• Elle n'est ni noire ni blanche. Solitude, la fille multresse d'une Africaine arrache son village par des trafiquants d'esclaves, est condamne servir les Blancs. Mais dans ses veines brle le feu de la rvolte. Aux cts de Mamouni et des troupes noires caches dans les forts de la Soufrire, elle lutte pour la libert. Un vibrant hommage une femme de lgende de l'histoire des Antilles. Andr Schwarz-Bart (1928-2006) entre en rsistance en 1943 aprs la dportation de sa famille. Il est l'auteur du Dernier des justes (prix Goncourt 1959) et d'Un plat de porc aux bananes vertes, cocrit avec son pouse Simone Schwarz-Bart, qui constitue le prlude de La Multresse Solitude.

  • Lorsque survinrent, au début de l'année 2009, de vastes mouvements de grève générale contre la vie chère à l'appel du Liyannaj Kont Pwofitasyon en Guadeloupe et du Kolectif 5-Févrié en Martinique, nombreuses furent les réactions d'étonnement face à la radicalité, l'ampleur et la durée de ces deux mobilisations. Que pouvait-il donc y avoir de si intolérable dans la cherté de la vie pour que, par milliers, les Antillais cessent le travail, descendent dans la rue et occupent les places ? Peu comprenaient, de l'extérieur, la volonté farouche de quelques organisations de travailleurs venues dénoncer la pwofitasyon, cette " exploitation outrancière, capitaliste et colonialiste ", en exhibant publiquement les rouages les plus secrets de la machine qui semblait s'être alors enrayée.
    /> S'appuyant sur une enquête sociologique et historique mêlant entretiens, observations de terrain et travail dans les archives, cet ouvrage revient sur le rôle du syndicalisme dans les mobilisations en Guadeloupe et en Martinique, depuis la période tumultueuse des luttes révolutionnaires et anticolonialistes des années 1960-1970 jusqu'à nos jours, et sur la grève générale de l'hiver 2009, moment demeuré ouvert à tous les possibles.

  • Description du livre La Guadeloupe, ses habitants, ses plages et la Soufrière n´attendent que vous, en mode créole ! Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon indispensable de votre séjour en Guadeloupe.

    °Initiation

  • " Elle n'a pas senti mon amour se gâter à l'ombre grandissante de ma colère. Rien n'est venu et j'ai décidé ce soir de relâcher l'orage. " Vieux-Bourg, Guadeloupe. Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d'hommes dans la mangrove. C'est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu'on retrouve le corps d'une femme blanche. Qui était-elle ? Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d'amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l'enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète. Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n'a d'égale que l'obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

  • À chaque fois qu'un docteur lui confirmait qu'elle portait un enfant, Gina éprouvait aussitôt l'étrange et merveilleuse sensation de flotter dans un temps parallèle. Elle était alors intimement persuadée de détenir un pouvoir qui s'activait en elle dès la première semaine de gestation, se déployait jusqu'à la délivrance et s'amoindrissait au fur et à mesure, avant de disparaître d'un coup, le jour même où sortait la troisième dent de l'enfant.

    Pour Gina Bovoir, attendre un bébé est un moment d'exception. Elle a déjà sept enfants de pères différents. Enceinte de son huitième petit, elle s'en réjouit en secret avant d'annoncer la nouvelle à son entourage. C'est sa façon de fuir le réel et les soucis du quotidien. Car Gina vit dans un quartier difficile, la Ravine claire, un ghetto désolé, violent, abandonné des pouvoirs publics. Après chaque accouchement, Gina promet de ne plus tomber enceinte, mais 'rechute' systématiquement. Sharon voit sa mère sa mère s'éloigner un peu plus de ses grands enfants. La filette supportera-t-elle un nouveau petit frère?
    À travers cette chronique douce-amère et les destins singuliers de ses personnages, Gisèle Pineau brosse aussi le portrait de la Guadeloupe d'aujourd'hui, tiraillée entre ses douleurs anciennes et ses fléaux modernes.

