Langue française

  • Le sang et la mer

    Gary Victor

    Après la mort de leurs parents, Estevèl et Hérodiane quittent le village Saint-Jean en bord de mer pour la capitale. Ils s'installent dans une petite chambre, en haut de l'escalier serpent qui mène à Paradi, un bidonville sur les hauteurs de Port-au-Prince. Dans cet enfer de béton et de crasse, l'amour peut-il être plus fort que tout ? L'amour impossible entre un frère et une soeur, entre un peintre sensible et son modèle, entre une jeune fille à la beauté fracassante, passionnée de lecture mais pauvre et le riche héritier d'une des grandes fortunes du pays ?


    Où naissent les rêves des jeunes filles ? Hérodiane rêve du prince charmant à la peau claire et aux yeux bleus. Est-ce parce qu'une religieuse lui a lancé sur un ton haineux·: «Noire comme tu es, comment veux-tu que Jésus t'aime ?» ou parce que, Estevèl, son frère adoré, salué à sa naissance par l'écume d'une vague de mer, s'adonne à d'autres plaisirs ? Le rêve s'incarne en Yvan, riche mulâtre d'une des grandes fortunes du pays, et se révélera un cauchemar quand Hérodiane commencera à découvrir l'envers des mythes et des discours. Si les âmes corrompues des vivants peuvent faire basculer les coeurs fragiles dans l'enfer sur terre, les rêves brisés des jeunes filles créent l'espoir d'un autre avenir.
    Gary Victor construit son oeuvre, roman après roman, en éclatant les frontières des genres. Il puise ses sources d'inspiration dans l'imaginaire haïtien d'une richesse extraordinaire, où le réel et le merveilleux s'entrecroisent et s'interpénètrent. Dans ce roman, il aborde des thèmes universels, tels que la justice sociale, les rapports entre riches et pauvres, entre frère et soeur, l'influence des religions (vodou et catholicisme), l'amour entre hommes, le sexe comme passeport pour la réussite sociale...


    Prix Casa de las Américas 2012

  • Depuis trente ans Gary Victor explore tous les possibles, prenant les arrière-monde de l'absurde comme décor. Ici sont rassemblées quelques-unes de ses premières nouvelles qui, explorant tous les mondes parallèles, en s'essayant à la science-fiction, à l'espionnage, au polar, à la critique sociale et à la poésie, constituent une mise en bouche, un avant-goût des romans à venir.Hen et Mat fascinés devant la Voie et le désintégrateur ; Elle, la femme-rêve sur la terrasse ; le sorcier au maléfice qui a mal fonctionné, la Food for World et la lutte anti-capitaliste ; Hamm qui trouve son chemin dans la constellation du Singe grâce au fantôme du vieux Jeseh ; le carnaval spécial et le groupe Grangou ; Alex, Lucien, Sandra, Dick et Peggy et les paysans imprudents...

  • Adam Gesbeau, écrivain schizophrène, guette l'ombre à travers la fenêtre de sa cellule et tente d'échapper au regard du père et à l'appel de Dieu. L'espace et le temps s'abolissent, les personnages se dédoublent pour dépeindre une fresque où seuls les fous sont sains d'esprit.


    Cette dérive haletante que les personnages de Gary Victor subissent sans un seul instant de répit nous touche au plus profond de nous-mêmes. Serions-nous tous devenus fous ?


    Prix RFO 2004

  • Frankétienne a écrit en 1975 Dezafi. Ce roman est une référence fondamentale dans la littérature créole et a fait l'objet de nombreuses études. Il a servi de matrice pourLes affres d'un défi, écrit en 1979 directement en français par Frankétienne. Il ne s'agit donc pas d'une traduction mais d'une nouvelle interprétation d'une oeuvre en perpétuel mouvement.


