• « Après la parution de mon premier livre, J'avais 15 ans , et les nombreuses réactions qu'il a suscitées, tout comme celles que je constate lorsque j'interviens face à des jeunes pour partager mon expérience, j'ai ressenti la nécessité d'en reprendre certains thèmes, qui me paraissent d'une cruelle actualité. Plus qu'une nécessité, il s'agit d'une urgence à transmettre, pour que les générations d'aujourd'hui deviennent à leur tour des témoins du témoin que je suis. »
    Un livre-entretiens avec Élie Buzyn, dans lequel il transmet aux jeunes générations la puissance de vie et la force de résistance qui l'ont animé toute sa vie, à Auschwitz et après.
    Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah.
    Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités.
    Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah.

    Son premier ouvrage, J'avais 15 ans, paru en avril 2018 aux éditions Alisio, s'est déjà vendu à plus de 8 000 exemplaires.


    « Il faut le lire. » - Anne Sinclair, à propos de J'avais 15 ans


  • Une bouleversante épopée à travers la Seconde guerre mondiale

    Si la vie était une question de probabilité, la famille Kurc n'aurait pas dû survivre à la Seconde Guerre mondiale. Seul 1% des juifs de leur ville de Radom, en Pologne, a survécu et 90% des juifs du pays ont été massacrés.
    Sur les ailes de la chance raconte l'extraordinaire histoire de cette famille. Séparés par six années de guerre et cinq continents, des jazz clubs du Paris des années 30 au Rio de Janeiro de l'après-guerre en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les héros de ce roman choral sont poussés par la même rage de survivre et l'espoir, immense, qu'un jour, ils seront à nouveau réunis.
    « Georgia Hunter évite avec brio le sentimentalisme et le nihilisme pour révéler la magnifique complexité et ambiguïté de la vie dans ce bouleversant roman. » Publisher Weekly

    Déjà best-seller dans plusieurs pays

    À l'âge de quinze ans, Georgia Hunter a appris qu'elle appartenait à une famille de survivants de l'Holocauste - un véritable choc pour cette jeune Américaine du Connecticut.
    Sur les ailes de la chance est né de la quête qu'elle a menée depuis lors pour remonter le fil de cette histoire familiale extraordinaire.
    Ce roman, fruit d'un méticuleux et tentaculaire travail de recherche, a immédiatement connu un immense succès international.

  • Ils ne sont plus nombreux à pouvoir témoigner des camps de concentration. À peine une centaine d'hommes et de femmes, qui se sont longtemps tus face à une France d'après-guerre peu encline à les écouter.
    Rescapés grâce à une succession de hasards avant tout, ils ont su se reconstruire avec un courage remarquable.
    Sophie Nahum est allée à la rencontre des « Derniers », ces résilients hors du commun, dont Ginette Kolinka et Élie Buzyn, pour une série de documentaires courts, de laquelle résulte ce livre choral.
    Leurs témoignages croisés se font écho tout en laissant apparaître la singularité de chaque destin. Ainsi, les derniers survivants de la Shoah nous offrent - 75 ans après la libération d'Auschwitz - un regard poignant sur leur vécu.
    « Bouleversant. Ces hommes et ces femmes se livrent à coeur ouvert. » Paris Match
    Sophie Nahum est réalisatrice de documentaires depuis plus de 15 ans. Après avoir travaillé pour les grandes chaînes, et notamment Arte, elle décide de produire ses films de manière indépendante.
    Young et moi (2015, primé au FIGRA) fut le premier, suivi par le projet « Les Derniers » auquel elle se consacre entièrement depuis trois ans.

