• Revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur Gwen Catalá, Babel Heureuse se veut un carrefour des langues et des arts, du mouvant, écho de la parole dite.
    Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, et ouverte sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, numérique enrichie et expérience web innovante.


    Être en avant sur la parole en avant, faire entendre/voir/lire l'élémentaire, ce qui a l'opacité du réel, dans les langues et les arts.





    La revue hors-vue, numéro 1, printemps 2017


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    Contributeurs, auteurs, traducteurs (dont auteurs traduits) & artistes :

    Nathalie Brillant o André Markowicz o Julia Hartwig o Myriam Nowicka o Ewa Sonnenberg o Isabelle Macor o Elena Truusts o Denise Le Dantec o Françoise Morvan o Adèle Nègre o Roja Chamankar o Sylvie Durbec o Laurent Margantin o Raluca Maria Hanea o Carolyne Cannella o Laure Gauthier o Léopoldo Maria Panero o Victor Martinez o Frédérick Martin-Kojevnikov o Thierry Le Saëc o François Rannou o Marie-Hélène Gauthier

  • Récit de la déchéance d'une star du cinéma muet, fragments d'une confession de la "plus sublime des flappers" (une flapper étant une "garçonne un peu provocatrice des années 1920"), Louise Brooks... Mais récit inventé, dont le départ est un projet de conférence sur Louise Brooks : la vie de l'actrice, les sentiments qu'elle inspire à l'auteur, la fascination et même l'emprise qu'elle exerce sur lui, à tel point qu'il la considère comme la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. A travers son égérie, R. Jaccard "se raconte", dans un style élégant, léger, mais toujours teinté d'un soupçon de distance au monde et à soi-même.

  • Au modèle du premier volume de ce "journal étrange" (Avec des "si"), 81 chapitres traitent de sujets divers, réflexions de l'auteur sur la vie quotidienne, les événements mais aussi des thèmes comme la solitude, l'amitié, la fuite du temps, l'amour et ses échecs, la foi, l'approche de la mort... Un livre à lire, à poser, à reprendre au fil de ses réflexions... et de celles de l'auteur.

  • "Le temps d'une vie, avez-vous fait bon voyage ? -- Moins pire que je ne l'imaginais. -- A quoi l'attribuez-vous ? -- A l'amitié que Cioran m'a portée, à l'audace que ses livres m'ont donnée. Et à la compagnie de quelques jeunes filles venues d'Extrême-Orient pour adoucir l'amertume des jours et donner un peu plus d'intensité à la volupté de l'éphémère. -- Qu'attendez-vous encore ? -- Que vous me laissiez en paix." Voici en quelques lignes le ton général de ces pages désenchantées sur la vie, comment affronter la mort puisqu'il faut en finir avec la vie ? Une écriture en apparence frivole et indifférente, profondément grave.

  • Trésors et trouvailles

    Josephine Lanesem

    • Abrupt
    • 16 Septembre 2019

    Cheminement parmi des collections classiques ou insolites - de voix, de noeuds, d'éponges, d'origami... - qui racontent autant l'objet collectionné que le sujet collectionneur. La trouvaille devient trésor, la matière inerte révèle sa magie muette, la vie s'enchante, discrètement, de joies mineures. Manière de créer un monde dans le monde, à sa mesure. D'esquiver le non-sens par une curiosité renouvelée. D'oublier la duplicité des mots et la disparition des êtres dans la persistance modeste des choses. Les objets restent. On peut leur faire confiance. Passeurs entre les vivants et les morts, ils figurent le lien qui vient à manquer. Mais si on leur accorde trop de place, ils commencent à s'animer d'une vie propre...

  • Mémoire vive

    Pierre Ménard

    • Abrupt
    • 9 Octobre 2019

    Ce texte en prose est une mémoire vive, une suite d'épiphanies. Sensation d'un récit qui se dessine fait de boucles, de spirales et de courbes. Non pas suites sans principes de construction mais entrelacements complexes. Couleurs, formes, collages, accidents s'inscrivent dans une dynamique du décloisonnement. Une tension entre le discontinu des fragments et le mouvement qui unifie l'ensemble, qui en détache des morceaux pour les travailler, les étudier sous tous les éclairages possibles, suspendre le cours d'une phrase, en retourner le cheminement, en déformer la logique, en fragmenter le sens, en désaccorder la syntaxe et avec elle toute linéarité, privilégiant les écarts de sens et d'images. Le texte est le montage de poèmes pris dans le réel, dont les fragments sont considérés comme surface de travail, espace à explorer.

