• Rituels

    Philippe Charlier

    Scarifications, tatouages, transes, sorcellerie, envoûtements, inhumations : le médecin-légiste qui a popularisé sa discipline à la télévision exhume le fond anthropologique inédit du musée Branly. Une superbe leçon sur les origines en 60 photos époustouflantes et commentées.
    Les rituels sont un lien entre l'Homme et ses dieux. Face à l'inconnu (maladie, mort, lendemain), ils sont une façon d'organiser le chaos, de " savoir quoi faire ", d'éloigner la peur et d'affronter les épreuves. Mais comment passe-t-on du profane au sacré ? Quelle est l'histoire du rituel, son ancrage, sa raison d'être ? Quelle fonction occupent chamans, guérisseurs, hommes-médecines ? Quels supports servent à ces échanges verticaux, entre l'humain et le divin ? Comment comprendre la signification précise des gestes millénaires qui se répètent et se transmettent de génération en génération, de maître en initié, de père en fils ?
    Dans cet essai rassemblant de nombreuses cultures issues des cinq continents. Philippe Charlier entraîne le lecteur dans une description et une analyse originale de ces rituels du quotidien et de l'extraordinaire, illustrés par des clichés rarement reproduits, issus du fond d'archives photographiques du musée du quai Branly - Jacques Chirac.

  • L'Occident se tourne vers l'Orient, l'Inde en particulier, pour y trouver une sagesse dont il croit manquer. Mais si nous avions dans nos racines celtiques le même fond commun de spiritualité ?
    C'est ce que ce livre démontre brillamment en nous exposant les racines communes entre les druides celtes et les brahmanes de l'Inde et combien les spiritualités celtique et indienne sont proches.
    Les Celtes en effet appartiennent à la grande famille des peuples indo-européens qui est à l'origine de diverses cultures d'Eurasie. C'est par cette appartenance que notre culture occidentale partage un héritage commun, très archaïque, avec une partie du monde oriental.
    Les similitudes entre druides et brahmanes portent sur bien des aspects que le livre détaille : ils occupent la même hiérarchie sociale dans leur culture (complétée d'une hiérarchie interne au sein de leur propre classe), ils sont supranationaux, ils ont une fonction religieuse (mais pas uniquement, loin de là), ils ont préséance sur le roi, ils affectionnent les bois, sont associés à la couleur blanche, etc.
    Ce livre nous permet de mieux comprendre la spiritualité des celtes et des druides, de découvrir leurs textes (ce qu'il en reste en tout cas) et de réaliser que les druides peuvent effectivement être qualifiés de " brahmanes de l'ancienne Europe ".

  • Dès ses débuts, le protestantisme a rencontré l'islam. C'est l'histoire inédite de cette rencontre aujourd'hui vieille de cinq siècles que raconte en théologien et en historien l'une des jeunes voix les plus remarquables de la Réforme. Automne 1611 : de passage en France, un jeune étudiant protestant hollandais affine sa connaissance de l'arabe avec un musulman d'origine castillane rencontré en région parisienne. Thomas Erpenius, qui sera le premier professeur d'arabe de l'université de Leyde, découvre ainsi que la religion musulmane est d'une richesse insoupçonnée et que les théories médiévales au sujet de celle-ci ne sont pour la plupart que des légendes. À la fin des Lumières, le philosophe luthérien Gotthold Ephraïm Lessing fera quant à lui de l'islam un modèle de la religion naturelle de l'humanité, tandis que le pasteur et philosophe Johann Gottfried Herder chantera les beautés de la poésie islamique. Dès ses origines, la tradition protestante a été traversée par un intérêt récurrent pour l'islam, son prophète et son livre saint. De Luther à Herder et de Michel Servet à Pierre Bayle, Pierre-Olivier Léchot retrace l'histoire de cette passion protestante pour l'islam, qu'elle ait été faite d'angoisse et de répulsion ou de fascination et d'admiration. Un récit passionnant qui place au coeur de ce rapport protestant à l'islam l'étude du Coran et montre combien celle-ci fut déterminante dans la construction de l'identité protestante, y compris lorsqu'il en allait de l'interprétation du texte biblique lui-même.