  • Le récit inspirant d'une vie après Auschwitz !
    Après une enfance heureuse en Pologne au sein d'une famille juive, Elie Buzyn va subir l'indicible : sa déportation à 11 ans et l'assassinat des siens ; le ghetto de Lodz, Auschwitz à 15 ans, la marche de la mort, Buchenwald.
    Lorsqu'il est libéré à 16 ans, il ne parle que le Polonais, le yiddish, et l'hébreu. Comment retourner à la normale ? Après avoir frôlé la mort, connu un état de sous-nutrition extrême, la libération et le retour à la vie sont complexes. La traversée de la frontière entre deux milieux sera pour lui un temps crucial qui aura duré des décennies... Ses expériences passées continuent d'exister en lui, en un magma éruptif qui peut surgir à tout instant.
    Mais il a agi, résisté, et réappris à vivre. Le chaos libère une grande source d'énergie qui lui a permis de développer une créativité de la vie où rien ne pouvait lui paraître insurmontable. Encouragé par les voix du passé et par le soutien de leurs morts, il a tenté de reconstruire ailleurs ce qui a été brisé. Il livre le récit d'un étrange périple passant par la France, la Palestine, l'Algérie.
    Chirurgien-orthopédiste, il s'engagera auprès des laissés pour comptes et des victimes que les nazis avaient voulu torturer et éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes très âgées,... parfois dans des conditions difficiles, sans infrastructures sanitaires.
    Un parcours unique et atypique, éclairé par le regard d'Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste. Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien-orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah. Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités. Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah.
    Etty Buzyn est psychologue et psychanalyste, spécialisée dans la petite enfance. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages sur la difficulté d'être parent, notamment Quand l'enfant nous délivre du passé ou Je t'aime donc je ne céderai pas ! Médiatisée, elle a animé des conférences et déjà été invitée pour des débats et des émissions sur l'enfance à la télévision.

  • Les événements qui se sont déroulés en Allemagne entre 1919 et 1945 ont été dramatiques et terribles, mais il y a eu aussi des moments de confusion, de doute et d'espoir.
    Pour les contemporains de cette époque, était-il possible de savoir ce qui se passait réellement, de saisir l'essence du nazisme, de rester indifférent à la propagande ou de prédire l'Holocauste ?
    Étudiants, politiciens, musiciens, diplomates, écoliers, communistes, intellectuels, athlètes, journalistes, fascistes, artistes, touristes, ou encore célébrités comme Charles Lindbergh et Samuel Beckett, ces voix multiples nous racontent l'histoire extraordinaire de l'ascension des nazis au pouvoir du point de vue de gens ordinaires. Les expériences de ces témoins accidentels de l'histoire créent une image remarquable et palpable de l'Allemagne hitlérienne.
    Perturbants, absurdes, émouvants et allant du plus trivial au plus tragique, leurs récits donnent un nouvel aperçu de la complexité du Troisième Reich, de ses paradoxes et de sa destruction ultime.
    Julia Boyd est l'auteure de plusieurs ouvrages historiques. Chercheuse expérimentée, elle a parcouru les archives du monde entier pour trouver de la matière et du contenu pour ses livres.
    Femme d'un ancien diplomate, elle a vécu en Allemagne de 1977 à 1981. Elle vit aujourd'hui à Londres.

  • Le massacre collectif des Juifs de Jedwabne dans le courant de l'été 1941 rouvre le dossier de l'historiographie des relations entre Polonais et Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il faut mettre de côté les sédatifs administrés depuis plus de cinquante ans par les historiens et les journalistes. Il est tout simplement inexact que les Juifs massacrés en Pologne au cours de la guerre l'aient été uniquement par les Allemands, à l'occasion assistés dans l'exécution de leur besogne macabre par des formations d'auxiliaires de police essentiellement composées de Lettons, d'Ukrainiens et autres « Kalmouks », pour ne dire mot des légendaires « boucs émissaires » que chacun fustigeait parce qu'il n'était pas facile d'assumer la responsabilité de ce qu'il avait fait - les szmalcowniks, les extorqueurs qui se firent une spécialité de faire chanter les Juifs essayant de vivre dans la clandestinité. En les désignant comme coupables, les historiens et autres ont trouvé commode de clore ce chapitre et d'expliquer que toute société a sa « lie », qu'il ne s'agissait que d'une poignée de « marginaux » et que, de toute manière, des cours clandestines s'occupèrent d'eux. [...] En vérité, il nous faut repenser l'histoire polonaise de la guerre et de l'après-guerre, mais aussi réévaluer certains thèmes interprétatifs largement acceptés comme explications des faits, attitudes et institutions de ces années-là.

