• Cet ouvrage parle du Christ d'une fac?on a? la fois inhabituelle et fondamentale, radicale devrait-on dire. Les voix classiques des biblistes et des the?ologiens, des historiens et de tous autres savants, et jusqu'a? celles des institutions, y sont tellement discre?tes ou estompe?es qu'on les y croit pour ainsi dire absentes. C'est en effet du « Christ » qu'il s'agit, et de rien d'autre.
    L'auteur s'y meut, doctoralement nu, plonge? dans une nature exhaustive, malgre? elle et comme originellement christique. Cette nature, qu'il constitue lui-me?me d'ailleurs en me?me temps qu'il la refle?te, il la traverse inlassablement et en tout sens d'un puissant et surprenant scanner ; puis, ici et maintenant, autrement dit dans cette autre partition qu'est son texte, il lui impute une voix juste et ne?cessaire, celle de « Christ ».
    Ce livre sugge?re donc une fac?on de parler du Christ qui soit en-dec?a? de nos re?partitions et de tout ce que nous projetons sur cette figure immense, appele?e ou non appele?e « Christ ». Il s'agit la? d'une e?coute assez premie?re pour qu'elle joigne en nous ce lieu majeur de l'E?vangile : la naissance de l'homme, la venue de l'homme a? sa vraie vie. Une telle approche du Christ pe?ne?tre et embrasse a? la fois, d'un seul coup, tellement de couches et d'espaces qu'elle n'est ni le comple?ment ni la concurrence d'aucune autre. C'est dans le mouvement me?me de la modernite?, dans sa radicalisation, dans l'extre?me crise de la religion elle-me?me, que la figure du Christ peut surgir, e?mergeant du grand oublie?, interrogeant l'homme de fac?on de?cisive.

  • Cet ouvrage propose une étude de première main sur la christologie de saint Thomas d'Aquin. S'appuyant sur les récents progrès de l'histoire des doctrines philosophiques et théologiques, il veut faire bénéficier le lecteur d'une redécouverte des textes eux-mêmes, qu'il cite abondamment en traduction originale. Il s'agit aussi bien des textes devenus classiques - comme la Somme théologique et la Somme contre les gentils - et de ce fait souvent soumis aux réductions académiques, que des commentaires de l'Écriture habituellement négligés.

    L'intérêt d'un tel ouvrage, doté d'une documentation si riche, sera bien sûr culturel car il incitera à la lecture des textes d'un grand auteur; mais il sera avant tout doctrinal. Il y a en effet grand profit à remonter, des commentaires plus ou moins inspirés de la scolastique tardive qui l'ont trop souvent recouverte, à la source irremplaçable que sont et restent les écrits du Maître de Paris, de Viterbe et Orvieto, de Rome et de Naples. Là se dégage l'articulation vive, ménagée par celui qu'on a pu avec raison nommer le Prince de la théologie, de fortes exigences rationnelles et philosophiques avec l'affirmation centrale.

    La visée théologique de ce livre reste primordiale. À découvrir l'importance ontologique et la portée théologale dont saint Thomas crédite l'activité de connaissance et de vouloir exercée par l'homme Jésus, on assiste à la mise en oeuvre de la belle ambition, couronnée de succès: surmonter l'antagonisme multiséculaire, trop vite jugé inévitable, de la démarche théologique dite d'"en haut" et de celle qualifiée d'"en bas". Au dossier des plus grandes réponses offertes dans l'histoire à la redoutable question qui est latente dans l'affirmation "vrai Dieu et vrai homme", la christologie retracée ici servira de forte référence.

  • Positivement souhaite?e par Karl Rahner, nous lui de?dions la nouvelle publication de ce petit ouvrage publie? apre?s sa mort, survenue inopine?ment le 20 mars 1984.
    Qu'on ne se me?prenne pas cependant : le titre de l'ouvrage ne doit pas faire illusion ! On ne trouvera pas ici un discours de la simple pie?te?. Non que Rahner me?prise la pie?te?, mais il estime que, pas plus que la foi qu'elle doit traduire, elle ne peut subsister longtemps sans le travail - critique et confessant a? la fois - de la re?flexion the?ologique.
    A? qui consentira l'effort de le suivre, a? travers son e?criture sans facilite?s, dans sa pense?e sans complaisance, Rahner dira ici comment, « traversant dans l'amour espace et temps », il est effectivement possible d'aimer ve?ritablement Je?sus. Il le dira me?me au croyant qui ne s'y retrouve pas (ou gue?re) dans les formulations officielles de la foi. Quant aux autres croyants, il explicitera a? quelles conditions l'on peut estimer que Dieu leur ouvre, a? eux aussi, l'acce?s a? cette communication qu'il fait de lui-me?me en Je?sus-Christ et par l'Esprit-Saint.
    Pour faciliter autant que faire se peut la lecture des textes ici traduits, il nous a paru indique? de leur adjoindre, sous la forme d'une postface, une pre?sentation globale de la vie, de l'oeuvre et de la pense?e de leur auteur.

