• Durant l'été de 1978, Anya est allée rejoindre son père à Vancouver pour ensuite revenir, en camion avec lui. Ce voyage, loin de lui avoir permis de tisser des liens avec un homme colérique et imprévisible, l'a ébranlée. À la rentrée scolaire, rien ne va plus pour Anya. Son père a décidé de ne pas rester à Montréal, comme prévu, et sa meilleure amie la fuit. Appelée à rédiger son plus beau souvenir de l'été, Anya se remémore les évènements qui ont ponctué son périple de dix jours et découvre de manière fortuite une musique qui l'amène à se redéfinir et à s'affirmer : celle des Sex Pistols !

  • « Au lever du jour, un petit moineau se réchauffait au soleil sur les rebords de la boîte à fleurs qui pendait à sa fenêtre. Silencieux, encore engourdi de sa longue nuit, s´étirant à s´en arracher les bras, Claude se leva différent des autres matins. Dans le miroir aux mensonges, ébouriffé, la bouche pâteuse, il porta son regard désintéressé vers un inconnu aux yeux vides titubant de l´autre côté de la rue. Claude commençait son voyage par une journée ordinaire, comme d´habitude, et pour le reste, il allait laisser Bruxelles s´en charger. »

  • Avoir Brel dans son ADN. Lorsqu'en 1968 les premières notes d'accordéon de Marcel Azzola lancèrent l'onde de choc d'un tube planétaire repris à ce jour en plus de 150 versions différentes, l'histoire de Vierzon se lia soudainement et intimement à celle de Jacques Brel. Car si la chanson s'intitule Vesoul, c'est bien de Vierzon dont il est question dès le premier vers : « T'as voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon... ». Pour Rémy Beurion, vierzonnais de naissance et biberonné aux chansons de Jacques Brel, il n'y a pas de hasard dans l'évocation de Vierzon, mais de nombreux mystères. Pourquoi intituler Vesoul une chanson qui commence par Vierzon ? Pourquoi les vierzonnais ont-ils vécu cette allusion comme un affront ? Jacques Brel a-t-il vu Vierzon ?
    En 2008, Rémy Beurion se lance dans la création d'un blog qu'il baptise « Vierzoul » et tente de répondre à ces questions entêtantes. Dix ans plus tard, les chroniques et réflexions portées par Vierzoul donnent naissance à un essai épistolaire foisonnant de poésie et d'amour pour le grand Jacques et la ville de Vierzon. La publication de « Ta Belgitude... Ma Vierzonitude » chez Aranea Éditions coïncide avec le 40ème anniversaire de la disparition de Jacques Brel et les 50 ans de la chanson Vesoul. C'est le moment pour réconcilier définitivement la ville de Vierzon avec son Jacques Brel. C'est le moment pour donner à Jacques Brel la place qu'il mérite vraiment à Vierzon. Gageons que ce livre puisse y contribuer.

    Extrait :

    « J'ai tes cendres dans ma sacoche, nous roulons vers une autre idée, celle que la mort n'est pas si moche au regard du mal qu'elle nous fait. Cette fois-ci, mon cher Fernand, tu es derrière et moi devant, fendant la bise du matin qui sèche, sans vraiment le vouloir, le squelette de mon chagrin. J'ai plein d'os dans ma peine et peu de chair dans ma tristesse. A force de pleurer sans cesse, on épuise jusqu'à ses mains, on épuise jusqu'à ses fesses d'être assis là, sans lendemain. On épuise jusqu'à sa vie, trempée par l'eau qu'on ne boit plus. On épuise jusqu'à ses envies d'être sous terre en vivant dessus. On épuise jusqu'à ses « enfin » qui n'ont jamais rien résolu, ni nos phrases dont on sait la fin, ni le détail du superflu. »

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