• La cité de larmes

    Kate Mosse

    • Sonatine
    • 21 Janvier 2021

    Une famille plongée dans l'enfer de la Saint-Barthélemy : l'Histoire de France comme vous ne l'avez jamais lue !1572. Depuis dix ans, les guerres de Religion ravagent la France. Aujourd'hui, enfin, un fragile espoir de paix renaît : Catherine de Médicis a manoeuvré dans l'ombre et le royaume s'apprête à célébrer le mariage de la future reine Margot et d'Henri, le roi protestant de Navarre.
    Minou Joubert et son époux Piet quittent le Languedoc pour assister à la cérémonie. Alors que la tension est déjà à son comble dans les rues de Paris, on attente à la vie de l'amiral de Coligny. C'est le début du massacre de la Saint-Barthélemy. Précipités dans les chaos de l'Histoire, Minou et Piet sont sur le point de prendre la fuite quand ils découvrent la disparition de Marta, leur fillette de sept ans...
    Après La Cité de feu, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque historique et familiale pleine de rebondissements. Du Paris de la Saint-Barthélemy à Amsterdam en passant par Chartres, elle tisse sa toile et le lecteur, captivé, regarde s'écrire l'Histoire.

  • Le sel

    Jean-Baptiste Del Amo

    'Leur famille est ce fleuve aux courbes insaisissables dont il n'est possible de cerner la vérité qu'en l'endroit où la mémoire de tous afflue pour se jeter, unifiée, dans la mer.' Un grand dîner doit rassembler chez Louise, la veuve d'un pêcheur sétois, ses enfants dispersés et leurs familles. La perspective de ce repas fait remonter en chacun d'eux des souvenirs, des rancunes, des attendrissements mélancoliques, des regrets et des drames intimes.

    Sous le patronage de Virginia Woolf, Jean-Baptiste Del Amo dessine l'histoire d'une famille. D'une prose virtuose, au souffle exalté et tremblant, il nous offre une chronique hantée par le caractère périssable de l'amour et par la toute-puissance de la mort.

  • Négligences

    Richard Gougis


    Au coeur du printemps, le Languedoc devient la terre de meurtres rituels étranges. Tous sont commis en de hauts lieux touristiques, de Montpellier à Nîmes. Les victimes ont la moitié gauche du corps suppliciée, l'autre reste totalement intacte. Quel est ce nombre mystérieux tatoué sur leur cuisse droite ? Que signifie le marquage au fer sur leur peau ? Est-ce réellement le symbole d'une divinité des Enfers ? Pourquoi, entre Beauce et Sologne, Anna reçoit un courrier qui fait vaciller jusqu'aux origines de son existence ?
    Le capitaine Fournier est chargé de l'enquête pendant que son supérieur, Félix Célestini, se refait une santé. Fournier croise à nouveau la route du lieutenant Malouni, dès lors que l'intrigue étire sa toile diabolique d'Orléans à Chartres. Les pistes vont entraîner Anna et les deux policiers jusqu'en Pologne et au Brésil pour une plongée dangereuse à travers les réveils obscures de l'Histoire.

  • Le mas de Leirou

    Alain Avesque

    Les secrets d'une famille languedocienne au XIXème siècle



    Cette fresque haute en couleur met en scène trois générations issues du monde rural qui, dans cette France du XIXème siècle, vont connaître péripéties familiales et soubresauts politiques inattendus. Pour s'élever socialement, ils vont avoir recours à des procédés plus ou moins avouables...
    En effet, au lendemain de la Révolution, le maire d'un village languedocien, fraîchement élu, fait main basse sur la propriété agricole d'un aristocrate en fuite. Son fils y fera édifier le mas de Leïrou.
    Au fil des ans, une femme, insérée dans la famille grâce à ses charmes, va se révéler, développer l'économie du lieu. Maîtresse-femme autant que femme-maîtresse, elle rayonnera sur les trois couleurs de la viticulture.
    Quant à leur fils, il se confrontera à cet épiphénomène que Michel Foucault abordera plus tard : « la folie à l'âge classique »...

  • Fayl-Billot semble être un village bien ordinaire, semblable à tant d'autres dans cette France qui se remet des blessures de la Grande Guerre. Pourtant, cette bourgade possède un secret : dans ses cours et dans ses granges se cachent des artisans pratiquant l'art ancestral de la vannerie. Au Fayl, Petit Paul habite une ruelle étroite et sans soleil, avec sa mère, Valentine, qu'il appelle Mantine. Valentine, jeune femme à la beauté éclatante, se fane depuis que son mari a été emporté par un obus en 1917. Lorsque Petit Paul se remet à fréquenter deux clochards réfugiés dans les bois entourant le village, Valentine s'inquiète et lui interdit de les revoir. Mais le jeune garçon ne l'entend pas de cette oreille...

