• Novembre 2022. Un cyclone d'ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Incapables de rembourser les dégâts, les compagnies d'assurance font faillite ; à leur suite, le système financier américain s'effondre, entraînant dans sa chute le système mondial. Plus d'argent disponible, plus de sources d'énergie, des catastrophes climatiques en chaîne, plus de communications... En quelques mois, le monde entier tel que nous le connaissons est englouti.
    Antoinette Rychner s'est inspirée des théories de la « collapsologie » pour bâtir ce roman. S'y déroulent en alternance les aventures de quatre personnages qui tentent de survivre dans une société condamnée à réinventer ses propres logiques, parfois au prix de la barbarie ; et une « épopée » chantée par deux femmes, le soir à la veillée.
    Ce récit des origines raconte l'avant et l'après-catastrophe, soulevant concrètement des interrogations politiques, humaines et sociales : l'humanisme est-il l'apanage des sociétés qui vont bien ? Ou est-il possible d'inventer, au coeur même du désastre, de nouvelles façons de vivre ensemble et d'habiter le monde ?
    Un roman visionnaire et inspirant, alors que les questions environnementales sont devenues incontournables.
    Antoinette Rychner est née en Suisse en 1979. Après des études à l'Institut Littéraire Suisse, elle se consacre à l'écriture dramatique et romanesque. En 2013, elle a obtenu le prix SACD de la dramaturgie de langue française pour Intimité Data Storage (Les Solitaires Intempestifs). Après cinq pièces de théâtre, un recueil de nouvelles et un roman épistolaire, elle a publié en 2015 son premier roman, Le Prix, dans la collection Qui Vive. Il a obtenu le prix Michel-Dentan et le prix suisse de littérature 2016, les deux plus importantes récompenses littéraires de Suisse romande. Après le monde est son deuxième roman paru chez Qui Vive-Buchet/Chastel.

  • On dirait de la science-fiction, pourtant il s'agit des innovations les plus modernes en science et en technologie. Dans quel objectif ? Renforcer la nature humaine en hybridant l'homme avec des machines et finir ainsi par créer un individu génétiquement modifié, totalement artificiel et dépossédé de ses liens avec le monde naturel.


    Mais quel est le véritable objectif de cette recherche ?
    Qu'implique cette révolution anthropologique pour l'homme ?

    La technologie est-elle devenue un moyen d'entraîner l'humanité vers un horizon dystopique ?


    Connaître les recherches et les objectifs du posthumanisme peut nous aider à arrêter cette dérive avant que les machines ne se rebellent contre leurs inventeurs.

  • Mon oncle Benjamin

    Claude Tillier

    • Libretto
    • 2 Novembre 2017

    Gaspard Machecourt rapporte ici quelques épisodes de la vie de son oncle Benjamin Rathery qui vécut dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, à Clamecy, petite ville de la campagne nivernaise.
    Benjamin Rathery, médecin sans conviction peu enclin à payer ses dettes, plutôt amateur de bonnes bouteilles, assez cultivé, portant l'épée et célibataire invétéré, vit chez sa soeur. Cette dernière cherche à le persuader de se marier, ce qu'il accepte à la suite d'un incident de beuverie durant lequel il blesse son beau-frère. Le choix se porte alors sur la fille d'un autre médecin des environs, Minxit.

    Adapté en 1969 au cinéma par Édouard Molinaro, avec Jacques Brel dans le rôle principal, Mon oncle Benjamin est un classique.

    Claude Tillier (1801-1844) fut pamphlétaire et romancier. En 1821, il effectue son service militaire, au cours duquel il participe à l'expédition d'Espagne. À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d'école. Parallèlement, il oeuvre comme journaliste à L'Indépendant à Clamecy, puis à L'Association, un journal démocratique de Nevers. C'est en 1842 qu'il fait paraître son chef-d'oeuvre, Mon oncle Benjamin, sous la forme d'un feuilleton dans les colonnes de L'Association avant qu'il ne paraisse en volume en 1843.

