• Pétra, la cité rose deJordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse. Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient aussi amoureux de la vie.
    Marie-Jeanne Roche est docteur en histoire (Paris X-Nanterre) ; elle est actuellement chargée de conférences à l'École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), et s'est spécialisée dans la civilisation nabatéenne. Elle dirige actuellement un projet épigraphique et archéologique au sud de Pétra.

  • Rome. On croit savoir beaucoup de la civilisation romaine. C'est sans doute vrai. On pense la connaître parce qu'elle est la source vive de la nôtre. Là réside l'erreur. Il faudrait pouvoir restituer, sur les hommes et sur les choses, le regard des Romains. L'objectif de ce guide est d'initier cette démarche.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • Oubliée pendant de longs millénaires, l'histoire de la Mésopotamie est reconstituée progressivement par les chercheurs depuis le milieu du XIXe siècle. Loin du despotisme oriental et des fastes exotiques, trois civilisations, Sumer, Assur et Babylone, revoient le jour grâce aux efforts conjugués des historiens et des archéologues. Ce livre propose une rencontre avec des hommes d'un autre temps.

  • La Palestine à l'époque romaine n'est pas une terre comme les autres : elle a connu le pouvoir d'Hérode le Grand, entendu le message de Jésus, subi la destruction du Temple, vu se développer le judaïsme rabbinique, abrité la première communauté chrétienne... Soumise à l'autorité de Rome, elle a nourri une civilisation à l'activité spirituelle intense, reflétée par de nombreux écrits, comme les Manuscrits de la mer Morte. Les découvertes et les recherches récentes en offrent aujourd'hui une image plus prégnante.
    Caroline Arnould-Béhar
    Spécialiste de la Palestine d'époque hellénistique.

  • Les Étrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l'heure où Rome balbultie. Moins mystérieuse qu'on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu'illumine peu à peu un art subtil et spontané.
    Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • Un dieu d'airain mangeur d'enfants, des éléphants dans la vallée de la Maurienne et une figue fraîche, voilà peut-être ce qu'ont conservé de Carthage les intermittences de la mémoire commune. Mais le témoignage de sa civilisation est d'une autre ampleur. Héritière des cités-états de la côte levantine, elle fut, du VIIIe au IIe s. avant notre ère, une véritable puissance économique, politique et culturelle qui s'opposa aux Grecs, puis aux Romains. Voilà qui mérite d'explorer l'univers singulier des Carthaginois.

  • 525 av. J.C.: Athènes domine un territoire d'à peine quelques milliers de km2.
    480 av. J.C.: une flotte de 300 trières, maîtresse de la mer Egée et venant de la plus grande base navale de la Méditerranée bat les 600 navires de l'envahisseur perse à Salamine. C'est la fin de la deuxième guerre médique. Athènes domine le monde grec.
    En 525, Thémistocle naît à Athènes. En 460, il meurt en exil. Qui a doté Athènes de cette flotte invincible? Thémistocle. Qui a vaincu le Grand Roi de Perse à Salamine? Thémistocle. Qui a créé le port du Pirée? Thémistocle.
    Celui qui éleva sa patrie au premier rang sera pourchassé comme un traître et finira ses jours chez l'ennemi.
    Plutarque, Diodore, Hérodote nous racontent.

  • Dans toutes ses oeuvres (Anabase, Helléniques, Cyropédie, etc.), Xénophon (env. 428 - env. 355 av. J.-C.), Athénien mais Spartiate de coeur, n'a cessé de poser la question de la forme et de l'exercice du pouvoir et de dessiner la figure du chef. Les trois ouvrages ici traduits (pour la première fois en français depuis 1930) expriment l'admiration pour Sparte telle que le législateur légendaire l'a organisée (Constitution des Lacédémoniens), pour un grand roi et général spartiate (Agésilas, à la fois biographie et éloge), enfin pour une éventuelle « bonne » tyrannie (Hiéron, dialogue à la mode socratique).
    On a ajouté la traduction de la Constitution des Athéniens, pamphlet anti-démocratique qui est joint dans la tradition manuscrite au corpus des oeuvres de Xénophon et qui, daté du milieu du Ve siècle av. J.-C., est en réalité l'oeuvre d'un « Vieil Oligarque », comme disent les historiens.

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • Dans l'ouverture de son Histoire universelle, qui fut la première du genre, le Sicilien Diodore emmène le lecteur dans un voyage merveilleux vers les terres des origines, l'Égypte, matrice de toute vie, l'Assyrie, l'Inde. Sur cette toile de fond prodigieuse, l'historien mythologue évoque la création du monde, la naissance des dieux et des hommes, les premiers conflits entre immortels et mortels, qui fournissent la matière d'une mythologie dont le monde entier, les Grecs en tête, se nourrira pendant deux millénaires.Contemporain de César, Diodore (Ier siècle avant J.-C.) est l'une des principales sources pour l'histoire et l'ethnographie du monde ancien.
    Michel Cassevitz est professeur émérite de grec à l'Université de Parix X - Nanterre.

  • Plus de soixante années de « séditions, rixes, querelles, meurtres, guerres » : de 133 à 70 avant J.-C., l'histoire de Rome et de l'Italie est une grande épopée de bruit et de fureur qu'animent les grandes figures des Gracques, de Marius, Sylla, Pompée et Crassus. Guerres civiles, Guerre Sociale, révolte de Spartacus, tout concourt aux malheurs et pourtant l'Empire romain s'étend et Rome accroît sa puissance. Le livre I des Guerres Civiles, partie de l'Histoire Romaine d'Appien d'Alexandrie (né vers 90 ap. J.-C. et mort vers 160), est le seul récit continu de cette période, un récit tragique où les analyses économiques et politiques ont un écho étrangement moderne.

    Jean-Isaac Combes-Dounous (1758-1820), juriste de formation, fut député pendant le Directoire et sous le Consulat ; juge pendant l'Empire, il applaudit la Restauration, mais, de nouveau député pendant les Cent-Jours, il fut destitué de son siège de juge en 1816 avant de le retrouver en 1819. auteur par ailleurs d'un Essai historique sur Platon (1809), il est surtout connu comme traducteur d'auteurs grecs ou anglais.

    Catherine Voisin, ancienne élève de l'École Normale Supérieure, est agrégée de Lettres.

    Philippe Torrens, historien, prépare une thèse de doctorat sur Appien.

  • Le livre relate les événements de 44-43 av. J.-C. : c'est le moment de la disparition définitive de la République ancienne, établie après le renversement de la monarchie en 509. C'est, après l'assassinat de César, le moment du premier conflit entre Antoine et Octave (le futur Auguste), de l'ascension de celui-ci, parallèle au déclin de celui-là- c'est le sommet de l'ensemble des cinq livres consacrés aux guerres civiles conclues par l'instauration de l'Empire, dont Appien a organisé le récit comme une tragédie en cinq actes.
    Récit qui fait intervenir, outre les deux acteurs principaux, une foule d'autres personnages sur des théâtres divers, à Rome, en Grèce ou en Orient. L'alternance, au coeur du livre, entre narration et discours reconstitués donne un texte vivant et animé, où les partis-pris de l'auteur sont servis par sa verve et sa capacité à faire vivre des scènes pittoresques. Quelles que soient ses faiblesses, l'Histoire d'Appien est un document irremplaçable sur les luttes internes en cette période cruciale et sur la vision qu'en avait un homme qui admirait la paix civile que l'Empire romain avait instituée.

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