Littérature générale

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Le Prophète surgit dune 'brume comme un vaisseau tant attendu. Après avoir déchargé sa révolte dans ses deux ouvrages antérieurs, Gibran crée, dans son Prophète, une atmosphère humaniste et universelle,mais aussi un mode de vie que des Américains, par milliers, ont adopté en silence.

  • Ève

    Charles Péguy

    Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique. VERSION INTÉGRALE

    Charles Péguy écrivit en six mois ce long et beau poème sur la Création à son retour d'une marche à Notre-Dame de Chartres. Cette oeuvre inusitée de 1911 quatrains et 7644 vers, avec ses alexandrins rythmés et soignés, est un véritable hommage rendu à la femme, matrice de l'humanité sur tout son parcours. Cette étonnante prière à Ève est un texte magnifique, Charles Péguy songeait à évoquer le Paradis dans un nouveau poème mais il trouva la mort le 5 septembre 1914, au tout début de la guerre.
    EXTRAIT : « Jésus parle.
    Ô mère ensevelie hors du premier jardin,

    Vous n'avez plus connu ce climat de la grâce,


    Et la vasque et la source et la haute terrasse,


    Et le premier soleil sur le premier matin.



    Et les bondissements de la biche et du daim


    Nouant et dénouant leur course fraternelle


    Et courant et sautant et s'arrêtant soudain


    Pour mieux commémorer leur vigueur éternelle,



    Et pour bien mesurer leur force originelle


    Et pour poser leurs pas sur ces moelleux tapis,


    Et ces deux beaux coureurs sur soi-même tapis


    Afin de saluer leur lenteur solennelle.



    Et les ravissements de la jeune gazelle


    Laçant et délaçant sa course vagabonde,


    Galopant et trottant et suspendant sa ronde

    Afin de saluer sa race intemporelle. »

  • Marie

    Christ Kibeloh

    Victor est un jeune homme de 18 ans, résidant à Saint Charles avec sa famille.
    Afin de poursuivre ses études universitaires, il est contraint de quitter sa ville d'origine pour Belleville, où il s'est exilé pour construire sa vie.
    A peine arrivé sur Belleville-sur-Mer, Victor s'éprend d'une jeune lycéenne qu'il va essayer de conquérir.
    Réussira-t-il à gagner son amour ?
    A découvrir

  • « Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu'elle a fait. »
    J'écarquillai les yeux d'étonnement. Avais-je bien entendu ce qu'il venait de dire ?
    « On parlera de moi dans le monde entier ! me répétai-je intérieurement. Moi qui ne suis qu'une moins que rien, moi une... prostituée ! »
    Ses paroles me réconfortèrent au plus haut point...
    Raconté par Marie de Béthanie, souvent confondue avec Marie de Magdala, ce récit relate le repas de Jésus chez Simon le Pharisien. Festin durant lequel Jésus fut humilié par son hôte, mais honoré par cette intruse qui reçut le salut éternel, en récompense de son geste louable...


    À propos de l'auteure

    Sola Bellegrace est une romancière française, née en Normandie, en 1980. Elle est mariée et mère de famille. À dix-neuf ans, elle a donné sa vie à Jésus-Christ. Et depuis, elle a écrit de nombreux romans pour son plaisir personnel. Elle a décidé de les proposer au public, car ils sont un excellent moyen de se divertir autour de la Sainte Parole de Dieu.



  • Les grandes émotions se manifestent le plus souvent dans l'art poétique.


    La poésie est une mélodie qui se joue dans l'intimité de la conscience


    afin d'inviter le commun des mortels à prendre conscience


    dans ce reste de temps qui nous reste à vivre sur cette terre pleine d'éthiques.





    Le vrai poète ne se lit pas dans ce qu'il a été,


    mais dans ce qu'il a présenté


    pour représenter l'inimaginable, la perfection, le bonheur et l'éternité.


    Poétiser devient donc pour nous qui l'avons compris, un ordre divin auquel jamais nous ne pourrions nous dérober,


    car nous savons que chacun de vous tous qui nous lisez,


    désire répondre à la question de savoir ce que c'est la vérité ?

