• Avant de devenir un scientifique reconnu, Joël de Rosnay découvre le surf à la fin des années 1950. Cest le début dune passion qui le conduit à lancer ce sport en France, avant den devenir un des champions. Le surf est aussi, pour lui, un style de vie, une symbiose avec la nature et une philosophie fondée sur le concept de « glisse », qui enseigne à négocier les difficultés de la vie comme on apprivoise la vague. Sappuyant sur lhistoire du surf depuis sa découverte à Hawaï au XVIIIe siècle, convoquant ses personnalités, de Duke Kahanamokou à Kelly Slater en passant par les frères Lartigau, racontant ses beautés et ses dangers, jouant avec les références à la surf culture, de la musique des Beach Boys au film culte Point Break, Joël de Rosnay signe un éloge épique, drôle et émouvant.

    Scientifique spécialiste de la chimie organique et du vivant sous toutes ses formes, conférencier et vulgarisateur, Joël de Rosnay a publié une vingtaine de livres devenus des références autant que des succès, parmi lesquels La Symphonie du vivant (Les liens qui libèrent, 2018) ou Surfer la vie. Comment survivre dans la société fluide (Les liens qui libèrent, 2012). Quand il nétudie pas nos cellules, il sadonne à son autre passion, le surf.

  • Mi-homme, mi-ours, Frederick Exley (1929-1992) traversait de longues périodes d'hibernation d'où il émergeait armé de romans étourdissants. Avec À la merci du désir, il nous offre son cocktail favori, un zeste de réalité rallongé de fiction, servi par une écriture flamboyante. De sa romance avec une hôtesse de l'air mythomane, à sa captivité aux mains d'un Irlandais fou, en passant par la veillée funéraire de son frère, son oeuvre oscille entre humour, fantasme et culpabilité. Narcissique dégoûté par lui-même, mais jamais effrayé de révéler le pire, c'est le mythe de sa propre histoire qu'il bâtit. Et c'est dans un excès doublé d'une grâce fascinante qu'il y parvient : chaque amour est une passion, chaque passion, une frénésie, et chaque coucher de soleil, un aveuglement.

    Frederick Exley [1929-1992] est à la fois un écrivain unique et emblématique des lettres américaines. Unique, car il habitait un univers étrange et n'obéissait à aucune règle; emblématique car, en écrivain américain typique, sa légende s'est faite sur seulement trois livres.

  • Un voyage merveilleux de la Chine à Hawaï qui suit l'ascension et les drames d'une famille rongée par les secrets et les amours tragiques.
    Au début du XXe siècle, Frank Leong quitte la Chine avec sa femme et son fils pour l'île d'Oahu dans l'archipel d'Hawaii. Là-bas, des jours bénis les attendent.
    Pourtant, une force mystérieuse semble hanter la famille Leong. Le fil rouge du destin qui, selon une ancienne tradition chinoise, lie les âmes soeurs entre elles aurait-il un jour été rompu, attirant ainsi la malédiction sur toute la lignée ?
    Lorsque Frank meurt dans des conditions énigmatiques, sa famille perd tous ses repères. Toute l'île se met à bruisser de rumeurs. Vingt ans plus tard, l'arrivée d'une lettre fait l'effet
    d'une déflagration. Un nouveau coup du sort frappe les Leong.
    C'est désormais à Theresa, la petite-fille de Frank, de reprendre le flambeau. Et s'il était enfin temps de dévoiler les secrets enfouis depuis trois générations ?

  • Tai Talagi et Ollie Birkstorm sont inséparables depuis qu'ils se sont rencontrés tout gamins en surfant sur la côte nord d'Oahu. Ils vivent désormais avec leur meilleur ami et le petit frère d'Ollie en une famille recomposée et empilée dans une petite maison côtière. Ils partagent les frais d'épicerie, les factures et le goût de la mer. Ils n'ont peut-être pas beaucoup d'argent, ils se disputent parfois et sont coincés avec des boulots alimentaires mais... à Hawaï c'est toujours l'été et ils ont toujours le temps pour chevaucher une dernière vague.
    Tai réprime depuis des années ses sentiments pour Ollie. Ils sont amis. Leurs familles comptent sur eux mais lorsque Ollie part pour son premier tour du monde et que ses rêves de carrière de surfeur pro semblent enfin à portée de main, leur monde en est ébranlé. Risquer leur amitié, leurs familles et leurs rêves pour tenter quelque chose de terrifiant, magnifique et nouveau en vaudra-t-il la peine ?

  • Cette anthologie réunit cinq pièces de théâtre écrites par des auteurs dramatiques originaires de Fidji, d´Hawai´i, de Nouvelle-Calédonie, de Rotuma et de Tahiti. Représentation concrète du concept d´une Océanie littéraire et culturelle, que nous défendons depuis longtemps. En particulier au travers de cette collection «Littératures du Pacifique», qui accueille les principaux auteurs océaniens, francophones ou anglophones traduits.

