Le Cherche-Midi

  • BRB

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    2020 : 45e anniversaire de la BRB.

    Trois lettres qui claquent comme des coups de revolver !
    BRB : la fameuse brigade de répression du banditisme est née il y a quarante-cinq ans. Et pour la première fois, dans un document inédit, ces flics de choc se livrent et racontent, sans détour, les coulisses, leurs méthodes et leur quotidien. Des dizaines d'anecdotes insolites et souvent cocasses.
    Des tranches de vie. Et ce jargon particulier pour raconter les " filoches ", les " soums ", les
    " tontons " ou les " ripoux "...
    Devenue mythique, la brigade a affronté des gangs qui ont fait la une de l'actualité, comme la Dream Team, les Postiches, ou encore la " bande à Ferrara ".
    Des pickpockets de Pigalle aux attaques de fourgons blindés, des braqueurs de banques aux trafiquants d'art, bienvenue dans l'univers sulfureux du banditisme... des flics et des voyous !

  • Mes 1001 vies Nouv.

    Mes 1001 vies

    André Soulier

    LA VIE, c'est quoi la vie sinon le court trajet qui mène de la naissance à la mort ? Mais UNEVIE ? c'est autre chose !Parcourir la carrière d'André Soulier, c'est revisiter soixante ans d'histoire judiciaire et politique française.
    Avocat au barreau de Lyon, considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs pénalistes du pays, André Soulier évoque ici quelques-unes des causes qu'il a défendues : celle de Jean-Marie Desvaux, en 1963 et 1969, qui fut à l'origine d'une loi prévoyant l'indemnisation des personnes injustement emprisonnées ; celles des victimes des incendies de la raffinerie de Feyzin en 1970, et de la discothèque le 5-7, en 1972 ; celle, enfin, du cardinal Barbarin, en 2019.
    Parallèlement, André Soulier s'est pleinement investi dans la vie politique, auprès de Pierre Mendes France puis de François Mitterrand. À la mairie de Lyon, il fut l'adjoint de Francisque Collomb et, par la suite, de Raymond Barre. Il siégea également au conseil régional de Rhône-Alpes, ainsi qu'au Parlement européen.
    À ces engagements, André Soulier en ajoute un troisième : celui du passionné de football, qui présida la Commission nationale d'éthique et de discipline de la Ligue nationale de football, puis la Commission juridique de l'actuelle Ligue de football professionnel.
    De ces vies entrelacées, André Soulier forme un récit à la fois intime et emblématique, avec ce goût du verbe et de l'argument qui tisse l'étoffe des grands avocats.

  • Le malaise dans la police passé au crible.

    L'année 1996 signe un triste record pour la Police nationale, avec une vague de suicides sans précédent. Depuis, loin de s'être rétablie, la profession semble au contraire au bord de l'implosion. Comment en sommes-nous arrivés là ?
    Manque de moyens, politique du chiffre et exigence de rendement, échec des politiques publiques, discrédit populaire, mais aussi, et plus généralement, intensification des violences au sein de notre société... : les causes du malaise sont multiples.
    À travers des analyses nourries, des témoignages ainsi que des pistes de réflexion concrètes pour inverser la tendance, ce livre se fait le porte-voix des femmes et hommes qui oeuvrent au quotidien pour notre sécurité, mais qui aujourd'hui peinent à faire entendre leur souffrance.


  • L'histoire d'une bande de hooligans belges, du foot au banditisme et des tribunes aux tribunaux.

    Depuis les années 1980, leur quotidien se construit entre les bars, les stades et la prison.
    Les BCS (Brussels Casual Service), hooligans du prestigieux club de football belge d'Anderlecht, ont longtemps compté parmi les groupes les plus actifs d'Europe de l'Ouest. Ils ont forgé leur légende au gré des affrontements dans les stades, mais aussi au fil d'une carrière dans l'illégalité, entre petite délinquance et banditisme.
    Avec cette enquête digne d'un roman noir et les témoignages exclusifs des principaux membres du groupe, les auteurs brossent le portrait d'une bande que la passion commune pour le foot et la bagarre a menée vers de plus sombres horizons. D'arnaques lucratives en trafics rocambolesques, leurs vies passées entre tribunes et tribunaux dessinent les contours d'une contre-société cimentée par la violence, le rejet de l'ordre établi et l'appât du gain.