  • Ghetto de ód, 1939.
    Les autorités nazies placent à la tête du Conseil juif un ancien directeur d'orphelinat, Chaïm Rumkowski. Bientôt, il transforme le ghetto en un véritable complexe industriel, convaincu que la productivité des juifs assurera leur survie. En 1942, les nazis veulent déporter 20 000 enfants. Rumkowski, dans le désir de sauver ce qui peut l'être, prononce son fameux discours Donnez-moi vos enfants.
    Un homme mystérieux demande à un écrivain polonais contemporain d'assister à un étrange procès, celui de Rumkowski, à ód. Entre réalité et fantasmagorie, entre histoire et fiction, La Fabrique de papier tue-mouches pose la question de l'autorité, de la stratégie du moindre mal, et, avant tout, questionne le lecteur sur ses propres convictions.
    Un roman dérangeant, une interrogation sur la responsabilité historique : le pouvoir, dans des conditions extrêmes, peut-il se transformer en pouvoir absolu ?

    Andrzej Bart est un écrivain et scénariste polonais, né en 1951.
    Il est l'auteur de Rien ne va plus (Noir sur Blanc, 1993, prix Koscielski 1991), Le Goût du voyage (Noir sur Blanc, 1999), Le Cinquième Cavalier de l'Apocalypse sous le pseudonyme de Paul Scarron Junior (Noir sur Blanc, 1999), Don Juan, une fois encore (Noir sur Blanc, 2009) et La Fabrique de papier tue-mouches (Noir sur Blanc, 2019).

    « L'Holocauste est-il un sujet du roman ? Un tel roman a-t-il le droit de plaire ? N'est-il pas obscène de jouer avec cette convention et cette forme ? La Fabrique de papier tue-mouches est un roman d'une beauté fascinante, alors je réponds : ''oui'', ''oui'' et ''non''. Je n'ai rien lu avec quoi je puisse le comparer. Cela me rappelle le film de Benigni, La vie est belle. »
    Joanna Szczsna, Gazeta Wyborcza, 2008 (Pologne)

    « Andrzej Bart nous offre un livre dont l'originalité est difficile à battre. »
    Marta Kijowska, Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne)

    « S'il est possible de parler de moralité et de mémoire, en prenant en compte tout ce qui s'est passé après l'Holocauste silence, repentance, tribunaux et postmodernisme, spéculations, interprétations psychanalytiques et même négationnisme, ce roman est celui qui a réussi à le faire. Le livre est compliqué et ambigu. Mais il intègre à la fois l'esprit et l'émotion, et fait penser à l'impensable et fait vivre là où il est impossible de survivre. »
    Anna Andreeva, Booknik (Russie)


  • Résumé :

    Hannah Nadel est juive. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c'est au service de la soeur de Léon Degrelle, leader du mouvement d'extrême droite Rex, que la jeune fille officie comme servante, échappant ainsi à la déportation.

    Simone Korkus a rencontré ceux qui ont sauvé la vie d'Hannah et révèle ainsi cette histoire incroyable, qui met aussi en lumière les nombreuses zones d'ombre de la guerre.

    En reconstruisant la vie d'Hannah et en découvrant les secrets de la famille, l'auteure se heurte à ses propres préjugés. Quand nous portons le regard sur les autres et jugeons leurs comportements, où se situe réellement la vérité ?



    Auteure :

    Simone Korkus vit en Israël, où elle travaille en tant que journaliste pour différents médias (De Groene Amsterdammer, Knack,Sunday Times ou encore Ha'Aretz).

