• D'acier

    Silvia Avallone

    Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons uniformes, on a vue sur la mer, sur les jeux des enfants qui ont fait de la plage leur cour de récréation. La plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision. De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires, le délitement environnant... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les souveraines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir.
    «Un premier roman social de grande ampleur.» L'Express «Un premier roman solaire et poignant, d'une énergie folle.» Elle «Un roman social et initiatique, ample et claquant comme un film qu'auraient cosigné Ken Loach et Gus Van Sant.» Libération «Un énergie hors du commun, une rudesse tout ensemble dérangeante et revigorante.» Télérama «Un livre sombre, désenchanté, qui veut croire sans l'oser aux jours meilleurs.» La Croix «Puissant. Aussi tranchant que vrai.» Le Parisien «Une écriture sauvage dans une fresque humaniste de haute tenue.» L'Humanité Dimanche «Elle remue le fer dans la plaie d'une banlieue italienne.» Le Canard enchaîné «L'un des plus beaux livres de la saison.» France Inter, L'humeur vagabonde

  • Les Borgia

    Jean-Yves Boriaud


    Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance.

    Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée.
    D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455 Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492 Alexandre VI, qui, s'il compromet sa fonction dans plusieurs scandales, donne à l'Église, par la force, un territoire comparable à ceux des États-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Église, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. À Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille.
    Sous la plume légère et savante de Jean-Yves Boriaud, la saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Église, entre pourpre et sang, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • " Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un "guide" (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma vie d'écrivain. Je suis arrivé là très jeune, j'ai passé chaque année, printemps et automne, beaucoup de temps à marcher, naviguer, regarder, respirer, dormir et m'émerveiller. Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l'amour. L'amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. Venise n'est pas un musée, mais une création constante. Si vous échappez aux clichés, au tourisme, aux bavardages ; si vous avez réussi à être vraiment clandestin ici, alors vous savez ce que le mot paradis veut dire. Le monde se précipite vers le chaos, la violence, la terreur, la pornographie, le calcul aveugle, la marchandisation à tout va ? Mais non, voyez, écoutez, lisez : voici le lieu magique et futur dont tous les artistes et les esprits libres témoignent. " Philippe Sollers

  • Inséparables

    Alessandro Piperno

    Inséparables, les frères Pontecorvo, Filippo et Samuel, l'ont toujours été. Pourtant, ils sont très différents. L'aîné, paresseux patenté, collectionne les aventures. Le cadet, financier brillant, ne connaît en amour que des ratés. Et voilà que les destins s'inversent. Samuel subit un revers professionnel important, tandis que Filippo conquiert une renommée inattendue. Une renommée que les médias amplifieront pour de mauvaises raisons. Encore une fois les Pontecorvo vont devoir faire face aux pressions médiatiques. Alors que vingt-cinq années se sont écoulées, le passé refait surface. Un passé qu'il est temps pour eux d'affronter, tout en slalomant dans leur propre vie...

  • La peinture violente et raffinée de la Renaissance italienne à travers l'exercice du pouvoir des Médicis à Florence. A l'inverse d'autres villes italiennes, Florence, type même de la cité " libre ", fleuron des arts et des lettres à la Renaissance, ne va pas confier pendant deux siècles ses destinées à un condottiere, mais à un clan de simples citoyens. Longtemps obscurs, suffisamment habiles pour survivre aux convulsions d'une cité en proie aux pires désordres, les Médicis unissent leur destinée à celle de la ville et la portent à la quintessence de la culture dans tous les domaines. Derrière une peinture violente et raffinée de l'époque, l'auteur décrit l'ascension, la grandeur et la faillite de cette famille de changeurs devenus princes sans titre de Florence. Jacques Heers, professeur émérite à la Sorbonne, a notamment publié chez Perrin Les Négriers en terre d'islam, VIIe-XVIe siècle, Chute et mort de Constantinople, Le Moyen Age, une imposture et La Naissance du capitalisme au Moyen Age.