  • Dans ce volume, se trouvent rassemblés et traduits plusieurs textes de Mario Andrea Rigoni consacrés à Cioran. Postfaces, articles, conférences, extraits de lettres, témoignent de l'amitié entre Cioran et Rigoni, à qui revient le mérite d'avoir diffusé en Italie la pensée et l'oeuvre de l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Ces textes « dressent un des portraits les plus beaux, les plus intelligents et les plus touchants qui aient jamais été consacrés à Cioran » (Laurent de Sutter).

  • « Des heures interminables se sont écoulées. Je ne saurais dire combien. Les regards, dans ces quelques mètres carrés saturés d´angoisse, n´osaient pas se croiser, rebondissaient d´un mur à l´autre, se posaient sur les pieds, les mains, le néon blême au plafond. On ne voulait pas se voir, entre clandestins. »

  • La première partie de cet essai fut publié il y a une vingtaine d'années, il est repris augmenté d'une deuxième partie relatant sur le mode humoristique et désabusé, son expérience dans les couloirs feutrés de la Banque mondiale à Washington. A-t-il réellement "trahi" la cause de ses origines ainsi que l'accusent un peu vite certains journalistes ? Ou bien à sa manière essaie-t-il de conserver et transmettre ce pourquoi il travaille dans ces milieux financiers ? " Ce que je valorise dans mon séjour américain, c'est l'opportunité de m'être réconcilié avec moi-même, d'apprendre à mieux aimer cette Arfique qui m'exaspérait lorsque j'avais 27 ans. Sur un plan plus superficiel, la vie sereine et aseptisée de Washington m'a révélé comme un miroir grossissant tout ce qui me manque... Il y a le sentiment de culpabilité qui habite tous les Africains en exil qui croient pouvoir contribuer plus efficacement aux nombreux combats en cours sur le terrain..."

  • Un livre plaisant à lire, une suite de "réflexions qui me venaient à l'esprit certains jours, sans préméditation ni suite, comme Montaigne lui-même avait fait dans ses premiers essais".... Avec des "si" l'auteur revisite sa vie, ses souvenirs, ses réflexions.....

  • Georges Bataille, la terreur et les lettres met en cause la vulgate critique qui, à la suite de Tel Quel, continue à donner la faveur à une lecture « terroriste » de l'oeuvre bataillienne. On lit toujours Bataille pour le sublime de son abjection et la passion indicible de ses textes. On retient encore de son oeuvre ce moment initial où la révolte contre le surréalisme contribue à proposer l'image durable d'une « écriture » antirhétorique, sacrificielle et pulsionnelle. Or, cette approche est aussi historiquement limitée qu'elle est textuellement problématique. Elle ne permet pas de prendre en compte l'ensemble d'une réflexion littéraire qui, dans les années quarante, revient sur ses textes et repense leur relation au sacrifice et à l'indicible. C'est donc à partir d'une relecture générale de l'oeuvre et plus particulièrement de certains textes charnières des années quarante (le Coupable, L'expérience intérieure, L'impossible) que le présent ouvrage remet en question le « terrorisme » de Bataille. Il réévalue son approche littéraire dans le contexte critique des oeuvres contemporaines pour montrer que l'appel paulhanien à un « retour à la rhétorique » trouve alors davantage d'échos dans l'écriture bataillienne que la terreur anti-poétique. L'expérience intérieure de Bataille, son « impossibilité », n'y perdent pas leur tension vers l'indicible. Elles y gagnent une conscience de leurs clichés et le savoir très sûr de leur littérarité.

  • « Je me demande s´il existe un dieu. Pas forcément un vieux mecton qui s´insurge au moindre pet de travers, mais quelqu´un, quelque chose au-dessus de nous, une force obscure qui nous observe et s´amuse à triturer les fils de nos existences. J´espère que oui. J´espère au moins que quelqu´un prend son pied à voir nos genoux s´écorcher, à regarder s´effacer les mirages, à écouter crever les espoirs, à mater les déchéances et les dégringolades, j´espère que nos maux servent au moins à divertir un vieux type qui s´emmerde tout seul sur son nuage. Parce que si la douleur existe pour la douleur, la souffrance pour la souffrance, la mort pour le simple plaisir de gonfler le bide des vers un beau jour, s´il n´y a personne pour donner un tout petit moignon de sens au truc qui chaque jour pompe un morceau de notre moelle épinière, se faire sauter le crâne dans les hortensias reste encore le comportement le plus sensé de tous. » Léonard Baudry a vingt-quatre ans. Enfant, il perdait sa mère. Plus tard, il a coupé les ponts avec son père. Il perd son job. Puis son appartement. Il trouve un banc. Il perd sa dignité. Il tombe amoureux. Il perd la tête. Il rencontre Robert, une vieille cocaïnomane cinglée au coeur tendre. Ils volent une voiture. Et ainsi de suite.
      On s´attache à ce dur à cuire très fleur bleue qui perd tout ce qu'il aime, et même ce qu'il n'aime pas, qui traîne son cafard gouailleur de piètres élans en échecs célestes.