  • La persécution des Juifs d'Europe par les nazis s'est accompagnée très tôt de projets d'échanges de prisonniers juifs contre des Allemands de l'étranger. Une politique qui aboutira à la création d'une catégorie spéciale de déportés, internés dans le camp de Bergen-Belsen à partir de 1943.Cet ouvrage retrace la genèse et le déroulement de cette politique sur fond de luttes d'influence au sein de l'appareil nazi. Les auteurs font appel aussi bien aux témoins et survivants de ce drame qu'aux historiens spécialistes de la période. Ils reconstituent ainsi dans les détails les négociations menées un an avant la fin de la guerre entre les SS Adolf Eichmann et Kurt Becher   émissaire personnel de Himmler  - et l'avocat juif Rudolf Kasztner, pour obtenir la libération de Juifs hongrois contre la remise aux nazis d'argent, de matériels et de ressortissants allemands. Plus la défaite approche, plus les dignitaires SS espèrent pouvoir négocier avec les Alliés pour cette opération. Un jeu pervers qui aboutira après bien des revers au sauvetage de 1  700 vies humaines.À la fois synthèse accessible de la recherche sur le sujet et récit incarné, Les Rançonneurs d'Hitler restitue un chapitre largement méconnu de l'histoire de la Shoah et éclaire la personnalité controversée de Rudolf Kasztner.  Thomas  Ammann  et Stefan Aust sont journalistes et auteurs. Tous deux ont travaillé pour la presse écrite et la télévision allemandes.  Les Rançonneurs d'Hitler  est leur premier ouvrage publié en France.    Ouvrage traduit de l'allemand par Hugues Van Besien 

  • La violence nazie ne doit rien au hasard: elle a une généalogie, qui n'est pas spécifiquement allemande, et un laboratoire, l'Europe libérale du XIXe siècle.
    Les camps d'extermination sont l'aboutissement d'un long processus de déshumanisation et d'industrialisation de la mort, amorcé par la guillotine et qui a progressivement intégré la rationalité du monde moderne, celle de l'usine, de la bureaucratie, de la prison. On peut trouver les origines culturelles du nazisme dans le "racisme de classe" qui triomphe après la Commune, dans le discours impérialiste sur l'"extinction des races inférieures" visant à légitimer les génocides coloniaux, enfin dans l'émergence d'une nouvelle image du juif- axée sur la figure de l'intellectuel - comme métaphore d'une maladie du corps social.
    Le nazisme réalisera la convergence entre ces différentes sources matérielles et idéologiques. Auschwitz se révèle ainsi - et c'est là que réside, selon Enzo Traverso, sa singularité - comme la synthèse d'un ensemble de modes de pensée, de domination et d'extermination profondément inscrits dans l'histoire occidentale.

  • A l'heure où disparaissent les derniers rescapés des camps nazis, subsiste malgré tout la parole de ceux qui ont réussi non seulement à survivre, mais à témoigner. Ce sont les diverses modalités de cette sortie du silence, et leurs répercussions indissociablement éthiques et épistémologiques, qu'analyse cet ouvrage.

  • Slava, jeune Juif russe de New York, est un modèle d´intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s´est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d´écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, et plus précisément chez son grand-père. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu´il était juif, parce qu´il était citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d´une Amérique triomphante - et voudrait bien, aujourd´hui, obtenir réparation. Mais il n´est éligible à aucun programme d´indemnisation. Qu´à cela ne tienne, Slava est écrivain, il sait raconter des histoires...

    Une vie d´emprunt est un texte poignant et drôle sur l´identité, l´immigration, les aléas de la morale, mais aussi et surtout un saisissant portrait de ces communautés marquées au fer rouge par l´histoire du xxe siècle et passées sans transition d´une société soviétique à l´american way of life.

    Boris Fishman naît à Minsk en 1979 et émigre aux États-Unis en 1988. C´est un journaliste remarqué et reconnu, dont Une vie d´emprunt est le premier roman.