  • Comment sortir de l'opposition traditionnellement invoquée entre la science et la foi? Jean-Michel Maldamé montre comment, du dialogue entre la connaissance des sciences et la lumière de la révélation, résulte une meilleure intelligence de la réalité. Ces deux sources de savoir grandissent l'humanité et, ensemble, aident l'homme dans sa quête de la plénitude.
    Ce livre prend en compte les développements les plus récents de la science moderne et de la foi renouvelée par les recherches bibliques. Cette vision élargie débouche sur des dimensions plus réalistes et plus profondes de notre culture contemporaine où les sciences de la nature occupent une place prépondérante.
    Se livrant à une réflexion sur les découvertes de l'astrophysique et sur l'émergence de l'homme, cet ouvrage présente une théologie centrée de la figure de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, devenu, par sa résurrection, tête de l'humanité nouvelle et principe du monde nouveau.

  • Y a-t-il un Christ russe? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer "séparé du Christ".
    Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est-à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.
    À travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle.
    Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, Agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir.

  • Un philosophe chre?tien de renom apporte ici sa contribution a? la question de « Je?sus et Je?sus-Christ ». Sa de?marche propre s'inse?re dans la vise?e d'ensemble de la pre?sente collection, a? co?te? des approches bibliques et patristiques, historiques et the?ologiques, etc.
    Chre?tien, ce philosophe tente de dire en quoi l'annonce e?vange?lique, en tant qu'elle a pour centre la Croix, peut se permettre d'interroger la re?flexion ou discours (le logos, le Verbe) de la raison philosophique. Ce faisant, il pousse jusqu'au bout de sa logique l'articulation de ces deux termes dont il est le te?moin tenace : « philosophe » et « chre?tien ». La re?ponse a? cette interrogation est celle-ci : la Croix « parle » - autrement dit, elle est Verbe aussi -, a? certaines conditions, sur les questions fondamentales que se posent les hommes ; mais le registre de sa «parole» est situe? « au-dela? » de la raison comme telle. C'est la? que la « folie de la Croix » reconnue par saint Paul a sa place et son ro?le.

  • La démarche de cet ouvrage est principalement chronologique et nous permet de suivre le développement et l'évolution de la pensée de Maurice Blondel à la fois chrétien et philosophe, et philosophe parce que chrétien: "De la foi au Christ à la christologie philosophique" (Y. Perico); "Le pancosmisme dans l'Action et les premiers écrits" (X. Tilliette); "La christologie blondélienne dans la crise moderniste" (R. Virgoulay); "Le Christ et l'énigme du monde" (M.-J. Coutagne); "Blondel et le "lien substantiel" chez Leibniz" (Cl. Troisfontaines); "Le médiateur" (P. de Cointet); " Vinculum et Sursum" (E. Gabellieri).
    De ce parcours, émerge un Christ avant tout glorieux. Jusque dans la Passion, Blondel voit en lui l'Ecce homo, l'homme générique, plus que l'individu unique dont la singularité tient à ses limites propres. Cette gloire implique une présence et une action de l'Esprit: l'Esprit unit en lui le Père et le Fils et le Verbe unit en lui le Père et l'Esprit en tant que "pensée parfaite et charité substantielle".

  • L'abbé René Laurentin nous prend ici par la main, avec sa maîtrise incomparable des choses de Dieu mais aussi en pédagogue attentif aux besoins spirituels de tous, jusqu'aux plus démunis. Il nous aide à retrouver la prière, simplement, concrètement, mais à partir de l'essentiel : un nouveau regard sur Dieu méconnu.L'ouvrage comprend cinq parties, correspondant respectivement à chacun des actes fondamentaux de la prière personnelle : l'Adoration, l'Action de grâce, la Demande, l'Offrande et la Résolution. La prière se retrouve donc abordée par l'essentiel : Dieu Créateur, Dieu Sauveur des hommes qui vivent dans le péché. L'auteur, théologien qui met son savoir au service des humbles véritables, rappelle cette Existence méconnue, la seule qui tienne vraiment et qui donne sens à tous le reste.

