Nil éditions

  • Christopher Boone a quinze ans. Il possède une intelligence et une logique imparables; il aime les listes, les plans et la vérité et c´est un fan de Sherlock Holmes, mais il n´est jamais allé plus loin que le bout de sa rue tout seul. Il réussit des exercices de mathématiques très difficiles et comprend la théorie de la relativité. Ce qu´il ne comprend pas, ce sont les autres êtres humains. À part Siobhan, qui le suit à l´école et l´aide à écrire ce roman policier, son père, qui connaît ses troubles comportementaux, et sa mère, décédée il y a deux ans, les autres sont pour lui des étrangers...
    Lorsqu´il découvre le chien de sa voisine transpercé d´une fourche, Christopher décide de retrouver le meurtrier. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l´univers qu´il s´était construit: sa mère n´est pas morte, elle est partie vivre à Londres avec le mari de la voisine; son père lui a menti. L´univers de Christopher se fissure. L´enquête alerte, truffée d´inventions et de tendre drôlerie, révèle alors d´immenses réservoirs de souffrance et de courage chez le jeune garçon qui, magnifiquement obstiné, poursuit son but coûte que coûte. Un premier roman drôle, inattendu, délicatement et profondément émouvant, pour des lecteurs de 7 à 77 ans.

  • À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l´heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu´à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l´archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n´est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d´origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d´autant plus nombreux que leurs familles s´en mêlent : Roger s´installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché...

    C´est avec beaucoup de charme et d´intelligence que Helen Simonson s´empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

  • Le roman policier ensoleillé et épicurien idéal pour les vacances.Quand le milliardaire français Francis Reboul vient chercher Sam Levitt jusqu´à Los Angeles pour lui demander de servir de prête-nom dans une société immobilière à Marseille, Sam est à la fois tenté et un peu réticent : pourquoi cet homme, à qui il a volé pour plusieurs millions de grands crus lors de son dernier séjour en France, veut-il lui confier cette délicate besogne ? Mais Elena Morales, la petite amie de Sam, est extrêmement séduite par ces vacances tous frais payés dans le Midi de la France, et Sam accepte donc la mission. Il présente le projet architectural de Reboul à un concours dont le président du comité de sélection est un Corse, Patrimonio, l´ennemi juré du Français. Deux autres candidats sont en lice : une Parisienne, qui part avec un handicap du fait de la haine ancestrale des Marseillais pour Paris, et un lord anglais, Wapping, qui a son yacht dans le port et est déjà acoquiné avec le mafieux Patrimonio. Wapping est bien décidé à remporter l´affaire par tous les moyens, licites et illicites, en son pouvoir. C´est compter sans Sam Lewitt, qui va défendre le projet et déjouer les manoeuvres et intrigues de ses concurrents. Il sera aidé par son ami Philippe, journaliste, qui combat - au péril de sa vie parfois - le bétonnage du littoral. Il plaide pour le programme de construction résidentiel de Reboul, qui respecte le merveilleux environnement en front de mer où il doit s´implanter.

    Le personnage principal de cette histoire très enjouée de corruptions et de magouilles méditerranéennes est bien sûr la Provence, et particulièrement Marseille, avec sa gastronomie - sa bouillabaisse -, son rosé, ses ruelles, son Vieux Port, ses petits bistrots et sa douceur de vivre. Tous les prétextes sont bons pour s´attabler ou faire de belles incursions dans l´arrière-pays que Peter Mayle connaît si bien.

  • Pour se réconcilier avec sa soeur Angela, Richard a l'idée saugrenue de l'inviter à passer des vacances au pays de Galles en compagnie de sa petite famille. Mais dans ce coin du bout du monde, il pleut sans discontinuer, le premier village est à des kilomètres, et les portables ne fonctionnent pas ! Quatre adultes, trois ados et un enfant, qui se connaissent à peine, se retrouvent coincés là pour une semaine.
    Jeux de société, conversations de circonstances, promenades... En apparence, la cohabitation semble bien se dérouler. Mais intérieurement, chacun rumine de vieux griefs. De toute part on fomente des alliances, des conquêtes et des trahisons... avant de prôner la réconciliation. Bref, le bonheur des vacances en famille.
    Une brillante comédie de moeurs, un regard irrésistible sur les relations familiales, où l'on retrouve la patte de l'auteur du Bizarre Incident du chien pendant la nuit.