  • « Exister dans le système, c'est souvent être assis derrière des vitres, face à un écran. » Des forces nouvelles, mixtes de technique, d'économique et de numérique, ont fait irruption au sein du technocapitalisme mondial. Nous assistons aux premiers effets de ce qu'il faut bien appeler des « ultraforces » qui, en créant un nouveau monde, déstabilisent les systèmes et fragilisent les existences.
    Dans ce contexte, nous devenons multiples, éclatés, parfois écartelés. En nous coexistent trois visages : un moi cherchant sa place dans un système constitué de vitres protectrices et d'écrans ; un sujet clivé par les ultraforces d'une mondialisation qui crée autant qu'elle détruit ; et enfin un soi précieux marqué par la saveur d'exister, la recherche d'équilibre et le goût des autres.
    Comment inventer une convergence entre ces trois facettes de nous-même ? Comment sortir du dualisme appauvrissant qui résulte de la surenchère entre systèmes fragilisés et ultraforces décomplexées ? Cela ressemble à la fin d'une ère. Peut-être le moment est-il venu de préparer la transition vers un monde où la culture de soi et le sens des autres deviendraient centraux.

  • Grands courants de la littérature française est un outil de référence abordant dix grands courants de la littérature francophone : Humanisme, Baroque, Classicisme, Lumières, Romantisme, Modernité, Réalisme, Symbolisme, Surréalisme, Culture contemporaine.
    Chaque chapitre détaille le sens de l'appellation du courant, le contexte historico-culturel, les traits majeurs du courant, les auteurs et oeuvres emblématiques et propose des extraits représentatifs.
    Cette brillante synthèse, abondamment illustrée, est abordable pour les élèves de l'enseignement secondaire et supérieur.
    Vous naviguerez aisément à travers les courants littéraires à partir d'une ligne chronologique interactive, d'un index des auteurs ou par chapitre, tout en bénéficiant de notes explicatives et d'un lexique accessibles en pop-ups.
    Les auteurs, Georges Legros, Michèle Monballin et Isabelle Streel, sont des spécialistes de la littérature et de la didactique du français.
    Cet ebook est au format ePub 3 et n'est lisible que sur les iPads, ordinateurs Apple (iBooks) et PC avec l'application de lecture Readium (Chrome).
    Pour les ordinateurs, il faut travailler avec une souris pour circuler dans la ligne chronologique !
    Pour en savoir plus : www.editionserasme.be/grandscourants

  • Universalisme ou différentialisme ? Féminisme et laïcité ? Et le genre dans tout ça ? Faut-il être fière d'être une femme ? Libération sexuelle et prostitution. Le féminisme à l'épreuve du religieux. Menaces sur les droits des femmes. Défendre les femmes, ou défendre une idée ? Parité, mixité ou entre soi ? Toutes ces questions, et d'autres encore, l'auteur les aborde dans un dialogue avec sa fille adolescente. L'occasion d'une balade dans l'histoire du féminisme, d'Olympe de Gouges aux Femen, en passant par les suffragettes. Avec comme fil conducteur l'exigence du refus de toute réduction de l'individu à son sexe. Car le féminisme est avant tout un humanisme.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • L'humanité serait-elle entrée dans le « pot au noir », cette zone au milieu des océans où les vents qui soufflent en sens contraires se neutralisent ou se combattent ? Dans un monde pris dans ces tourbillons, entre paralysie et naufrage, où trouver la boussole qui permettrait d'en sortir ?
    Pour échapper au désordre, stabiliser l'instable et penser l'imprévisible, il ne suffit pas de placer l'humanité et ses valeurs au centre du monde, comme a tenté de le faire la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948. Il faut réguler les vents autour de principes communs et inventer la boussole d'un humanisme élargi à la planète qui guiderait les humains sur les routes imprévisibles du monde.
    Mireille Delmas-Marty est juriste, professeur émérite au Collège de France, où elle a été titulaire de la chaire « Études juridiques comparatives et internationalisation du droit ». Elle est aussi membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Ses travaux portent sur l'internationalisation du droit, notamment des droits de la personne (par exemple, la justice pénale internationale), des droits économiques et sociaux (la responsabilité des entreprises transnationales) et environnementaux (la qualité du climat). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Aux quatre vents du monde (Seuil, 2016), et intervient régulièrement dans le débat public.

  • L'Europe des xve et xvie siècles voit émerger puis triompher le mouvement humaniste. Comment l'humanisme, né comme une contre culture et diffusé par des réseaux intellectuels italiens épris de la redécouverte des classiques, s'impose-t-il aussi vite comme un modèle dominant ? A cette question classique, ce livre apporte des réponses nouvelles. Il montre que l'humanisme triomphe à travers l'Europe selon des formes, des expressions et des degrés variables selon les espaces, les publics et les écosystèmes socio-politiques et socio-intellectuels. Il évoque les résistances parfois farouches que ce système d'interprétation du monde rencontra. Il brosse, en laissant toute leur place aux multiples capacités d'adaptation de cette culture, le tableau bigarré des humanismes européens.

