Editions du Cerf

  • Le grand avocat parisien revient sur ses doubles racines insulaires, la Corse et les Antilles. Contre les tentations communautaristes, un magnifique cri du coeur sur la gloire du métissage à la française. Une confession poignante, une alerte saisissante. Un grand livre.
    Un ministre de la Marine de Guerre, des faux-monnayeurs, des Antillais en Picardie, des Corses partout ailleurs, un magistrat comme patriarche, des soeurs sans compter, et surtout une mère toute de beauté pour animer la chronique magique d'une famille recomposée, se moquant des continents et des mers...
    Des joueurs de poker, des juges récusés, l'Afrique et l'affaire de l'Angolagate, la France et l'affaire Buffalo Grill, des clients fameux et des victimes anonymes, pour peupler le roman vrai d'une existence consacrée à défendre la loi contre elle-même...
    Une mémoire méditative des grands conflits militaires passés, une contemplation mélancolique de la " Question Noire ", une redécouverte émue de poèmes oubliés, un renversement éclairé de deux tabous majeurs, et un retour fracassant sur l'erreur judiciaire du siècle, pour dire une vie résolument inscrite dans l'Histoire...
    Déjouant les règles et les pièges de l'autobiographie, Jean-Pierre Versini-Campinchi offre ici, dans une leçon sans leçon, un hymne citoyen et enchanteur à la volonté et à la persévérance.
    Contre la tentation communautariste, une plaidoirie iconoclaste pour un métissage à la française.

  • Au milieu d'une actualité saturée par des scandales qui ont ébranlé l'Église, voici la grande étude historique qui fait le point sur la question.
    Qu'en a-t-il été des crimes et des délits des prêtres, particulièrement en France du xvie au xxe siècle ?
    Comment la hiérarchie a-t-elle traité ces transgressions du point de vue de la doctrine, de la morale et de la justice ? Et quel impact ont-elles eu dans l'opinion ? Enfin, en quoi l'évidence du mal heurte-t-elle le sens du sacré ?
    Cette plongée sans concession dans les archives secrètes et inédites de la face noire du sacerdoce se veut d'abord une contribution salutaire à l'authenticité de la vocation et l'appel à la consécration qu'il implique.
    Un livre vivant et courageux.

  • Ténor du barreau, avocat lors du procès sur le génocide du Rwanda, Fabrice Epstein jette une lumière crue sur les ombres et les impasses de la justice internationale. Un livre sur le divorce du droit, de la politique et de la morale.
    1994. Le génocide des Tutsi par les Hutu ensanglante le Rwanda.
    1996. La France se dote de la compétence universelle pour juger les suspects hutu qu'elle viendrait à arrêter.
    2011. Fabrice Epstein est commis d'office conseil de Pascal Simbikangwa, qui deviendra le premier accusé devant les tribunaux français.
    Le voici qui relate ici les coulisses de ce procès. Il pose toutes les questions qu'interdit habituellement la représentation transcendante que se fait d'elle-même la justice internationale.
    L'accusé a-t-il eu le droit d'accéder à son dossier ? Les témoins étaient-ils tous crédibles ? Les magistrats ont-ils mené les débats de façon impartiale ? La défense avait-elle les mêmes droits que l'accusation ? La cour a-t-elle eu la possibilité de reconstituer les faits sur les lieux du crime ? Bref : la France a-t-elle organisé un procès équitable ou s'agissait-il, au terme de la procédure, de condamner Pascal Simbikangwa pour l'exemple ? Et si oui, en quoi et de quoi un tel jugement serait-il exemplaire ?
    En disant la vérité, Fabrice Epstein oeuvre pour l'équité. Ce témoignage fort et dérangeant d'un jeune avocat descendant de victimes de la Shoah est une pièce à verser au dossier de l'histoire. Car on ne saurait combattre le mal radical par des faux-semblants.
    Une exhortation courageuse à la lucidité.

  • Belleville, Paris, au sein d'un quartier HLM, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017. Kobili Traoré, un Franco-Malien de 27 ans, pénètre par effraction dans le domicile de Sarah Halimi, une retraitée de confession juive. Il la roue de coups aux cris d'" Allah

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