  • Face aux défis planétaires de l'islam, que peut la France ? Face au retour du religieux, que peut la République ? Ce sont les mille ans de laïcité qui ont fait la France qu'exhume cet essai iconoclaste, éclairant et renversant. Une laïcité qui est synonyme de souveraineté et de liberté.
    De Philippe le Bel à De Gaulle, en passant par Louis XIV, Robespierre et Napoléon Ier, des Légistes médiévaux aux Constitutionnalistes contemporains en passant par les Politiques renaissants, de la destruction des templiers à l'expulsion des congrégations en passant par les dragonnades, et de la confrérie du Saint-Sacrement au Grand Orient en passant par Port-Royal, c'est l'histoire oubliée de la religion française qu'exhume cet essai iconoclaste.
    Pas plus que la France, la laïcité n'a commencé en 1905 ou débuté en 1789. Elle est l'autre nom de la singularité qui, depuis les débuts, a constitué un invariant de notre histoire, un constituant de notre pays, l'essence de notre politique. Elle a porté à son terme la relation exclusive, mimétique et critique, traversant monarchie et république, envers l'icône du pouvoir suprême, la Rome des Césars et des Pontifes. Elle est l'aboutissement, sur un millénaire, du rapport unique tissé entre religion et nation, hérité de l'Israël biblique, afin de lutter contre les féodalités et les empires. Au contraire des illusions sur la neutralité laïque ou le pacte laïc, l'État n'aura ainsi cessé d'imposer aux Églises la neutralisation de leurs ambitions et la domination de ses règles. Les Églises y auront gagné l'émancipation de leurs théologies.
    De guerre lasse, voulons-nous aujourd'hui enterrer notre culte commun, celui de l'indépendance et de la liberté ?

  • - Pourquoi mon collègue ne fréquente-t-il pas la cantine pendant certaines périodes de l'année ?
    - Pourquoi les prêtres catholiques ne peuvent-ils se marier ?
    - Pourquoi les chrétiens prient-ils les mains jointes quand les musulmans se prosternent les mains sur le sol ?
    - Quelles sont les différences entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne ?
    - Le hallal est-il l'équivalent du casher ?
    - Quel est le sens du pèlerinage à La Mecque ? Lourdes ?
    - Quels sont les rites des trois grands monothéismes ?
    Autant de questions qui nous taraudent et de réponses qui nous manquent pour comprendre les comportements religieux de l'autre. Très maniable, ce livre est un guide nécessaire aujourd'hui pour tout connaître des dogmes, des fêtes, des rites et des symboles du judaïsme, du christianisme et de l'islam.
    Un outil indispensable à tout esprit curieux.

  • Contre toutes les idées reçues, la science révèle l'imbrication des juifs et des chrétiens aux premiers siècles de notre ère. Une somme internationale pour comprendre autrement aujourd'hui.
    Qui est le Jésus de l'histoire ? Comment désigner les premières communautés judéo-chrétiennes ? Quand s'est constitué le pouvoir des rabbins du Talmud ? Quels sont les critères de l'identité juive ? Et chrétienne ? Qu'en a-t-il été de chaque côté de la messianité et de la martyrologie ? Qu'indiquent les regards des littératures patristique grecque, latine et syriaque face au judaïsme ? Réciproquement, des textes antiques juifs face au christianisme ?
    Les meilleurs spécialistes internationaux sont rassemblés ici pour répondre à ces questions controversées. Dire l'essentiel en préservant la rigueur scientifique et embrasser cinq siècles d'histoire en s'attardant sur les notions fondamentales : voici le double objectif de cette odyssée des sources.
    Un traité historique sans précédent pour comprendre autrement aujourd'hui.

  • On réduit souvent la musique sacrée à l'accompagnement des offices liturgiques, alors qu'elle déborde largement le contexte de l'église. Dominique Lawalrée, professeur de musique et compositeur, et Dominique Collin, philosophe et théologien, osent dire que toute musique est, ou peut être, sacrée. Ils déchiffrent ici les grandes oeuvres classiques, spécialement les requiem, écrits par de « sacrés » musiciens qui ont signalé ou prophétisé le rapport de l'homme à Dieu, à la mort, à la violence, à travers leurs époques.
    Les auteurs dévoilent le portrait de compositeurs comme Bach, Beethoven, Bruckner, Mahler, Messiaen, Pärt.
    Toute musique sacrée peut conduire celui qui l'écoute à se retrouver lui-même dans l'accueil d'une voix qui le transcende. Cet ouvrage constitue aussi un guide pratique d'introduction à l'écoute des grands compositeurs.

