Díaz électrise tout sur son passage.


    Meilleur livre 2012 du New York Times

  • Mille excuses

    Jonathan Dee

    Le nouveau roman de l'auteur des Privilèges, acclamé par la presse.

    Helen, Ben et Sara forment une famille. En apparence tout est parfait: maison proprette, mère attentive, épouse dévouée, pré-adolescente normalement dysfonctionnelle, mari associé dans un cabinet d'avocats. Plus pour longtemps.En une après-midi, Ben fait voler en éclats son couple et son foyer. Parachutée dans Manhattan, Helen, seule avec sa fille, doit regagner son indépendance. Par hasard elle se découvre alors un talent insoupçonné, et infiniment précieux dans un monde de communiquants: elle est capable de faire s'excuser même le plus arrogant des hommes de pouvoir. Grace à ce pouvoir, elle transforme les crises en secondes chances.Face aux scandales toujours plus sombres qu'on lui demande de résoudre, au naufrage de son mariage et à sa fille qui part lentement à la dérive, Helen éprouve ses forces, ses désirs et sa propre capacité à pardonner.

  • Jeu de pistes

    Marcel Théroux

    Damien March a 35 ans. Il s´ennuie. Des nuits àécrire des voix off pour la BBC alors qu´il se rêvait grand reporter, du temps perdu, de vagues amis et quelques histoires oubliables. Jusqu´à ce télégramme : « Patrick mort. Papa. » Son oncle est mort, il avait presque oublié qu´il était vivant. Pourtant il a fait de lui son unique héritier. Damien plaque tout et s´en va vivre dans la maison de Cape Cod de son oncle, ancien écrivain à succès dont l´originalité et la fantaisie peuplent ses souvenirs d´enfance. C´est un véritable cabinet de curiosités, où il déniche un manuscrit inachevé :Les Confessions de Mycroft Holmes, pastiche savoureux dont le héros est le frère méconnu de Sherlock Holmes. Et qui recèle des indices, menant eux-mêmes, de fausses pistes en détours, à un secret de famille insoupçonné. Jeu de pistes littérairesavamment mené, ce nouveau roman prouve l´étendue des talents de Marcel Theroux, son humour et son goût immodéré et exquis pour l´intrigue.Marcel Theroux est né en Afrique du Sud en 1968, il a grandi aux États-Unis et vit aujourd´hui en Angleterre. Il a déjà publié plusieurs romans des deux côtés de l´Atlantique, dontAu nord du monde(Plon, 2010 ; 10/18, 2011), sélectionné dans la shortlist du National Book Award 2010 et qui a remporté le Prix de l´Inaperçu 2011.Jeu de pistes, distingué par le Prix Somerset Maugham en Angleterre, est son deuxième roman traduit en France.« Une énigme prenante et une histoire lumineuse sur les secrets de famille et l´identité, on gardera longtemps en mémoire les pages qui dépeignent l´enfance chaotique et mêlent avec brio, habileté, humour doux-amer et une pointe d´ironie et de recul. »The TimesTraduit de l´anglais par Stéphane Roques

  • Adam Newman est un jeune et beau fiancé, sa future femme, Rachel, est son amour de jeunesse. Tout est parfait. Leur vie tourne autour d´une communauté juive orthodoxe très fermée : tout le monde se connaît, les mères élèvent leurs enfants ensemble, les enfants se marient entre eux ; comme dans une famille, on n´ose pas dire que le chemin tout tracé n´est peut-être pas le bon, on ose à peine le penser, en fait on n´y réfléchit même pas. À moins d´une provocation.

    Ellie est la cousine de Rachel, elle est aussi son négatif : blonde, transgressive, désaxée. À son contact, Adam vacille. Et tandis que la gigantesque machinerie du mariage se met en place, il commence à éprouver un sentiment de claustrophobie : n´est-il pas en train de réduire le champ des possibles ? Cette famille, qui le rassure tant, ne l´enferme-t-elle pas aussi ?