  • Tarquimpol

    Serge Lamothe

    • Alto
    • 11 Septembre 2012

    Hanté par la possibilité que Franz Kafka ait pu, en 1911, séjourner au château du célèbre occultiste Stanislas de Guaïta, un chercheur décide de se rendre en Lorraine, dans le minuscule village de Tarquimpol, nid de mystères éternellement recouvert d'un épais brouillard. Mais la vérité ne se laissera pas facilement débusquer et, à l'instar des personnages du célèbre romancier, il sera confronté à des énigmes qui le dépassent.

    Kafka n'est jamais bien loin.

    Du Québec à la France, sur les chemins du coeur innombrable, Serge Lamothe tisse le récit d'une quête amoureuse et littéraire d'une grande finesse et s'interroge avec humour: «Peut-on vraiment, sans avoir à mentir, aimer plusieurs personnes à la fois, avec une affection et une tendresse égales?» Alya, Laurie, René et Li Wei n'ont pas de réponse toute faite, ni de mode d'emploi pour vivre cette passion monstre, ce polyamour; mais tous sont prêts à tenter l'aventure de la tribu. Ces nuits de folles caresses, leurs corps soudés dans une étreinte sulfureuse, les laisseront criblés de plaisir, ravagés de bonheur et dévastés d'amour.

    Drapé dans le brouillard, le mystère de Tarquimpol demeure entier.

  • « Marie demeura comme prostrée pendant un laps de temps qu'elle aurait été incapable d'évaluer à sa juste mesure. Elle réalisa, soudain, que la forme blanche, cette présence divine, en même temps que la lumière éblouissante qui inondait la pièce, avait disparu. Cette fois, elle était certaine de n'avoir pas rêvé. Elle prit conscience de la tâche divine dont elle se voyait investie. Elle en conçut une joie intense. De nouveau, elle ressentit comme un tiraillement au plus profond de ses entrailles. Elle comprit que cette conception de l'enfant divin à venir, déjà, se manifestait en elle. Ce divin enfant, déjà, manifestait sa présence. Ô joie, ô bonheur ! »

  • « Il ne peut s'empêcher de se mettre en colère contre les servantes prêtes à tout, qui grouillent aux alentours des casernes. Une sorte d'exutoire. Le soleil levant doit le trouver pur de toute volonté de révolte. Punaises, cafards, mille-pattes, cloportes, scorpions, les baptise-t-il. À leur image, une autre vermine, attirée par le sang, a dû envahir les plaies de son dos. Les démangeaisons l'obsèdent. Bientôt, il faudra qu'il se gratte. Elles resteraient supportables s'il n'y avait pas les mouches. Des milliers de mouches. Par expérience, il les différencie grâce à la fréquence des vibrations discontinues de leurs ailes. Leurs pattes fourmillent sur ses lèvres, autour de sa bouche, dans ses oreilles, explorant chaque recoin humide de son corps. Les plus intrépides viennent en bande sucer ses larmes, jusque dans les yeux, malgré l'acharnement nerveux des paupières. Il n'en peut plus. Au bord de la crise de nerfs, il lève la tête, et, les mains attachées dans le dos, essaie de les chasser de son visage avant de devenir fou. » Dans une ville du Sud, construite sur deux collines, un condamné à mort marche lentement vers le lieu de son exécution. Tout au long du chemin qu'il doit parcourir, sa mère, les femmes qui l'ont suivi depuis sa province natale, quelques compagnons de route, les soldats, leurs officiers, le gouverneur, sa femme, les représentants du pouvoir religieux, les leaders du commerce local comme la foule massée sur les trottoirs, vivent, avec lui, chacun de ses pas... Le héros ne dit pas son nom, toute précision est inutile : Gilbert Dausse réussit pourtant le tour de force à nous faire vivre ou revivre ces instants que chacun connaît. Un parti pris audacieux, où, sans lieux ni noms, le récit, d'une force de chaque instant, parvient à toucher l'universel : quoi de plus réussi pour évoquer celui qu'on dit mort par amour pour nous ?

  • "L'homme n'appartient ni à sa langue, ni à sa race : il n'appartient qu'à lui-même, car c'est un être libre, c'est un être moral (...). La vérité est qu'il n'y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l'Angleterre, la France, l'Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé!" Souvent cité mais quasiment jamais lu, ce texte publié initialement en 1869, véritable profession de foi d'Ernest Renan, reste d'une étonnante actualité.

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