  • Le Comte de Toulouse, paru en 1835, est le deuxième volume de la trilogie (Le Vicomte de Béziers-Le Comte de Toulouse-Le Comte de Foix) que Frédéric Soulié a consacré au Languedoc du XIIe et du XIIIe siècle, terre des Comtes de Toulouse, en proie aux passions antagonistes de la religion et de la liberté puis livrée aux atrocités de la guerre et de la répression religieuse.
    Raimond VI le Vieux comte déchu de Toulouse, son frère Baudoin, l'évêque Foulque et Simon de Montfort sont les protagonistes sombres de cette tragédie qu'est la Croisade contre les Albigeois pour ces terres de la Langue d'Oc, tragédie que met en scène Frédéric Soulié, mêlant, avec quelle maestria dans le suspens, la grande Histoire et l'intrigue romanesque autour d'Albert de Saissac et sa folle vengeance...
    Intransigeance des religieux, fanatisme et cupidité des Croisés français, manoeuvres retorses du Comte de Toulouse sont les ingrédients de ce roman historique noir avec, en toile de fond, la bataille de Muret et la chute annoncée de l'Occitanie... Laissez-vous donc entraîner dans cette haletante équipée que vous propose un des maîtres incontestés du roman-feuilleton historique, Frédéric Soulié, en quelque sorte l'Alexandre Dumas occitan !!!
    Frédéric Soulié, né à Foix en 1800, après des études de droit et divers métiers alimentaires, se lance dans le journalisme et l'écriture de romans qui connaîtront rapidement le succès. Il meurt prématurément à 47 ans laissant une oeuvre inachevée qui en aurait fait l'égal d'un Alexandre Dumas ou d'un Eugène Sue.

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    Dins aqueste raconte, l'autor nos escalcís cossí en quatòrze jorns percorreguèt, dins las pesadas de Robèrt-Loís Stevenson, los 300 km que desseparan Lo Puèi de Velai d'Alès. Fa de longa l'anar-tornar entre son experiéncia pròpria de caminaire e la del viatjaire escocés complida 140 ans enlà (1878-2018). Amb dins sa pòcha l'obratge Viatge amb un ase per Cevenas, Sèrgi Viaule torna trevar dralhas e sendarèls de Velai, Gavaudan e Cevenas. O fa amb estrambòrd, poesia e, quand ne vira, umor. Nos ofrís una òda a la gaug de meditar sus la plaça de l'uman dins la natura. Aquel libre encantarà los qu'an ja traulhat lo sendarèl Stevenson e, solide, balharà enveja de se lançar a los qu'o an pas encara fach.

    Dans ce récit l'auteur nous raconte comment, en quatorze jours, il a parcouru, sur les traces de R.-L. Stevenson, les 300 km qui séparent Le Puy en Velay d'Alès. Il y fait la comparaison entre sa propre expérience de randonneur et celle du voyageur écossais, effectuée 140 ans plus tôt (1878-2018). Avec en poche l'ouvrage Voyage avec un âne dans les Cévennes, il revient hanter les sentiers du Velay, du Gévaudan et des Cévennes. Il le fait avec enthousiasme, poésie et souvent humour. Se faisant, il nous offre une ode à la joie pour méditer sur la place de l'humain dans la nature. Cet ouvrage enchantera ceux qui ont déjà parcouru le chemin Stevenson et donnera certainement l'idée à ceux qui ne l'ont pas encore tenté, d'y aller cheminer...

    Conegut per sos romans e novèlas, Sèrgi Viaule, nascut en 1950 en país d'Albigés, es tanben un contaire de tria. Sa lenga, rica e plegadissa, li permet de descrire amb gaubi païsatges e sentits. Aqueste obratge es tirat de la meteissa vena que Barrutlada en Irlanda e en Gallas, paregut en 2015 dins aquesta meteissa colleccion.

    Connu pour ses romans et recueils de nouvelles en occitan, Sèrgi Viaule, né en 1950 en pays albigeois, est aussi un conteur d'une grande sensibilité. Sa langue, à la fois riche et souple, lui permet de décrire avec précision paysages et émotions. Cet ouvrage est de la même veine que Barrutlada en Irlanda e en Gallas, paru en 2015 dans cette même collection.
    L'ouvrage paraît simultanément avec celui de la traduction en occitan de Voyage avec un âne dans les Cévennes de Stevenson. L'occasion d'un parallèle passionnant, à 140 ans d'intervalle, et dans la langue du pays d'Oc.

