Sciences humaines & sociales

  • « Qui sont les sans-abri ? » ; « Comment devient-on SDF ? » ; « Sommes-nous tous susceptibles de nous retrouver un jour à la rue ? » ; « Comment peut-on s'installer durablement dans le sans-abrisme ? » sont quelques-unes des questions que chacun d'entre nous est amené à se poser face à un phénomène en expansion dans la plupart de nos grandes villes depuis une quinzaine d'années. Le présent ouvrage propose un éclairage pluriel sur une problématique complexe, en l'abordant dans une optique comparative et multidisciplinaire. Afin de mettre en lumière les traits communs aux personnes sans-abri et à leur parcours de vie, l'ouvrage explore trois « terrains » distincts : la Belgique, la France et le Portugal. En oeuvrant avec des acteurs institutionnels et des ONG d'aide aux personnes sans-logis ainsi qu'« en tant que » sans domicile fixe lui-même, l'auteur multiplie les points de vue et met en exergue la violence extrême qu'exerce l'environnement de la rue sur ses usagers principaux. Afin de survivre à ce milieu destructeur, ces derniers sont contraints à se soumettre à toute une série d'adaptations qui, à leur tour, vont encore renforcer la dépendance de l'individu vis-à-vis dudit milieu. Ce véritable cercle vicieux va mener le sans-abri à « l'exil de soi », processus de désocialisation à ce point poussé que celui qui en est victime se trouve graduellement dépourvu de tout support social. En sus d'apporter un certain nombre d'évidences montrant que le sans-abrisme peut conduire aux mêmes extrémités dans des milieux socioculturels très différenciés, cet ouvrage met également en lumière le fait que certaines institutions d'aide sociale, en ne prenant pas suffisamment en compte les contraintes environnementales auxquelles sont soumises les personnes souffrant d'extrême exclusion, participent au renforcement du processus d'exil de soi. Partant d'un phénomène marginal ne concernant qu'une infime minorité de citoyens, une des contributions majeures de cet ouvrage tient en ce qu'il nous livre des éléments de réflexion sur la dynamique de la socialisation, à commencer par sa fragilité. La figure du sans-abri devient ainsi un miroir déformé dans lequel il est pourtant - et c'est sans doute pour cela qu'elle est si dure à affronter - toujours possible de se reconnaître.

  • Para perceber em toda a sua complexidade como é que as grandes empresas portuguesas se relacionam com as grandes famílias que são suas proprietárias era necessário optar por urna metodologia etnográfica. O presente livro é exemplo de como um estudo intensivo de um número de casos relativamente pequeno, pode bem ser mais revelador do que estudos que, sendo mais abrangentes em termos numéricos, estão dependentes de modelos de interpretação menos intensivos. A elite que Maria Antónia Pedroso de Lima caracteriza corresponde ao contexto social de maior acumulação de riqueza a nível nacional português e até a nível internacional. Contudo, não poderíamos afirmar que se trata da elite portuguesa, já que a vida política e cultural portuguesa contemporânea é controlada por outros sectores sociais cuja radicação social nas classes medias profissionais é bem distinta da destas famílias empresariais. O relativo distanciamento destas famílias dos meios políticos e mediáticos nacionais posiciona-as numa espécie de marginalidade superior por relação aos contextos hegemónicos dominantes na sociedade portuguesa contemporânea. (...)

  • Da prostituição na cidade de Lisboa Nouv.

    É inegável que a prostituição sempre existiu, mas nunca como no século XIX chegou a agitar tanto a paciência das correntes mais austeramente moralistas que sempre julgaram primar pelo «bom senso». Quase todos os grandes escritores naturalistas do século XIX se ocuparam da figura humana da prostituta: recordem-se Zola, Tolstoi ou Dostoyewsky. Todos eles matizaram com traços dramáticos a personagem frequentemente arrojada dos meios camponeses à vida urbana e empurrada pela miséria para a prostituição. Também a nossa literatura não deixa de evocar essa imortal personagem do quotidiano que é a prostituta. Abel Botelho consagrou-lhe o seu Livro d'Alda; Alfredo Gallis escreveu As Mulheres Perdidas; a Princesa de Boivão, de Alberto Pimentel, conta a história de uma pobre desventurada a quem o amante vingativo abre no corpo as « quatro letras ferreteantes » ; A Bandeira, de Lino Macedo, é mais uma historieta de uma pobre e desamparada cortesã; Rocha Martins dedica dois livros a cortesãs régias: A Madre Paula e a Flor da Murta, como Andrade Corvo já havia dedicado um à célebre Calcanhares : Um Ano na Corte. No teatro surgem, com o virar do último século, A Pérola, de Marcelino de Mesquita (à época proibida por «imoral») ; A Severa, de Júlio Dantas ; a Rosa Enjeitada, de D. João da Câmara, e o Fado, de Bento Mantua. Contudo, o primeiro estudo sério sobre a prostituição em Portugal apareceu em 1841, com o livro de Santos Cruz, Da Prostituição na Cidade de Lisboa, que temos o gosto de apresentar e que com tanta oportunidade surge agora a público.

  • Cet ouvrage veut mettre l'accent sur le rôle qu'à joué dans la carrière de Pierre Hourcade, Armand Guibert et Paul Teyssier leur présence à Lisbonne pendant la guerre. C'est en effet dans cette ville et de cette époque que date l'élan décisif qu'ils ont su donner aux études portugaises en France. Ces trois ardents lusophiles à la personnalité très différente ont mis en valeur l'image d'un Portugal encore trop méconnu, ont fait reconnaître la langue portugaise dans les études universitaires et ont efficacement agi en faveur de la réception des cultures et des litératures lusophones (Portugal, Brésil, Afrique, Asie) dans les milieux intellectuels français. Cet ouvrage se veut un hommage à la culture portugaise et un hommage aux trois pionniers de la lusophilie en France : Pierre Hourcade par son oeuvre de critique et de traducteur ; Armand Guibert que l'on peut considérer comme le révélateur de Pessoa en France et dans le monde ; Paul Teyssier, universitaire dont les travaux linguistiques font toujours autorité.

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