    Sortie papier : 01/12/2010

  • Dieu peut-il être nommé ? Si Dieu est créateur, au-delà de l'espace et du temps, comment l'appeler sans nier sa transcendance ? Entre le silence et l'idolâtrie, une troisième voie est-elle possible ? Les " Noms divins " répondent à ces questions : ils rec

  • Depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte, aucun chercheur n'était parvenu à résoudre la question pourtant essentielle, sans laquelle toute hypothèse est caduque, de la présence des esséniens en plein désert. Répondre à cette énigme, c'est enfin

  • La Bible qu'il s'agisse de l'Ancien ou du Nouveau Testaments , et le Coran sont des textes qui ne cessent d'être évoqués de façon péremptoire, pour justifier ou discréditer des pensées et postures diverses. Tant de certitudes laissent le chercheur assez perplexe car c'est plutôt la prudence qui devrait prévaloir lorsqu'on étudie des textes d'une telle complexité.
    Ces lignes sont donc une invitation à prendre la mesure des difficultés que l'on rencontre (notamment méthodologiques) lorsqu'on travaille ces écrits réputés révélés. Elles sont aussi une façon de plaider en faveur d'une lecture critique des textes afin de favoriser l'esprit de tolérance entre des personnes qui les lisent différemment.
    Parmi les questions abordées : Qu'est-ce qu'un « canon » ? Qu'appelle-t-on un texte pseudépigraphe, apocryphe ou intertestamentaire ? Y-a-t-il une différence entre la lecture catholique et protestante de la Bible ? Pourquoi les chercheurs parlent-ils d'une source « Q » lorsqu'ils étudient les évangiles ? Que signifie le mot Coran ? Pourquoi l'islam attache-t-il tant d'importance au ad ?
    Philosophe et historien des religions, Baudouin Decharneux est Maître de recherches du FNRS et Professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est également Membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique.

  • Qu'est-ce qu'un concile ? Pourquoi un nouveau concile était-il nécessaire ? Quel fut le déroulement du concile ? Que disent les documents du concile ? Comment le concile a-t-il été reçu ? Où en sommes-nous aujourd'hui ? Vatican II n'est-il pas dépassé ? En sept questions, qui constituent autant de chapitres, l'auteur réussit le tour de force de donner un panorama extrêmement clair - et forcément synthétique - de ce que fut « l'événement Vatican II », avec ses antécédents, ses conflits internes, son aboutissement, sa réception et son actualité, cinquante ans après sa clôture.

    Sortie papier : 24/04/2012

  • Entre identité et altérité, continuité et rupture, le cas de l'Église de Jérusalem entre les deux révoltes juives contre Rome (66-135) s'inscrit dans une réflexion globale sur le judéo-christianisme ancien. L'originalité de cet ouvrage réside dans son app

  • Partout, ils manifestent. À Avignon, contre Piss Christ. À Lyon, contre le mariage gay. À Paris, contre Golgotha Picnic. Ils ont pour inspirateurs Mgr Lefebvre ou l'abbé de Nantes. Ils ont pour maîtres à penser Gustave Thibon, Jean Ousset ou Jean Madiran.

  • Depuis quelques décennies, dans une société marquée par un retour du religieux, de nombreuses spiritualités nouvelles naissent, prenant parfois appui sur des pratiques ancestrales ou orientales. Mgr Lecompte s'interroge sur la légitimité de ces pratiques, qui ont plusieurs points communs : une vision écologique du monde et l'harmonie de l'homme avec la nature, la quête d'un mieux-être personnel... A titre d'exemple, il s'arrête particulièrement sur deux spiritualités, le Nouvel Âge et le chamanisme. Après avoir présenté leur actualité, leurs enjeux et leurs dérives, il aborde les perspectives chrétiennes liées à ces deux sensibilités contemporaines. Enfin, l'auteur approfondit l'interdépendance du spirituel et de la psychologie et montre que ces deux domaines peuvent s'articuler entre eux et se renforcer mutuellement, des dérives n'étant, là non plus, pas totalement exclues.