  • Les dessous scandaleux de la crise financière : décryptage et révélations

    Avec cette enquête minutieuse sur deux champions du capitalisme financier, Catherine Le Gall et Denis Robert pensent tenir des spécimens exemplaires de milliardaires. Albert Frère et Paul Desmarais ont des profils semblables et ont hérité d'entreprises familiales qui ne valaient pas un clou, mais en bons libéraux, investissant dans les meilleurs juristes, associés aux plus grosses banques d'affaires, travaillant autant en France qu'en Afrique ou en Amérique du sud, ils ont bâti leur immense fortune en partie sur le dos des États. Il devait y avoir un secret de fabrication pour s'enrichir autant et aussi vite...
    Nos deux journalistes pensaient que s'ils parvenaient à décrypter le jeu de ces prédateurs, ils pourraient aider la communauté des hommes à s'en défendre.
    C'est le challenge réussi de ce récit haletant comme un thriller, et pourtant bien réel...


  • La BI : la " chair à canon " et le " couteau suisse " de la police parisienne

    René, Tristan, Jonas sont des professionnels du tir, de l'escalade et du combat. Spécialistes des missions extrêmes, ils sillonnent les toits de Paris comme ses catacombes quand ils ne s'entraînent pas le long d'une corde suspendue à une grue...
    Ces hommes de l'ombre appartiennent à la BI, la Brigade d'intervention.
    Peu nombreux, ils s'illustrent par leur ingéniosité, leur polyvalence et leur dévotion, au point de ne pas hésiter à mettre leur vie en danger, comme lors des attentats de 2015.
    Laurence Beneux les a rencontrés, observés, écoutés. Elle livre ici, sans les enjoliver, des témoignages qui racontent cette brigade, aussi méconnue qu'exigeante, " couteau suisse, capable de tout ", et ses héros qui s'ignorent. Et, à travers leurs récits, l'auteure brosse, en filigrane, un tableau édifiant de la police d'aujourd'hui - manque de moyens et de reconnaissance, controverses...

  • Affaires d'ados

    Agnes Naudin


    Une femme flic face aux ados

    Adolescence : phase du développement humain qui commence trop tôt et finit trop tard.
    C'est pourtant l'une des étapes déterminantes de la vie. Mais comment se construit-on en détruisant les repères que nos parents nous ont donnés ? Sans direction, sans objectif ? Je n'ai encore jamais croisé un adolescent qui soit parvenu à la réalisation de soi.
    Et encore moins dans mon bureau.
    Retour sur trois affaires d'ados : une orgie entre mineures, filmée et diffusée sur les réseaux ; une liaison entre une fille de 12 ans et son oncle par alliance de trente ans son aîné ; le viol d'un frère sur sa demi-soeur. Cas particuliers tristement ordinaires, qui posent, plus largement, la question du consentement, de la maturité de ces jeunes et de leur éducation - notamment sexuelle.
    Au fil des interrogatoires et de ces enquêtes, Agnès Naudin brosse un tableau fidèle, à vif et sans tabou de son quotidien de flic - avec les incohérences et les dysfonctionnements propres à sa brigade -, mais aussi de mère célibataire en quête d'équilibre.