    Fable de l´engagement moderne, Les Innocents trouve sa source d´inspiration dans le chef-d´oeuvre d´Edith Wharton, Le Temps de l´innocence ; il a reçu le prestigieux prix Costa du premier roman.



    Francesca Segal est née à Londres. Après des études à Oxford et Harvard, elle est devenue critique littéraire et journaliste. Elle a été publiée dans des revues commeGranta, The GuardianetThe Observer. Pendant trois ans, elle a tenu la rubrique «Premier roman» deThe Observer. Elle vit à Londres.Les Innocentsest son premier roman. Il vient d´être couronné par le prix Costa du premier roman et a remporté le National Jewish Book Award 2012.



    « Les Innocents est un roman abouti et prenant, avec une plume d´une élégance discrète rare. »The Observer

  • New-yorkais, enfiévré, moderne et symbolique, Le livre de Jonas est un premier roman très ambitieux, fascinant, à l'image de l'Amérique elle-même, broyeuse d'âmes, sublimatrice d'expériences, et inspiratrice de rêves toujours plus grands.

    Jonas est avocat d'affaires, il travaille nuit et jour, s'octroie parfois un week-end avec sa compagne, une soirée avec sa maîtresse, mais jamais de temps mort. Le déluge va le forcer à s'arrêter. Un jour d'orage, la foule s'est amassée dans le métro, guettant l'accalmie pour sortir. C'est là que Jonas rencontre un juif hassidique ; l'homme lui raconte l'histoire de Jonas qui, en désobéissant à Dieu, provoqua sa colère, et le met en garde contre les dangers d'une âme vide. Le soir, fêtant sa promotion, Jonas s'enivre. Jusqu'à cette hallucination, où il voit le monde s'écrouler autour de lui. À son réveil, deux jours plus tard, la vie telle qu'il la menait est devenue inconcevable.Judith a tout réussi, c'est une élève brillante, admise à Harvard, et entourée d'une famille aimante. Mais le 11 septembre 2001, ils sont à bord de l'avion destiné à s'écraser sur le Pentagone. Orpheline, Judith doit se reconstruire. Errant de Paris à Los Angeles, elle tente des expériences artistiques, sexuelles et professionnelles susceptibles de combler ce vide en elle. Rien n'y fait.Tout au long de leurs jeunes existences, Jonas et Judith se croisent : il voit sa photo, elle lui demande son chemin dans la rue, il la cherche sans savoir pourquoi... Deux âmes perdues en quête de sens, qui se retrouveront à Las Vegas, Ninive du XXIe siècle, deux vies "dépensées", essoufflées et fiévreuses, à la fois modernes et intemporelles.

  • Un suspense psychologique aussi haletant et troublant que Les Apparences de Gillian Flynn, flirtant avec le fait divers tragique...



    Marta range, Marta nettoie, Marta prépare le dîner de son mari, tient sa maison, veille à ce que tout soit propre, net

  • Jack Holmes et Will Wright débarquent à New York dans les années 1960. Collègues dans un journal culturel, ils deviennent bons amis. C'est même Jack qui présente Will à sa future femme. Mais c'est une amitié compliquée : Jack est amoureux de Will. Perturbé par ses désirs subversifs, Jack consulte un psychiatre et sort avec des femmes, tout en continuant à avoir des liaisons furtives avec des hommes.
    Et pourtant, au fil des trente années que durera leur amitié, de la libération homosexuelle jusqu'à la catastrophe du sida, Jack demeurera toujours dévoué à Will. Et les deux hommes, à défaut d'en jouir ensemble, partageront un même goût pour le libertinage dans une ville en pleine libération elle aussi. Edmund White dessine avec délicatesse les contours de ses personnages. Effleurant les peaux, il déchiffre les coeurs et saisit les drames qui submergent les êtres en proie au désir. L'amitié, la sexualité, la sensibilité de ses personnages forgent un roman prenant, émouvant et plein d'esprit.

  • À la frontière de deux mondes, l'Occident et l'Orient, à la croisée de deux chemins, le mensonge et la fidélité, une femme, Ruth, jeune mariée et jeune mère, mise à l'épreuve par l'inconnu et le danger, doit choisir son camp.