  • Iconoclaste, provocateur, politiquement incorrect, ce roman dresse le portrait d'une famille de la bonne bourgeoisie juive romaine, les Sonnino. Tout d'abord Bepy, qui à la sortie de la guerre préfère oublier le «clownesque couple» Mussolini-Hitler pour revenir à une scintillante et futile existence dans laquelle les femmes, surtout celles de ses amis, occupent beaucoup de place. Il ne comprendra jamais pourquoi son fils cadet Teo, doué et séduisant, choisit d'aller vivre «dans ce pays insensé dénommé Israël». Heureusement son aîné, Luca, s'inscrit dans la lignée paternelle : manteau croisé en cachemire, Porsche Carrera et fréquentation assidue de la business class. Quant à son petit-fils Daniel, le narrateur, issu d'un improbable mariage mixte il est pris dans un insoluble dilemme : «être juif pour les gentils» et «gentil pour les juifs». Handicap auquel viendra s'ajouter sa timidité sexuelle et son incapacité à entreprendre la belle Gaia, dans le tourbillon de la jeunesse dorée romaine.

  • Récit de voyage insolite, drolatique, Via Appia est une exploration de l'Italie d'autrefois et d'aujourd'hui, un livre passionné sur la beauté, l'amour et la liberté de penser. En descendant la Via Appia, cette route mythique qu'empruntaient les légionnaires romains, les éléphants d'Hannibal, les esclaves de Spartacus et les chars de Césars, Jacques de Saint Victor nous invite à un voyage peu commun. Outre le fait qu'il déteste la marche et ne se départit jamais d'un décapant sens de l'humour, l'auteur est l'un des plus fins connaisseurs de l'Italie. Au volant de sa vieille Fiat, il nous introduit dans l'Italie profonde. Loin des tours opérateurs, des exploits sportifs et de l'égotisme gratuit, c'est une plongée au coeur des mythes, au croisement des grandes cités antiques et de l'ultra-violence des mafias d'aujourd'hui. Suivre l'Appia, la plus ancienne route de l'Occident unissant le christianisme et le paganisme, l'Antiquité et le Moyen Âge, l'Occident et l'Orient, c'est retourner au berceau de la civilisation et de la vie publique. La Philosophie, la Démocratie, la Tragédie et la Comédie, Dieu et le Droit n'ont-ils pas trouvé leur source au creux de cette via publica ? Emprunter l'Appia, c'est aussi se frotter à la rudesse des " Sibéries du sud " et du populino, le petit peuple qui échappe aux statistiques et se reconnaît à son esprit " baroque ", ses rites insolites et ses superstitions. D'ailleurs, la Regina Viarum, la Reine des Voies, n'a rien perdu de son antique vocation de lieu de perdition. L'auteur nous révèle certaines anecdotes inédites et troublantes sur ce Far-west fasciste, sur l'épisode des Marocchinate, sur les " nouveaux Guépards ", la Camorra et la Casa Nostra, ces organisations secrètes et criminelles qui terrorisent et pillent le pays. Jacques de Saint Victor est un érudit passionnant qui a fait de cette traversée géographique un voyage heuristique, une remontée dans le temps et un petit traité du libéralisme intellectuel, ce qui n'est pas sans susciter de vifs débats avec sa femme. Naturellement, Michela, l'Italienne des Pouilles à l'irrésistible franc-parlé, est une députée féministe de gauche et professeur de philosophie morale tandis que son historien de mari ne jure que par Montesquieu et Tocqueville. Toujours dans un avion entre Rome et Paris, elle donne des conférences sur le couple pendant que lui développe " un cas préoccupant de régression touristique " en s'enfonçant dans les méandres de l'Appia. Mais n'est-ce pas aussi pour retrouver un peu de ce temps perdu de l'enfance, de cet état d'équilibre originel ? Prix de l'essai de l'Académie française 2013 pour Un pouvoir invisible. Les mafias et la société démocratique (Gallimard).

  • Le lynx

    Silvia Avallone

    Piero aime les belles voitures. Volées de préférence. L'espace d'un instant, voler lui permet de fuir un quotidien morne et lui donne l'agilité et la puissance d'un lynx. Une nuit de brouillard, quelque part dans la plaine du Pô, Piero stoppe son Alfa Romeo rutilante sur une aire de repos, entre dans un restoroute et s'apprête à braquer la caisse lorsqu'il tombe sur un adolescent paumé dont l'assurance et l'étrange beauté le foudroient... Une rencontre improbable qui changera le cours de sa vie. Dans ce récit intense comme une brûlure, Silvia Avallone confirme son immense talent.