  • Un cri d'alerte et des raisons d'espérer.
    Hugo, 4 mois, tué par son père parce qu'il pleurait trop.
    Lucas, 7 ans, violé par son animateur de centre de loisirs.
    Binta, 12 ans, victime des nouvelles formes d'esclavage.
    Chaque jour, des enfants sont maltraités, frappés, violés ; chaque semaine, un à deux enfants, en moyenne, sont tués, souvent par un membre de leur famille.
    Cette violence, aussi sidérante soit-elle, n'a pourtant rien d'une fatalité. Le respect de la vie privée n'est pas un argument opposable à la vulnérabilité d'un enfant. Occupons-nous de ce qui ne nous regarde pas et qui nous concerne tous.
    Ce livre dresse un constat terrible, mais donne aussi des pistes pour protéger les enfants et sauver des vies. Chacun d'entre nous peut faire part de ses interrogations au numéro d'appel pour l'enfance en danger. Partout en France, des médecins forment des confrères au repérage des maltraitances, des enquêteurs apprennent à écouter et à recueillir la parole d'un mineur.
    En cette année du trentième 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant, il est urgent de lever complètement la chape de plomb qui pèse sur les violences faites aux enfants.

  • Affaires de famille

    Agnes Naudin

    Immersion au sein de la brigade de protection de la famille.
    Quand les gens me demandent quelle est ma profession, je leur réponds que je suis capitaine de police à la brigade territoriale de la protection de la famille. Leur réaction est souvent la même : " Ce doit être dur comme métier, non ? " Si je leur réponds non, je passe pour insensible. Si je leur réponds oui, je leur mens.

    Retour sur trois affaires : un bébé secoué, un viol sur mineure et un viol conjugal. Derrière elles, ce sont avant tout des personnes, des situations familiales complexes, souvent de la maltraitance ou de la violence. Mais comment en parler en gardant une juste distance ?
    /> L'auteur passe tout en revue, sans aucun tabou : les autopsies, les interrogatoires, mais aussi ses réactions de jeune flic. À travers ces histoires, Agnès Naudin dévoile ses propres morceaux de vie - deux réalités, professionnelle et privée, se confrontent et s'entrechoquent.

  • Charlie Bauer vit le jour du côté de Marseille dans les sombritudes d´une époque guerrière. Son père, résistant FTP, accomplissait ses droits et devoirs dans le maquis provençal. Sa mère tentait d´assumer au moins pire les besoins de sa marmaille de quatre gosses. Sa famille, de fait, fut son adhésion très tôt aux jeunesses communistes. La guerre d´Algérie en opéra la fracture. Il s´engagea alors aux côtés des combattants du FLN ? la 7e Willaya.
    Constitués en bande armée ils attaquaient trains, entrepôts, magasins, expropriaient la marchandise pour la redistribuer dans les quartiers miséreux de Marseille, détournaient les armes des défenseurs de l´ordre colonial. Les forces de l´ordre comptabilisaient les coups jusqu´à l´arrêt brutal de l´arrestation de la bande.
    Vingt ans de réclusion criminelle sanctionnèrent les pratiques de ces idées. La lutte changea de camp mais le camp ne changea pas d´âme. L´administration pénitentiaire se vit confrontée à une radicalité de tous les instants dans les luttes et revendications du droit à exister. L´un des pivots de ces luttes fut l´accès au savoir, à la connaissance. Les sciences humaines le virent effectuer un cursus au succès reconnu en licences de philo, de psycho, de sociologie.
    Il rencontre Mesrine avec qui il s´associe pour détruire les QHS et imagine constituer des groupes de guérilla contre l´appareil d´État. Puis il rencontre Melkonian, héros anonyme de toutes les causes entendues à libérer l´homme et les peuples opprimés. Monté Melkonian, américain de naissance et si héroïque cependant dans l´engagement révolutionnaire. Il y eut aussi tous ces autres, rencontrés ou croisés, soldats oubliés ou perdus mais jamais ignorés qui firent l´Histoire de cette humanité en devenir. Tous ceux dont l´anonymat ne put jamais usurper l´honneur d´être ce qu´ils étaient.
    Tous sont morts, for l´Idée et sa pratique de révolution dont il se fait encore aujourd´hui l´apologiste. Marathonien de l´Espoir ? À suivre...

    Ce sont ces histoires et d'autres que raconte avec force et vie Charlie Bauer pour qui, aujourd'hui, chaque mot est une arme. Il a les outrances de la beauté lorsqu'elle se sait révolutionnaire.