    Denis Crouzet est professeur d'histoire moderne à Sorbonne Université. Ses travaux portent sur l'Europe du XVIe siècle et les imaginaires politiques et religieux.
    Elisabeth Crouzet-Pavan est professeur d'histoire du Moyen Age à Sorbonne Université et spécialiste de l'Italie du Moyen Âge.
    Philippe Desan, de l'Université de Chicago, est spécialiste de l'histoire des idées à la Renaissance.
    Clémence Revest, chargée de recherches au CNRS, est spécialisée dans l'histoire de l'Humanisme italien.

  • Face à la violence de la compétition économique, parler de bonheur, de bienveillance et de solidarité peut sembler naïf, voire utopique. Le but de ce livre est de montrer qu'au contraire l'humanisme a toute sa place au sein de l'entreprise, y compris dans les plus grosses structures. Jacques Lecomte nous fait découvrir des centaines d'études scientifiques passionnantes qui prouvent même que ces valeurs sont bénéfiques. Il a rencontré et interviewé de nombreux managers d'entreprises numéro un dans leur domaine. Beaucoup d'idées volent en éclats (travaillons-nous vraiment pour l'argent ? Pourquoi la surveillance est-elle contre-productive ? Comment les sanctions détériorent-elles la sécurité ? etc.). Une nouvelle philosophie du management se dessine (leadership serviteur, apaisement des conflits, protection de l'environnement, démarche appréciative, etc.). Et, finalement, c'est toute une réflexion sur la raison d'être des entreprises qui se fait jour. Les entreprises humanistes sont plus fortes non par calcul, mais par choix. Et elles peuvent changer le monde.

  • Une plongée culturelle, artistique, politique et scientifique dans la Renaissance : un retour salutaire à l'humaniste à l'heure où notre société peine à se souvenir de ses racines... La Renaissance fut sans conteste une des périodes les plus riches de l'histoire moderne. Véritable cataclysme tant artistique (Léonard de Vinci) que scientifique (Galilée) ou encore sociétal (invention de l'imprimerie, diffusion de la culture), elle fut le théâtre de découvertes qui ont chamboulé l'histoire et la pensée humaines. Berceau de l'humanisme, elle vit se construire la notion d'identité européenne, à travers le retour à la pensée et la culture antiques. Il était plus qu'urgent que les Nuls, à travers la plume éclairée et éclairante de Jean-Christophe Saladin, grand spécialiste d'Erasme, se penchent sur cette période d'une richesse inégalée dans l'histoire européenne.

  • Les promenades et divagations littéraires, philosophiques ou morales ici proposées aux lecteurs, oisifs par excellence, composent une pensée marquée au coin de l'esprit des Lumières et de la grande tradition sceptique. C'est avant tout aux Essais de Michel de Montaigne que l'on pense à la lecture de ce livre, en outre notoirement irrigué par les philosophes intempestifs que sont Voltaire ou Nietzsche, et par les écrits d'Albert Camus dont Joan Fuster fut le traducteur.

    Il aborde selon l'arbitraire insouciant de l'ordre alphabétique des sujets aussi variés que l'Amour, la Justice, la Lâcheté, la Lecture ou encore la Méditerranée, l'Uxoricide et le Sexe sans jamais prendre la pose, mais avec une ironie subtile et une revigorante fraîcheur.

    Dans une langue ciselée avec la précision d'un travail d'orfèvre, chaque article ramasse et développe à soi seul des considérations incisives qui confondent avec bonheur tous les obscurantismes.

  • Traduite par Claude Laurens avec une courte préface de Pierre Laurens, la fable politique qu'on va lire dans cette nouvelle issue, remaniée pour adhérer à l'édition la plus récente du texte latin, est à ranger dans la bibliothèque aux côtés des chefs-d'oeuvre de Swift, de Voltaire et de George Orwell. Momus, personnage de la mythologie, mis en scène par Lucien comme le dieu de la critique, devient, entre les mains d'Alberti, qui fait de lui par deux fois une victime injustement persécutée, le premier immoraliste de la littérature moderne. L'exil parmi les hommes aiguise son esprit caustique, le malheur lui enseigne à masquer son caractère, au point que le dieu du franc-parler devient, au rebours de sa nature, le virtuose, mieux : le théoricien de la simulation et de la dissimulation, tel un ingénieux Ulysse égaré dans les cours. Mais surtout, à travers les mésaventures qui le ballottent du ciel à la terre, de la société humaine au parlement de l'univers, il est à chaque instant et partout, comme plus tard le Neveu de Rameau, le génie de la provocation, le grain de levain qui démasque les faiblesses et les hypocrisies, bouscule les idées reçues, désacralise les puissances établies. Mêlant systématiquement le rire au sérieux, irrigués continuellement par la veine imaginative, portés par une phrase d'une incroyable agilité, les épisodes se succèdent dans un rythme effréné, alternant paradoxes éblouissants, pages d'un comique bouffon et osé autant que profond et inventions poétiques. Un régal. Architecte, peintre (et auteur des deux premiers traités modernes d'architecture et de peinture), ingénieur, humaniste, moraliste, écrivain, Alberti (1404-1472) fut, avant Léonard de Vinci, le premier exemple de l'homme « universel », génial et inclassable.