  • Le Bonjour tristesse américain Courtney Farell est une jeune fille révoltée de quinze ans. Depuis le divorce de ses parents, elle partage son temps entre Manhattan, où son père, figure absente, travaille dans l'édition, et Los Angeles, où sa mère, a

  • Et si Virginia Woolf ne s'était pas suicidée le 28 mars 1941 ?
    En octobre 2008, Jo Bellamy, jeune paysagiste américaine, arrive à Sissinghurst, dans le Kent, pour étudier le célèbre jardin blanc créé par l'amie de Virginia Woolf, Vita Sackville-West. Un jour après l'annonce de son départ, son grand-père Jock, d'origine britannique, se suicide. Jo découvre qu'il avait lui-même travaillé dans ce jardin pendant la Seconde Guerre mondiale et décide de profiter de son voyage pour comprendre son geste.
    À Sissinghurst, Jo découvre par hasard un journal intime parmi les archives des jardiniers. L'étiquette porte le nom de son grand-père, mais, en le déchiffrant, elle doit se rendre à l'évidence : ce journal n'est pas le sien. Soupçonnant son auteur d'être Virginia Woolf, elle file le faire expertiser chez Sotheby's. Là, on lui concède que le style et les thèmes rappellent en effet Woolf... à un détail près : les dates. Le 28 mars 1941, Virginia a rempli ses poches de pierres avant d'aller se noyer dans l'Ouse. Or le journal commence le 29.
    Des détails du journal amènent Jo à jouer avec cette idée : et si Virginia Woolf ne s'était pas suicidée ? Si on l'avait tuée ?
    D'Oxford à Cambridge, de demeures prestigieuses en bibliothèques légendaires, dans des jardins dont la splendeur dissimule d'obscurs secrets, Jo traque la vérité sur les derniers jours de la romancière. Mais elle n'est pas la seule, et bientôt le journal est volé...
    Un roman à la fois érudit, léger et riche en rebondissements qui ravira les amoureux d'une Angleterre traditionnelle où le feu couve sous les bonnes manières.

  • Luke et Jon

    Robert Williams

    Pour ses copains de classe, Luke est un mec bizarre : il vient de perdre sa mère dans un accident de voiture, il a des yeux verts surnaturels, il est super doué pour la peinture. Pour couronner le tout, son père, fabricant de jouets en bois qu´il vend sur les marchés, ne parvient pas à payer les dettes qui s´accumulent depuis la disparition de sa femme. Bientôt, Luke et son père doivent déménager. Ils s´installent loin de chez eux, dans une bâtisse à demi en ruine. Luke et son père se fichent de vivre dans une telle baraque. Le père parce qu´il boit trop depuis qu´il est veuf. Luke parce qu´il n´a que faire d´une maison quand il n´y a pas de maman à l´intérieur pour la remplir de joie et d´amour. Ainsi va l´existence de ces deux êtres en perdition : l´un s´enferme dans son atelier sans produire un seul jouet qui vaille le coup, l´autre explore la campagne alentour, à la recherche de choses à peindre. Puis Jon arrive. C´est leur seul voisin, il a lui aussi treize ans et a aussi perdu sa mère. Et si Luke est bizarre, Jon, lui, est un ovni. Il porte des vêtements de papi des années 50, vit seul avec ses grands-parents qu´on ne voit jamais et a de drôles de goûts : passionné par les faits, seulement les faits, et doté d´une excellente mémoire, il emmagasine des informations en tous genres glanées à la bibliothèque municipale. Évidemment, avec un tel bagage, il est le souffre-douleur de l´école.

    Aux yeux de Luke, Jon a quelque chose en plus : il aurait plu à sa maman, qui aimait tellement les êtres à part. Quant à Jon, qui sait ce qu´il pense ? Ensemble, les deux adolescents si différents mais pareillement blessés par la vie apprennent très lentement à guérir. Même le père de Luke commence à réagir : il entreprend de construire pièce après pièce la sculpture d´un immense cheval de bois qu´il compte ériger au coeur de la forêt voisine. Pourtant deux terreurs profondes continuent de laminer Luke et Jon. Luke a peur de l´enquête qui doit déterminer si sa mère, maniaco-dépressive, s´est suicidée ou a bien été victime d´un accident. Jon est terrifiéà l´idée que les services sociaux découvrent son secret. Un secret que Luke évente par hasard un jour où il va chez Jon. Là, dans des pièces envahies d´ordures où rôdent les rats, végètent les grands-parents de Jon, vieillards séniles abandonnés aux soins de leur petit-fils. L´électrochoc est puissant et vital : face à la détresse de Jon, Luke et son père doivent partir à l´assaut d´une réalité que le deuil avait effacée.