  • Il n'y a pas une semaine sans que la presse n'évoque la grogne des automobilistes contre les radars pièges.Qui, mieux que Philippe Vénère, pouvait écrire un guide de conseils à l'attention des automobilistes ? Il a été officier du ministère public du tribunal de police de Paris de 1992 à 1996. En clair, il était le N°1 du service des contraventions...

    Philippe Vénère traverse le miroir pour vous livrer tous les secrets de son métier, acquis pendant ses années passées au tribunal de police. Cet ouvrage, que les policiers eux-mêmes vont acheter, livre enfin les moyens concrets de se défendre : délais, textes de contestation, audience devant les tribunaux, recours...

    Il dénonce aussi les dérives de la répression actuelle, les violations de vos droits et la recherche effrénée de rentabilité via une dictature des résultats mettant sous pression des policiers exténués. Philippe Vénère dévoile les failles de ce système, dissèque les jurisprudences et incite l'automobiliste, mieux informé, à ne plus se laisser faire. Il révèle aussi les textes relatifs aux contestations, les lettres et des recours-types à connaître, et livre une vraie méthodologie pour se présenter devant un tribunal avec une défense bien préparée.

    Les informations contenues dans ce livre vont contraindre les autorités à respecter le droit et, enfin, à mettre les politiques devant leurs responsabilités.

  • Arrêté en mai 2011 par la police new-yorkaise, Dominique Strauss-Kahn devait-il être présenté d´entrée comme coupable, forcément coupable ?





    Dans cette Chronique d´une exécution, Ivan Levaï, journaliste, président de l´association Presse-Liberté, témoigne des dérives d´un système médiatico-judiciaire dans lequel le lynchage d´un homme de pouvoir riche et puissant précède le procès.





    Ni avocat ni procureur mais liéà la famille de l´ancien ministre devenu directeur général du Fonds monétaire international, l´auteur s´efforce de dépasser le temps de l´émotion pour mieux souligner un nouvel échec de la justice des hommes.

  • Le viol n'est pas ce que l'on croit. Ce n'est pas un simple fait divers concernant des malchanceuses tombées par hasard sur des monstres aux pulsions sexuelles irrépressibles. Près de 100 000 femmes sont violées chaque année. C'est un crime aux multiples facettes : l'un des plus répandus dans la société française. La plupart des victimes ont moins de 18 ans et la majorité des filles et femmes violées le sont par quelqu'un de leur entourage, familial, professionnel ou amical.

    Les conséquences d'un viol sur la vie des victimes sont lourdes, d'abord parce qu'elles n'osent pas en parler. Puis, quand elles franchissent le pas, elles sont souvent mal ou pas du tout accompagnées. Moins de 10 % des victimes portent plainte. Car la société et les médias continuent inconsciemment à excuser les violeurs et à culpabiliser les victimes. Parce qu'on pense encore le viol comme du sexe, alors qu'il est un acte de domination, symptomatique d'une société inégalitaire. Parce qu'il est trop douloureux d'admettre que notre société compte tant de violences. Parce que le viol, c'est tabou. Mais le viol est l'affaire de tous : il empoisonne les relations entre les femmes et les hommes. Au détriment, aussi, de tous ces hommes qui ne violeront jamais.

    Une victime de viol peut se reconstruire. On connait aujourd'hui les manières de soigner ses blessures et de faire en sorte que la procédure ne lui soit pas une violence supplémentaire. De nombreux pays se sont déjà donné les moyens de prendre en charge les victimes sérieusement. Pas la France.

    Qui sait ce qu'est vraiment un viol ? Qui sait qu'on peut en mourir ? Qui sait ce qui arrive aux victimes après leur agression ? Qui sait ce qui se passe dans la tête du violeur ? Pour lever le voile sur ce crime aussi répandu qu'incompris, cette enquête croise des témoignages de victimes avec la réalité de terrain de policiers, magistrats, soignants, journalistes et associations d'aide aux victimes. Eclairés par les analyses de victimologues, criminologues et sociologues.