  • Après avoir publié Ni victime ni coupable, enfin libérés en 2013, suite à sa rencontre avec Koenraad Tinel, fils de collaborateur flamand, Simon Gronowski relate ici l´histoire d´Esther Naschelski, petite femme de 75 ans au regard malicieux rencontrée par hasard lors d´une visite à la prison de Gand.



    Esther a trois ans lorsque ses parents sont déportés à Auschwitz, camp d´où ils ne reviendront pas. Avec son frère et sa demi-soeur, elle est confiée aux Soeurs franciscaines de Malines par le commandant SS de la caserne Dossin et survit aux atrocités de la guerre. Son calvaire est toutefois loin d´être fini : aucun parent proche ne la réclamant après la Libération, l´Aide aux israélites victimes de la guerre ne cherche pas à connaître sa situation alors qu´elle a été confiée à une certaine Fernande Henrard, personnage aux motivations des plus troubles.



    Baptisée puis ballottée d´une institution catholique à une autre, Esther sera séparée de son frère et de sa soeur. Fernande Henrard, dont le but est clairement de transformer les orphelins de la Shoah en bons petits catholiques, lui cachera ses origines et ne daignera même pas répondre aux questions de la jeune fille lorsque celle-ci aura atteint l´âge de la majorité.



    Pour Esther, qui envisagera d´entrer dans la vie religieuse vers l´âge de trente ans, la vie continue péniblement jusqu´à l´âge de 65 ans. Nous sommes alors en 2005 et une personne venue l´interviewer lui annonce qu´elle connaît quelqu´un qui pourra l´aider à retrouver le nom et le sort de ses parents... Débute alors l´histoire vraie d´Esther Naschelski.

  • Shoah de Claude Lanzmann est aujourd'hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs, au point d'imposer l'usage du terme «shoah» dans la langue courante.
    Pendant des années, il a été quelque peu difficile de contenir l'émotion que procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée Mémorial de l'Holocauste (Washington), c'est-à-dire de toutes les images non retenues dans la version finale du film, ainsi que les transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi possible de se confronter au film de l'intérieur.
    Fabrication du film et choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur le travail d'autres réalisateurs, l'étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
    Sans prendre le film comme un mythe qu'il faudrait déconstruire, mais en révélant la dynamique des places qu'occupent le réalisateur et ses équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson, historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse de Shoah.

  • « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six

  • Trois femmes exceptionnelles, Jeanne Guyon, Simone Weil et Etty Hillesum, trois vies marquées par l'expérience mystique. Chacune emprunte le long chemin du délaissement de soi, du dénuement, du renoncement à toute forme de satisfaction, pour parvenir à une parfaite « indifférence », une disposition à ne pas faire de différence, apprendre à tout accueillir avec la même générosité désintéressée, au-delà du bien et du mal.

    « Ce sont de belles âmes, si l'âme veut dire le courage à supporter l'intolérable de son monde. C'est à leur manière d'y faire tête que les amis se reconnaissent, disait Lacan. Ainsi les ai-je toutes trois choisies : ce sont des âmies. Avec chacune je me suis embarquée comme pour une traversée, me laissant transporter sans savoir vers quel port ou quel naufrage. J'ai connu avec elles de grands bonheurs, mais aussi d'amères déceptions et des chagrins sans consolation. [...] Guyon, Weil, Hillesum, nous serviront-elles de guides vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ? » C. M.
    (« La Vie parfaite », Gallimard, 2006)

  • Quatre-vingt lettres écrites à son épouse par le Dr Mass, interné au camp de transit de Drancy du 16 octobre 1941 au 31 juillet 1943, nous font entrer dans l´intimité d´un médecin de la cité ouvrière de Maisons-Alfort victime de la persécution antisémite. Pour sa femme Élisabeth et leur fille Gabrielle qu´il aime profondément, le Dr Mass nourrit l´espoir d´une libération, alors que planent parmi les internés juifs, la famine, la terreur d´être fusillé comme otage puis, à partir de mars 1942, la peur d´être déporté.