  • Les moustiques sont souvent plus nuisants que dangereux, mais quand ils véhiculent des maladies, celles-ci peuvent être mortelles : ils sont responsables chaque année de plus de deux millions de décès dans le monde. Le moustique moderne, citadin et voyageur, parcourt le monde à vitesse de la voiture, du train et de l'avion, suivi de son cortège d'épidémies potentielles. Depuis quelques années, le moustique-tigre s'invite régulièrement à la une de l'actualité, en compagnie du zika et du chikungunya. La meilleure façon de s'en protéger reste une prévention attentive, qui sera d'autant plus efficace que l'on sera conscient des gestes simples à accomplir au quotidien. Saviez-vous par exemple qu'il faut changer l'eau des fleurs tous les trois jours ? Toujours fermer l'abattant des toilettes ? Que les oeufs de moustique résistent au froid, à la sécheresse et aux insecticides ? Notre bien-être et notre santé dépendent de choses aussi anodines que ces détails.

  • Vers 1930, le quotidien de la Guyane française est dominé par la présence du bagne. Trente ans plus tard, c'est la construction du Centre spatial guyanais qui marque le développement local et conditionne l'installation de nouvelles infrastructures. Jusque-là, faute de voies terrestres, le littoral et les fleuves sont les seules composantes du réseau intérieur, tandis que les rares liaisons extérieures sont le fait des armements métropolitains.
    De l'exploitation forestière à la recherche minière, en passant par l'aquaculture et la pêche, son évolution est faite de perspectives de développement, riches de promesses souvent non tenues.
    Piliers de la vie locale à qui ce livre rend un hommage appuyé, les seules constantes de l'histoire de la Guyane sont les nombreux petits armateurs et propriétaires de navires locaux qui, par leur courage et leur obstination, ont su faire face aux exigences de cette région si riche et si particulière.
    À partir de ses souvenirs, d'archives spécialisées et d'entretiens avec de nombreux professionnels du secteur maritime, l'auteur, homme de terrain, ni homme de lettres, ni historien, nous offre là une histoire maritime concrète des territoires français d'Amérique.
    Né en 1930, Roger Jaffray a navigué comme officier de la marine marchande puis a exercé en tant qu'administrateur des affaires maritimes de 1960 à 1988, dont une quinzaine d'années aux Antilles et en Guyane. Il vit à la Martinique depuis cette date, d'où il continue de suivre avec la même passion l'évolution de la vie maritime locale.

  • Cyclones des Antilles

    Maryse Audoin

    • Scitep
    • 2 Février 2017

    Les îles des Antilles sont à la croisée de nombreux risques naturels majeurs, parmi lesquels les cyclones, ces formidables et dangereuses machines atmosphériques.
    Dans une société où le mythe du « risque zéro » est de plus en plus présent, il est vital de garder à l'esprit que quels que soient les progrès de la science et de la technologie, la nature gardera toujours sa supériorité sur la volonté de l'homme. Il ne reste par conséquent qu'à atténuer le risque, faute de pouvoir agir sur ses causes.
    Cela ne peut se faire que si chacun est correctement formé, informé et préparé, autrement dit conscient du danger et outillé pour l'affronter.
    C'est à cette action que nous avons voulu apporter notre contribution, en synthétisant dans un document unique les informations utiles à une bonne compréhension, non seulement du phénomène météorologique lui-même, mais aussi de sa gestion.

  • La Compagnie générale transatlantique, la « Transat », a été le plus important armement de transport maritime français pendant plus d'un siècle. Bien qu'ayant été présente sur presque toute la planète, elle mérite l'appellation d'« armateur antillais et guyanais ». Parce que les Antilles étaient placées géographiquement au centre de son réseau, et parce qu'elle y a souvent armé des navires à bord desquels embarquaient des marins locaux. Les navires qui assuraient les services locaux ou annexes étaient souvent qualifiés de stationnaires, par opposition aux longs courriers affectés aux lignes transocéaniques. Ils font l'objet de cette étude, réalisée avec les sections locales de la Fédération nationale du mérite maritime et de la médaille d'honneur des marins.
    C'est aussi un recueil des témoignages et anecdotes de leurs marins, regard non dépourvu d'humour, sur une période encore proche mais révolue, où la navigation était bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui.
    L'auteur
    Né en 1930, Roger Jaffray a d'abord navigué comme officier de la marine marchande sur les principales lignes maritimes françaises de 1948 à 1960. Il a servi ensuite dans l'administration, et a exercé en tant qu'administrateur des affaires maritimes de 1960 à 1988, dont une quinzaine d'années aux Antilles et en Guyane. Il vit à la Martinique depuis 1988, d'où il continue de suivre l'évolution de la vie maritime locale.