  • Le 12 mars 2003, journaux télévisés et flashs radio ouvrent sur un petit braqueur italien inconnu du grand public. Antonio Ferrara, dit "Nino", n'a pas 30 ans et signe la plus extraordinaire des évasions. Un commando vient l'extraire de prison au bazooka et à la kalachnikov. Le nouveau Mesrine ébranle le système carcéral, ridiculise le gouvernement, déprime l'élite de la police qui l'a traqué sans relâche. Le braqueur de cité s'est mué en truand médiatique.


    Antonio Ferrara, le roi de la belleretrace la carrière de ce petit italien arrivé en France à l'âge de 10 ans. Ses premiers faits d'armes : un voyou laissé pour mort dans une chambre d'hôtel parce qu'il l'a traité de "mec balourd, pas fiable", des banques dévalisées, incarcération et évasion lors d'une consultation à l'hôpital... Sous l'aile de parrains corses, il est enrôlé par des équipes de braqueurs de fourgon blindé.

    Nino met en contact des truands chevronnés avec les jeunes "black-blanc-beur" d'Île-de-France. Les casses à répétition provoquent une grève des convoyeurs de fonds. Pendant quinze jours, les distributeurs automatiques ne sont plus alimentés. Ferrara devient la priorité des services de police. Après quatre ans de cavale, les enquêteurs l'interpellent enfin.

    Mais le garçon est trop précieux pour que le milieu le laisse croupir en prison. Pendant six mois, un commando prépare minutieusement son évasion. Un matin est mis à contribution, un avocat suspecté. Le 12 mars 2003, une douzaine d'hommes encagoulés mitraillent les miradors et ouvrent des brèches à coups d'explosifs dans les portes de la prison. En moins de dix minutes, Antonio Ferrara s'est évadé.

    Sur fond de guerre des polices, les services enquêteurs déploient de gros moyens tandis que Nino bronze sur la plage à Saint-Raphaël. Le 10 juillet 2003, les flics pistent un trafiquant dans un bar de Bercy. Cette fois, les enquêteurs ne le ratent pas. Ferrara est incarcéréà Fleury-Mérogis. Quelques tentatives d'évasion auront lieu mais échouent. A 34 ans, sans compter le procès de Fresnes pour lequel il encourt la perpétuité, le braqueur est libérable en 2027. Antonio Ferrara a joué, il a perdu.


    Antonio Ferrara, le roi de la belleest le fruit de quatre années d'enquête.

  • Novembre 2005. À la barre des témoins de la cour d'assises de Paris, un garçon de 15 ans subit les foudres des avocats de la défense. Traité de menteur, de mythomane, il est tétanisé et ne peut que chuchoter : « Je sais pas, je sais plus... ». Kevin Delay n'est-il pas le fils de Myriam Badaoui-Delay qui a accablé ses coaccusés avant de se rétracter, puis de revenir sur ses dénégations ? Le second procès d'Outreau bascule. Fait inouï, le procureur général Yves Bot présente, au nom de la Justice, ses excuses aux accusés, avant même que le jury se retire pour délibérer. La "storytelling" (selon l'expression de l'une des experts) est validée par le verdict d'acquittement général.Les victimes d'Outreau ? Six adultes faussement accusés par des enfants menteurs. Invités par les plus hautes instances de l'État et sur tous les plateaux de télévision, ils racontent leur calvaire et rencontrent l'empathie du public. Après tout, n'importe qui, vous ou moi, peut être accusé par un enfant pervers. L'un des acquittés écrit un livre qui va être porté à l'écran. Présumés coupables de mensonges, les enfants doivent partager la responsabilité de ce "fiasco judiciaire" avec les experts, les travailleurs sociaux et le juge d'instruction Fabrice Burgaud jeté en pâture aux médias. Haro sur le juge d'instruction. Le gouvernement s'empresse d'annoncer son intention de supprimer cette fonction devenue gênante voir incontrôlable dans des dossiers sensibles. Humilié, traumatisé, Kevin Delay quitte la cour d'assises sous haute protection. Placé dans un foyer en Belgique jusqu'à sa majorité, il devient SDF le jour de ses 18 ans. Sa souffrance et sa colère font de lui une menace pour l'ordre public. Il passe par la case prison avant d'être éloigné de la France dans le cadre d'un projet "jeune adulte" financé par le Conseil général du Pas-de-Calais.C'est à Dakar, en novembre 2010, que j'ai retrouvé Chérif, avec Jean-Michel Garcia, le caméraman avec lequel je fais équipe. Chérif. De cette rencontre va naître un film documentaire produit par Karl Zéro.Kévin-Chérif Delay, un menteur ? Un mythomane ? S'il souffre aujourd'hui, c'est bien de s´être tu : « J'aurais pu sauver mes frères et les autres enfants... J'étais placé, donc en sécurité la semaine... Mon frère Dimitri a eu ce courage à peine un mois après avoir été placé. J'aurais dû parler, mais j'étais menacé de mort. J'ai été lâche... » Cet ouvrage ne prétend pas refaire le second procès et ne conteste pas la chose jugée. Mais, tout comme onze autres mineurs, Chérif a été reconnu victime par la Justice. Devenu adulte, il a, lui aussi, droit à la parole. Son témoignage, brut et sans complaisance, souvent à la limite du supportable, étonne par sa force et sa clarté. Chérif parle sans haine, sans ces excès de langage qui seraient pourtant compréhensibles.Un livre choc qui nous place inconfortablement devant deux vérités judiciaires contradictoires. Celle des acquittés et celle, inédite à ce jour, d´un des enfants victimes.

