Belfond

  • Ne dis rien

    Patrick Radden Keefe

    • Belfond
    • 24 Septembre 2020

    Immense succès critique, lauréat du prestigieux prix Orwell, Ne dis rien est une enquête journalistique d'une puissance inédite, une plongée au coeur de la violence politique, le portrait bouleversant d'une génération sacrifiée.
    1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais...
    Pourquoi une femme apparemment sans histoires s'est-elle retrouvée la cible de l'IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout le monde connaissait l'identité des agresseurs, personne n'a rien dit ?
    En s'intéressant à l'" affaire Jean McConville ", Patrick Radden Keefe, journaliste au
    New Yorker, revisite toute l'histoire du conflit nord-irlandais. Des manifestations du début des années 1960 jusqu'à la vague d'attentats qui a terrorisé tout le Royaume-Uni, en passant par les grèves de la faim de Bobby Sands et des
    Blanket men, il en révèle les derniers secrets, les zones d'ombre et, surtout, le prix à payer pour les individus.

  •  0500Le 16 octobre 1984, le capitaine de gendarmerie Étienne Sesmat se trouve sur les bords de la Vologne, dans les Vosges, alors qu'on retire des eaux le corps du petit Grégory Villemin. Il ne se doute pas en cet instant que ce drame va devenir l'une des plus grandes dérives judiciaires des vingt années à venir...Très vite, "l'affaire Grégory" défraie la chronique et divise l'opinion. Pour le capitaine Sesmat, qui sera le premier à conduire l'enquête, le crime de la Vologne n'est pas seulement une énigme policière, c'est aussi et surtout un monstrueux gâchis. Pourquoi en effet a-t-il fallut neuf années à la justice pour parvenir aux mêmes conclusions que les gendarmes après trois semaines d'investigations intensives ? Pourquoi les a-t-on dessaisis au profit de la police alors qu'ils touchaient au but ? Pourquoi ce dossier s'est-il enlisé dans l'un des pires chaos judiciaires et médiatiques qu'a connus notre pays ?Aujourd'hui, Etienne Sesmat n'est plus tenu par le devoir de réserve qui s'impose aux militaires d'active. Parce qu'il peut enfin parler librement, il répond aux accusations dont la gendarmerie a été la cible. En ce sens, son témoignage constitue un document exceptionnel, car s'il apporte une vision objective des faits, il livre aussi la vérité d'un homme confronté malgré lui à un dossier criminel hors du commun, et à un système judiciaire qu'il a toujours servi avec confiance mais qui a failli.0300Le 16 octobre 1984, le capitaine de gendarmerie Étienne Sesmat était sur les bords de la Vologne, dans les Vosges, au moment où on retirait des eaux le corps du petit Grégory. Il ne se doutait pas, en cet instant, que cette affaire allait bouleverser sa vie et sa carrière... Un document inédit.Le 16 octobre 1984, on retrouve le corps du petit Grégory Villemin dans la Vologne, à Docelles, un petit village des Vosges. Le crime est aussitôt revendiqué par un appel téléphonique et une lettre anonyme d´un « corbeau », apparemment proche des Villemin. Une enquête judiciaire minutieuse et rapide est menée par la gendarmerie locale, dirigée par Étienne Sesmat, dont les soupçons vont très vite peser sur Bernard Laroche, un cousin de la famille. Pourtant, le travail des gendarmes est aussitôt critiqué et dévalorisé par les avocats de l´inculpé, relayés par les médias qui font pression sur un juge d´instruction peu scrupuleux et accumulant les erreurs de procédure. Celui-ci retire l´enquête aux gendarmes, la confie aux policiers du SRPJ de Nancy, et finit par orienter ses soupçons vers la mère de la victime. Ce sera le début d´une dérive sans précédent dans les annales judiciaires, cristallisée par l´assassinat de Bernard Laroche, commis par le père de Grégory le 29 mars 1985. L´affaire sera finalement renvoyée à Dijon par la cour de Cassation. Un complément d´enquête sera nécessaire et, par un arrêt du 3 février 1993, le nouveau juge en charge de l´instruction soulignera de manière catégorique un non-lieu en faveur de Christine Villemin, accréditant notamment les premières investigations faites par les gendarmes.Pourquoi a-t-il fallu neuf ans à la justice pour arriver aux mêmes conclusions que les gendarmes qui, eux, avaient établi en trois semaines les faits qui auraient mené au coupable ? Étienne Sesmat, en reprenant la chronologie des événements, apporte un éclairage inédit sur une affaire qui suscite encore aujourd´hui passions et débats. Il répond aussi aux accusations dont la gendarmerie a été la cible, « sans haine ni esprit revanchard », mais en offrant une lecture objective et complète des faits.