  • Pour parler du Christ et montrer que c'est de lui que vient le Salut, les auteurs du Nouveau Testament et les Pères de l'Église puisent sans cesse dans l'Ancien Testament et en renouvellent complètement la lecture. Cela est particulièrement vrai pour le livre des Psaumes: livre de l'Ancien Testament le plus cité dans le Nouveau, commenté fréquemment par les Pères, il devient l'une des bases de la prière et de la méditation de l'Église.
    L'ouvrage de Pierre Grelot est une enquête sur les différentes lectures des Psaumes cités dans le Nouveau Testament et sur un certain nombre de leurs commentaires chrétiens. Il contribue à ouvrir l'exégèse et la théologie modernes à la question des "différents sens de l'Écriture".

  • Lorsque le Père Sesboüé donnait la première édition de ce livre, il y a près de vingt ans, il comblait une relative lacune de la recherche christologique qui s'était orientée massivement vers un retour à l'Écriture. Sans contester les bénéfices de cette recherche, le Père Sesboüé souhaitait parcourir la tradition dogmatique, et en particulier l'enseignement des conciles, pour y retrouver Jésus-Christ dans la tradition de l'Église.
    Ce faisant, il donne une interprétation actuelle des grandes affirmations doctrinales des trois premiers siècles et des formulations dogmatiques des conciles de Nicée, Éphèse, Chalcédoine I et II.
    Dans une dernière partie, il risque une proposition théologique personnelle qui tient compte à la fois des données de la tradition et de la recherche d'aujourd'hui. Il essaie en effet de dire l'identité de Jésus en respectant le relief de son évènement.
    Ce travail garde aujourd'hui une parfaite actualité. Bernard Sesboüé l'a d'ailleurs complété, dans cette même collection, par les deux tomes de Jésus-Christ, l'unique médiateur. Cette édition, corrigée et mise à jour, remet à la disposition des lecteurs la pierre angulaire de l'oeuvre christologique de Bernard Sesboüé.

  • La collection "Jésus et Jésus-Christ" consacrera un ouvrage à la théologie du Christ de chacun des évangélistes. La présente synthèse théologique inaugure cette série en s'attachant au premier des Synoptiques, l'Évangile de Matthieu.

    Une telle entreprise suppose à la fois, et la maîtrise de l'ensemble de l'oeuvre, dont la personne du Christ imprègne chaque ligne de ses gestes ou de ses paroles, et la lecture plus approfondie de passages particuliers. Aussi traîte-t-on comme par surcroît mais pertinemment de la plupart des questions plus générales relevant de l'introduction générale à l'évangile étudié.

    L'ouvrage de M. Quesnel met tout spécialement en relief deux dimensions de la christologie matthéenne.

    1 - La lecture de Matthieu fait passer d'une reconnaissance tâtonnante de Jésus comme Messie historique d'Israël à son identification expresse comme unique et vrai Fils de Dieu. Ce titre est le centre de la confession de foi; par rapport à lui, les autres dénominations de Jésus semblent s'effacer comme pour figurer au second plan.

    2- Jésus étant Fils de Dieu, sa présence parmi les hommes est du même coup celle de Dieu même au coeur de l'histoire, qui, dès lors, change de régime. Matthieu débute par l'annonce de la naissance de l'Emmanuel, "Dieu avec nous" (1,23); il se termine par la promesse que le Christ ressuscité est désormais "avec" nous "jusqu'à la fin du monde" (28,20). Le départ de Jésus inaugure une nouvelle modalité du monde appelée à se réaliser par l'Église. Ainsi, chez Matthieu et par l'approche du mystère du "Christ de Dieu" (16,16), passe-t-on comme de plain-pied de Jésus à l'Église. Théologie du Christ et théologie de l'Église y sont en effet indissociables; même si l'on doit les y saisir séparément, l'une mène immanquablement à l'autre.