    Dans un village de la campagne haïtienne, Saintil et Zofer sont les exploiteurs sanguinaires d'une armée de zombis. Ils recrutent les beaux parleurs et les malheureux de toutes bordées pour nourrir leur terre de la violence des aubes tropicales. Ne sachant rien des odeurs du temps ni des couleurs de la vie, Sultana, fidèle aux vieilles traditions de la maison, prépare la nourriture quotidienne des zombis, selon le même rituel qui interdit absolument le sel. Entre la démence et la lucidité, un grain de sel suffit à faire basculer les âmes.



    Prix Prince Claus 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.
    Prix de l'Union latine 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Il s'agit du quatrième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans.







    Aussi bien poésie et prose, ces mouvements illustrent l'esthétique fondamentale de la Spirale et le concept de l'écriture quantique où les mots sont traités à l'intérieur du texte comme des particules d'énergie sensuelle.
    Les Métamorphoses de l'oiseau schizophone :
    - Premier mouvement, D'un pur silence inextinguible.
    - Deuxième mouvement, D'une bouche ovale.
    - Troisième mouvement, La Méduse orpheline.
    - Quatrième mouvement, La Nocturne Connivence des corps inversés.
    - Cinquième mouvement, Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres.
    - Sixième mouvement, Clavier de sel et d'ombre.
    - Septième mouvement, Les Échos de l'abîme.
    - Huitième mouvement, Et la voyance explose.
    Prix Prince Claus 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.
    Prix de l'Union latine 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.

    « L'esthétique spiraliste m'a conduit progressivement à l'élaboration de l'écriture quantique.
    Que de mondes avortés pour un seul grain de vie, aux turbulences des noeuds de l'oeil raturé de violences, au sida de la langue saturée amèrement de ne pouvoir se taire !
    Au vertige de ma terre soûlée de catastrophes, au naufrage de mon île suspendue sans réchappe au balancier de la mort, je chevauche ma chute, mes abîmes insondables. Inachevablement, j'allume des paradoxes aux brûlures de mes mots, propulsant tous mes rêves aux nageoires de ma voix. Chrysanthème de cris en fleurs à travers les morpholunes de l'art et les gravures de l'âme.
    Elle croît ma crise en t'aime aux glauques récits du vice. Elle croise mon île en rut ma chienne récidiviste. Rienne rive hors de saison, de pure raison, la mort active la dérision que rien ne meurt quand tout arrive en paradoxe. Et d'y naître par mes lèvres, à l'étreinte de mes reins, au si crime de mes rimes, au réflexe de mon sexe en déroute, la queue au feu du risque.
    Aux coups d'éclats du coeur, le texte à mienne violence qui me dévore tout nu.
    Et flamme soudaine dans ma douleur n'eût été quoi par ma blessure vers le sang vif des échos longs à rayures bleues de pierres fortuites.
    J'écoute encore les ratures de ma voix qui vire et chavire jusqu'au pourpre de l'ivresse aveugle.
    Je crise en thèmes ! »
    Frankétienne.

  • Clair de manbo

    Gary Victor

    L'anjélus, pêcheur de Grand-Goâve, présente à Mme Sorel, prêtresse vaudoue, le candidat à la présidence Hannibal Sérafin. Ce dernier devient l'enjeu d'une lutte féroce que se livrent sur l'île, depuis l'aube des temps, les forces des ténèbres et celles de la lumière.

    Ce roman trace sans complaisance un portrait plus qu'acide de l'homme politique. Il lance une autre réflexion sur les mythes fondateurs d'Haïti et aborde le sujet tabou des relations entre le pouvoir et les sociétés secrètes.
    Clair de manbo campe le décor d'une grande partie de l'oeuvre de Gary Victor. Toutes ses créations ultérieures puisent d'une manière ou d'une autre dans la magie de ce roman fondateur.
    Conte fantastique. Récit picaresque. Texte subversif qui annonce La Piste des sortilèges, À l'angle des rues parallèles et Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin. Mélange détonnant d'un humour au vitriol et de réalisme merveilleux,Clair de manbo est non seulement un roman qui marque une époque en Haïti et dans la Caraïbe, mais aussi l'oeuvre fondatrice la plus folle, la plus merveilleuse, la plus étonnante conçue par un auteur haïtien de la nouvelle génération.