    Sortie papier : 11/10/2012

  • On l'a ressassé à l'envi, notre monde contemporain vit un retour en force du religieux. Mais qu'est ce que la religion ? Cette question qui semble de prime abord naïve est plus complexe qu'il n'y paraît. En effet, d'origine latine, le mot religion (religio) devint une nouvelle catégorie de pensée à l'époque impériale romaine ; le christianisme l'infléchira dans un sens original conforme à sa doctrine monothéiste.
    Alors que tout et chacun croit savoir ce qu'est la religion, l'idée n'est guère traduisible dans de nombreuses langues. D'une part, le mot religion permet de rendre compte d'idées et pratiques volontiers qualifiées d'universelles ; d'autre part, il distord la multiplicité des usages et pratiques observés (mythes, symboles, rites) pour les rapporter d'autorité à la pensée occidentale. La religion serait-elle moins universelle qu'il n'y paraît ? Existe-t-elle en soi?
    Baudouin Decharneux, Maître de recherches du FRS-FNRS et professeur à l'Université libre de Bruxelles, est philosophe et historien des religions. Membre de l'Académie royale de Belgique, il a publié de nombreuses études sur le judaïsme hellénisé, le christianisme des premiers siècles, la philosophie de la religion.

  • Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ? Ce livre s'interroge sur les rapports entre religion et politique à travers les tentatives d'unification entre les Églises anglicane et orthodoxe grecque, pendant une période historique cruci

  • Comment Jérusalem, Athènes et Rome se sont-elles rencontrées dans cette Antiquité qui a décidé de la culture européenne ? Pourquoi une fille de juifs tunisiens immigrés en France se met-elle en quête de ses racines en devenant helléniste ? Ces deux questi

  • Comtesse puis duchesse d'Angoulême, Louise de Savoie (1476-1531) n'est pas seulement la mère de deux enfants illustres, Marguerite (future reine de Navarre) et François (futur François Ier). Avant l'avènement de son fils, elle est l'une des familières de Louis XII et de sa cour ; une fois son « César » devenu roi de France, elle est omniprésente : nommée régente à deux reprises (en 1515 puis de 1524 à 1526), elle exerce une influence considérable sur le Conseil ; elle reçoit les ambassadeurs, négocie avec les princes et les princesses du temps, fait et défait des lignages et des carrières. Amatrice d'objets et d'oeuvres d'art mais aussi bibliophile avertie, elle protège encore les artistes et les poètes, soutenant ainsi, voir suscitant, la création artistique et littéraire des quinze premières années du règne de François Ier. Si Louise de Savoie est l'une des personnalités les plus fascinantes de la première Modernité européenne, aucune monographie récente ne lui a été consacrée. Cet ouvrage rassemble un ensemble de textes, qui se proposent de traiter les aspects politiques, religieux et culturels de la vie de la mère de François Ier. Dans une première partie, les contributions abordent le parcours qui a mené la duchesse d'Angoulême de la Savoie à la cour de France. Un deuxième chapitre évoque Louise en tant que mère du roi et régente. La troisième section explicite le lien étroit que la comtesse et duchesse d'Angoulême a entretenu avec les arts. Enfin, l'enquête se conclue avec des études dédiées à l'intérêt de Louise pour les Lettres.

  • Un peu partout dans le monde, les antiques traditions religieuses - bouddhisme, christianisme, islam - comme les " nouvelles religiosités " - mouvances sectaires et spiritualités alternatives -, s'accommodent d'une mondialisation économique qui, pourtant, véhicule des valeurs et des logiques apparemment opposées à celles de la religion.Hostiles, par principe mais non dans les faits, aux choses de l'argent et au commerce, les religions n'en ont pas moins été des agents particulièrement actifs du développement des systèmes économiques. En retour, ceux-ci ont contribué à façonner les dogmes et les formes des religions.Mais une révision des rapports entre économie(s) et religion(s) s'impose : depuis les années quatre-vingt-dix, en effet, les analyses et modèles de l'économie politique s'appliquent à la compréhension des nouvelles relations que les individus et les sociétés entretiennent avec le religieux. Lionel Obadia dresse ici un état des lieux inattendu du vaste domaine de ces relations et questionne la pertinence du concept d'économie religieuse - l'économie de la religion et non dans la religion.