    Aucune des protections que pourraient lui valoir son passeport roumain, la Roumanie étant un allié du Reich, ni même son état de santé précaire ou sa volonté de tromper ses bourreaux ne lui épargnent la déportation. Envoyé dans les mines de charbon de Jaworzno, Zacharie Mass, à bout de force, est transféré à Auschwitz-Birkenau où il sera gazé et son cadavre brûlé.

    Cet ouvrage saisit de l´intérieur ce que fut la vie dans le camp de Drancy, où transitèrent la grande majorité des déportés juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Charles Palant a été arrêté à Lyon en août 1943, par la Gestapo, avec sa mère et sa soeur Lily âgée de 17 ans. Internés au Fort Montluc, ils sont déportés début octobre vers Auschwitz via Drancy , lui seul est revenu en 1945 après avoir connu la « marche

  • Les Juifs de Tunisie sont les seuls Juifs au monde à être tombés massivement sous le pouvoir de l´Allemagne hitlérienne et à avoir échappé à la Shoah. Pourtant l´anéantissement de cette Communauté était prévu, comme le prouve la présence à la tête des for

  • Alain-André Bernstein, né de parents juifs en mars 1940, est caché dans une famille catholique du Val de Loire dix jours seulement après sa naissance. Grâce à la correspondance conservée par sa mère et retrouvée à sa disparition, il reconstitue ici sa pet

  • À l'aide de témoignages soutenus par un appareil critique extrêmement précis, il est possible de faire oeuvre d'historien. La Tunisie est un pays que la Shoah européenne a effleuré de son souffle et où les persécutions subies par les Juifs du fait des Allemands ont été, hélas, bien réelles, même si les nazis n'ont pu infliger au judaïsme tunisien le traitement spécial réservé aux populations juives tombées sous leur domination. Sachant à quoi ils avaient échappé, les Juifs tunisiens ont eu le tact de ne pas insister sur les souffrances et les angoisses qu'ils ont endurées. Il nous a paru nécessaire de publier, en trois volumes de notre collection, des récits rédigés dès la libération de la Tunisie en mai 1943. Le premier témoignage est celui de Robert Borgel, avocat au barre

  • Un Journal est une source d'exception pour l'historien et pour tous, une approche à l'échelle humaine des conditions d'existence à un temps donné. Lorsqu'il écrit le sien, Otto Gerard (plus tard Gerry) Fischl est un adolescent juif en pleine croissance ca

  • Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs

  • Journal de la chute revisite jusqu´à l´obsession trois catastrophes - trois chutes - qui traversent la quête d´identité du narrateur, un jeune quadra brésilien mal dans sa peau.
    Celle du grand-père suicidaire, d´abord, survivant d´Auschwitz exilé au Brésil qui taira jusque dans le secret de son journal l´atrocité des camps. Celle de João ensuite, un jeune goy victime jusqu´au drame des brimades constantes de ses camarades d´une école juive de Porto Alegre à laquelle est inscrit le narrateur. Et enfin la plongée dans l´alcool et la dépression de l´auteur fictif de ce terrible journal intime. Avec une violence et une force incroyables, ce « je » fouille les éléments clés de son passé, les interroge à travers les faits, le temps, les générations, les triture sans relâche jusqu´à ce qu´ils livrent leur secret et lui permettent, peut-être, d´enfin reprendre pied.

    Époustouflant de précision littéraire, de minimalisme et de puissance émotionnelle, ce bouleversant roman de Michel Laub interroge nos destins et notre histoire jusqu´au vertige.

    Journaliste et écrivain, Michel Laub est né en 1973 à Porto Alegre. Journal de la chute est son cinquième roman, et le premier traduit en français. Nommé et lauréat de nombreux prix au Brésil et au Portugal, Michel Laub figure sur la prestigieuse liste du magazine britannique Granta des vingt auteurs de moins de quarante ans les plus importants au Brésil.

empty