  • Un livre qui balaie la légende de la reine vêtue de noir, concoctant dans l'ombre ses poisons et une politique machiavélique.
    Dans notre mémoire collective, Catherine de Médicis a très mauvaise réputation. La ruse et le machiavélisme auraient inspiré sa politique. Le poison et l'assassinat auraient été ses moyens de gouvernement. Femme et étrangère, elle était toute désignée à la vindicte. La veuve vêtue de noir, dominant et manipulant ses fils, responsable de la Saint-Barthélemy, aurait été la plus maléfique des reines de France.
    Le livre de Jean-François Solnon balaie la légende et brosse le portrait d'une femme courageuse. Sa grande passion fut le pouvoir : elle l'exerça trente années durant, au milieu des guerres civiles, toujours soucieuse de préserver l'unité du royaume et de rétablir l'harmonie entre les Français malgré les rivalités religieuses. "Le seul homme de la famille", a-t-on dit d'elle. On ajoutera : "Une femme qui fut un roi."
    Jean-François Solnon, professeur à l'université de Besançon, a notamment publié un Henri III, une Histoire de Versailles (tempus) et, dernièrement, un remarquable Turban et la Stambouline. L'Empire ottoman et l'Europe, XIVe-XXe siècle.

  • Une histoire grand public écrite par un Vénitien, à la fois journaliste, historien et homme de télévision, ancien président du Comité de sauvegarde de Venise.
    " La cité des doges, son histoire, les trésors de son architecture, et sa terrible agonie, qui dure depuis deux siècles, forment l'unique objet de son oeuvre. " François Dufay, à propos d'Alvise Zorzi.
    Qui, en rêvant devant les façades des palais vénitiens, n'a pas désiré percer le secret de ces murs et deviner les destins des familles patriciennes qui les ont habités au cours des siècles ? Par ce voyage à travers l'histoire de la ville et de ses habitants, Alvise Zorzi, l'un des meilleurs spécialistes de Venise, fait revivre, dans un texte dense et lumineux, les sept siècles où s'épanouit la Sérénissime en une symphonie adriatique aux mille tableaux rehaussés d'or et de sang.

  • Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. D'après Chateaubriand, " on entre dans Naples presque sans le voir, par un chemin assez creux ". Sans doute n'a-t-il pas emprunté le bon, car l'entrée est " grandiose " aux yeux de Stendhal. Tandis que Sade s'étonne du manque de goût dont témoigne le Napolitain, un siècle plus tard Dumas s'en réjouit : c'est qu'il se contente de peu de chose. Maupassant, Zola... : nombreux sont ceux qui ont vanté les rues étroites de Naples, ses femmes, ses enfants sur les balcons, penchés pour étendre le linge, à découvert toujours, car à Naples on vit dehors. " Je n'oublierai pas plus la rue de Tolède que la vue qu'on a de tous les quartiers de Naples : c'est, sans comparaison, à mes yeux, la plus belle ville de l'univers. " Stendhal

  • À 23 ans, Pierre Adrian part pour l'Italie sur les traces d'un écrivain insaisissable et fascinant : Pier Paolo Pasolini. Du « Frioul vide et infini » aux errances dans Rome et ses "nuits sans frein", il hume, palpe cette vie à fleur de peau, à rebours de tous les clichés.
    Magnifique quand il provoque la société, Pasolini n'a cessé de bousculer les idées reçues. Quarante ans après son assassinat, il reste vivant au point de nous brûler. Premier détracteur des téléviseurs et de la vie quotidienne, il s'attaque à la société de consommation, loue les joies du football et de la vie pastorale, s'insurge contre la tiédeur bourgeoise, les sentiments institués, et s'acharne à tout désacraliser. Pour s'approcher davantage du sacré.
    Un récit de voyage au plus près de Pasolini, une enquête incarnée, mais aussi la quête d'un frère, d'un maître, d'un "meneur d'âmes, meneur de nos petites âmes paumées du nouveau siècle".