  • Itinéraire d'un cabot gâté...En ces années 1970, tandis que l´état d´urgence sévit dans le sous-continent indien, l´existence de Paul Chutkow, correspondant américain pour Associated Press, est sur le point de basculer. Ce célibataire endurci et solitaire, qui ne croyait pas au destin, n´aurait jamais pu imaginer que ce serait ici, à New Delhi, qu´il rencontrerait les êtres les plus chers à son coeur : ses amis, sa femme et future mère de ses enfants, et... Zelda ! Cette petite chienne paria rachitique qui, animée par un instinct de survie et une malice extraordinaires, usera de tous ses charmes pour se faire câliner, puis nourrir, enfin soigner et bientôt adopter par Paul et les siens. En dépit du bon sens le plus élémentaire.

    Une fois domestiquée et parfaitement adaptée à sa nouvelle vie, Zelda part avec la famille Chutkow à Paris, où elle va révéler un tempérament bien à elle, tout d´audace et de gentillesse. Il ne lui manque que la parole. Partout où elle passe, elle sème la zizanie et le fou-rire, et finit par s´attirer la sympathie de tous, dans les beaux quartiers parisiens, sur les plages de Sardaigne ou les plaines de Californie. Zelda, reine de Paris est un journal d´aventures et d´anecdotes qui raconte les tribulations de ce cabot gâté d´un continent à un autre, et son indéfectible présence aux côtés de son maître.

    Paul Chutkow, biographe de talent, signe ici une chronique très personnelle de ses années de reporter. En filigrane, il revient sur les nombreuses rencontres qui ont marqué sa carrière : Raymond Aron (en robe de chambre), Mariel et Jack Heminguay - le mélancolique fils d´Ernest -, Bertrand Blier et son acteur fétiche, un Gérard Depardieu plus vrai que nature, puis, enfin, Catherine Deneuve, une apparition bien réelle pour celui qui fut un spectateur extatique de la première heure...

  • Une histoire d´amour magique pour l´été, à mettre absolument dans sa valise.Issus tous deux de familles russes immigrées à New York, Vaclav et Lena, neuf ans, sont loin d´avoir les mêmes chances pour débuter dans l´existence. Les parents de Vaclav ont soif d´intégration et poursuivent à la force du poignet le rêve américain, tandis que Lena loge chez une tante prostituée qui ne veut pas s´occuper d´elle. Lena ne maîtrise pas l´anglais comme Vaclav et peine à s´exprimer dans cette deuxième langue qui l´emprisonne. D´un naturel extraverti, elle passe pour timide et réservée. Rasia, la mère au grand coeur de Vaclav, recueille la fillette tous les soirs après l´école et Vaclav prend soin d´elle, lui fait ses devoirs et trace les grandes lignes de leur avenir qui ne peut être que commun. Être un jour un grand magicien et avoir comme charmante assistante Lena est le rêve de Vaclav : il répète tous les soirs ses tours avec elle pour pouvoir se produire sur scène à Coney Island.

    Mais un jour, cette relation fusionnelle vole en éclats car Lena disparaît brutalement de la vie de Vaclav, comme par un tour de passe-passe. Inconsolable, il ignore tout du tragique secret qu´a découvert sa mère et qui a amené les services de protection de l´enfance à retirer Lena à sa tante puis à la placer dans une famille d´accueil. Séparés pendant huit ans, ils se retrouvent à l´adolescence et leur amour d´enfance se mue bientôt en passion. Ils se mettent à nouveau à partager les mêmes rêves, notamment celui de partir en Russie ensemble. Lena veut aller à la recherche de ses parents et de son identité car la quête de ses origines est devenue une obsession, responsable de son mal-être. Mais la vérité, cruelle, c´est finalement à Brooklyn que Vaclav la découvrira. Il n´aura pas le coeur de révéler à Lena ce passé qu´il travestira pour permettre à celle qu´il aime de ne plus penser qu´à l´avenir.