  • Convaincu de la nécessité d'agir dans et sur le monde, l'Occident a élaboré au fil des siècles l'idéal de l'homme d'action. Cette soif d'action est liée à la conscience d'avoir prise sur les événements comme d'ailleurs sur la nature. La pensée chinoise ne connaît pas ce clivage d'un sujet activiste et d'un monde considéré comme objet. Terre et Ciel, yin et yang : la relation entre les termes d'un couple n'est pas d'opposition ni de contradiction mais plutôt de complémentarité. Partie intégrante de l'univers, l'homme chinois ne se situe pas à l'écart du monde afin de mieux le penser et le transformer. Le « non-agir » est à l'honneur dans les propos des penseurs et des hommes politiques, quelle que soit leur école de pensée : confucianiste, taoïste, bouddhiste. Comprendre les lois du réel, tant physiques que morales, et s'y conformer : telle est la clé de l'équilibre et de l'harmonie. Immobile et silencieux, le Sage « agit selon le non-agir ».
    Docteur en philosophie ancienne et titulaire d'une maîtrise de langue et civilisation chinoises, Ivan P. Kamenarovic a enseigné la pensée chinoise dans le cadre du Département de Philosophie de Paris IV Sorbonne.
    Ses recherches et ses publications portent notamment sur les traditions de pensée des lettrés chinois, en particulier en relation avec les arts, ainsi que sur les perceptions occidentales de la culture chinoise.

  • Replacé dans une longue durée de l'imaginaire qui va du IVe siècle - celui d'Athanase qui écrivit la première Vie de saint Antoine - jusqu'à la fin du XVe siècle, avec le Mystère de saint Antoine en Viennois, en passant par les légendes dorées médiévales, saint Antoine l'ermite, « père des moines », révèle un nouveau visage. Le croisement des savoirs, faisant appel à l'anthropologie et au comparatisme, à l'histoire des idées et des croyances religieuses (pour expliquer le symbole du tau ou celui du cochon associés au saint), à l'histoire de l'art enfin (avec le témoignage d'Huysmans sur la représentation picturale des tentations), permet de scruter cette figure-clé de la «mythologie chrétienne». Ainsi, entre légende et mythe peut se définir, autour d'Antoine le mélancolique et l'initié, l'unité d'une tradition culturelle qui, par-delà les siècles et peut-être même les civilisations, fait dialoguer l'Orient et l'Occident, le texte et l'image, l'Antiquité, le Moyen Âge et la Modernité.

  • Comment l'animal est-il devenu la nouvelle icône de nos sociétés postmodernes ? Pourquoi a-t-il pris valeur de question politique ? En quoi occupe-t-il une place de choix dans la récente profession de foi écologique des grands chefs religieux, du pape Fra

  • Il y a naturellement deux points de vue possibles sur les Juifs : de l'intérieur ou de l'extérieur. Ces deux positions aboutissent à des thèses très différentes, et même inconciliables. Mais les Juifs pensent qu'ils sont les seuls à connaître la question, et les autres que les Juifs sont les seuls à ne pouvoir la comprendre. Jacques Nantet, non seulement n'est pas juif, mais il est catholique. Non seulement catholique, mais ce qu'il est convenu d'appeler un catholique de gauche. À la fois sympathisant et impartial, il est sans doute aussi peu juif qu'on peut l'être. Par exemple, il compatit comme chrétien aux persécutions antisémites et il ajoute à juste titre, en historien, que, malheureusement, les Juifs les ont souvent provoquées. Et s'il est vrai que les Juifs sont, en général, mal vus, il ne l'est pas moins qu'en se proclamant - sans raison objective, aux yeux du monde - différents des autres, ils appellent évidemment la discrimination, et la méfiance. Voilà un intéressant sujet d'études. Mais, pour un Juif, l'affaire se situe sur un autre plan : il s'agit, pour lui, soit d'être Juif (c'est-à-dire différent, et mal vu), soit - s'il décide d'être comme les autres - de ne plus être Juif. Et cette dernière solution supprime la donnée même du problème. En réalité, pour un Juif en tant que tel, il n'y a pas de question juive : il est juif, simplement. S'il existe une question juive, elle est strictement du ressort des Nations, de ces Nations que les Juifs appellent, en hébreu, les Goyim. Quel représentant plus qualifié que Jacques Nantet pouvait ici parler pour les chrétiens de France ?

  • Issu d'une journée d'études organisée par l'Institut de recherche pour l'étude des religions à la Maison de la Recherche de l'université Paris-Sorbonne en avril 2012, ce volume réunit neuf interventions. L'intention du présent volume a été d'aborder la qu

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