  • Banal oubli

    Gary Victor

    Pierre Jean, écrivain, cherche l'inspiration pour son nouveau roman. Ébranlé par la rupture avec sa maîtresse Alicia, il se console en buvant quelques gins tonics « Chez James ». Quittant le bar au petit matin, il a la désagréable impression d'oublier ­quelque chose. « La vérité explose dans ma tête. Je chute dans un gouffre. Mon coeur fait un sprint soudain. Ses battements rapides sont des coups de poing douloureux dans ma poitrine. Je démarre, faisant en catastrophe marche arrière, évitant de justesse une voiture circulant tous feux éteints. Je fonce à une vitesse folle dans les rues obscures. J'ai le corps trempé d'une sueur froide. Un oubli pareil, c'est la première fois que cela m'arrive. Je gare la voiture en double ligne sans me préoccuper d'une possible contravention. Je descends, je cours vers le bar, pousse la porte. Je scrute chaque recoin de la salle... Je ne sens plus le sol sous mes pieds. Je dois prendre appui d'une main sur la table la plus proche. Je respire profondément avant de m'avancer vers James qui range ses verres. - Je me suis oublié ici, lui dis-je. » Ainsi débute une histoire extraordinaire, époustouflante, où l'écrivain se voit progressivement dépossédé de son histoire par le personnage principal. Celui-ci revendique son libre-arbitre et conteste la dictature des créateurs pour défendre la devise : « Vainqueur ou vaincu, surtout vaincu, ne laisse à quiconque, pas même à Dieu, le soin d'écrire ton histoire. »

  • « Quand le malheur ouvre sa gueule de caïman, ses dents sont sans pitié ! Pardon pour Marie-Soleil ! Miséricorde Seigneur ! Qui veut comprendre doit tenter de reconstruire une histoire qu'elle porte en elle comme un boulet de silence. Il faudra piéter des mangroves de choses non dites, récolter des bribes. Sonder l'impénétrable d'Haïti et plonger dans l'obscur. Je ne suis là que pour emboîter des paroles rapportées. C'est mon travail. J'effile ma langue sur des mensonges et je bobine le tout pour obtenir un racontage plausible. Nous savons tous que la vérité est une mendiante. Belle parole n'a pas de maître mais la mauvaise a toujours un visage. Loués soient les raconteurs ! »


    La jeune Régina, une belle mulâtresse, est kidnappée un beau matin à cause de son teint clair, voilà tout le malheur de Marie-Soleil. Sur cette terre sans mercis où les mythes tiennent lieu d'explications, la lutte pour la survie exige des talents hors du commun ! Le raconteur consigne ici le malheur humain pour pénétrer davantage le mystère de la survie !

  • Il s'agit du sixième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans. Aussi bien poésie et prose, ...

  • D'éclairs de pensée. Point. Ni même plus d'étonnement. Si point de rêves. Point de pensées. Plus d'Utopia. C'est l'avènement de l'esprit fatigué. Dans un décor de fin du monde, entre le feu et le vent,· le cri et le silence, des jeunes gens, enfants de la réparation, enfants de la préparation, immobiles au-dessus du morne, refusent de jeter ne serait-ce qu'un seul regard à la ville en proie aux flammes, ils sont là, ils sont plongés dans leurs livres, plongés dans la mémoire des aïeux qui ont fait cette ville, qui ont vécu ce que vit le coeur de cette ville, une perpétuelle violence, cyclique, transmise de génération en génération, le feu est habituel, les cris font partie de la vie, ils étudient. Mais bientôt le chaos va les rejoindre, une foule, hagarde, hallucinée, ils lèveront les yeux et verront... Dans un chant ininterrompu, Guy Régis, avec ce roman sensible, tout de voix et d'échos, fait une peinture hallucinée de son tiers d'île, où l'homme, entraîné dans une spirale d'autodestruction, s'avère être le fossoyeur de ses propres utopies.