  • Qui est Man Tina ? Que lui est-il arrivé pour paraître si sombre aux yeux de tous aujourd'hui ? À travers sa rencontre avec le Capitaine Karmon qui cherche à élucider le mystère autour de l'étrange disparition de Léna, le visage de Man Tina se dévoile sous un nouveau jour. De la Martinique contemporaine, dont elle semble si détachée, à la Guadeloupe, en passant par l'Hexagone ou encore la Colombie, Tina nous fait voyager, remonter le temps, levant ainsi le voile sur une vie pleine de rebondissements, traversant une époque tumultueuse faite de révolutions en marche et de bouleversements des sociétés. "Et si tout recommençait...?" dresse le portrait d'un personnage de l'histoire "Le jour se lève à nouveau", précédente nouvelle de l'auteur parue avec un second récit, "Soléna d'hier et d'aujourd'hui".

  • Durant un voyage de six mois, l'auteur découvre ce département français si loin de la métropole. Son récit se tisse au rythme de la vie locale et s'écrit au fil d'anecdotes de voyage et de rencontres imprévues. Ce qu'il nous raconte, c'est la Guadeloupe d'aujourd'hui. Pour mener son enquête, il a interrogé des insulaires parmi les plus influents : Élie Domota, Henry Joseph, Jacky Dahomay... Mais son camp de base, il l'a installé sur la terrasse de Jojo, fréquentée par les pêcheurs, les ouvriers... Les gens ordinaires.

  • « Tout le monde sait que les sociétés esclavagistes sont formées de maîtres blancs originaires du continent européen et d'esclaves noirs importés d'Afrique. Mais le fonctionnement concret de la société esclavagiste française est peu connu. Grâce à des sources inexplorées - des milliers d'actes notariés conservés aux archives de la Guadeloupe - , cet ouvrage nous restitue la vie quotidienne des esclaves et la pratique de l'esclavage dans la France d'Outre-mer à la veille de la Révolution. Apparaît aussi la complexité des relations entre Blancs et Noirs, qui donne naissance à un important métissage. Il aboutit à la création d'une classe juridique à part : les « libres de couleur », qui ont la particularité de posséder des esclaves. C'est donc une société complexe que la vague révolutionnaire venue de France bouleverse. Pendant les premières années de la Révolution, la société coloniale est maintenue. Mais les révoltes se multiplient jusqu'au décret du 4 avril 1792, qui donne la citoyenneté aux libres de couleur dans les mêmes conditions qu'aux Blancs, puis jusqu'à la loi du 4 février 1794 qui abolit l'esclavage. Dans une société marqué par un siècle et demi d'inégalités et de servitude, quelle portée peuvent avoir ces textes législatifs votés à plus de 7.000 km de distance? Les libres de couleur s'intègrent rapidement à la vie politique et à l'organisation sociale. Les anciens esclaves, soumis d'abord à l'autorité de leurs anciens maîtres, puis des républicains qui les ont remplacés, participent ensuite activement à la guerre révolutionnaire dans les Caraïbes. Intégrés dans l'armée française, ils parviennent même au pouvoir en octobre 1801, à un moment où la France s'est doté d'un régime politique stable et autoritaire dirigé par Bonaparte. Une expédition de 3.500 hommes est envoyée en Guadeloupe pour rétablir l'ordre ancien. Une partie de l'armée de couleur dirigée par Delgrès et Ignace résiste. Commence alors la moins connue des campagnes militaires de la période napoléonienne. En mai 1802, pendant 19 jours, les rebelles se battent aux cris de « vivre libre ou mourir » contre le général Richepance, l'un des vainqueurs de Hohenlinden. L'esclavage est rétabli... Fait unique dans l'histoire, cet incroyable aller-retour qui voit en moins d'une décennie l'abolition et le rétablissement de l'esclavage est l'objet de ce livre. » Frédéric Régent