  • Alfred Tonnellé, jeune Touran-geau de 27 ans, se lance dans un « Tour » du Midi de la France, en 1858. De Tours à Toulouse, puis Luchon où il découvre, avec émerveillement les Pyrénées : en trois mois, il escalade force pics tant français qu'espagnols, rencontre fortuitement Russell, poursuit son « tour » jusqu'au Canigou.
    Puis il remonte vers Carcassonne, Montpellier, Marseille, Lyon et rentre à Tours.
    A peine 15 jours plus tard, il décède d'une fièvre typhoïde. A 27 ans !
    Pourtant ses « Notes de voyage », publiées en 1859, révolutionnent, par leur style moderne et précur-seur, le récit de voyage aux Pyré-nées.
    En logique complément des TROIS MOIS DANS LES PYRÉNÉES, sont également publiées ici les LETTRES À SA MÈRE que Louis Le Bondidier avait retrouvées à la suite de patientes recherches et qui se trouvent, depuis lors, dans les collections du MUSÉE PYRÉNÉEN de Lourdes.

  • En pleine régence, en 1720, du côté des sources du Canal du Midi, vers Sorèze et Revel, Georges, baron de Durfort, orphelin de mère, rejeté par son père et sa belle-mère, a mené, malgré sa noblesse, de brillantes études de médecine à Montpellier. Puis il est parti soigner les pestiférés en Orient où l'on ne lésine pas sur les émoluments des médecins assez fous pour se lancer alors dans une telle aventure... Mais Georges de Durfort a besoin d'une grosse somme d'argent pour relever la fortune de sa tante Mme de Saint-Cyr et par là-même permettre son mariage avec sa cousine Sylvine avec qui il partage depuis toujours un amour réciproque. Rentrant à peine d'Orient et pressé de revenir auprès de Sylvine pour désintéresser les créanciers qui se font de plus en plus pressants sur les biens de Mme de Saint-Cyr, il est attaqué sur les bords du lac de Saint-Ferréol et dépouillé de tout son argent... A partir de ce moment sa vie devient un véritable cauchemar éveillé dans lequel s'entre-choquent les ambitions, les rancunes, les bonnes ou mauvaises intentions des divers protagonistes parmi les quels se distinguent : ancien galérien, juif usurier, noble faux monnayeur, marâtre machiavélique, valet versatile, servante abandonnée, pâtre béarnais « cagot », chevalier lazariste, vieux noble en mal de jeunesse à marier ; tous tentant, au gré de leurs aventures, de favoriser ou d'empêcher le mariage de Georges et de Sylvine. Sans compter les multiples manoeuvres retorses de Mme de Saint-Cyr pour marier sa fille au plus offrant... Les péripéties d'un héritage, qui obligent tout ce petit monde à se rendre à Marseille, précipitent les protagonistes au coeur de l'épouvantable épidémie de peste qui va décimer la ville mise alors en quarantaine par le Parlement de Provence...
    Jean-Bernard Mary-Lafon (1810-1884), né à Lafrançaise (Tarn-et-Garonne). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques sur le Midi et sur la langue d'Oc. On lui doit notamment Histoire politique, religieuse et littéraire du Midi de la France ; Le Languedoc ancien et moderne ; Histoire illustrée des principales villes du Rouergue ; Histoire littéraire du Midi de La France ; La croisade contre les Albigeois : épopée nationale ; Bertrand de Born (roman historique), Le Roman de Gérard de Roussillon, etc.
    Un roman historique haletant de bout en bout, digne d'un Alexandre Dumas ou d'une habile série TV à rebondissements multiples, à découvrir absolument, ne serait-ce que pour la description apocalyptique de l'épidémie de peste vécue à Marseille qui donne son titre au roman.

  • Depuis 1209, sous couvert de « croisade », les armées de barons français occupent le Languedoc. Le comté de Toulouse est vaincu, mais le comté de Foix résiste encore. Les derniers cathares s'y sont réfugiés. Le seigneur Raimond de Perelha les protège courageusement dans sa citadelle de Montsegur. Alzèu de Massabrac, un jeune chevalier est amoureux d'Esclarmonda, la fille de Raimond de Perelha. Mais celle-ci fréquente les parfaites et les parfaits de la religion cathare. Elle est subjuguée par leur foi et leurs croyances. Au bonheur d'ici-bas elle choisira la félicité de l'au-delà.
    Roman historique remarquablement construit. Entre amour terrestre impossible, résistance à l'envahisseur et mystères venus des profondeurs du temps, le lecteur voguera sus plusieurs registres. « Mais, au-dessus du bûcher, comme un grand oiseau aux ailes resplendissantes, palpitait, rayonnante dans les siècles des siècles, l'âme de l'Occitanie...».