  • Persée Persifal, le Juste, qui a tant combattu les dictatures, a été empoisonné. Il est destiné à devenir un zombi, un esclave sur une habitation au fin fond de l'île d'Hispaniola, aux frontières du visible et de l'invisible. Sonson Pipirit, son ami, se lance alors sur sa piste dans une hallucinante course-poursuite, où le temps et l'espace jouent à notre héros les tours les plus insolites. Il doit ramener le Juste du pays sans chapeau, le royaume des morts. Il n'a qu'une seule nuit pour convaincre les dieux de lui montrer le chemin tout en leur disant leurs quatre vérités. Il n'a pour seules armes que son éloquence et son énorme sexe que se disputent les filles des hommes et des dieux.


    Dans cette épopée fantastique, Gary Victor nous convie à une quête initiatique, mêlant la vie et la mort, le tragique et le burlesque, Dieu et le diable. Le tout servi par une langue drue, baroque et inouïe.

  • Il s'agit du cinquième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans. Aussi bien poésie et prose, ...

  • Il s'agit du deuxième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans. Aussi bien poésie et prose, ...

  • Il s'agit du septième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans.Aussi bien poésie et prose, ces mouvements illustrent l'esthétique fondamentale de la Spirale et le concept de l'écriture quantique où les mots sont traités à l'intérieur du texte comme des particules d'énergie sensuelle.Les Métamorphoses de l'oiseau schizophone :- Premier mouvement, D'un pur silence inextinguible. - Deuxième mouvement, D'une bouche ovale. - Troisième mouvement, La Méduse orpheline. - Quatrième mouvement, La Nocturne Connivence des corps inversés. - Cinquième mouvement, Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres. - Sixième mouvement, Clavier de sel et d'ombre. - Septième mouvement, Les Échos de l'abîme. - Huitième mouvement, Et la voyance explose.Prix Prince Claus 2006 pour l'ensemble de son oeuvre. Prix de l'Union latine 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.« L'esthétique spiraliste m'a conduit progressivement à l'élaboration de l'écriture quantique.Que de mondes avortés pour un seul grain de vie, aux turbulences des noeuds de l'oeil raturé de violences, au sida de la langue saturée amèrement de ne pouvoir se taire !Au vertige de ma terre soûlée de catastrophes, au naufrage de mon île suspendue sans réchappe au balancier de la mort, je chevauche ma chute, mes abîmes insondables. Inachevablement, j'allume des paradoxes aux brûlures de mes mots, propulsant tous mes rêves aux nageoires de ma voix. Chrysanthème de cris en fleurs à travers les morpholunes de l'art et les gravures de l'âme.Elle croît ma crise en t'aime aux glauques récits du vice. Elle croise mon île en rut ma chienne récidiviste. Rienne rive hors de saison, de pure raison, la mort active la dérision que rien ne meurt quand tout arrive en paradoxe. Et d'y naître par mes lèvres, à l'étreinte de mes reins, au si crime de mes rimes, au réflexe de mon sexe en déroute, la queue au feu du risque.Aux coups d'éclats du coeur, le texte à mienne violence qui me dévore tout nu.Et flamme soudaine dans ma douleur n'eût été quoi par ma blessure vers le sang vif des échos longs à rayures bleues de pierres fortuites.J'écoute encore les ratures de ma voix qui vire et chavire jusqu'au pourpre de l'ivresse aveugle.Je crise en thèmes ! »Frankétienne.

  • Un cri Lola... un homme, dans sa chambre, dans la ville parfois, fugitivement, entre en nonchalance et paresse, regarde vivre sa belle Lola, s'y accroche et s'y laisse aller. L'angoisse et le désir, la solitude indéfinissable viennent lui rendre visite, il les accueille en musique. Dans les rêves et les mondes des Coltrane, des Coleman Hawkins, de Lester Young... Il se lève, à la suite de Lola. Il marche, tel un Giacometti. Traversée de la ville, dans les rires de Lola. Traversées des cris, des cris qui le submergent. Du plus profond des mémoires et des ressacs qui s'abattent sur lui, sur la ville encore. Il médite. Il revient à un cri Lola...