  • Voici un document d´une exceptionnelle intensité qui se lit comme un roman. Il s´agit de l´aventure de ces hommes d´élite qui constituent le GIGN.


    Jean-Luc Calyel décrit, au plus près, le quotidien de ces soldats masqués qui interviennent dans les opérations les plus délicates, ici décrites avec précision.


    Le point d´orgue de cet ouvrage est la prise d´otages sur l´aéroport de Marseille-Marignane (décembre 1994) par un commando du GIA algérien. Jean-Luc Calyel est l´un des hommes qui est monté à l´assaut, et a tué les preneurs d´otages. À ce sujet, il révèle qu´il assista à une véritable guerre des polices entre le RAID et le GIGN avant l´assaut. Il révèle encore l´intégralité des négociations entre le GIA et le GIGN (document original). Il revient sur les pressions du ministère de l´Intérieur, dirigé à l´époque par Charles Pasqua, qui voulait faire intervenir le RAID. Il raconte encore comment, avant de se déplacer à Marseille, le GIGN viola l´espace aérien algérien afin de rentrer en contact avec l´avion détourné.


    Bref, le nombre de révélations de ce document est impressionnant. Libéré de son devoir de réserve, Jean-Luc Calyel peut, désormais, tout dire et les documents qu´il détient sont de la première importance.

  • Abus de pouvoir, corruption, trafics de statistiques et aussi racisme, sexisme, homophobie au sein même de l´institution, voici la face cachée de la police, telle qu´elle n´a jamais été décrite auparavant. Ou l´histoire d´une femme flic entrée dans la grande maison par vocation et idéalisme - elle a même démissionné d´un emploi de cadre très bien rémunéré dans le privé - qui déchante progressivement. Sortie major de sa promotion, elle avait cru que la police nationale était au service du public et des citoyens, elle s´aperçoit au fur et à mesure que l´institution républicaine n´est plus la garante des valeurs qu´elle est censée défendre et promouvoir. Le récit exceptionnel du policier Sihem Souid apporte, documents à l'appui, la preuve que la police, loin d'être une institution garante des valeurs républicaines, les bafouent régulièrement. Ce sont les coulisses d'un système qui est décrit dans cet ouvrage. Le plus édifiant, c'est que ce récit dissèque le pouvoir de nuisance de la hiérarchie policière sur ses subordonnés. Cette dernière n'hésite pas à user de menaces pour arranger la vérité.