  • Cet ouvrage est le résultat d'une étude sur les transports maritimes, les armateurs et entreprises d'armement, leurs navires et leurs équipages dans l'archipel guadeloupéen. Au cours d'une enquête pointilleuse, l'auteur a dépouillé les archives locales de presque tout le siècle écoulé, notamment celles des Affaires maritimes. Il a également recueilli les souvenirs de nombreux professionnels.
    C'est non seulement une contribution au patrimoine maritime local, mais aussi une référence et un outil pour les professionnels du secteur, dans un contexte où la Guadeloupe doit faire face à des évolutions mondiales qui lui échappent totalement : mondialisation galopante, concurrence exacerbée, effets d'une crise permanente d'adaptation.
    Dans la grande région caraïbe, les économies des différents pays divergent sensiblement. L'agrandissement du canal de Panama va entraîner une réorganisation complète des flux de transport maritime et, faute de pouvoir devenir un des nouveaux points de convergence et d'éclatement du trafic international (les « hubs »), les ports des Antilles françaises doivent rechercher leur niveau d'activité optimal, en améliorant les accès et leurs équipements portuaires. Ils sont contraints de se coordonner entre eux pour éviter à tout prix une concurrence dangereuse.
    Présenté par la section de Guadeloupe de la Fédération du Mérite maritime, la série « Histoire maritime des Antilles françaises » éclaire de façon globale les réalités souvent ignorées du transport maritime local des régions de la Caraïbe francophone.

  • Le regard, élément constitutif de l´appréhension du moi, et donc la connaissance de notre propre personne, mais aussi lien vers l´extérieur, de représentation du monde, est étudié sous la lumière de la poétique. Une poétique qui a ici ses propres bornes. Spatiales tout d´abord, avec une limite aux territoires de la Martinique, Guadeloupe et Guyane, mais aussi temporelles avec une amplitude de trente-sept années entre 1945 et 1982. L´auteur tend à mettre en relation la vie des auteurs avec leur oeuvre, les thématiques mises en scène et les méthodes utilisées pour venir à leurs fins.

  • L'ouvrage propose une réflexion critique à la fois sur la géographie et sur la région caribéenne comme elle a trop souvent été enseignée et décrite. Pour ce faire, cet espace est appréhendé à la fois dans sa globalité et dans le détail, au travers de nombreuses études de terrain menées par l'auteur durant les dix dernières années (Suriname, Haïti, Cuba, etc.). Le géographe Romain Cruse rejette ici d'emblée le mythe de la neutralité en sciences humaines, qui amène trop de chercheurs à décrire le monde qu'ils étudient du point de vue des classes moyennes occidentales. Fort des années passées dans les quartiers pauvres et les villages de pêcheurs de Trinidad, de la Dominique ou encore de la Jamaïque, il choisit volontairement d'adopter le regard des classes populaires caribéennes - regard à la fois inspiré des observations sur le terrain et fondé sur un travail de recherche minutieux dans les bibliothèques universitaires de la région. La Caraïbe ainsi décrite n'est donc ni un éden touristique, ni un modèle de libre-échange, ni une région de forte croissance économique. On découvre plutôt des sociétés profondément divisées selon des clivages ethniques et sociaux hérités du colonialisme, des bidonvilles abandonnés derrière des décors de carte postale, la manipulation des masses par les élites locales et les investisseurs étrangers, et un regard différent sur la condition caribéenne contemporaine. Une condition qui se nourrit d'un environnement particulier, d'une histoire singulière et de traits démographiques propres tels que la créolisation et le pluralisme.