    C'est l'heure du grand d

  • Le beau monde

    Harriet Lane

    Frances Thorpe est invisible. Correctrice aux pages « Livres » d´un prestigieux journal, elle regarde briller le beau monde des lettres tandis qu´elle s´enlise dans une existence médiocre. Jusqu´au jour où un soir, elle croise une voiture accidentée sur une route de campagne et recueille les derniers mots de la conductrice, Alys Kyte.

    En rencontrant la famille d´Alys, Frances entrevoit la lumière et ne résiste pas à son attraction. Le mari, Laurence Kyte, le grand écrivain, les deux enfants, Polly et Teddy. Depuis l´ombre qui la protège, elle observe chacun, les analyse, imite leurs gestes et leurs manières.

    Dans le halo qui les entoure, la jeune femme ordinaire côtoie l´exception, les privilèges qui lui sont refusés : il lui faut goûter à cette chaleur, à cette lumière. À tout prix.

    Le Beau Monde est un premier roman psychologique féroce, où, suivant l´insaisissable Frances, on oscille entre le suspense d´un thriller, la peur, la fascination et l´ambition d´une héroïne troublante à la Daphné du Maurier.



    Harriet Lane a commencé sa carrière de journaliste chezTatler, elle a ensuite passé plusieurs années à la rédaction deThe Observer. Après la naissance de son deuxième enfant, en 2005, elle est devenue journaliste freelance et a contribuéà de nombreux titres de la presse anglaise,The Guardian,VogueetThe Timesentre autres.Le Beau Mondeest son premier roman.



    « Un sens de l´observation extraordinaire... Ce roman est une prouesse de suspense et de complexité psychologique, dont la plus grande réussite est le sentiment de malaise qu´il distille à chaque page. » The Telegraph « Le plus crucial : surtout ne pas tout dire, envoûter le lecteur et le capturer, Harriet Lane l´a parfaitement compris. » The Independent

  • Couché

    David Whitehouse

    Malcolm n´était pas un enfant ordinaire, il avait cette espèce de confiance qui attire les adultes et fascine les enfants. Sa famille, ses parents et son frère, était sûre qu´il était promis à un destin extraordinaire. En un sens ils avaient raison. Un jour, à l´âge où l´on se lance dans la vie, Mal a décidé d´aller se coucher. Il ne se relèvera pas.
    En l´espace de vingt ans, l´enfant chéri s´est gavé jusqu´à atteindre un état de paresse gargantuesque. Pourquoi ? La réponse viendra, à travers le regard de son frère qui observe Mal devenir, plus qu´un homme, une planète, autour de laquelle ses parents et lui gravitent, otages affectifs de cet immobilisme délibéré.
    Ce livre est un choc littéraire, un tour de force surréaliste et l´improbable rencontre de Roald Dahl et Franz Kafka. Antiroman d´apprentissage et déclaration d´insolence d´une génération entravée dans un monde d´ambition et de vitesse, c´est aussi un roman sur la famille, les liens qui nous unissent, l´amour, la jalousie. À la fois drôle et noir,Couchélaisse étourdi, ébloui et rassasié.



    David Whitehouse est né en 1981. Il prête sa plume auGuardian, auSunday Times, àThe Independent,Esquire,Time OutetThe Observer Magazine, il réalise également des courts métrages.Couchéest son premier roman, il a déjàété vendu dans plus d´une dizaine de pays étrangers.



    « Le meilleur roman que j´ai lu depuis des années. » The Guardian « Hilarant et tragique. Le parfait premier roman, bourré de talent. » The Times