    Dempuèi 1209 las armadas dels barons de França ocupan Lengadòc. Lo comtat de Tolosa es estat vencit, mas lo comtat de Fois resistís totjorn. Los darrièrs catars s'i son venguts refugiar. Lo senhor, Raimond de Perelha, los recapta coratjosament dins sa ciutadèla de Montsegur. Alzèu de Massabrac, un jove chivalièr, es amorós d'Esclarmonda, la filha de Ramond de Perelha. Mas aquesta frequenta las bonasfemnas e los bonsòmes de la religion catara. Es embelinada per lor fe e lors cresenças. Al bonur de l'aicí-bas causirà la felicitat de l'amondaut. Un roman istoric de tria. Entre amor terrèstre impossible, resisténcia a l'envasidor e mistèris venguts de las prigondors dels tempses, lo legeire nauleja sus mantunes registres. « Mas per endessús lo lenhièr, tal un aucèl de las alas resplendentas, polsava, dardalhanta per los sègles dels sègles, l'anma occitana...».

    Raimonda Tricoire (1899-1994) est une écrivaine occitane née à Dun en Ariège. Elle a publié plusieurs romans en français, mais également des poésies, des contes et des chroniques en occitan dans diverses revues.
    Sèrgi Viaule, auteur d'expression occitane et traducteur en occitan, passionné par la période cathare, a réalisé cette adaptation du français à l'occitan. Il avait précédemment fait celle du livre de Maurice Magre : Le Sang de Toulouse.

    Raimonda Tricoire (1899-1994) es una escrivana occitana nascuda e mòrta a Dun en Arièja. Escriguèt mantunes romans en francés, e publiquèt tanben poësias, contes e cronicas en occitan dins mai d'una revista.

    La version originale en français de ce roman a été publiée en 1968. Cela faisait trente ans que l'édition en était épuisée et introuvable. En voici sa version en langue d'oc.


  • Les contributions présentées dans ces Mélanges sont déclinées selon les axes de recherches rayonnant autour du noyau central que constituait le monde rural dans les préoccupations scientifiques d'Élie Pélaquier. Ainsi ont été développées des études sur le rôle que les élites voulaient ou pouvaient faire jouer à la paysannerie, nolens volens, dans les conflits, sur la dynamique du monde rural dans ses modes d'appropriation de l'espace agraire et bâti, sur les luttes des communautés rurales face aux pouvoirs dominants et la relation qu'entretenaient les États ou l'administration royale avec les communautés, ainsi qu'ont été analysées les luttes pour le pouvoir au sein même des communautés urbaines ou rurales. Des investigations pointues ont été conduites sur la perception que les acteurs sociaux avaient de leur propre espace communautaire et de ses limites, sur la rigueur de la gestion financière des communautés du Languedoc et le rôle de certaines personnalités dans le fonctionnement des États de Languedoc. Ainsi cette série de contributions en phase avec la production scientifique pluridisciplinaire d'Élie Pélaquier ne pouvait lui rendre un plus bel hommage.

  • L'objet du colloque tenu à Béziers les 12 et 13 octobre 2007 sur la révolte du Midi viticole en 1907 était d'aller au-delà de ses aspects événementiels aujourd'hui bien connus. Tout d'abord situer la question dans son contexte national et international, mesurer l'impact de cet extraordinaire mouvement dans l'opinion publique française aussi bien dans la presse, auprès des grandes forces politiques, religieuses ou encore culturelles, en voir aussi le retentissement dans les autres régions viticoles, préciser les conditions dans lesquelles le gouvernement a été amené à faire intervenir les forces de l'ordre, voir le cheminement du mythe des soldats du 17e mutinés et enfin mesurer le souvenir de ces événements dans la mémoire collective d'aujourd'hui. Et c'est le sujet de la première partie du présent ouvrage intitulée « La France face à la révolte du Midi ». Ensuite, porter le regard sur une grande ville située au coeur de l'événement d'où la seconde partie de ce colloque : « La capitale du vin et la révolte vigneronne. Béziers et sa région en 1907 ». Il s'agit alors de montrer non seulement l'extraordinaire prospérité de la région apportée ici par la viticulture industrielle et l'originalité de la vie artistique et culturelle qu'a permis cette richesse viticole mais aussi, en matière politique, l'hégémonie du parti radical, la présence de l'armée dans la ville et enfin la place que les Biterrois ont tenu dans la protestation viticole.