    Sihem Souid, 29 ans, toujours en fonction, a décidé de briser l´omerta. Elle refuse « de laver son linge sale en famille » ainsi qu'il lui a été suggérée à plusieurs reprises. Elle est allée, accompagnée de plusieurs collègues, jusqu´à saisir la justice pénale pour dénoncer ces comportements. Ces risques, elle les a pris au détriment de sa carrière mais aussi de sa vie personnelle. Chantages, pressions, menaces, sa plainte la poursuit jusque dans sa vie de citoyenne. Ce livre est bien plus qu'un témoignage sur la police.

    En collaboration avec Jean-Marie Montali.

  • Philippe Normand sait de quoi il parle, fort de près d'un tiers de siècle dans la police judiciaire parisienne. Ayant exercé dans les commissariats de quartier et les brigades spécialisées, il a récolté un vocabulaire qui se plaît à détourner systématiquement le sens conventionnel, soit par malice, soit pour le rendre incompréhensible au commun des profanes.
    Avec un sens de l'investigation toujours vivace, cet ancien commandant de police a repris du service pour débusquer plus de 2 000 entrées et un déluge d'expressions étonnantes, souvent cocasses, parfois caustiques, et toutes plus imaginatives et colorées les unes que les autres. Sous la forme d'un captivant jeu de piste au pays des marginaux, nous voilà plongés, à contre-courant du langage aseptisé, dans la réplique spontanée, le parler sans détour, de l'argot classique à la Simonin jusqu'aux punchlines les plus incisives des rappeurs, en passant par le lexique des flics et des truands.
    Qu'elle soit ironique ou bienveillante, la " tchatche " de la rue est souvent plus révélatrice des travers de notre société qu'une longue et savante analyse. Aussi drôle qu'instructif, ce " flictionnaire " décalé est une arme de dérision très originale.

  • Où est la justice quand les victimes de délits ne touchent pas un centime des dommages-intérêts que leurs auteurs ont été condamnés à leur payer ?
    Où est la justice quand le préjudice moral des parents d'un enfant tué dans un accident de la circulation

  • Mais qu'est-ce que je vais faire de vous ? Telle est la question du " patron " du commissariat de Montreuil quand il voit débarquer ce jeune policier stagiaire, encombré d'un pistolet dont, visiblement, il ne sait pas se servir. Nous sommes en 1970 et le jeune flic restera près de quarante ans dans la police, gravissant tous les échelons jusqu'aux postes les plus élevés de la hiérarchie.
    Braquages, meurtres, terrorisme, prises d'otages, policiers ripoux... autant d'affaires drôles ou graves, célèbres ou insolites, mais toujours fascinantes, qu'il nous raconte ici avec sa gouaille parisienne. On y croise aussi des personnages inattendus, parmi lesquels Serge Gainsbourg et Jacques Dutronc, qui n'arrivaient jamais les mains vides pour festoyer dans les locaux de la 6e direction de la police judiciaire !
    Jean-Marc Bloch croit aux vertus d'une police républicaine au service des citoyens : plutôt que l'" ordre public ", elle est là pour assurer la " paix publique ". Et, pendant toutes ces années, il est resté un flic passionné par le terrain, convaincu que ce métier est, avant tout, une histoire de relations humaines.
    Un document haut en couleur, passionnant et drolatique.
    En collaboration avec Rémi Champseix.

  • Elles sont âgées de 20 à 50 ans, elles ont des projets, un mari, une carrière, parfois même la fortune. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elles vont tout plaquer par amour pour un criminel, le plus souvent un tueur en série. Les condamnés à perpétuité et les pensionnaires des " couloirs de la mort " jouissent d'une aura stupéfiante. La plupart des femmes qui leur écrivent ou les demandent en mariage ne les connaissent même pas, elles ne les ont vus qu'à la télévision Mais cela a suffi à provoquer leurs battements de coeur. Comment est-ce possible ? Il existe plusieurs réponses. Chaque liaison est différemment motivée. Voici leurs histoires si singulières...
    Elles se prénomment Monique, Béatrice, Stéphanie, Sandrine, Laurence, Patricia, Doreen, Anna... Et, souvent, quand elles évoquent leur attachement, leur expérience, le romanesque l'emporte sur l'apparente absurdité de leur condition.

