Langue française

  • Cinema gay

    Fabrice Pradas

    L´anthologie réunit 1082 films, courts, moyens et long métrages produits entre 1912 et 2005 abordant l´homosexualité, que ce sujet soit central ou annexe. L´introduction donne un aperçu très édifiant sur l´histoire de la représentation de l´homosexualité. La moralité du film diffère selon l´époque où il a été réalisé.

  • Être aimé ? Pierre n'aime pas : jamais on ne lui a appris ce que c'était. Aimer ? Pierre n'aime pas : jamais il n'a appris le rôle. Ce qu'il a connu dans son enfance ne le dispose à rien de cela. L'amitié, l'affection, l'amour plus encore, tout cela lui semble tellement source de complications et de désappointements qu'il s'y refuse. Pourtant, il n'est pas un garçon foncièrement méchant, même s'il tient plus de l'ours mal léché que de l'ami désirable. Et puis... tout bascule. À partir de sa rencontre avec Christophe, sa vie prend un tour différent... Peut-être un avant-goût du bonheur ? « Souviens-toi d'oublier » n'est pas à proprement parler une oeuvre revendicatrice. Le roman de P.-L. Cayla se lit plutôt comme une étude amoureuse, qui s'étend des prémices de la passion aux souffrances qu'elle peut engendrer, en passant par son paroxysme. Une étude dont le sujet principal, Pierre, met en lumière ce que l'amour a de bouleversant (et même de révolutionnaire) en termes d'ouverture de soi et de manière d'aborder l'existence. Récit mené avec acuité et tact, histoire aussi d'une relation puissante, salvatrice et enchantée, le texte de P.-L. Cayla transcende tous les débats pour mieux démontrer que l'amour est avant tout question de reconnaissance et d'évidence entre deux êtres.

  • Mémoire trahie

    François-Xavier David

    « Quelque part, j'ai envie de me souvenir rapidement, je sens que je vais en apprendre plus avec Gwendal qu'avec Ethan. Par moments, je me demande pourquoi Gwendal s'est rapproché autant de moi en si peu de temps. Y a-t-il un intérêt derrière tout ça ? Dois-je me méfier de lui ? Dois-je me méfier d'Ethan ? Ne suis pas en train de devenir un peu paranoïaque ? » Le corps meurtri, la mémoire envolée : le réveil est pour le moins brutal pour Erwan. De son passé ne lui sont données que de maigres pièces : un frère jumeau, une femme qui le laisse indifférent, une ancienne connaissance qui se montre bienveillante... Quelques fils ténus pour découvrir qui il est, coïncider de nouveau avec lui-même. Toutefois, l'amnésie est-elle seule responsable de cette dépossession de soi ? Roman aux accents de thriller psychologiques, aux saveurs de vieux film noir, « Mémoire trahie » compose, sur les thèmes de l'identité et des faux-semblants, une intrigue aussi machiavélique que captivante.

  • Un coup de trop

    Ketty Jeannot

    « De retour en Angleterre au début de l'automne, la femme de Franck décida de rendre visite à ses parents. Elle remarqua un changement au niveau de la politique du pays. De plus en plus de policiers civils procédaient à des arrestations en plein jour. Rien que sur une journée on observait plusieurs interpellations musclées, les regards des étrangers paraissaient fuyants, il régnait une certaine tension dans l'air. Puisqu'il ne s'agissait pas d'un cas nouveau, Lindsay ne s'en inquiéta pas. Rien ne présageait que la vie privée de Franck serait bientôt bouleversée ni qu'il serait au-devant d'un débat politique au sein de son pays, l'Angleterre. Débat politique entre représentants diplomatiques des pays du Tiers-monde et les opposants de la reine. » Un coup de trop... ou quand les bouleversements de la grande Histoire font sortir de leurs orbites réglées les destinées d'hommes que l'on juge bien sous tout rapport. En l'occurrence Franck Opham qui, alors que la couronne d'Angleterre vacille, est appelé pour résoudre un conflit qui ne cesse de s'amplifier. Mais de telles fonctions exigent une réputation immaculée... Dès lors, que faire pour conserver celle-ci, notamment quand d'anciens désirs éteints ressurgissent violemment ? Avec ce récit dont les thèmes sont le secret et l'ambition, Éros et Thanatos, vérité intime et hypocrisie sociale, K. Jeannot signe le portrait d'un personnage en perte de contrôle, aux réponses humaines... dramatiquement humaines.

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