    Un roman tout en musique et en réflexion : du jazz à la fugue, du parler au chant, de l'étonnement à la rage. C'est une partition de cri et de murmure. C'est un roman d'amour. Pour une femme. Pour une ville. Pour une mémoire. Bonel Auguste se fait funambule ici, funambule des mots, sur le fil des sonorités et des ambiances troublantes d'une île qui ne cesse de sourdre ses cris...

  • Alors qu'elle se rêvait princesse indienne, Mirna, une fillette de douze ans, est violée un après-midi sur la berge du lac Azweï par un groupe d'adolescents mené par Blaise Maldouin, fils aîné d'une famille aisée de Port-au-Prince.


    Pendant une cinquantaine d'années, elle attend le moment propice pour se venger. L'occasion se présente enfin lorsque Pirus, porteur de charbon de son état et d'une grande laideur, tombe éperdument amoureux d'Esmalda.
    Que peut espérer un pauvre porteur de charbon quand on sait que Esmalda est la fille belle à se damner de Blaise Maldouin, devenu entre temps un homme riche et influent ? Rien. Mais comme Pirus vend son âme à Laboubaka, le diable sanguinaire, il devient à la fois beau, intelligent, et le bras vengeur de Mirna. L'histoire prend le tour d'un conte merveilleux pour dénoncer la bêtise humaine et les travers d'une société au sein de laquelle être pauvre est la pire des malédictions.
    D'une écriture foisonnante où se côtoient pêle-mêle l'amour, la haine, le sang, le sexe, l'humour et le cynisme, Le diable dans un thé à la citronnelle nous plonge au coeur d'une société haïtienne où conscience de classe et argent font loi... et nous parle de la manière la plus intime qui soit des sentiments qui fondent, au-delà des couleurs, des cultures et des religions, l'identité humaine.

  • Il s'agit du premier volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans. Aussi bien poésie et prose, ...

  • À la criminelle, on a toujours confié à l'inspecteur Azémar Dieuswalwe les enquêtes les plus farfelues. Il faut dire que son goût immodéré pour le tranpe, boisson haïtienne explosive concoctée avec de l'alcool de canne, des racines, des feuilles ou des écorces, ne le rend pas très fiable aux yeux de ses supérieurs. Mais jamais il n'aurait pensé qu'il serait envoyé dans ce bled perdu de La Brésilienne, au fin fond de la campagne haïtienne pour essayer de résoudre l'énigme de l'enlèvement...du son des cloches d'une église. Les cloches sont bien là, mais elles ne sonnent plus, voilà. Seulement, du son de ces cloches dépend l'issue de la guerre terrible que se livrent le député et le maire... Alors, comment se débrouiller quand on est une épave alcoolique et que l'on est aux prises avec un curé breton devenu insomniaque, une Dominicaine à la beauté torride qui vous tombe dans les bras alors qu'elle est convoitée par les deux plus hautes autorités du village, un pasteur prêt à tout pour accroître son pouvoir, une société secrète pas commode du tout... et ce tranpe qui décidément provoque un mal de tête... carabiné !


    Prix littéraire des Caraïbes 2008

  • Il s'agit du troisième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans.







    Aussi bien poésie et prose, ces mouvements illustrent l'esthétique fondamentale de la Spirale et le concept de l'écriture quantique où les mots sont traités à l'intérieur du texte comme des particules d'énergie sensuelle.
    Les Métamorphoses de l'oiseau schizophone :
    - Premier mouvement, D'un pur silence inextinguible.
    - Deuxième mouvement, D'une bouche ovale.
    - Troisième mouvement, La Méduse orpheline.
    - Quatrième mouvement, La Nocturne Connivence des corps inversés.
    - Cinquième mouvement, Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres.
    - Sixième mouvement, Clavier de sel et d'ombre.
    - Septième mouvement, Les Échos de l'abîme.
    - Huitième mouvement, Et la voyance explose.
    Prix Prince Claus 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.
    Prix de l'Union latine 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.