  • Eugène de Cerceil, jeune noble originaire de la Touraine, orphelin et déserteur, s'installe en terre guadeloupéenne. Adopté par le vieux Roconoë et amoureux de la belle Ezulna, c'est une vie douce qui s'offre à lui. Mais c'est sans compter sur le débarquement, en 1635, de De L'Olive et Duplessis... Nous sommes dans les premiers temps de la colonisation de l'île. Le père Raimond, religieux officiant en ces lieux, tente de les convaincre de négocier leur installation avec le cacique de l'île, mais les Français refusent de l'écouter. Leur orgueil les amène à faire naufrage et ils ne doivent leur survie qu'à l'aide des Caraïbes, parmi lesquels se trouve Eugène. Bientôt, de L'Olive s'éprend d'Ezulna... et c'est un véritable drame qui se joue, annonciateur de la fin proche de la vieille société caraïbe de l'île.

    Jules Honoré Joseph Coussin né en 1773 à Basse-Terre, fut peintre et écrivain. Passionné par les paysages guadeloupéens, il consacra l'essentiel de son existence à en rendre compte. Il meurt en 1836.

  • En progression rapide dans toutes les régions chaudes, la dengue ou « fièvre dengue » est la maladie à vecteur la plus répandue dans le monde. L´expansion de ses formes hémorragiques, qui peuvent être mortelles, est devenue particulièrement inquiétante, d´autant qu´en l´absence de vaccins ou de nouveaux traitements, l´unique moyen d´enrayer la maladie consiste à lutter contre le moustique vecteur. Il ressort des contributions réunies dans cette expertise collégiale qu´à côté des techniques de démoustication présentées en détail dans le volume, un travail en réseau est indispensable pour surveiller et prendre en charge cette pathologie. Il apparaît également nécessaire, ce qui n´est pas le plus facile, de convaincre les populations d´éliminer elles-mêmes les réserves d´eau (mares, flaques, récipients...) où le moustique se reproduit, une autre mesure essentielle proposée dans cette expertise. Dengue, or dengue fever, is the most widespread vector-borne disease on the planet and is spreading rapidly in all the world´s hot regions. The spread of its hemorrhagic forms, which can be fatal, is particularly worrying, especially as without a vaccine or a new treatment, the only way to halt the disease is to control the mosquito that carries it. From the papers that make up this report, it emerges that alongside the mosquito-control methods described by the authors, networking is essential for surveillance and medical care of dengue. The report also highlights the need to persuade the population (and this is not the easiest task) to take on themselves the essential work of eradicating pools, puddles and receptacles where water collects and mosquitoes can breed.

  • Les observateurs actuels s'accordent sur le fait que la plupart des travailleurs obéissent aux ordres et, par là-même, contribuent à ce que se perpétue une évolution de l'organisation du travail de plus en plus délétère pour la santé. Pourtant, on remarque en Guadeloupe des conduites de désobéissance dont la signification est énigmatique. Dans ce livre, l'auteur mène une investigation pour comprendre ces conduites souvent prétextes à des explications simplistes et naturalistes. L'investigation menée auprès de travailleurs guadeloupéens montre que ces comportements relèvent d'un effort pour se défendre contre la souffrance engendrée par l'expérience vécue de la domination inhérente à la condition salariale. Pour comprendre l'origine de cette souffrance, Valérie Ganem pousse l'investigation jusque dans les formes de la domination au sein de la famille. Elle découvre ainsi qu'en général cette domination s'exerce de façon différente sur les enfants en fonction de la couleur de leur peau. Ce traitement différentiel serait une conséquence, à distance, de l'esclavage. Il viserait à préparer les enfants à la condition qui les attend dans la société et serait à l'origine des conduites de désobéissance dans le travail. La transmission du rapport entre domination et obéissance d'une part et la reproduction d'une condition d'autre part passeraient par les rapports sociaux de travail, mais aussi par un processus « familial ». Cette découverte ne concerne pas que la Guadeloupe.