  • Originaire de Smyrne en Asie Mineure où il avait connu Polycarpe - lui-même disciple de Jean, le compagnon et apôtre de Jésus -, Irénée fut évêque de Lyon dans le dernier quart du IIe siècle. Pasteur très attentif aux besoins de son Église, il fut amené à faire également oeuvre de théologien pour aider les chrétiens à faire face aux défis à la fois intellectuels et religieux que représentaient les divers courants dits "gnostiques". Au-delà de la grande influence d'Irénée sur l'Église ancienne, la redécouverte dont il fut l'objet au XXe siècle lui valut un regain d'actualité.
    Il ne faut toutefois pas s'y tromper, Irénée se situe à une grande distance culturelle de nous: dix-huit siècles! Le grand intérêt de ce nouvel ouvrage de B. Sesboüé est précisément qu'il se présente d'abord comme une introduction à la lecture d'Irénée et une présentation de sa pensée. Il montre bien que, si cette dernière est avant tout d'ordre christologique, il s'agit, en fait, d'une christologie si essentielle qu'elle concentre - qu'elle "récapitule" - la totalité de la foi chrétienne. C'est bien dans ce terme même de récapitulation que la théologie irénéenne trouve son principe et c'est en référence à lui qu'elle se déploie comme une "théologie de l'histoire du salut".

  • "Commencement de l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu." Ces mots, les premiers de l'Évangile selon saint Marc, en formulent le programme et, même, le plan. Pour autant, cette concision ne fait pas de la christologie de saint Marc une christologie "pauvre", loin s'en faut. À sa manière, qui est narrative, cet Évangile ramasse même toute la confession de foi qui était nécessaire à l'Église pour laquelle il est écrit.

    Le père Michel Trimaille a choisi de rendre compte, le plus simplement possible, de la manière dont un évangéliste a dit sa foi en Jésus-Christ par le moyen d'un simple récit. Rédigé avec la maîtrise d'un pédagogue reconnu, cet ouvrage fournit les moyens d'une lecture à la fois attentive et savoureuse de l'Évangile de Marc. Comme le rédacteur de cet Évangile et à son exemple, l'auteur de ce livre suggère plus qu'il ne démontre: par touches délicates, il conduit le lecteur vers une découverte progressive de "l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu".

  • Cet essai sur la rédemption et le salut, publié en 1988, a rencontré un tel succès qu'il devenait nécessaire d'en présenter une nouvelle édition.
    Nombre de questions demeurent sur ce mystère central de la foi chrétienne: le salut chrétien est-il une oeuvre de vie ou une oeuvre de mort? L'idée d'un Dieu vengeur qui exige la mort de son Fils pour satisfaire sa propre justice a été alimentée par la théologie et la prédication de ces derniers siècles. Elle habite encore les consciences. Qu'en est-il exactement?
    Le salut des hommes, c'est-à-dire à la fois leur libération du mal et leur entrée dans une communauté pleine de vie avec Dieu et entre eux, est l'oeuvre de l'unique médiateur, Jésus, le Christ. Cette médiation s'accomplit selon deux mouvements croisés: l'un, descendant, allant de Dieu vers nous dans le Christ qui nous aime à en mourir; l'autre, ascendant, allant de nous à Dieu par le Christ qui, Chef de l'humanité, aime le Père à en mourir. La mort reste le fait des hommes pécheurs, dont Jésus convertit l'oeuvre de mort en oeuvre de vie.
    Ce travail de mémoire doctrinale, si éclairant soit-il, ne peut suffire. Aussi, l'auteur propose-t-il, dans un second tome, un essai sur "l'histoire du salut", à travers les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'enquête menée dans la tradition est ainsi prolongée à partir d'une lecture nouvelle de l'Écriture, "âme de toute la théologie" selon Vatican II.

  • La pensée théologique des dernières décennies s'est largement déployée autour de la christologie. L'approche du mystère de l'Homme-Dieu s'est renouvelée lorsque, à partir des écrits apostologiques, elle a cherché à interpréter la première expérience de la foi en Jésus de Nazareth. Cette christologie, dite ascendante, contraste avec elle, que nous dirons classique, qui demeure plus sensible à l'énoncé même du mystère et au développement de son expression dogmatique. Newman se situe dans cette tradition: sa pensée sur le Christ est résolument trinitaire. Il atteint néanmoins la crédibilité de la foi par l'analyse, toujours fine et intuitive, du rapport des vérités du Symbole au mystère du Verbe incarné. C'est ce mystère qui donne sens et cohérence à tout le credo.