  • En ce XVIe siècle triomphant, les idées de la Renaissance pénètrent les coeurs et les esprits de la haute société. Rabelais, avec la publication de son Pantagruel puis de Gargantua, s'est fait une place de choix parmi les humanistes. Or, cet homme mûr, médecin et philosophe, écrivain à nulle autre pareille, compte de nombreux ennemis... Justus, orphelin de 13 ans qu'il a recueilli et qu'il considère comme son fils adoptif, développe à la Devinière ses talents de cuisinier et son goût pour la nature et les plantes, en même temps qu'il devient le réceptacle des idées novatrices et de la grande humanité du philosophe. Lorsque la jeune Blanche est recueillie par la tante Eulalie, suite à une tentative d'exercer le droit de cuissage par le chevalier de Puits-Herbault, la vie va s'en trouver radicalement changée. Tandis que Rabelais écrit son Tiers Livre, le seigneur fourbit ses armes et s'apprête à frapper. Justus et Rabelais seront-ils suffisamment forts pour lui résister ? Qui des humanistes ou des opposants à Rabelais vont gagner la bataille ?

    Dans une langue ciselée et agréable à l'extrême, Valérie de Changy nous plonge au coeur d'une province française au temps de François Ier, roi conquérant et mécène : elle interroge les valeurs essentielles que sont la tolérance et les progrès de la connaissance. Justus, Rabelais, Blanche et Eulalie sont les personnages-témoins d'une aventure hors norme...

  • L'olive

    Joachim Du Bellay

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Il est urgent de réinvestir l'humanisme, ce mouvement d'émancipation culturelle, né à la Renaissance et fondé sur l'élan de l'esprit critique, sur le retour aux sources antiques et sur le développement des universités - notion qui paraît à certains désuète, voire politiquement « récupérée ». Des chercheurs et des enseignants disent ici en quoi la formation universitaire, au-delà des sept arts libéraux qui assurent la maîtrise des chiffres et des lettres, ne peut qu'être humaniste, aujourd'hui comme hier : son objectif est de forger des citoyennes et des citoyens qui mettent leurs talents et leurs compétences au service des autres et chez qui l'intelligence va de pair avec la conscience éthique.
    La bulle d'institution de l'Université de Louvain, en 1425, exprimait déjà en des termes étonnamment simples et actuels les principes fondateurs d'une université, sa vocation, son enracinement dans la cité et les liens privilégiés qui unissent ses étudiants, ses docteurs et ses professeurs. On trouve dans le présent petit livre une traduction française inédite de ce document essentiel de la fin du Moyen Âge, due à Lambert Isebaert.
    Cet ouvrage est une boussole pour l'esprit, de ceux qu'on garde à portée de main pour tenir le cap.

  • Les recherches d'Alexandre Vanautgaerden montrent qu'Erasme n'a cessé d'adapter, en fonction de chaque type de texte, les mises en page de ses livres pour en maîtriser au mieux la réception. A rebours de l'exégèse traditionnelle des oeuvres d'Erasme, qui prête une foi parfois aveugle à sa correspondance, le présent ouvrage privilégie l'étude des manuscrits et des livres imprimés. Érasme ne s'est pas contenté d'écrire ses textes, mais s'est préoccupé, avec un scrupule croissant, de la façon dont ils allaient être lu. En complément de cette nouvelle biographie d'un Érasme que l'on découvre les yeux rivés à l'objet livre dans sa matérialité, le lecteur trouvera un grand nombre de documents jamais édités (lettres d'imprimeurs, pièces liminaires), donnés en latin et en traduction, ainsi qu'une liste des éditions princeps de l'humaniste. Ce volume offre un regard nouveau sur les statuts d'auteur et de lecteur au début du XVIe siècle. Il intéressera tant l'historien du livre que de l'humanisme.