  • Une texture vivante qui entraîne le lecteur dans un tourbillon incroyablement dynamique et énergique où tout communique, les vivants et les morts, le présent avec le passé, la farce populaire d'un acteur comme Totò et le sublime des madrigaux du prince Carlo Gesualdo.0500La Naples de ce Dictionnaire amoureux est la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l´intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d´une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d´une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d´abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent, beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes, de l´immense corne d´abondance trois fois millénaire qu´est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.DepuisChroniques napolitaines(1984), jusqu´àSous le soleil de Naples(2004), tous les livres de Jean-Noël Schifano portent la marque de son inépuisable et contagieuse passion napolitaine. Ecrivain de Naples, il est aussi le seul Français citoyen d´honneur de cette Ville tant aimée, et qui le lui rend bien.0300Dictionnaire amoureuxest la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l´intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d´une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d´une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d´abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent - beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes - de l´immense corne d´abondance trois fois millénaire qu´est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.0300Dictionnaire amoureuxest la Naples qu´il a vécue au quotidien, au fil d´années violentes traversées par un tremblements de terre, les guerres de clans camorristes. A partir de son expérience intime, sensuelle et culturelle, il célèbre le " génie " d´une forme de vie napolitaine, d´une " civilisation " unique en Europe. Son rapport à Naples passe par une gourmandise insatiable pour toutes les nourritures, beautés, merveilles et bizarreries, de cette immense corne d´abondance qu´est l´ancienne capitale du Royaume des Deux Siciles. N'importe quelle entrée duDictionnaireouvre sur une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, et vous êtes dans une Naples baroque, de ce " baroque existentiel ", qui se retrouve et circule partout, de la sfogliatella, " blond coquillage chaud " dégusté le matin à la pénombre des hypogées, aux volutes d´or des monastères et aux voix d´anges du San Carlo.
    Dans la perspective réaliste qu´il imprime à ceDictionnaire amoureux, Schifano qu´on dit volontiers, là-bas, " fils du Vésuve " n´en reste pas moins romancier et mythologue. Romancier captant et restituant, au plus près de la vie, les détails, les gestes, les présences qui remplissent chaque page de personnages à la fois réels et fabuleux, à l´instar de ceux qui peuplent les crèches. Et mythologue parce qu´à Naples, terre de Parthénope et d´Ulysse, d´Enée et de saint Janvier, et de Pulcinella, les histoires vraies trouvent leur éclairage le plus profond dans le mythe, tout renvoyant à un ensemble de signes, de connivences, de passages, qui fonde le sentiment d´être ou de ne pas être, physiquement,

  • Un voyage enchanté au coeur de la cité de Rome entre Ville éternelle et capitale de religion. Après une décadence de près d'un millénaire, voici le récit des deux siècles - 1450-1660 - par lesquels Rome redevint la Ville éternelle et rayonna à nouveau en Occident d'une splendeur incomparable. Ce qu'il a fallu d'énergie, de ténacité, parfois de démesure aux grands papes Borgia, Della Rovere, Médicis et Farnèse pour opérer ce redressement et ce renouvellement urbain est aujourd'hui difficile à imaginer. A cette grandiose résurrection politique, intellectuelle, spirituelle et surtout artistique resteront associés les noms de Bramante, Raphaël, Michel-Ange et Titien, mais aussi d'Ignace de Loyola, Philippe Neri et Charles Borromée. Saint-Pierre de Rome incarne à elle seule cette époque inégalée.

  • Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance, du fondateur Alonso au rédempteur Francesco. Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • Le nord de l'Italie concentre l'élevage des bovins avec une production importante de produits laitiers (lait, beurre, fromage). La plaine du Pô développe la culture du riz, des légumes et des fruits. Le Sud voit la domination du blé, d'où est issue la

  • Il y a tout juste dix ans, Dominique Fernandez décida de rassembler la somme de ses nombreux écrits sur l'Italie. Cet imposant volume était logiquement conçu de manière abécédaire. Le titre général retenu par son auteur était tout à la fois évident et banal : Le Voyage d'Italie.
    Nous nous permettons d'écrire « banal » car, depuis Goethe, le nombre d'auteurs ayant publié un Voyage d'Italie est impressionnant.
    C'est donc fort judicieusement que Dominique Fernandez explicita sa démarche anthologique par un sous-titre qui vaut toutes les déclarations : Dictionnaire amoureux.
    Il n'est que justice que la collection dont il est l'inspirateur involontaire reprenne, augmenté de près de 200 pages, son Voyage d'Italie, le transformant en Dictionnaire amoureux,édition que nous pouvons désormais considérer comme définitive.

  • Le voyage de G. Mastorna

    Federico Fellini

    • Sonatine
    • 12 Septembre 2013

    C'est juste après avoir terminé un de ses chefs-d'oeuvre, 81/2, que Federico Fellini, au sommet de sa gloire, se lance dans le plus ambitieux de ses projets : Le Voyage de G. Mastorna.