  • Connue depuis longtemps sous le titre peu exact de "Vie de Jésus", la partie de la Somme de Théologie présentée dans ce livre est bien plutôt une méditation théologique et spirituelle sur les principaux évènements qui ont jalonné l'existence du Christ. Injustement tenu pour un intellectuel à la pensée austère, Thomas d'Aquin se révèle ici passionné du Christ et de son mystère. Et il ne craint pas de poser à son sujet toutes les questions que lui suggère son amour: Que signifie pour Jésus d'être né de Marie la Vierge? Pourquoi a-t-il voulu être baptisé? Que s'est-il passé exactement lors de la transfiguration? Comment a-t-il vécu sa passion et sa mort? Qu'est-il allé faire aux Enfers? Comment est-il monté aux cieux?... Ces interrogations et bien d'autres encore n'ont évidemment pas pour but de satisfaire la curiosité du chercheur: il s'agit chaque fois de comprendre ce qui s'est réellement passé et d'en dégager la signification: mieux découvrir en Jésus la parfaite révélation de Dieu et du mystère trinitaire. Constamment appuyé sur l'Évangile et les Pères de l'Église, Thomas apporte à toutes ces questions une réponse originale et profonde qui n'a rien perdu de son actualité.

    Ce premier tome conduit le lecteur de la naissance du Christ et des questions qui se posent au sujet de sa conception, jusqu'à la transfiguration en passant par son baptême, sa prédication et ses miracles.

  • Alors que les Lumières se sont éteintes, la figure romantique du Christ qui se dessine fait du XIXe siècle le siècle pathétique par excellence. Si Dieu n'est pas ou n'est plus, le Christ n'est pas ressuscité, il n'est qu'un homme. Mais cet homme est le Fils de l'Homme, le témoin et le représentant de l'Humanité, dans sa lutte et dans ses souffrances. Aussi le siècle du romantisme est-il partagé entre incrédulité ou nostalgie, d'une part, hostilité ou enrôlement d'autre part. Toujours est-il que Jésus tourmente les poètes et stimule les révolutionnaires, tout en continuant de guider l'imposante cohorte des croyants.
    Dans cet ouvrage, le père Xavier Tilliette présente, sous la forme d'une collection de brèves monographies, un vaste panorama des différentes figures du Christ qui traversent la littérature romantique européenne du XIXe siècle. L'abondance et la diversité des citations (Brentano, Chateaubriand, Dostoïevski, Fichte, Jean Paul, Lamartine, Schelling...) fait de ce livre une véritable anthologie.

  • Je?sus avait-il la foi ? Pose?e sous cette forme, comme une alternative ne laissant le choix qu'entre le oui et le non, la question reste superficielle et ne suscite que des re?actions e?le?mentaires : non e?videmment, crieront les uns, Je?sus est Dieu, et Dieu ne peut avoir la foi. Bien su?r que oui, re?pondront les autres, sinon Je?sus ne serait plus un homme.
    Ce livre ne cherche pas a? prendre parti pour les uns ou pour les autres, ni me?me a? les de?partager en retenant la ve?rite? propre a? chacune de ces the?ses. Il voudrait, avant de donner une re?ponse, laisser vivre Je?sus, le regarder agir, l'e?couter parler, se rendre attentif a? sa prie?re, a? son silence et a? ses cris.
    Alors, l'ayant accompagne? jusqu'au bout, jusqu'a? sa mort dans le supre?me de?laissement, on peut commencer a? comprendre qu'en Je?sus, loin de s'exclure, la foi la plus abandonne?e et la certitude parfaite coi?ncident, que se livrer dans la nuit a? la volonte? du Pe?re est simplement re?ve?ler ce qu'est le Fils. Pour que l'homme Je?sus puisse croire de cette manie?re unique, il faut qu'il soit Dieu.