  • Du délibéré le condamnant à sept ans de détention le 4 décembre 2008 à sa remise en liberté le 5 février en attendant le procès en appel sur l'évasion de la prison de Fresnes d'Antonio Ferrara, Karim Achoui a tenu, au jour le jour, le journal de son incarcération.

    Journal d'enfer d'un détenu qui croyait, en tant qu'avocat pénaliste, connaître la prison, et qui découvre qu'il est désormais hors du temps, hors la vie malgré les visites quotidiennes, sauf le dimanche où la prison de Nanterre demeure close, de ses avocats qui se relaient pour lui tenir la tête hors du désespoir. Durant son combat pour demeurer debout face à la machine judiciaire, lenuméro écrou 31208mène une grève de la faim d'une vingtaine de jours. Il note alors scrupuleusement ses pertes de poids, de repères. Et les humiliations au quotidien.

    Un document brut, sans concessions, sur l'inhumanité du système carcéral français à travers ce que l'on pourrait aussi appelerune incarcération ordinaire.

  • 23h50 : La sonnerie dupagerretentit dans la nuit. Lebip, bipcaractéristique réveille une partie de la maison. Sur le petit écran à cristaux liquides, un message sibyllin clignote : « Alerte ? retour au service ? prise d´otage à Rouen ». Le négociateur saute dans ses vêtements. Un rapide coup de téléphone lui indique les circonstances de l´affaire : «Monsieur T., un artisan de 52 ans retient sa femme en otage depuis maintenant deux heures sous la menace d´un fusil à pompe».
    Le RAID est appelé pour résoudre la crise. De longues heures de négociation vont alors commencer...

    Le Commandant Christophe Caupenne est depuis 10 ans le chef des négociateurs du RAID, l´unité d´élite de la Police Nationale.

    Au fil du temps, l´empirisme qui présidait à la pratique de la « négociation » s´est transformé en une discipline aboutie, positionnée à la frontière de toutes les sciences humaines - d´où l´attrait qu´elle suscite.
    C´est aujourd´hui une vraie spécialité, riche et complexe, qui fait l´objet d´un cursus professionnel.
    Cet ouvrage est donc l´occasion de faire connaître ce nouveau métier de la police, qui s´est développé en parallèle dans les unités d´intervention du RAID et du GIGN. Il permet également de montrer ce que sont les réalités des interventions sur des « individus en crise », qu´il s´agisse de criminels retranchés, de malades psychiatriques, ou le plus souvent de simples citoyens connaissant un « accident de vie », c'est-à-dire un débordement émotionnel lié à des problèmes personnels graves, lesquels les poussent à la violence extrême.

  • Véronique Vasseur raconte tout sur son expérience de médecin dans cette prison vétuste, crasseuse, quasi moyenâgeuse, ville dans la ville où se côtoient étrangers de tous pays, petits malfrats et grands terroristes, sans-papiers et VIP.



    "Trois détenus se sont battus au couteau. Je suis dans le sang jusqu'à minuit environ. Le Lendemain, ça recommence : multiples blessures... C'est le temps lourd, le soleil, la chaleur suffocante des cellules qui les rendent dingues." Le vrai-faux médecin qui fait du trafic de diamants, les consultations dignes de la cour des miracles, la jambe de bois envoyée par la poste que l´on prend pour un fusil, les avaleurs de fourchettes, la lutte à mort entre les cafards et les punaises, le détenu qui mange ses crottes, les décoctions de jus de pile et les alambics bricolés, les évasions à la semelle de corde, les pendaisons avec un pyjama en papier, les trafics, la drogue, la prostitution, la délation, les tracasseries, les mesquineries... Mais aussi l´opéra donné par les prisonniers, les expositions, les poèmes, les matchs de foot, le système D...

    Telle est la vie de Véronique Vasseur, entre médecine humanitaire et médecine d´urgence.


    Écrit à la première personne, ce carnet de bord est un témoignage vivant, qui surprend, étonne et, paradoxalement, fait même sourire. C´est pour cela qu´il est unique, et qu´il émeut, au-delà des mots.

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