  • Nikos Stangos et David Plante se sont rencontrés en 1965 à Londres. David était un jeune écrivain américain amoureux d'une Grèce de chimères classico-érotiques, Nikos était un poète, un esthète et un intellectuel de gauche : cultivé, humble et profond. Nikos était pur. Ils passèrent les quarante années suivantes à s'aimer. Jusqu'à ce qu'une tumeur au cerveau emporte Nikos.
    À hauteur de chevet, et dans une prose poétique épurée, David Plante expose la douleur et la fin de la vie, tout en célébrant l'amour partagé, les conversations d'une vie résonnant toutes dans le même écho de la dernière. Remontant aux origines de l'amour, la mémoire offre au mourant son dernier ballet, une arabesque de chagrin de la lumière à l'ombre.
    Dans un texte à la fois extraordinairement brutal et d'une mélancolie absolue, David Plante médite, chante et pleure l'être aimé. Parce qu'il écrit depuis le coeur ravagé de cette solitude, il réussit à dire la vérité du deuil - ses gouffres insondables et ses pans illuminés - et la réalité de celui qui accompagne.


    " Une élégie déchirante au plus profond de l'intimité. " Philip Roth " Ce livre profondément tendre et déchirant pose l'ultime question du genre humain : comment survit-on à la douleur de la perte ? " Siri Hustvedt

  • Humour à la David Lodge, personnages de comédie shakespearienne, dialogues ciselés: tout est réuni pour faire de ce roman d'initiation un pur moment de plaisir.



    "Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourr

  • Wunderkind

    Nikolai GROZNI

    Sofia, Bulgarie. Dans deux ans, le mur de Berlin s'effondrera, et le rideau de fer avec lui. Mais pour l'instant, c'est sous l'oppression du régime communiste que Konstantin, quinze ans, prodige du piano, tente de respirer. Intelligent et orgueilleux, sensible et cruel, Konstantin ajoute à la somme des paradoxes de l'adolescence les déchirements de l'artiste surdoué, balançant entre le désir brûlant d'être le meilleur et l'irrésistible tentation de l'échec et du danger.
    Ce livre résonne, souffle, chante, fracasse, virevolte et court, ralentit, s'emporte, c'est un concert, une rhapsodie. Dont on guette les variations comme autant de rebondissements. À travers cette écriture survoltée et ardente, Nikolai Grozni porte un regard vibrant sur cette période sombre, ce laminage. Et donne la mesure d'un talent époustouflant, véritablement virtuose.


    Un hymne rock'n roll à la beauté, à la provoc et au talent. Une vraie révélation.


    " Wunderkind réveille tous les sens. La prose miroitante et viscérale de Nikolai Grozni déferle telle une symphonie, avec un piano à queue pour machine à écrire infernale. " Patti Smith

  • Chers voisins

    John LANCHESTER

    Chaque maison a son lot de premiers pas et de derniers souffles. Des destins qui ne font que se croiser, mais partagent pourtant une chose : leur rue. Et Pepys Road est en train de changer de visage.
    Petunia a un cancer : pour se soigner, il faut qu'elle vende sa maison. Roger Yount travaille à la City, pendant que sa femme redécore la maison pour la énième fois, et guette son bonus de fin d'année avec des sueurs froides. Quentina fait partie de l'équipe de surveillance privée du quartier, sans papiers, derrière son uniforme, elle vit dans la terreur de se faire arrêter. Freddy, jeune recrue d'un club de foot, débarque tout juste du fin fond du Sénégal.
    /> Chacun d'entre eux a trouvé dans sa boîte aux lettres un message énigmatique : " Nous voulons ce que vous avez. " Qu'ont-ils tous qui suscite l'envie ?
    Construction chorale, tirant ses influences réalistes du roman russe à Balzac, et jusqu'à Franzen, Chers voisins met en scène une comédie humaine avec une maîtrise parfaite du rythme, de l'intrigue et du style.

  • Le Petit Copain

    Donna TARTT

    Dans une petite ville du sud des États-Unis, Harriet Cleve Dufresnes grandit dans l'ombre d'un frère décédé, retrouvé pendu à un arbre du jardin. Un meurtre non élucidé qui a anéanti sa famille.
    Imprégnée de la littérature d'aventures de Stevenson, Kipling et Conan Doyle, Harriet décide, l'été de ses 12 ans, de trouver l'assassin et d'exercer sa vengeance. Avec, pour unique allié, son ami Hely. Mais ce que Harriet et Hely vont découvrir est bien éloigné de leurs jeux d'enfants : un monde inconnu et menaçant, le monde des adultes...