  • Le Comte de Foix devait être le troisième volume de la trilogie (Le Comte de Toulouse-Le Vicomte de Béziers-Le Comte de Foix) que Frédéric Soulié consacrait au Languedoc du XIIe et du XIIIe siècle, terre des Comtes de Toulouse, en proie aux passions antagonistes de la religion et de la liberté puis livrée aux atrocités de la guerre et de la répression religieuse.
    Sa mort en 1847 arrêtait subitement l'écriture de ce roman historique qui se déroule entre Mirepoix, en pays de Foix et Toulouse. En arrière-plan, il met en scène la lutte sans merci des comtes de Toulouse Raymond Vi et Raymond VII contre Simon de Montfort et les seigneurs français qui tentent de faire main basse sur les fiefs des seigneurs occitans. Tel ce Guy de Lévis qui se retrouve face à Othon de Terride dans une intrigue haletante où tous les coups semblent permis et où bons et méchants alternent les rôles.
    On regrette, certes, de ne pouvoir connaître le fin mot de l'histoire romancée, l'Histoire est là pour nous la raconter si nécessaire. Mais quelle maestria dans le suspens et la mise en scène que ce Comte de Foix !
    Frédéric Soulié, né à Foix en 1800, après des études de droit et divers métiers alimentaires, se lance dans le journalisme et l'écriture de romans qui connaîtront rapidement le succès. IL meurt prématurément à 47 ans laissant une oeuvre inachevée qui en aurait fait l'égal d'un Alexandre Dumas ou d'un Eugène Sue.

  • Transmettre, échanger : des actes, des manières de faire si quotidiens, si multiformes qu'on n'y prête guère attention. Ces processus de transmission sont omniprésents dans la société moderne (XVIe-XVIIIe siècle) où une minorité d'individus parvenaient à l'âge adulte, constamment à l'oeuvre. Ils concernent autant les biens, les savoirs, les métiers, que les offices publics, l'art, et même des institutions où ils étaient en principe exclus comme à la cour souveraine de justice du Roussillon (le Conseil souverain) créée en 1660. Étudier les moyens, les stratégies employés par les individus, les familles, les groupes sociaux, pour assurer leur succession, se maintenir dans un métier ou une fonction, informe toujours beaucoup sur une société et une époque, sur les comportements, les sensibilités. Les études de cas réunies dans ce volume associent les approches d'historiens, d'historiens du droit et des institutions, d'historiens de l'Art ; portent sur le Languedoc, province intégrée depuis longtemps dans le royaume de France, et sur le Roussillon conquis beaucoup plus tard ; permettent des comparaisons suggestives, ce qui confère aux observations et aux conclusions qui peuvent en être tirées une portée plus générale.

  • Languedoc, terre de savoir-vivre
    Un village languedocien et sa place bordée de platanes semble nous accueillir, nous inviter...
    Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, amis d'enfance qui ont inégalement bénéficié de leur passage par l'école communale et qui, au mitan de leur âge, se retrouvent quotidiennement pour des joutes tant oratoires que sportives. Parmi les villageois des personnalités émergentes s'immiscent dans leur jeu, les interpellent.
    En cette deuxième moitié du XXème siècle, où les bruits de bottes s'éloignent, observons leurs faits et gestes, leurs vies plus ou moins sereines, leurs familles plus ou moins bancales, leurs amours plus ou moins avouables, leurs engagements plus ou moins compatibles, sous le soleil du midi et le souffle du mistral.
    Une immersion et un hommage puissant au Sud. Touchant !

