• Un fascinant conte sudiste

    1924, Caroline du Sud. Trois femmes à la croisée des chemins.
    Alors que la région se remet encore de l'infestation de charançons qui a dévasté les plantations et l'économie, Gertrude, une mère de quatre enfants, doit prendre une décision immorale pour sauver ses filles de la famine et échapper à la mort aux mains d'un mari violent. Retta navigue dans un monde difficile en tant qu'esclave affranchie de première génération, toujours employée par les Coles qui ont autrefois été propriétaires de sa famille. Annie, la matriarche de la famille Coles, doit faire face à la terrible vérité qui a déchiré sa famille. Ces trois femmes n'ont apparemment rien en commun ; elles sont pourtant liées par les terribles injustices qui sévissent depuis longtemps dans leur petite ville et auxquelles elles décident de faire face.
    Une primo-romancière qui a conquis la critique
    "Vous serez brûlée par le soleil, horrifiée par les conditions de ces héroïnes autant que subjuguée par leur courage" - Avantages
    Deb Spera possède sa propre société de télévision, One-Two Punch Productions et a notamment produit les séries Criminal Minds, Army Wives et Reaper. Le Chant de nos filles, son premier roman, a été sélectionné par Amazon comme "Meilleur livre" du mois de juillet et s'est déjà vendu à plus de 10 000 exemplaires (publication fin juin 2019). Elle a été finaliste pour le prix littéraire Kirkwood.

  • En 1929, une crise économique inédite ébranle le monde. Face à l'interventionnisme de l'État et au chomâge massif, des voix s'élèvent. Bernard Landon propose une "solution miracle" : soutenir l'industrie en renouvelant fréquemment les biens d'usage. Selon lui, la crise entraîne une baisse de consommation et donc de production, menant à la fermeture des entreprises et au maintien de la situation économique critique. Seule une sortie de ce cercle vicieux pourra sauver le pays. Et si les usagers ne consomment pas d'eux-mêmes, il faut les y pousser voire les y obliger. Mais en utilisant dans cet essai autodité de 1932 le terme d'"obsolescence programmée", il ne se doutait pas qu'il désignerait quelques décennies après l'introduction volontaire de défaillances techniques dans les produits.

    Juif originaire de Russie, Bernard Landon est un agent immobilier et un courtier arrivé à New-York au début du XXe siècle. Fervent défenseur du progrès et poussé par le succès de ses investissements, il s'intéresse de près à l'économie américaine et propose des solutions innovantes pour sortir son pays de la crise et relancer la croissance. La plus connue reste l'"obsolescence programmée", qui sera transformée après-guerre par les industries en "culte de la nouveauté".

  • Le vent nous portera

    Jojo Moyes

    Animée par une soif d'aventures et de grands espaces, Alice s'éprend d'un bel Américain et s'empresse d'accepter sa demande en mariage, laissant derrière elle son Angleterre poussiéreuse. Mais le rêve américain est mis à rude épreuve au cours de la Grande Dépression dans la petite ville du Kentucky où elle atterrit, entre un mari qui s'avère décevant et un beau-père au tempérament ombrageux.
    Aussi, quand la jeune femme répond à l'appel d'Eleanor Roosevelt pour créer des bibliothèques ambulantes afin de lutter contre l'illettrisme, c'est d'abord pour échapper à son quotidien étouffant. Elle se lie alors d'amitié avec Margery, une femme qui n'a peur de rien ni de personne. Ensemble, elles se jettent à corps perdu dans l'aventure et sillonnent à cheval les montagnes du Kentucky, bravant tous les dangers, pour apporter des livres dans les zones les plus reculées. Mais s'il y a bien une chose dont ces porteuses d'histoires ne manquent pas, c'est de courage.

    Un roman profondément émouvant sur l'épopée de la culture et l'émancipation féminine.

  • Partez à la rencontre de Mazie Phillips, inoubliable héroïne à la gouaille mordante du New York des années folles.
    Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l'on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d'or, les idylles et la consommation d'alcool - malgré la Prohibition - vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa " cage " et faire la fête, notamment avec son amant " le capitaine ".
    Avec l'arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d'ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée " la reine du Bowery ", elle devient alors une personnalité incontournable de New York.
    Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie - dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime -, mais aussi Soeur Ti, son unique amie, sa soeur Jeanie, l'agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle... Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.

  • La crise de 1929 fut avant tout un effondrement généralisé de la production dans la quasi-totalité du monde industrialisé. Violente et contrastée dans son déroulement et ses enjeux, elle a fait subir au monde occidental un recul comparable à celui des deux conflits mondiaux qui l'encadrent chronologiquement. À travers des événements convulsifs, c'est la démocratie occidentale qui est apparue en danger, puis victorieuse.
    Cet ouvrage revient sur l'histoire de la « Grande Dépression », ses causes, ses effets. Il analyse les mécanismes économiques en jeu dans cet épisode traumatique du capitalisme contemporain. Il montre enfin comment chaque époque relit cette crise hors norme à l'aune de ses propres urgences et de ses acquis. À lire également en Que sais-je ?...
    Les 100 mots de la crise financière, Bertrand Jacquillat et Vivien Levy-Garboua
    Le Front populaire, Jean Vigreux

  • Retour à la villa aux étoffes Nouv.

    Augsbourg, 1930.

    Un vent de bonheur souffle sur la villa aux étoffes : le troisième enfant de Marie et Paul Melzer vient d'avoir quatre ans et le couple s'aime plus que jamais. Mais la crise économique qui se propage en Europe met en péril l'usine de textile. Et quand Paul tombe malade, c'est Marie qui doit une nouvelle fois sauver l'entreprise de la ruine.
    Croulant sous des dettes qu'elle ne peut rembourser, elle doit faire un choix déchirant. Devra-t-elle se résoudre à vendre l'héritage familial, la demeure qui l'a accueillie et a vu naître ses enfants ?

    Au coeur du tumulte des années 1930, une saga familiale captivante où petite et grande histoire se mêlent, digne de Downton Abbey.




    Anne Jacobs a écrit sous pseudonyme de nombreux romans historiques et sagas exotiques, mais c'est sa série La Villa aux étoffes qui la propulse au rang d'autrice best-seller, aussi bien en Allemagne qu'à l'international. Retour à la villa aux étoffes est le quatrième tome de cette saga qui a déjà conquis plus de 3 millions de lecteurs.

  • Comment tout cela va-t-il finir ? Les haines et les peurs de notre temps ont un parfum de redite, celui des années 30, cette décennie tragique qui mena le monde à l'abîme. Économique, sociale, identitaire ou politique, les crises s'additionnent depuis le krach de 2008, comme au temps de la Grande Dépression de 1929.
    Mais qu'en est-il au fond ? Le reniement « social-libéral » de François Hollande vaut-il vraiment la « pause » de Léon Blum ? Poutine phagocytant l'Ukraine rejoue-t-il Hitler avalant les Sudètes ? L'antisémitisme de la génération Soral-Dieudonné illustre-t-il la résurgence des haines d'un Céline ? Le danger Le Pen fait-il écho au péril nationaliste d'hier ? Telles sont quelques-unes des questions de cet ouvrage, fruit de la rencontre entre deux historiens et deux journalistes, qui se livrent à un incessant aller-retour entre passé et présent. L'Histoire n'est pas un éternel recommencement, mais ces années 30, si proches et si lointaines, si terribles et pourtant fondatrices, éclairent bien étrangement les crises du temps présent...

    © Flammarion, 2014

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