    Génial, mais démesuré et coûteux, le film ne verra jamais le jour et restera le grand regret de Fellini. De rares traces subsistent néanmoins : des essais de Mastroianni pour le rôle-titre, quelques photos de tournage et un synopsis magnifique, écrit en collaboration avec Dino Buzzati et Brunello Rondi. On le lit comme le plus excitant des thrillers métaphysiques.


    Fellini y met en scène son double fantasmé, un violoncelliste catapulté dans une sorte de ville-limbes, variante onirique et délirante de la réalité terrestre. Il nous offre une Odyssée moderne dans un au-delà laïc, " immanent " et terriblement humain, comme une réponse inspirée à Dante et à sa Divine Comédie.


    Livré à lui-même, totalement perdu, G. Mastorna devra endurer les pires épreuves pour se libérer de ses interprétations erronées de la vie, retrouver une identité, une destination et, enfin, la paix.


    Ce récit, inédit en France, recèle tout le génie du réalisateur et se révèle débordant de surprises et d'inventions : une hypergare avec des trains hauts comme des immeubles, un quartier composé uniquement de centaines de temples de toutes les confessions de la planète, des morts qui, à l'heure du thé, sortent de leurs tombes pour recevoir leurs parents, une fête macabre où les trépassés s'amusent à se jeter d'une terrasse pour fêter la libération de la grande peur, autant d'éléments qui font de ce synopsis l'incarnation même de la mythologie fellinienne.


    Avec ce texte exceptionnel, qui évoque Le Procès de Kafka, Fellini se révèle un écrivain formidable à la langue puissante et raffinée. On sort de ce voyage vertigineux au pays des morts abasourdi et rasséréné par cette magnifique réflexion métaphorique sur l'au-delà.


    Federico Fellini est réalisateur et scénariste. Il est né à Rimini le 20 janvier 1920 et décédé à Rome le 31 octobre 1993.

  • Une piscine tranquille, au coeur d'une sage résidence romaine. Une piscine vers laquelle convergent tous les regards, parfois indiscrets. Une piscine où Filippo consent à descendre de temps à autre sur son fauteuil roulant, accompagné de «l'Indispensable», le fidèle Péruvien au service de sa famille depuis des lustres. Villa Magnolia est semblable à un petit bourg, tout le monde s'y connaît... Mais lors d'une chaude matinée d'été, survient un inconnu, un nouveau locataire. Au bord du bassin, l'homme exhibe son dos traversé par trois horribles cicatrices. Quelques jours plus tard il intervient manu militari pour défendre une résidente agressée par deux voyous que l'on retrouvera par la suite carbonisés dans leur voiture... Mais qui est cet énigmatique individu? Et pourquoi devient-il peu à peu nécessaire à tous? Avec ce roman brillant, Luigi Carletti nous entraine dans une comédie à l'italienne qui flirte avec le polar.

  • Giacomo, fils de menuisier, n'a connu depuis l'enfance que l'univers des jouets fabriqués par son père. Pour sauver l'entreprise familiale, il décide de se rendre dans le petit village de Collodi, en Toscane, où se trouverait l'arbre magique dont on fit Pinocchio. Une fois sur place, tout l'enchante : l'Italie, sa langue, son vin, ses femmes... Mais doit-il se fier au mystérieux inconnu qui lui promet de lui révéler son secret ? Et ce trésor qu'il convoite tant, existe-t-il vraiment ?
    Dans ce conte plein de fantaisie et de tendresse, Jean-Marie Gourio revisite avec bonheur Les Aventures de Pinocchio, classique de la littérature italienne. Construit comme un roman épistolaire, ce récit à l'univers délicieusement poétique nous réconcilie avec le rêve, le merveilleux et le monde de l'enfance. L'Arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio est le premier titre de la collection " Papillon ".