  • C'est une véritable petite encyclopédie que l'Histoire de Mont
    pellier ! L'histoire de Montpellier commence au Xe siècle sous les Guillems, ses premiers seigneurs ; dès 1204, la cité se constitue en commune puis, par le mariage de Marie de Montpellier avec Pierre II d'Aragon, se trouve sous la suzeraineté des rois d'Aragon, puis des rois de Majorque jusqu'au milieu du XIVe siècle. Vendue à Philippe VI, roi de France, en 1349 par Jaymes III, dernier roi de Majorque, Montpellier devient, pour un temps, possession des roi de Navarre, Charles le Mauvais, puis Charles le Bon, avant de revenir définitivement à la Couronne, en 1383. Lors des troubles des guerres de religion, la ville devient une place protestante, et ce jusqu'au fameux siège de 1622 où, menée par le duc de Rohan, elle résiste 77 jours aux troupes royales et obtient une paix honorable.
    Albert Fabre historien et archéologue (1845-1919) a publié de nombreux ouvrages régionalistes sur le département de l'Hérault : Hérault historique ; Histoire de Mèze ; Histoire de Balaruc ; etc. Son Histoire de Montpellier reste un ouvrage de référence pour qui veut mieux connaître l'histoire ancienne de la ville.

  • La fiscalité et les finances municipales, longtemps délaissées par la recherche, font aujourd'hui l'objet d'une meilleure attention. Sur les rives nord de la Méditerranée occidentale les villes ont souvent constitué de précoces laboratoires pour la fiscalité et l'administration des finances, par là pour le statut des habitants, l'évaluation des fortunes, la connaissance et la mesure de la propriété... etc. Aborder ces questions est rencontrer l'état, nécessairement. Le territoire étudié - la principauté d'Andorre, le nord de la Catalogne, le Languedoc - offre un large éventail de systèmes fiscaux, de gestions municipales, de relations avec les royautés : l'autonomie la plus complète en Andorre, une relative résistance à la pression fiscale de la couronne d'Aragon puis de la Castille en pays catalan, une sujétion pesante dans le royaume de France. Voire, dans le cas du Roussillon, l'exemple d'un changement de souveraineté à la suite du traité des Pyrénées. Les études réunies embrassent l'ensemble de ces thèmes, extrêmement riches, dans une perspective comparative, en s'efforçant de mettre en oeuvre une documentation inédite.

  • A dix-neuf ans, Gustave Flaubert obtient, non sans mal, son baccalauréat. Ses parents lui ont promis, en récompense, un « tour » dans le sud de la France.
    Le « tour » en question consiste en un voyage qui mène le jeune homme de sa Normandie natale jusqu'en Corse, en passant par Bordeaux, Bayonne, Irun, Bagnères-de-Luchon, Toulouse, le Languedoc, la Provence maritime avec Marseille et Toulon.
    En résulte ce journal de voyage, alerte et romantique à souhait, qui ne sera, pourtant, publié qu'en 1885 (sous le titre de Par les champs et les grèves, - et qui comprend également son périple en Bretagne et Normandie), bien après la mort de son auteur.
    Gustave Flaubert (1821-1880), célèbre romancier français né à Rouen, est l'auteur, notamment, de Madame Bovary, Salammbô ou encore L'Education sentimentale.

  • La réflexion sur les corps intermédiaires a connu une longue phase de désintérêt, voire de désaffection en raison de l'image passéiste des corporations associée à la société d'Ancien Régime et aux expériences corporatistes des régimes autoritaires de la première moitié du XXe siècle. Supprimés et interdits en 1791 (décret d'Allarde, loi Le Chapelier), ils étaient tenus pour des obstacles rédhibitoires à la liberté, à l'exercice des droits naturels, à l'intérêt général, à la relation entre les volontés individuelles et l'État qui ne saurait tolérer des intermédiaires surtout s'ils s'affichent autonomes. Il fallut attendre les lendemains de la célébration du bicentenaire de la Révolution pour que la réflexion historique se revivifie. Yves Mény, Pierre Rosanvallon revisitèrent alors la notion de corps intermédiaires, en amont comme en aval de la Révolution et jusqu'au temps présent. Fruit de travaux conduits sur le terrain languedocien, notamment dans le domaine de la viticulture si essentiel pour l'économie méridionale, cet ouvrage expose des cas particuliers prenant valeur générale. La cohérence d'une réflexion collective menée des premières années du XVIIIe siècle jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale et l'attention portée aux conduites des populations donnent à l'étude des corps intermédiaires la densité des faits humains replacés dans la continuité des siècles. L'attention est attirée sur les continuités et les ruptures dans les stratégies organisationnelles de la société, l'irruption de nouveaux corps intermédiaires venant renouveler espoirs et énergies. La parole est aux acteurs de l'économie, non à ses théoriciens. Opératoire, le concept « corps intermédiaires » fait saisir la rapidité avec laquelle ils se constituent dès que la loi le permet : échec de la Révolution, plus exactement d'une utopie de la liberté qui faisait son lit au libéralisme économique, ou horreur du vide de la société qui ne saurait fonctionner sans corps intermédiaires ? Une partie de la réponse se trouve dans les cahiers de doléances de 1789. La puissance publique, dès 1801, procéda elle-même à la création des conseils de commerce inspirés des Chambres de commerce du XVIIIe siècle. Entre les individus et l'État, se développent de nouvelles interactions. La diversité des désignations (syndicats professionnels et interprofessionnels, institutions de lobbying, régions économiques, ou Confédération Générale des Vignerons [CGV] qui fut la réponse la plus efficace et originale à la grande crise viticole de 1907) montre, s'il en était besoin, combien les corps intermédiaires sont présents dans les champs économique, social et politique sans que l'on discerne toujours clairement ni leurs formes et moyens d'action ni leur influence.