  • Gargantua

    Rabelais Fran Ois

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Réédition d'un texte aussi introuvable que célèbre, scandaleux pamphlet incrédule pour les uns, texte "évangélique" et proche de la spiritualité de Marguerite de Navarre pour les autres. L'introduction de M. Hamphire et la préface de M.A. Screech font le point sur l'interprétation qu'il faut lui donner aujourd'hui dans le cadre d'une connaissance renouvelée du XVIe siècle.

  • Les humanistes ont joué un rôle essentiel dans l'élaboration de la critique littéraire et la constitution de la poétique comme discipline distincte de la grammaire et de la rhétorique. Ils ont conditionné la réception des traités antiques, en particulier la Poétique d'Aristote et l'Art poétique d'Horace, et ont problématisé des concepts appelés à une grande fortune, comme la mimèsis, la catharsis, le decorum ou l'ut pictura poesis. Ils ont apporté des éléments théoriques originaux, élaboré des taxinomies génériques complexes et repensé les systèmes de classification des arts. Cette Anthologie offre une vision synthétique des textes théoriques latins en Europe, du Trecento à la fin du XVIe siècle. Elle présente les principaux penseurs et leur art poétique, analyse les notions clefs et propose un choix de textes emblématiques, édités, traduits et contextualisés. Un bel outil de travail pour penser l'utilité de la poésie, la création, l'histoire littéraire et les normes esthétiques.

  • Une poésie profondément humaniste

    2e édition revue et augmentée

    Résumé
    En se laissant guider par la main chaude des ancêtres, Laure Morali suit les formes et les rêves de la terre, du Brésil au Québec en passant par les Andes, le Chiapas et le Nouveau-Mexique. Ses poèmes recueillent l'humilité des êtres et des choses.

    Extrait
    La terre
    cet animal
    quand elle respire
    nous marchons
    dans son rêve

    L'auteure
    Laure Morali, poète et auteure de récits, vit à Montréal. Aux éditions Mémoire d'encrier, elle a publié Orange sanguine (poésie, 2014), Traversée de l'Amérique dans les yeux d'un papillon (roman, 2010) et La terre cet animal (poésie, 2003; 2021). Elle a également dirigé l'anthologie de correspondances entre écrivains des Premières Nations et écrivains québécois Aimititau ! Parlons-nous ! (chronique, 2008) et co-dirigé avec Rodney Saint-Éloi le livre-disque Les bruits du monde (chronique, 2012). Elle anime des ateliers d'écriture au Québec, en France, en Haïti.

  • Mektoub

    Serge Lamothe

    • Alto
    • 27 Septembre 2016

    Mektoub! C'était écrit!

    Cette expression, qui évoque la fatalité, résume à elle seule un éternel débat : notre destinée échappe-t-elle à notre volonté ou disposons-nous d'un libre arbitre qui nous permet de l'infléchir?

    Le 31 juillet 1976, à Montréal, le dernier accident d'une série de sept va déterminer le destin d'un homme et d'une femme qui, toute leur vie durant, tenteront de donner un sens à cet événement.

    Avec la verve qu'on lui connaît, Serge Lamothe (Tarquimpol, Les enfants lumière) se joue des frontières du vraisemblable afin d'éclairer notre humanité et nous entraîne dans la quête émouvante de deux êtres qui se savent destinés l'un à l'autre.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Le Contra libellum Calvini constitue, avec le De haereticis, an sint persequendi, l'une des contributions les plus importantes de Sébastien Castellion à la controverse sur la tolérance, née à la suite de l'arrestation puis de l'exécution sur le bûcher pour cause d'hérésie de l'espagnol Michel Servet à Genève le 27 octobre 1553. Écrit au cours de l'été 1554 à Bâle, il se présente comme une réponse au Defensio orthodoxae fidei de Calvin. Il ne fut publié pour la première fois qu'en 1612.,L`ouvrage est construit sous la forme d'un dialogue entre Calvin et "Vaticanus" (Castellion). Dans une querelle empreinte d'ironie et de mépris amer, l'humaniste bâlois se dévoile comme un orateur colérique et passionné qui s'en prend aux fautes et aux faiblesses de Calvin, à sa théologie et à ses occupations genevoises. C'est ici que l'on rencontre la célèbre phrase "tuer un homme, ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme".,L'édition critique d`Uwe Plath inclut un long fragment autographe bâlois et s'attache à fournir un texte lisible et exempt de fautes, aussi proche que possible de l'original de Castellion.,

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