  • De création récente, les sociétés de la Caraïbe sont issues de la colonisation des Amériques qui s'accompagna de l'extermination de populations amérindiennes, de la transplantation et de l'esclavage de populations d'origine africaine, puis de différentes vagues de migration. Ces sociétés ont su pourtant élaborer des systèmes originaux de représentations du corps et de la maladie qui rendent compte de leur inscription sur un sol nouveau et expriment de nouveaux rapports sociaux. Cet ouvrage étudie plus particulièrement la manière dont, à la Guadeloupe, les savoirs concernant la santé et la maladie constituent un ensemble structuré de représentations et de pratiques qui renvoient à des cosmogonies bien définies. En recourant aux méthodologies de l'ethnobotanique et de l'ethnomédecine, en faisant appel à la cartographie, l'auteur analyse la pharmacopée à base de plantes médicinales et propose une lecture originale du paysage des jardins de case. L'organisation de ces derniers reflète en effet la vision du monde de ses occupants, et matérialise dans l'espace le bien-être et les maux du corps, tout comme les relations avec l'entourage et les morts. On découvre ainsi comment, dans une situation de pluralisme médical et dans un milieu pluriethnique, des thérapeutes et des patients passent d'un système médical à l'autre sans pour autant abandonner leur vision du monde.

  • Chikungunya, dengue, fièvre catarrhale ovine... La forte recrudescence au cours de ces dernières années de maladies transmises par des insectes vecteurs constitue aujourd´hui une préoccupation majeure de santé publique, dans ses composantes humaine et animale. La « lutte antivectorielle » a pour objectifs de minimiser les risques d´endémisation ou d´épidémisation, de diminuer la transmission d´agents pathogènes par des vecteurs et de gérer les épidémies dans un cadre stratégique formalisé. Cinq ministères français ont demandé en 2008 à l´Institut de recherche pour le développement (IRD) de produire un état des lieux complet et une analyse pluridisciplinaire des dispositifs de lutte antivectorielle en métropole et dans les régions ultra-marines. Le cadre de la gouvernance et la répartition des compétences, les conditions générales de mise en oeuvre de la lutte antivectorielle, les pratiques et modalités d´évaluation de la lutte, les outils et leviers d´anticipation ont ainsi été examinés par un collège d´experts qui en restitue ici le bilan détaillé. Au-delà, cette expertise collégiale met en lumière les évolutions indispensables que doit connaître ce domaine sensible et livre des recommandations en vue d´une refondation des politiques de lutte. Les défis à relever et les stratégies à concevoir pour le contrôle des risques sont d´autant plus complexes que les changements globaux (climatiques, environnementaux, sociétaux) influencent considérablement les systèmes vectoriels. Chikungunya, dengue, bluetongue disease and others The strong resurgence of insect-vector transmitted diseases over recent years has become a major public health concern, in both human and veterinary spheres. Vector control has the objective of bringing down to a minimum the risks of endemization or epidemization, reducing pathogen transmission by vectors and managing epidemics in a clearly formulated strategic framework. In 2008 five French ministries commissioned the Institut de recherche pour le développement (IRD) to produce a comprehensive state-of-the art report and multidisciplinary analysis of vector control systems in metropolitan France and the country´s overseas regions. An expert group examined the framework for governance and the attribution of responsibilities, the general conditions for vector control implementation, the practices and methods of vector control assessment and the tools and means for forecasting risks. It presents the detailed account of its findings in this report. Going beyond the analysis, this expert survey highlights the essential changes and developments that should be brought to this sensitive field and sets out recommendations for a revision of control policies. Challenges will have to be taken up and strategies will have to be devised to control risks. And these are becoming more complex with ongoing global-scale changes (to climate, environment and societies) that strongly influence vector systems.