  • Les IXe et Xe siècles sont marqués en France par une transformation profonde qui s'étend à la fois à la constitution poli­tique et à la géographie administrative du pays. L'autorité publique, retenue jalousement par Charlemagne et par ses successeurs immé­diats, passe à ce moment aux mains des princes territoriaux dont les états, taillés à même le royaume carolingien, se constituent alors pour survivre jusqu'à la fin du Moyen Age, voire, sous certains aspects, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'étude de ce vaste phénomène n'a pas encore été faite. Les manuels le traitent en quelques lignes. Que les historiens aient négligé jusqu'à nos jours d'étudier cette profonde révolution qui marque le neuvième siècle, est dû sans doute en premier lieu à la rareté des bonnes monographies d'histoire pro­vinciale. Nous nous sommes vus obligés d'étudier par nous-mêmes la naissance des diverses princi­pautés. Il en est résulté que notre étude, conçue primitivement comme un travail synthétique, est devenue essentiellement analytique, la part faite à l'histoire particulière des différentes principautés excédant de très loin celle faite à la synthèse de la formation des états féodaux (extrait de la Préface, édition originale de 1948).
    Cette nouvelle édition, entièrement recomposée, permettra en fin de pouvoir avoir accès à ce brillant essai historique sur une période toujours difficile à comprendre mais ô combien importante.
    Jan Dhondt (1915-1972), archiviste des Archives royales de Belgique, professeur d'histoire à l'université de Gand, spécialiste du haut Moyen-Âge, a publié de nombreux ouvrages historiques sur les débuts du comté de Flandre ainsi que sur l'histoire de la Belgique.

  • Pendant les siècles qui se sont écoulés entre le Moyen âge et la Révolution, quand les noms des rues avaient une signification et étaient une émanation du bon sens populaire et non le fait d'une décision administrative pour glorifier un événement ou un individu, si un nom changeait, c'est que la raison qui l'avait fait naître avait disparu. Depuis la chute du Capitoulat, depuis que pour maintenir la stabilité des noms imposés des plaques indicatrices furent apposées à l'entrée des rues, toutes nos municipalités ont été agitées de la fièvre de donner des noms nouveaux et de détruire ainsi, sans raisons, les vieux souvenirs du passé. Quelles qu'aient été les causes de ces changements, bons sens populaire ou décisions municipales, chaque fois qu'un ancien nom de nos rues a disparu, c'est un monument qui a été détruit, c'est une page de notre histoire locale qui a été déchirée. Ce sont ces pages déchirées que nous avons tâché de réunir, en puisant dans le trésor inépuisable de nos archives. A côté des vieux noms restitués, il nous a paru indispen­sable, pour compléter une vue d'ensemble et faire revivre les époques disparues, de rechercher les institutions et les monuments publics de chaque rue, et de grouper ceux de leurs habitants qui ont été plus ou moins les agents de la vie administrative, industrielle ou commerciale de notre cité, en assignant à chacun la demeure qu'il occupait. C'est ce que nous avons essayé de faire en fouillant dans nos vieux cadastres et registres municipaux (extrait de l'Introduction, édition originale de 1919.
    Jules Chalande, né à Toulouse (1854-1930) est le type même de l'érudit régional polyvalent. Membre de la Société de géographie de Toulouse, on lui doit notamment une Contribution à l'histoire des reptiles, faune de la région sous-pyrénéenne (1894) mais son grand oeuvre, c'est l'Histoire des Rues de Toulouse qu'il fera paraître en 3 tomes (1919, 1927 et 1929). En voici une nouvelle édition, entièrement recomposée, publiée en deux fort tomes qui, avec celle de l'Histoire de Toulouse d'Henri Ramet, permet de mieux appréhender et apprécier l'histoire ancienne de Toulouse.