  • Un état des lieux impitoyable du monde carcéral et de la situation scandaleuse réservée aux patients en milieu psychiatrique. Une réflexion et une analyse riches et constructives des dérives souvent arbitraires de l'enfermement préventif en France, par une avocate qui a vécu cette double expérience. Inédit.

    La vie d'Isabelle Lepac, avocate, bascule le jour où elle se retrouve brutalement incarcérée en détention provisoire. Elle passe alors six mois en prison. Quelques semaines après sa libération, et sans qu'elle en comprenne les raisons, elle est internée d'office en hôpital psychiatrique. À sa sortie, le parallèle entre ces lieux d'enfermement est évident.
    Elle prend rapidement conscience que le grand public ignore ce qu'il s'y passe et décide de témoigner. Forte de son expérience, à la fois témoin et victime des réalités de l'enfermement, elle livre ici un état des lieux sans concession du monde carcéral et psychiatrique, montrant du doigt l'arbitraire qui préside aux décisions de rétention de liberté et les dérives auxquelles détenus et patients des asiles, doivent faire face.
    Traversant cette double épreuve comme on ferait un « voyage immobile », Isabelle Lepac ne perdra à aucun moment son regard de professionnelle du droit ni sa curiosité. Accès au droit, conditions matérielles, solitude, violence, soins, aide à la réinsertion, l'avocate décrit rigoureusement les manquements des institutions, dénonce leur opacité, et propose des pistes de réflexion pour que la France cesse enfin - à l'heure où s'ouvre à nouveau le débat - d'être le mouton noir de l'enfermement.

    Un témoignage rare, une réflexion utile.

  • Un bordel, vu de l'intérieur. Un bordel, raconté par celles qui le connaissent le mieux : les prostituées. Un récit choc, une plongée au coeur d'une maison close Suisse.

    Un bordel huppé de Suisse. 70 filles. La plupart d'entre elles ont 20 ans. Ce sont de jeunes Françaises d'origine maghrébine issues des banlieues parisiennes, lyonnaises ou marseillaises. Elles viennent ici 4 jours par semaine puis rentrent incognito dans leurs familles. Elles gagnent environ 15 000 euros par mois. Des sommes qu'elles ne peuvent pas rapatrier en France. Elles claquent leur paie en vêtements de luxe, sacs à main, chaussures, bijoux et opérations de chirurgie esthétique. Ce lieu clos est dirigé d'une main de fer par la patronne du lieu, une Française qui continue d'exercer comme prostituée.
    En Suisse, les bordels se comptent par centaines, des lieux sécurisés et propres. L'argent y coule à flots. A priori, les filles sont libres d'y entrer et d'en partir quand elles le souhaitent, mais les choses sont bien plus sombres et complexes que cette apparente liberté.
    Le bordel, un lieu clos, hermétique au monde extérieur.
    Pour appréhender cette réalité, le récit est brut. Il relate une journée à l'intérieur du bordel. Les filles s'y entassent et tuent le temps en attendant les clients. Tous les faits relatés sont authentiques et les dialogues retranscrits sont réels.

  • Partant d'un fait divers qui a choqué l'Angleterre et l'Europe entière, une enquête passionnante, le cheminement d'un homme qui se débat face à sa propre histoire et sent ses convictions vaciller, une plongée au coeur d'un tabou : les pratiques sacrificielles toujours en usage en Afrique, mais aussi en Occident.
    Le 21 septembre 2001, le torse d'un jeune garçon noir est retrouvé dans la Tamise. Certaines mutilations sur son corps donnent à penser qu'il pourrait s'agir d'un crime rituel.
    Scotland Yard décide de faire appel à Richard Hoskins, professeur de théologie à l'université de Bath. Spécialiste des religions tribales d'Afrique, Richard a longtemps vécu au Congo avec son épouse Sue. Mais, alors que tous deux pensaient s'y établir définitivement, une tragédie avait précipité leur retour.
    Richard accepte de se mettre au service des enquêteurs. Mais cette difficile investigation va le renvoyer au drame qui l'avait frappé dix ans plus tôt. Un drame si dévastateur, si troublant, qu'il avait remis en question toutes ses certitudes....

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