  • « Îles des flibustiers, ces premiers conquérants Qui foulèrent ton sol, berceau des Caraïbes Aux grands monts inégaux coiffés de casques blancs, Aux flancs verts sillonnés de rivières rapides. » La poésie de Jeanne de Kermadec est empreinte de lyrisme et d'exaltation - des paysages, de la nature, des sentiments.
    On trouve dans ses vers, implicitement ou explicitement, une dénonciation des injustices, des iniquités de la société créole, héritière des préjugés sociaux et raciaux du colonialisme esclavagiste.
    Écrivain-peintre de la Guadeloupe, Jeanne de Kermadec dresse des tableaux évocateurs et délicats.

    Jeanne de Kermadec, née en 1873, aujourd'hui méconnue ou oubliée, fut l'une des figures de proue de la littérature guadeloupéenne. Un prix littéraire porte même son nom. Poétesse éminente, elle ne cessa jamais d'écrire sa vie durant.
    Elle meurt en 1964.

  • Alana vit à Courbevoie lorsqu´elle hérite d´une case d´esclaves à la Guadeloupe. Une histoire d´amour sur fond de bruits de chaînes et de surnaturel. L´histoire, la société guadeloupéenne, le passé, le présent et l´amour sont un véritable cocktail exotique que deux personnages amoureux envers et contre tout boivent jusqu´à la lie. Comment croire en 2011, que les esprits des morts se manifestent encore ? Comment imaginer que deux êtres que le passé colonial sépare puissent trouver l´amour et vaincre les atavismes ? Le feu purificateur emplit les âmes et brûle les pages du roman. « J´ai choisi un style léger pour traiter de sujets pesants comme l´esclavage, le malaise social, le surnaturel et la religion. Lire Les Flammes du Passé est un agréable moment d´instruction et d´évasion ».

  • « C'est bien un esprit de vigilance que j'aimerais transmettre à travers cet ouvrage. Une vigilance à l'égard de ceux qui détiennent le pouvoir de notre système éducatif, ou de tout autre pouvoir. N'est-il pas un peu choquant que l'Éducation nationale exhorte les élèves à dénoncer le racket dont ils seraient victimes, les exhorte à dénoncer les agressions dont ils seraient les témoins, et que cette même institution reste autiste sur le comportement presque mafieux de certains hauts responsables ? Il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur une profession, mais de demander un peu plus de clairvoyance, moins d'obscurantisme et de corporatisme, lorsque l'on dénonce des agissements de personnels ayant des responsabilités. »

  •  À moins de 30 ans, Béatrice RIlos est une auteure confirmée : après "On fera silence" au Seuil en 2008, puis "Is this love" sur aux éditions Le mot et le reste, plusieurs publications numériques, et sans cesser un travail plastique commencé sous les auspices de Christian Boltanski et Paul-Armand Gette, elle doit affronter la mort annoncée et brutale de sa mère. J'en parle aussi crûment, parce que la mère de l'auteur était loin d'avoir mon propre âge, et je sais que l'auteur, à ce moment-là, payait son toit et son pain en travaillant de nuit dans un centre d'appel téléphonique pour personnes en détresse. Et cela n'a rien à voir avec l'écriture. Le deuil est personnel, le deuil se tait. Seulement, dans cette trouée du noir absolu, une suite de textes magnifiques et déchirants est venue s'inscrire sur le site de Béatrice Rilos : elle les appelle des rêves éveillés, ce sont plutôt des sculptures, ou des lames aiguisées. Rien qui fasse écho à la situation biographique, mais écrit tout entier vers l'absente et pour elle. Des textes que Béatrice Rilos date par années, et envoie comme à distance résonner dans ce qui est désormais un passé définitif. Elle dit : "Faire de mes souvenirs des rêves éveillés pour celle qui ne dort plus. Celle qui ne dort plus c'est ma mère, celle qui ne vit plus. Trouver en ces rêves la force et le courage de se projeter dans l'avenir. Ces vingt années avec elle, celles qui restent encore à vivre sans elle. Reconstituer une chronologie, les années charnières. Y trouver le réconfort de sa présence. Faire face aux années à venir. Ce souvenir donc d'un passé cristallisé, le réactiver par l'absence." Les photographies qui accompagnent le texte sont celles qu'a choisies Béatrice Rilos.
    François Bon, publie.net 

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