  • De l'évacuation du Rouergue par les Anglais, en 1370, en passant par les campagnes des Grandes Compagnies qui continuent à occuper partiellement le pays, les troubles de la province de Languedoc, les rivalités entre le comte de Foix, le comte de Rodez (comte d'Armagnac) et les communes, le voyage de Charles VII, les ambitions des comtes d'Armagnac, jusqu'à l'expulsion définitive des Anglais en 1453, voilà un grand "morceau" d'histoire régionale, resté inédit depuis plus d'un siècle !
    En appendice, l'ensemble des pièces justificatives relatives aux deux tomes du Rouergue sous les Anglais.
    L'abbé Joseph Rouquette s'est avéré un des plus intéressants historiens du XIXe siècle, particulièrement par ses études sur le Rouergue durant la guerre de Cent-Ans. Il tord le cou à diverses légendes ou idées reçues sur le sujet et permet de bien mieux comprendre l'histoire au jour le jour de la Principauté d'Aquitaine sous le Prince Noir.

  • Parue en 1935, cette monumentale histoire de Toulouse (plus de 900 pages) est un véritable monument de l'histoire régionale et l'oeuvre de toute une vie.
    « ...Nous avons donc pensé qu'il y avait place encore pour un livre mettant au point l'autrefois de la ville d'après les recherches les plus récentes, pour un livre impartial, aussi complet que possible, mais avec des dimensions modestes, libérant des études minutieuses et savantes, renvoyant cependant aux documents ou aux travaux des érudits, pour un livre capable de satisfaire les lecteurs curieux de preuves et de détails, ennemi de la sécheresse et recherchant la vérité ; enfin, pour un livre s'adressant à un public fervent, mais averti. C'est une oeuvre de piété écrite avec amour. Puisse-t-elle ne pas déplaire, puisse-t-elle intéresser et instruire les Toulousains, à qui je la dédie ».
    La présente édition, entièrement recomposée se présente en deux tomes.
    Henri Ramet (1859-1941), juriste, fut Président de la cour d'appel de Toulouse, maire de Martel, sa ville natale. Son Histoire de Toulouse demeure, plus de 70 ans plus tard, l'ouvrage de référence sur la « ville rose ».

  • FICHIER EPUB - MISE EN PAGE FIXE. - Que n'a-t-on pas écrit et avec quelle érudition ! sur la belle cité que l'on exalte, avec raison, comme l'une des plus anciennes des Gaules et des métropoles florissantes de l'empire romain. Aussi bien, il faut le reconnaître, Nîmes est une ville qui mérite d'être connue. Les monuments antiques, magnifiques reliques d'un glorieux passé, s'imposent à l'admiration de la nouvelle génération. Elle reste donc parmi nous la ville latine, la cité des Césars. Nîmes a le droit de s'enorgueillir. Peu de villes anciennes de la Gaule la surpassent, par la richesse et la magnificence des oeuvres d'art. Plus que toute autre, après de nombreuses et violentes vicissitudes, elle a la bonne fortune de garder jalousement et de montrer avec fierté de superbes monuments, meurtris sans doute, mais qui représentent à notre époque une partie des belles parures de sa première jeunesse. Nîmes ne peut donc que gagner à se faire connaître.
    Une pléïade d'érudits, d'archéologues ont surgi de son sein, en tout temps. Aussi bien, lorsqu'en fouillant le sol nîmois, on vient à découvrir des stèles, des chapiteaux, des fûts de colonnes brisées, il faudrait voir avec quel respect on recueille ces restes vénérables autant que précieux, pour les déposer, avec affection, dans les divers musées, enrichis déjà de nombreux souvenirs du passé ! Tant ces nobles débris antiques ont pour tous, ici, des charmes incomparables.
    Dernier venu, si j'ose me nommer, à la suite d'écrivains distingués, j'ai entrepris, à ma manière, une oeuvre qui, je l'avoue, dépasse de beaucoup mes bien modestes facultés. Mon excuse sera que, enfant d'adoption d'une ville qui m'est chère, j'ai tenu à lui apporter, avec toute mon affection et une énergique sympathie, l'humble tribut de ma [fidélité et de ma reconnaissance (extrait de l'Avant-propos, édition originale de 1932).
    Honoré Aigon (1860-1934), prêtre et chanoine du diocèse de Nîmes. On lui doit également un Aigues-Mortes, ville de saint Louis.
    Edition entièrement recomposée et agrémentée d'illustrations en NB et couleur pour une monographie historique rare sur la capitale du Gard.

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