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  • Picasso, Chagall, Dali, Léger, Modigliani, Renoir... Pendant près de quarante ans, Guy Ribes, faussaire véritable, a imité les plus grands peintres, avec une maîtrise technique et un talent hors du commun. Personnage truculent, fumeur de pipe aux mains d'ours mal léché, " le peintre des voyous ", comme un juge l'a surnommé, naît dans un bordel à la fin des années 1940. Il grandit dans une famille où, dit-il, " on pratiquait plutôt le revolver que le pinceau ". Après un passage dans la marine puis dans la Légion, il commence à fabriquer des faux, par orgueil et par jeu. Il fait ses gammes, perfectionne ses techniques de vieillissement des toiles, oublie son propre style et apprend sur le bout des doigts à peindre comme les autres. Ribes ne fait pas de copies, il peint " à la manière de ". Autrement dit, il crée de nouvelles oeuvres de Chagall, Picasso, Dali... Au point de tromper les experts. Et d'attirer une bande de trafiquants d'art, qui exploite son talent et arnaque plusieurs collectionneurs. Jusqu'au jour où la police vient frapper à sa porte...


  • Pots- de-vin, fausses factures, caisses noires, ripoux, délits d'initié... Retour sur les plus grands scandales politico-financiers de la Ve République.

    Au point de contact entre les milieux politiques et les milieux d'affaires, il existe un territoire dangereux, rempli de pièges et de tentations, qui attire les canailles et engloutit les faibles. Les scandales y fleurissent, comme autant de thrillers, avec leurs intrigues complexes, leurs rebondissements, leurs chutes spectaculaires. Les victimes silencieuses sont le plus souvent de petites gens, contribuables ou épargnants ; c'est pourquoi il est important de ne pas laisser l'oubli effacer les traces de l'argent sale.
    Depuis la "Garantie foncière" en 1961 jusqu'aux affaires Dassault en 2012, les journalistes de L'Express ont toujours été à la pointe de l'investigation politico-financière. Voici leurs meilleures enquêtes, réunies et présentées par deux d'entre eux, Julie de La Brosse et Benjamin Masse-Stamberger.
    1961 Le Comptoir national du logement - 1971. La pyramide de la Garantie foncière - 1972. L'affaire du parc du Béarn - 1975. Le scandale des avions renifleurs - 1976. Affaire de Vathaire - 1982. L'affaire Sormae - 1988. Le scandale Pechiney-Triangle - 1989. Les dérives du " 1 % logement " - 1992. L'affaire Tapie - 1992. L'affaire des frégates de Taïwan - 1993. Le scandale du Crédit Lyonnais BMS - 1993. Les fausses factures de Maillard et Duclos - 1994. L'affaire ELF- 1998. L'affaire Rhodia - 1996. Le scandale GIFCO - 1997. L'affaire des marchés publics d'Ile de France - 2002. L'affaire Messier - 2004. Le scandale Pétrole contre nourriture - 2005. L'affaire EADS - 2007. Les caisses noires de l'UIMM - 2008. Affaire Kerviel - 2010. L'affaire Bettencourt - 2011. Faux espionnage chez Renault - 2012. Les affaires Dassault

  • L'histoire vraie d'Audrey, 31 ans, une jeune fille de Basse-Normandie, devenue dealeuse, passée par la case prison, qui enseigne désormais aux enfants en primaire à devenir des hommes et des femmes, des êtres dignes. Une rédemption.
    Originaire de Caen, Audrey est une jeune fille qui réussit à l'école. Mais le cadre familial n'est pas brillant, entre un père maniaco-dépressif et une mère qui ne s'en sort pas. Pour ne pas sombrer avec le navire, Audrey décide de prendre sa vie en main et de quitter la maison. Mais à 16 ans, comment gagner sa vie ? Elle a deux choix : vendre son corps, pas son genre, ou dealer ; c'est la seconde option qu'elle choisit, sans états d'âme... Et sa clientèle, elle la recrute naturellement dans le lycée où elle étudie, qu'elle continue de fréquenter. Qui soupçonnerait cette bonne élève qui réussit à passer son bac de science éco ? La drogue, c'est juste un moyen de gagner sa vie. C'est l'escalade. Et ce qui devait arriver, arrive, et son réseau tombe : direction la prison. Versailles puis Fresnes, où elle découvre l'univers carcéral féminin. Sa brutalité, mais aussi, pour la première fois, la solidarité entre femmes. La prison la révolte, elle se heurte de front à l'administration pénitentiaire, mais la rencontre d'un vieux prof qui anime des débats lui permettra de se reconstruire - et de découvrir sa vocation d'enseignante.
    Aujourd'hui, après avoir réussi à faire purger son casier judiciaire - un véritable parcours du combattant - Audrey est institutrice dans une école primaire à Bondy où en plus de l'enseignement classique, elle initie les enfants à la boxe, sa passion. Toute une philosophie de la vie : la maîtrise de soi, apprendre à esquiver les coups, se sentir forte ; des principes fondateurs, qu'elle veut transmettre aux enfants pour survivre dans ce monde de brute.
    C'est la belle histoire d'une fleur poussée au milieu du béton, celle d'une rédemption...

  • Début 2011, Florent Gonçalves, directeur modèle de la prison de Versailles, était arrêté pour avoir entretenu une liaison avec l'une de ses détenues, et pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agissait de la jeune femme qui avait servi d'« appât » dans l'affaire du gang des barbares.
    Les médias se déchaînèrent, les colonnes des journaux s'emplirent d'accusations et d'insinuations : l'homme bénéficiait d'un « système », la fille l'avait « manipulé ». Or tout était faux : chassé de l'administration pénitentiaire, lâché par sa famille, poursuivi en justice, Florent Gonçalves, avait tout perdu, y compris son honneur, pour la plus inexcusable et la plus belle des fautes : l'amour d'une femme.
    Aujourd'hui, Florent Gonçalvès a décidé de rétablir la réalité des faits en livrant dans ce témoignage, qui paraîtra au moment où s'ouvrira son procès, sa part de vérité.


  • Une descente aux enfers. Sans faire l'économie, sincère, de ce qu'était la BAC Nord, avec ses " gros coups " et ses faiblesses, Bruno Carrasco livre un témoignage en forme de coup de poing sur cette vie consacrée, jour et nuit, à la traque des délinquants. Il sera l'un des sacrifiés de " l'affaire de la BAC Nord ", révoqué après trente ans de police.

    Matricule 428270. Grade : brigadier-chef. A 54 ans, l'ancien policier Bruno Carrasco a derrière lui trente ans de police, dont neuf à la très décriée BAC Nord de Marseille. Quand la brigade anti-criminalité des quartiers Nord de Marseille vole en éclats en octobre 2012, il fait partie des mis en examen, et se retrouve en détention provisoire trois mois au quartier d'isolement, à quelques mètres des petits délinquants qu'il a interpellés lui-même. A sa libération, Bruno Carrasco accepte de se faire interner dans une clinique psychiatrique, " pour ne pas devenir fou ni sombrer définitivement ". Des mois après l'emballement médiatique autour des " ripoux " présumés de Marseille, l'affaire se dégonfle comme un soufflé. Les charges avancées à l'époque sont devenues bien fragiles contre ces policiers qui sont restés sur le carreau. Mais il faut en sacrifier certains et Bruno Carrasco sera l'un d'eux.

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