  • Arcadia

    Lauren Groff

    Ridley est l´enfant d´un rêve, premier né d´une communauté hippie des années 1960. Il grandit comme il respire, le monde est son terrain de jeux. Car le monde se finit aux portes d´Arcadia. Respect de la nature, autosuffisance, amour libre : Arcadia se veut une grande famille, chaleureuse et libertaire. Mais la réalité est plus compliquée. Et plus la communauté grandit, plus l´utopie s´éloigne : les parents négligent leurs enfants, la drogue embrume les esprits, les tensions minent l´équilibre des origines. Jusqu´à l´implosion.

    Hors d´Arcadia, il faudra vivre dans les forêts d´immeubles new-yorkaises, ouvrir les yeux sur les dérives du rêve déchu, gagner sa vie, être père et accepter le réel. Mais l´idéal des commencements, l´amour et la paix, Ridley ne les perdra jamais vraiment, les portera jusque dans le monde, les concrétisera à sa manière, douce et honnête, profondément humaine.

    Roman d´initiation, fresque puissante, Arcadia trace à travers son héros le destin du rêve américain : de l´éblouissement de la naissance à la clairvoyance idéaliste.



    Lauren Groff est l´auteur d´un premier roman très remarqué et salué par la critique internationale, Les Monstres de Templeton (Plon, 2008, disponible chez 10/18). Elle a également publié un recueil de nouvelles, Fugues (Plon, 2010, disponible chez 10/18), pour lequel elle était invitée au Festival America en 2010. Arcadia, son deuxième roman, marque l´épanouissement de son talent de romancière.



    « Un sens aigu de la beauté et du tragique entremêlés. » Le Figaro « Virtuose de la douceur venimeuse, Lauren Groff est également une experte de l´harmonie romanesque. » Le Monde Traduit de l´anglais (États-Unis) par Carine Chichereau

  • Deux couples se retrouvent pour un dîner. Les femmes, de vieilles amies d´enfance, ont pris des chemins très différents : l´une, juive hassidique, vit en Israël avec son mari et ses dix enfants ; l´autre a choisi la laïcité, elle n´a qu´un enfant, adolescent. Au fil de la conversation, les langues se délient et les masques tombent, dévoilant des visages inattendus. Alors le « mari laïque » lance le jeu « Anne Frank » inventé par sa femme. Le principe : « S´il le fallait, serais-tu prêt à me cacher au péril de ta vie ? » Ce jeu dangereux redouble d´intensité lorsque la femme hassidique lit dans les yeux de son mari qu´il la dénoncerait...

    Salué par une critique unanime et l´ensemble des écrivains américains de sa génération, Parlez-moi d´Anne Frank charrie autant de pépites d´émotion, d´humour, de tragédies et de poésie que le précédent, la maturité en plus.



    Nathan Englander est l´auteur d´un premier recueil de nouvelles, Pour soulager d´irrésistibles appétits, et d´un roman,Le Ministère des Affaires spéciales(tous deux disponibles en 10-18). Son travail est publié depuis des années dans plusieurs revues,The Atlantic Monthly, The Washington PostouThe New Yorkerqui l´a désigné comme l´un des « 20 écrivains du 21esiècle ». Il enseigne à l´Hunter College avec Peter Carey et Colum McCann. En 2012,Parlez-moi d´Anne Franka été joué Off-Broadway. Nathan Englander a également publié, en collaboration avec Jonathan Safran Foer,The New American Haggadah, nouvelle traduction de l´hébreu. Il vit à Brooklyn.



    « Le livre le plus réfléchi, le plus drôle, le plus courageux et le plus beau de Nathan Englander. Il regorge de trouvailles et de joyaux. » Jonathan Safran Foer « Il faut une exceptionnelle combinaison d´humilité et de confiance morale pour faire cohabiter la finesse de la comédie et la grande tragédie avec autant de talent que Nathan Englander. » Jonathan Franzen « Ce sont là d´authentiques chef-d´oeuvres de l´art contemporain de la forme courte. » Michael Chabon

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