      Sonia Guillemet a 23 ans et vit à Bordeaux. Après avoir aiguisé sa plume en écrivant des nouvelles littéraires, que l'on peut découvrir publiées dans les recueils de « Brouillon d'écriture », elle s'essaye à un premier roman. Celui-ci est sur votre écran.





        Conception graphique : Christian Kirk-Jensen / Danish Pastry Design, Paris.

        Photographie de couverture : Vanessa Gustaw.

        http://www.bleupetrole-editions.com          

  • La nuit de la bouche

    Etienne Michelet

    • Abrupt
    • 16 Septembre 2019

    La nuit est une bouche, toutes les nuits sont le corps de l'autre, et dans la bouche, il y a la nuit qui se traverse, le goût des nuits qui souffle et les ombres et les ciels, de la bouche à la bouche, le corps de l'autre qui se cristallise, sa nuit qui s'en va à la rencontre.

  • Les petites cosmogonies

    Christine Jeanney

    • Abrupt
    • 14 Octobre 2020

    Cosmogonie est un mot rond, mais ce n'est pas un mot rétréci. Le monde y est bien plus grand que les récits qui le façonnent, mais, à bien y regarder, les cosmogonies parcourent nos heures de gestes simples, se multiplient dans l'instant de nos silences. Elles vont petites et foisonnantes à la rencontre des vies qui les contemplent.
    Éloge du doute et de la nuance, l'écriture s'y jette comme le risque qui va à la brisure. De petites cosmogonies pour dire l'attention qui s'en retourne invariablement à ce qui «doit» être moindre. Cahots et soupirs y cherchent une manière d'être au monde. Le déploiement d'une cosmogonie, aussi fragile soit-elle, demeure une tentative : l'appel à faire brèche.

  • Les 26 et 27 avril 2002, l'Université Paul-Valéry - Montpellier III a accueilli une quinzaine d'étudiants de troisième cycle, spécialistes des Études occitanes. Cette rencontre, organisée par ReDòc (Recherche en domaine occitan, U.M.R. 5475), a permis à une nouvelle génération de chercheurs venus d'horizons divers (France, Espagne, Italie, Allemagne) de présenter une partie de leurs travaux, de dialoguer et de nouer des liens avec d'autres chercheurs. Les contributions qui sont présentées dans cet ouvrage offrent un panorama varié de la recherche actuelle en domaine occitan : études sur la littérature médiévale ou contemporaine, enquêtes sociolinguistiques sur les pratiques dialectales, sur l'enseignement ou sur les milieux culturels occitanistes, travaux sur la toponymie et la codification linguistique, analyse de l'histoire de la linguistique occitane, approche linguistique du futur ou encore des pratiques dialectales, réflexions sur la traduction de textes occitans médiévaux ou contemporains.

  • Entre récit et méditation, magie et érudition, entre roman et Mémoires, poésie et histoire, Marguerite Yourcenar invente, avec Mémoires d'Hadrien (1951) une forme unique et universelle, à l'image de son protagoniste, homme d'exception et pourtant sans cesse « relié à tout ».

  • Le deuxième numéro de la revue d´ici là est consacré à l´empreinte, à la trace :

    Mystérieux travail d´un écart qui s´imprime.

    « C´est l´écart devant lequel peut se penser la ressemblance en général, lorsque la ressemblance vient à produire de l´inassimilable. C´est l´écart devant lequel peut se penser le contact en général, lorsque le contact vient à produire de la distance. Tous ces paradoxes sont ceux de l´empreinte, en effet : formes et contre-formes ajointées dans le mystérieux travail d´un écart qui s´imprime. » Georges Didi-Huberman, L´empreinte, Centre Georges Pompidou, 1997.

    Sommaire du numéro :

    Justine Abittan et Caroline Delieutraz (Les K.Kliniques), Giney Ayme, Laetitia Benat, Sereine Berlottier, Léa Bismuth, Daniel Bourrion, Michel Brosseau, Martin Bruneau, Claude Chambard, Denis Colin, Anne Collongues, Liza Corsillo, Pierre Coutelle, Etienne de Bary, Hélène Delprat, Caroline Diaz, Ed Fella, Michel Falempin, Claude Favre, Anne-Marie Garat, Virginie Gautier, Fred Griot, Laurent Herrou, Simon Høgsberg, Perrine Kuhn, Muriel Leray, Michel Longuet, François Matton, Philippe Maurel, Matthieu Mével, Carol Novack, jeanpierre paringaux, François Rannou, Hung Rannou, Caroline Sagot-Duvauroux, Anne Savelli, Joachim Séné, Lucien Suel, Eva Truffaut, Benoît Vincent.
    41 auteurs / 120 pages

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