  • Ce livre, consacre? a? Je?sus enfant, est l'oeuvre d'un grand connaisseur des choses de Dieu comme des choses de l'homme. Il est aussi l'oeuvre d'un e?crivain, femme et me?re de famille. Ces trois e?le?ments annoncent sans fard les trois grandes dimensions de l'ouvrage. Plein de charme, de profondeur et de ve?rite?, celui-ci propose une lecture comple?te des e?vangiles de l'enfance, de Matthieu et de Luc ; lecture dans laquelle de fortes lec?ons humaines, pour l'homme d'aujourd'hui comme pour l'homme de toujours, s'expriment avec la gra?ce d'un souffle spirituel rare. Voici donc un livre de the?ologie certes, mais aussi et surtout un livre de spiritualite? dans le meilleur sens du terme.
    L'enfance de Je?sus est brie?vement raconte?e dans les e?vangiles. Y a-t-il des moyens d'en connai?tre plus, autres que d'e?tudier simplement les moeurs de la Palestine ancienne ou de repe?rer les emprunts faits a?
    L'Ancien Testament ? Pour l'auteur, la re?ponse est affirmative, et son livre en fait la brillante et forte de?monstration.
    Le texte se laisse en effet regarder, ou e?couter, de tre?s pre?s. E?pier le de?tail, examiner l'inflexion de la phrase, capter la respiration d'un re?cit e?tonnamment vivant en re?ve?le davantage. L'enfant Je?sus vient a? nous, merveilleusement pareil a? tous les autres ; mais de?ja? rayonnent le grand myste?re de sa personne et, comme fugitivement, celui de sa Passion. Tout se pre?pare dans la paix de Nazareth, jusqu'au jour ou? la jeune conscience de Je?sus s'e?meut, et offre sa premie?re re?ponse a? l'appel secre?tement perc?u. A? douze ans, a? Je?rusalem, l'enfant devient homme : le voile du Temple tout inte?rieur s'est de?chire?.

  • La croix. Symbole chre?tien par excellence. Le signe auquel des millions d'hommes et de femmes se reconnaissent, de par le monde, comme croyants au Dieu de Je?sus-Christ. Le signe dont ces gens ont l'habitude d'encadrer leurs prie?res, tant personnelles que communautaires. Le signe dont, leur vie durant, bon nombre de ces croyants encadreront leurs jours eux-me?mes : premier geste pose? au re?veil, il sera le dernier repris avant la nuit. Un signe que, pre?cise?ment parce qu'il apparai?t trop spe?cifique d'une croyance de?termine?e, nos socie?te?s de tradition chre?tienne en sont venues a? e?carter progressivement, a? mesure qu'elles s'affirmaient comme pluralistes et se?cularise?es, des lieux publics et des de?marches officielles. L'e?tude approfondie de l'auteur montre le long cheminement du te?moignage primitif pour interpre?ter la croix comme fait historique et comme de?voilement du myste?re me?me de Dieu a? notre e?gard.

  • Charles de Foucauld, converti en 1886, alors qu'il a 28 ans, quitte tout pour suivre Celui qui promet le centuple. Ce ne fut pas un coup de coeur passager mais le début d'un long campagnonnage. Et il fit de ce compagnonnge un amour, un amour qui cherche à connaître, à imiter, à goûter le mystère de son Seigneur bien-aimé. Figure contemplative remarquable, isolée parmi les Touaregs du Sahara, le Père Charles de Foucauld a exploré une façon nouvelle de témoigner de sa foi devant le monde et d'être missionnaire.
    Dans sa contemplation, il arrive à une figure de Jésus de Nazareth, son Frère en humanité et son Dieu, et il parle abondamment de Lui. Son langage, qui n'est pas celui d'un théologien, trouve spontanément les accents de l'intimité spirituelle. À fréquenter assidûment Charles de Foucauld à travers ses écrits et son témoignage de vie, on apprécie, d'une part, ses recherches théologiques pour éclairer le mystère de Jésus de Nazareth, d'autre part, son imitation amoureuse du Bien-Aimé.
    Il eût fallu intituler ce livre non pas le Christ de Charles de Foucauld, mais le Jésus de Charles de Foucauld, car s'il le croit ressuscité et sauveur comme St Paul et l'Église, il préfère retrouver les mots des évangélistes et le désigner par son nom de tous les jours, ce nom qui définit d'ailleurs sa personne et sa mission puisqu'il veut dire: "Dieu sauve".

  • Cet ouvrage expose la doctrine sur le Christ de plusieurs personnalités ou mouvements considérés comme les dissidents de la Réforme au XVIe siècle, à savoir: Thomas Müntzer, les anabaptistes suisses, Hans Denck, Sébastien Franck, Melchior Hoffman, Pilgram Marpeck, Caspar Schwenckfeld et les anabaptistes polonais. Souvent rejetés tant par les réformateurs classiques que par l'Église romaine, d'aucuns ont vu dans tous ces gens les représentants de la "Réforme radicale".