    Tous les auteurs se disent inspirés par la tradition orale de leur culture insulaire et pourtant, sur scène, ils la réinterprètent différemment, selon leur personnalité et l´humeur de leurs personnages : les clowneries de la noce d´Hina et les discours d´outre tombe des ancêtres dans La dernière vierge du paradis, les tirades lyriques ou les trivialités en nengone dans Les dieux sont borgnes, les récits truculents ou les confidences émouvantes d´ Outcasts, les exclus, et les discours sentencieux du père qui tranchent avec les vulgarités des fils dans Le partage de la terre. Ce n´est pas l´intrigue qui importe, c´est la manière de dire car la parole a bien souvent une fonction performative ; non seulement elle crée le personnage, mais elle le libère car en verbalisant ses maux, le personnage nous montre qu´il accède à un autre niveau de conscience comme la prise de décision finale du père dans Le partage de la Terre. En évoquant leurs maux et leurs soucis, les personnages interpellent les spectateurs qui reconnaissent des préoccupations faisant partie sinon de leur vécu du moins de leur quotidien puisqu´ils ont dû les rencontrer à un moment ou un autre dans leur communauté insulaire.

    Auteurs, personnages, spectateurs ou lecteurs ont une expérience commune faite de problèmes fonciers, de problèmes d´alliances et de mésalliances, d´argent, d´emploi, de famille, de plaisirs artificiels et de mal-être.

  • Bilan critique du chemin parcouru en archéologie depuis la fin des années 1950 en Polynésie française, cet ouvrage examine les grands thèmes de la préhistoire polynésienne et se propose d'analyser les modèles élaborés pour rendre compte de l'évolution des sociétés, depuis leur implantation dans les îles jusqu'à leur rencontre avec l'Occident. L'auteur y cerne les objectifs à atteindre pour écrire la préhistoire de ces îles, souligne la nécessité d'une approche pluridisciplinaire et plaide en faveur d'une démarche ethnoarchéologique. Enfin, il s'attache à dégager les perspectives et orientations de la recherche pour les années à venir.

  • Cet ouvrage très complet et écrit de manière fluide évoque tout d´abord les problématiques du sujet, l´identité de chercheuse polynésienne de l´auteur, ses enquêtes, ses grilles de lecture et l´aire géographique sur laquelle porte son travail. Puis Simone Grand évoque les soignants rencontrés et leurs méthodes, le regard des médecins occidentaux sur la médecine traditionnelle ainsi que le regard de quelques patients. À cela s´ajoute une sorte d´ethno-histoire sur les mots polynésiens, le lien entre la maladie et la société traditionnelle d´ici, ce que par les mots et les maux, la maladie révèle sur la société ancienne, la religion, le magique, la mort. Elle présente enfin, toujours à partir des mots, les types de traitements traditionnels, en remontant parfois dans le passé surtout quand il s´agit d´expliquer les côtés magiques de la maladie ou du traitement. Elle étend son étude aux soins traditionnels dans le reste de la Polynésie (Cook, Hawaii...) et enfin à la transmission et à la rémunération, ou non, des soins avant et aujourd´hui. La deuxième partie de l´ouvrage évoque des cas judiciaires et des cas traités en ethnopsychiatrie.

  • Titus et Bouboule surfent joyeusement sur le Pacifique quand soudain... Un requin marteau à l´oeil sanguinaire fonce droit sur Bouboule! Attention Bouboule tu vas te faire croquer! hurla Titus le cerveau effervescent. Titus élabora un plan pour tenter de sauver Bouboule, son éternel compagnon. Mais c´était pas gagné d´avance...

  • « Hawaï » est un nom de lieu qui résonne dans l'imaginaire collectif, jusqu'à être incorporé dans notre carte mentale du monde. Ce toponyme suscite des images qui renvoient à la figure de l'île tropicale, « lieu de bonne qualité » (un des sens de l'utopie) capable d'éveiller le désir touristique. Mais sous l'apparente évidence se trame un imaginaire géographique qui a été construit. L'objet « île tropicale » ne constitue pas une réalité homogène et Hawaï incarne une « apogée touristique », un lieu travaillé par le tourisme « des grands nombres ». Cet ouvrage vise donc à déconstruire l'idée communément admise d'une « vocation touristique » de l'espace, en mettant au jour le processus selon lequel Hawaï s'est différencié d'autres lieux du monde, à travers une dynamique de mise en tourisme qui est aussi informée par des réalités pré-touristiques. Cet ouvrage cherche alors à nouer des temporalités trop souvent séparées, à la fois celle du temps long et celle du temps court. Au-delà du fantasme de l'état de nature associé à l'île tropicale, mythe qui se construit aussi à travers certaines figures sociales comme la « hula girl » ou le « beachboy » à Hawaï, la dimension urbaine a joué et joue à plein régime dans la fabrique de l'archipel par le tourisme. Waikiki, en devenant le haut lieu touristique d'Hawaï, incarne cette urbanité qui se donne à voir ici à travers l'accumulation et la diversité des objets, qu'ils soient humains ou non. La durabilité du lieu touristique mérite l'étonnement, et cet ouvrage va à rebours de l'idée selon laquelle l'urbanisation conduirait au déclin du tourisme. Les pratiques d'individus plus ou moins bien dotés en capitaux divers (économique, symbolique, etc.) créent en fait les conditions pour que ce lieu réponde à des attentes qui connaissent une longue carrière depuis l'invention du tourisme : la découverte et la sociabilité. Cela dit, sur le temps long, la touristicité d'Hawaï en général et de Waikiki en particulier doit aussi beaucoup aux touristes qui ont actualisé certaines pratiques ou « inventé » de nouvelles valeurs et normes, comme c'est le cas du surf et du bronzage qui ont circulé à travers certains réseaux de la mondialisation.

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