  • " Mon nom est Judith McPherson. J'ai dix ans. Lundi, il s'est produit un miracle. "Judith McPherson n'a pas grand-chose dans la vie. Elle vit avec son père John au pied des montagnes, dans une ville de " fenêtres cassées et d'hommes aux dents cassées ", dans un pavillon silencieux, plein de reliques poussiéreuses, de souvenirs de sa mère qu'elle n'a jamais connue. Si la ville est entièrement gouvernée par l'économie des usines, les McPherson vivent sous l'autorité de la sainte Bible. Ils appartiennent à une secte, les Frères, qui étudient quotidiennement le texte et effectuent tous les dimanches du porte-à-porte dans les rues environnantes pour avertir de l'imminence de l'Apocalypse.
    Victime de brimades à l'école, Judith trouve du réconfort dans la création, loin des regards, d'un monde en miniature avec des montagnes de papier mâché et des rivières en film alimentaire, des champs de velours côtelé marron et un miroir pour la mer. Judith l'appelle " Le Plus beau de tous les pays ", d'après une phrase tirée du livre d'Ézéchiel. Un soir, Judith a une idée. Peut-être que si elle fait tomber la neige dans le plus beau de tous les pays, il n'y aura pas d'école le lundi. Lorsqu'elle ouvre les rideaux de sa chambre le lendemain, le monde par-delà sa fenêtre est devenu blanc. Et désormais, Dieu se met à lui parler. C'est là que les ennuis commencent. Les miracles ultérieurs de Judith sont plus équivoques que la neige, et surtout moins contrôlés... Et bientôt, c'est la situation des McPherson, déjà en butte au mépris du reste de la ville, qui s'en trouve bouleversée. Mais, diable, pourquoi Judith a-t-elle précisément été choisie par l'Être suprême ? Et que souhaite-t-Il réaliser grâce à elle ?
    À travers le regard d'une enfant hypersensible qui a grandi dans une famille où toute action s'opère sous le regard de Dieu, Grace McCleen s'interroge sur le bien et le mal, la foi et le doute, mais aussi sur le fait de grandir dans un monde coupé des réalités, au sein d'une communauté qui vit dans l'angoisse d'Armageddon. Une foi absolue, nous suggère-t-elle, peut-être une forme d'évasion, une stratégie compensatoire, mais elle tourne facilement à la pathologie. Aussi, le suspense devient-il haletant pour le lecteur, qui assiste au cas de conscience de la jeune Judith, contrainte de multiplier les transgressions envers l'ordre des Frères, ou envers ce père mutique qui lui cache la vérité sur la mort de sa mère...

  • Désespéré, à bout de nerfs, un bloc de papier posé en équilibre sur son sac à dos, Benjamin R. Ford aurait voulu éviter de devoir brosser son propre portrait... A cinquante-trois ans, il a aussi prodigieusement raté sa carrière de poète que réussi celle d´alcoolique ; ses nuits héroïques de mondanité littéraire ne peuplent que ses rêves sur canapé clic-clac, il survit dans un trois-pièces sordide grâce à ses traductions, et les femmes de sa vie ont toutes claqué la porte, sauf sa mère, qui est schizophrène, impotente et sous sa responsabilité ! Benjamin R. Ford, dit Bennie, aurait également souhaité ne pas rendre de comptes sur le voyage qu´il entreprend, de New York à Los Angeles, mais le vol en correspondance étant retardé depuis des heures, il est bloquéà l´aéroport de Chicago, bouillant de colère et de frustration : cette fois, si sa dernière chance de ne pas complètement rater sa vie est en train de lui filer sous le nez, c´est uniquement la faute d´American Airlines, et par conséquent, il va le leur faire savoir ! Le retard de cet avion n´est pas un contretemps : c´est un drame, une tragédie aux conséquences irrattrapables. Car assister à la cérémonie de mariage de sa fille, Stella, était le seul espoir de Bennie d´établir enfin un semblant de relation avec elle, de se faire pardonner son absence, d´assumer son rôle de père avec une bonne vingtaine années de retard, de devenir enfin un homme, de prendre un nouveau départ... Or, précisément, ce départ est déprogrammé par la scandaleuse incompétence d´une compagnie aérienne ! Ce qui commence comme une lettre de réclamation pour obtenir le remboursement d´un billet à 392,68$ prend peu à peu la forme d´une confession emportée, furieuse et drôlissime, où tous les échecs d´une vie dansent une bacchanale frénétique pour être revisités dans une ultime tentative de libération.



    Jouant cartes sur table, Jonathan Miles n´a pas choisi d´écrire un roman sous forme de lettre, mais une lettre sous forme de roman : il est hanté par la question de la temporalité, de l´utilité du courrier, du mystérieux accueil que lui réservera son destinataire. Son style chaloupé, coupé dans son premier élan, et reprenant résolument sa verve dans de longues phrases aux incises rythmiques, passe du registre littéraire soutenu au dialogue le plus aérien. La mise en abîme de l´écriture épistolaire dans le travail de traduction de Bennie surprendra le lecteur par son habileté et son originalité. Miles nous prouve, dès ce premier roman, qu´il écarte d´emblée toute facilité : courrier administratif détourné, Dear American Airlines montre comment l´écriture romanesque la plus créative a tout à gagner d´une forme épistolaire ici exploitée avec une imagination, une verve et une énergie exceptionnelles.

  • Je me demande comment cet ouvrage est arrivéà Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal...


    Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d´un inconnu, natif de l´île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu´elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l´occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d´épluchures de patates »... Aussi fantasque que son titre, drôle, tendre et incroyablement attachant, ce best-seller est enfin disponible en numérique.

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