    L'examen de toutes ces doctrines révèle l'existence d'une multitude d'options différentes: qu'il s'agisse par exemple de l'apocalyptique "révolutionnaire" du mouvement paysan, des communautés confessante anabaptistes ou du Christ "intérieur" des spiritualistes. Cette diversité est frappante, comme l'est aussi la critique sévère de Luther qui l'accompagne.
    Il est possible toutefois de discerner quelque communauté de vue, sur des points essentiels qui ramènent précisément aux premiers moments de la Réforme. Ainsi, ces dissidents, qui se réclament tous de la Sola Scriptura, préconisent-ils tout d'abord le retour au texte biblique. Et sous l'influence de la Sola Fide réformatrice, critiquent-ils de concert l'Église "médiatrice" issue de la synthèse "constantinienne" du Moyen Âge.

    Ces mouvements et les représentations du Christ qu'ils ont élaborées, ont été souvent combattus, farouchement même. Ils n'en demeurent pas moins importants à connaître au-delà de leur intérêt historique. Car leurs recherches et leurs visées ne sont pas sans écho dans nombre de questions posées par le monde moderne.

    Ont collaboré à cet ouvrage: N. BLOUGH, F. LAPLANCHE, W. PACKULL, A. SEGUENNY, J. SEGUY, L. SZCZCUKI, S. VOOLSTRA, J.-H. YODER

  • Ce livre est la deuxième édition, avec nombre de mises à jour nécessaires, d'un ouvrage paru en 1979. Dans sa catégorie et même plus largement, ce fut un best-seller, salué partout comme l'étude quasi définitive sur la figure historique de Jésus. Le rajeunissement de ce "classique" au demeurant sans rides, sans être nécessaire, était souhaité de tous.

    La vie de Jésus est pertinemment replacée dans le contexte juif contemporain: c'est là que se trouvent les racines et les sources, historiques et sociales, culturelles et religieuses, de sa signification unique. Quatre parties se succèdent:

    1. L'axe méthodologique de la démarche, avec le rappel exhaustif des disciplines utilisées et l'évocation ouverte des tentatives antérieures, voire parallèles.

    /> 2. L'éclairage du personnage de Jésus à l'aide de l'arrière-plan religieux, éthique et culturel du judaïsme, son "milieu" naturel: les liens du Galiléen avec le mouvement baptiste, ses rapports avec la mouvance pharisienne, son autorité étonnante et sa liberté souveraine vis-à-vis d'une Loi que par ailleurs il respecte.

    3. La singularité de Jésus: ses qualités de prophète, ses activités de thaumaturge et d'exorciste, sa propre désignation comme "Fils de l'homme".

    4. L'évocation du lieu où les écrits qui nous parlent de Jésus ont leur source vivante: la communauté primitive des croyants qui, parfois dans la souffrance, partage son pain et sa parole en le confessant comme "Fils de Dieu".

    Voici donc un livre de science et de pédagogie, mais aussi de sagesse et de foi.

  • Professant que Jésus de Nazareth est le Christ et le Seigneur, la foi chrétienne le reconnaît par là-même comme vrai homme et vrai Dieu. Aussi est-ce à juste titre que l'on parle, assez couramment, de lui comme de l'"homme-Dieu".
    Une telle désignation manque cependant de précision et peut même prêter à confusion. Soulignant d'emblée ce point, l'ouvrage propose, en conséquence, de serrer de beaucoup plus près le langage néotestamentaire, lorsqu'il décerne à Jésus-le-Christ le titre de Fils de Dieu. L'auteur voit même dans la filiation divine "le principe de synthèse" de toute la christologie... Moyennant quoi, d'ailleurs, il est conduit à préciser bien davantage qu'on ne le fait habituellement le rôle de l'Esprit Saint.
    Si en effet c'est déjà dans l'Esprit que le Fils est engendré de Marie, c'est aussi par et en lui qu'il réalise sa mission dans l'histoire, puis meurt et ressuscite en Dieu, comme c'est aussi par et en lui qu'il ne cesse de poursuivre parmi nous son oeuvre de révélation de Dieu et de salut des hommes.
    Ainsi, justement parce qu'elle se veut ancrée dans l'écriture, cette christologie n'est-elle pas seulement filiale, mais pneumatologique et, donc, trinitaire.

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