    « L'esthétique spiraliste m'a conduit progressivement à l'élaboration de l'écriture quantique.
    Que de mondes avortés pour un seul grain de vie, aux turbulences des noeuds de l'oeil raturé de violences, au sida de la langue saturée amèrement de ne pouvoir se taire !
    Au vertige de ma terre soûlée de catastrophes, au naufrage de mon île suspendue sans réchappe au balancier de la mort, je chevauche ma chute, mes abîmes insondables. Inachevablement, j'allume des paradoxes aux brûlures de mes mots, propulsant tous mes rêves aux nageoires de ma voix. Chrysanthème de cris en fleurs à travers les morpholunes de l'art et les gravures de l'âme.
    Elle croît ma crise en t'aime aux glauques récits du vice. Elle croise mon île en rut ma chienne récidiviste. Rienne rive hors de saison, de pure raison, la mort active la dérision que rien ne meurt quand tout arrive en paradoxe. Et d'y naître par mes lèvres, à l'étreinte de mes reins, au si crime de mes rimes, au réflexe de mon sexe en déroute, la queue au feu du risque.
    Aux coups d'éclats du coeur, le texte à mienne violence qui me dévore tout nu.
    Et flamme soudaine dans ma douleur n'eût été quoi par ma blessure vers le sang vif des échos longs à rayures bleues de pierres fortuites.
    J'écoute encore les ratures de ma voix qui vire et chavire jusqu'au pourpre de l'ivresse aveugle.
    Je crise en thèmes ! »
    Frankétienne.

  • Il s'agit du huitième volume des huit ouvrages des Métamorphoses de l'Oiseau schizophone, écrits dans un seul souffle gigantesque, monumental en moins de deux ans.







    Aussi bien poésie et prose, ces mouvements illustrent l'esthétique fondamentale de la Spirale et le concept de l'écriture quantique où les mots sont traités à l'intérieur du texte comme des particules d'énergie sensuelle.
    Les Métamorphoses de l'oiseau schizophone :
    - Premier mouvement, D'un pur silence inextinguible.
    - Deuxième mouvement, D'une bouche ovale.
    - Troisième mouvement, La Méduse orpheline.
    - Quatrième mouvement, La Nocturne Connivence des corps inversés.
    - Cinquième mouvement, Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres.
    - Sixième mouvement, Clavier de sel et d'ombre.
    - Septième mouvement, Les Échos de l'abîme.
    - Huitième mouvement, Et la voyance explose.
    Prix Prince Claus 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.
    Prix de l'Union latine 2006 pour l'ensemble de son oeuvre.

    « L'esthétique spiraliste m'a conduit progressivement à l'élaboration de l'écriture quantique.
    Que de mondes avortés pour un seul grain de vie, aux turbulences des noeuds de l'oeil raturé de violences, au sida de la langue saturée amèrement de ne pouvoir se taire !
    Au vertige de ma terre soûlée de catastrophes, au naufrage de mon île suspendue sans réchappe au balancier de la mort, je chevauche ma chute, mes abîmes insondables. Inachevablement, j'allume des paradoxes aux brûlures de mes mots, propulsant tous mes rêves aux nageoires de ma voix. Chrysanthème de cris en fleurs à travers les morpholunes de l'art et les gravures de l'âme.
    Elle croît ma crise en t'aime aux glauques récits du vice. Elle croise mon île en rut ma chienne récidiviste. Rienne rive hors de saison, de pure raison, la mort active la dérision que rien ne meurt quand tout arrive en paradoxe. Et d'y naître par mes lèvres, à l'étreinte de mes reins, au si crime de mes rimes, au réflexe de mon sexe en déroute, la queue au feu du risque.
    Aux coups d'éclats du coeur, le texte à mienne violence qui me dévore tout nu.
    Et flamme soudaine dans ma douleur n'eût été quoi par ma blessure vers le sang vif des échos longs à rayures bleues de pierres fortuites.
    J'écoute encore les ratures de ma voix qui vire et chavire jusqu'au pourpre de l'ivresse aveugle.
    Je crise en thèmes ! »
    Frankétienne.

empty