  • Giuseppe Verdi n'est pas seulement l'un des maîtres de l'opéra mondial. Il fut aussi, au même titre que Garibaldi et Cavour, l'un des héros du Risorgimento italien, l'homme dont l'image s'est identifiée pour les Italiens avec celles de la liberté et de la nation.Comment ce fils du peuple, né en 1813 sujet de la France napoléonienne, est-il devenu trente ans plus tard le porte-parole d'un patriotisme italien dressé contre la domination autrichienne ? Dans une Italie où règnent l'analphabétisme et le pluralisme des idiomes, nombreux sont ceux qui, bourgeois ou représentants du peuple citadin, vont trouver dans la musique du maître de Busseto le moyen d'exprimer leur désir de vivre libres.Cette communion patriotique suscitée par l'opéra verdien ne saurait faire oublier que ses oeuvres sont acclamées de Paris à Londres et Saint-Pétersbourg. Verdi est bien le " patron " de la seconde moitié du XIXe siècle par l'ampleur et le renouvellement de ses créations. Et jusqu'à sa mort, en 1901, il tient en respect la jeune génération italienne comme l'astre montant de la musique européenne : Richard Wagner.Mais l'homme Verdi ne se réduit ni à sa production dramaturgique ni même au rôle mobilisateur qui fut le sien. Propriétaire terrien bâtissant, arpent après arpent, son domaine sur les rives du Pô, ce philanthrope se montre ami fidèle, époux et père brisé par la disparition des siens, puis compagnon de vie d'une autre victime du destin, la cantatrice Giuseppina Strepponi, qu'il lui faudra imposer face aux préjugés du temps. Tels sont, continûment mêlés, les traits d'un personnage qui, à l'instar en France de Victor Hugo, a mis son génie au service de la liberté.

  • Pasta pour tous

    Dorian Nieto

    Sur le thème d'une cuisine familiale et du quotidien, retrouvez 90 recettes de pâtes.
    Cette collection servie par une maquette permettant d'accéder avec peu d'ingrédients en 3 étapes maxi à l'essentiel et à une réalisation imparable et sans faille pour se régaler sans complexe d'une cuisine simple, saine et savoureuse, vous amène à découvrir dans ce titre des pâtes du monde entier.
    Accessibilité garantie avec au menu :
    Des pâtes aux boulettes, un gratin de macaroni au fromage, des pâtes aux noix de Saint-Jacques, des pâtes aux lentilles et légumes d'hivers, etc.
    Après avoir été sociologue, Dorian Nieto a ouvert son blog de cuisine Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça... doriancuisine.com pour partager sa cuiine. Depuis, elle a envahi sa vie et est devenue son nouveau métier. Et quelquefois les journées sont bien trop courtes... Il est l'auteur chez Solar de 4 ingrédients 1 plat.


  • 15 juin 1964.
    Une demande m'est arrivée d'Amérique pour publier en un volume l'ensemble des journaux que j'ai tenus. Je ne les ai pas écrits au nom d'une ambition littéraire. Cependant, l'idée que le public connaisse les coulisses d'un film et se rende compte de tout le travail pénible qu'il faut pour en réaliser un m'amuse...

    Comment travaillait Vittorio De Sica, l'un des plus grands réalisateurs italiens, cet homme qui, même avec quatre Oscars, abordait chaque nouveau film avec l'anxiété d'un débutant ? Adressé à sa fille, ce journal épistolaire est un fantastique aperçu des coulisses de quatre de ses longs-métrages : La Ciociara (1960), Hier, aujourd'hui et demain (1963), Mariage à l'italienne (1964) et Les Fleurs du soleil (1970).
    Film après film, lettre après lettre, De Sica raconte les conditions de ses tournages. De la difficulté à faire jouer des enfants aux imprévus météorologiques, il nous fait partager ses passions et ses angoisses, nous invite dans sa relation fusionnelle avec la jeune Sophia Loren, au talent et à la volonté sans pareils. Entre fatigue et doutes, dîners et paillettes, la question de la création et de l'art est au centre de la réflexion du cinéaste.

  • Il y a tout juste dix ans, Dominique Fernandez décida de rassembler la somme de ses nombreux écrits sur l'Italie. Cet imposant volume était logiquement conçu de manière abécédaire. Le titre général retenu par son auteur était tout à la fois évident et banal : Le Voyage d'Italie.
    Nous nous permettons d'écrire « banal » car, depuis Goethe, le nombre d'auteurs ayant publié un Voyage d'Italie est impressionnant.
    C'est donc fort judicieusement que Dominique Fernandez explicita sa démarche anthologique par un sous-titre qui vaut toutes les déclarations : Dictionnaire amoureux.
    Il n'est que justice que la collection dont il est l'inspirateur involontaire reprenne, augmenté de près de 200 pages, son Voyage d'Italie, le transformant en Dictionnaire amoureux,édition que nous pouvons désormais considérer comme définitive.

empty