• La pratique des relations sociales n'est enseignée nulle part et aucune formation, universitaire ou autre, ne prépare à la confrontation avec les organisations syndicales. S'il est de bon ton de faire l'éloge du dialogue social et de souhaiter des syndicats « puissants », il n'est guère de discours ou d'ouvrages qui viennent éclairer, instruire et guider ceux qui sont engagés, quotidiennement ou de façon ponctuelle, dans l'exercice des relations sociales.
    L'objectif de ce livre est de pallier cette carence.
    Après avoir rappelé le cadre légal d'exercice de la représentation du personnel, l'auteur apporte les éléments de méthode, d'organisation et de stratégie qui vont aider les managers dans l'exercice de leurs responsabilités sociales. Il fournit les clés de la compréhension de l'action syndicale et développe, exemples à l'appui, les principaux sujets de négociation sociale dans l'entreprise. Un accent particulier est mis sur les conflits sociaux et les enjeux relatifs au maintien de l'emploi. Enfin, la communication d'entreprise et la notion de performance sociale sont analysées dans le contexte particulier des relations sociales.
    Ecrit par un praticien riche d'une longue expérience de la négociation avec les partenaires sociaux, cet ouvrage apporte une contribution directement opérationnelle à tous ceux qui sont engagés dans la conduite du dialogue social... comme à ceux qui souhaitent en comprendre les ressorts.

  • La mutine

    Michel Herland





    La Mutine, petite île des tropiques, fait face à une grève générale. Les syndicats soutenus par la majorité de la population réclament une hausse du niveau de vie tandis que les patrons s'inquiètent pour leurs profits. Chaque camp manoeuvre afin de se mettre l'État français dans la poche. Pendant ce temps, les indépendantistes avancent leurs pions...
    Michel, professeur de philosophie venu de Métropole, assiste à ce cirque avec consternation. Lui continue de faire cours tout en coulant des jours heureux avec Belle, une Créole à la sensualité torride, artiste-peintre à ses heures. Face aux tensions sociales qui s'exacerbent, au racisme qui se réveille, l'enseignant prône les vertus de la raison. Mais le destin de l'une de ses élèves, fille de l'un des grands Blancs de l'île, va basculer jusqu'au meurtre...
    La Mutine est une fresque haute en couleur aux allures de roman policier et aux accents de pamphlet politique. S'inspirant du conflit social qui paralysa la Martinique et la Guadeloupe en 2009, Michel Herland fabrique une fable édifiante sur ces territoires insulaires où la température monte plus facilement qu'ailleurs.

    [Michel Herland, essayiste et romancier, est un grand amoureux et fin connaisseur de l'outre-mer français. Il y a effectué l'essentiel de sa carrière d'universitaire et d'économiste (vice-recteur de Nouvelle-Calédonie, professeur à l'Université des Antilles). Né en 1945 à Toulouse, il vit depuis une vingtaine d'années en Martinique, où il se consacre désormais à l'écriture.]



  • Du déclenchement de la grève étudiante aux élections générales de septembre, en passant par l'adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s'est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats publics? Quels événements, quels mots, quelles images ont marqué notre mémoire collective?

    "Le Printemps québécois, une anthologie" propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l'histoire contemporaine du Québec. Le livre présente une chronologie exhaustive des événements (jour par jour, de février 2012 jusqu'au Sommet sur l'enseignement supérieur, en février 2013) et documente l'ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Textes littéraires de la revue "Fermaille", manifeste des Profs contre la hausse, affiches de l'École de la Montagne Rouge, interventions d'Anarchopanda : plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante.

    Il s'agit d'un travail documentaire unique qui illustre toute la richesse, la créativité et la diversité du Printemps québécois. Comme l'écrivent les trois auteur.e.s de l'ouvrage, « c'est pour maintenir vive la mémoire d'un printemps où l'art, l'acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui, étudiant.e.s engagé.e.s, professeur.e.s indigné.e.s, citoyen.ne.s solidaires, s'en sont saisie. Cette histoire que l'Histoire risque d'oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l'ont faite ».

  • « Le 22 juillet, un groupe de 20 inconnus a ouvert le feu avec des armes de gros calibre contre les installations de Radio Universidad. La radio universitaire, gérée par le mouvement, est devenue un formidable instrument d´information et de mobilisation sociale. Le même jour, plusieurs inconnus ont jeté des cocktails Molotov contre la maison de Enrique Rueda Pacheco, secrétaire général [du syndicat des instituteurs en grève]. Quelques jours plus tard, des cocktails Molotov ont été lancés contre le domicile de Alejandro Cruz, dirigeant des Organisations indiennes pour les droits humains (Organizaciones Indias por los Derechos Humanos). » Tout a commencé par une grève des instituteurs pour des augmentations de salaire.
    Avec ce premier tome d´un journal tenu au jour le jour depuis le 5 janvier 2006, Laurent Grisel explore ces années noires de crise planétaire. Se confrontant aux sources les plus diverses, presse internationale, agences financières, fils d´information des associations de solidarité, blogues, publications de chercheurs indépendants, il trie et décrypte le flot continu des nouvelles désorientantes.
    Politiques d´extrême droite non dissimulées, crimes de guerre, licenciements massifs et manipulations financières, brouillages sémantiques, c´est par un subtil entrelacement des causes et conséquences qu´il explore et éclaire peu à peu le changement de civilisation en cours, dans toutes ses dimensions. Ses analyses combattent mot à mot la propagande qui assourdit, qui martèle ces discours pourtant usés. À ses côtés, on envisage les ressorts des affrontements en cours, des attaques contre notre existence même, et l´affirmation de nos vies en est d´autant plus forte.
    Un ouvrage d´une clarté remarquable. Un livre d´écrivain, assurément.
    Livre disponible en numérique et en papier > http://www.publie.net/livre/ journal-de-la-crise-de-2006- 2007-2008-davant-et-dapres- volume-1-2006-laurent-grisel/

  • Quels liens unissent le droit et la violence ? Peut-il y avoir une violence pure de cette relation au pouvoir ? C'est en 1921 que Walter Benjamin se pose ces questions, et publie « Pour une critique de la violence ». Partant des situations les plus concrètes que lui donne à penser la politique, il emmène son analyse dans le champ du mythe, de la théologie, inaugurant une articulation nouvelle entre le concept de violence et la philosophie du langage. Ce travail se propose d'analyser ce texte ligne à ligne afin d'en rendre la vivacité philosophique, la force politique, et le mystère poétique.

  • Cet ouvrage est un témoignage politique et une réflexion critique sur le syndicalisme salarié. Issu d'une dérie d'enquêtes de terrain portant sur la question de la communication dans l'entreprise, son objectif est de traiter la vie syndicale comme sujet d'investigation de fond. La confrontation du chercheur à l'univers syndical permet d'une part de réhabiliter des pratiques contestataires souvent dévalorisées ou méprisées, d'autre part elle suscite une interrogation théorique sur la recomposition du travail salarié, les limites des formes traditionnelles de protestation, les potentialités entravées du "mouvement social" dont le syndicalisme est une composante fondamentale. Le syndicalisme d'expérimentation consiste à favoriser la concertation et la participation directe des intéressés à la prise en charge de leurs problèmes, à la définition des objectifs et du "mode d'emploi" des luttes.

  • Rassemblés autour de l'idée toute simple que la langue est d'abord un produit social héritier des conflits dans lesquels elle s'est trouvée à la fois militante, médiatrice et dépositaire, ce recueil d'articles et de chroniques illustre en partie un vocabulaire sollicité par les dissensions sociales, celui de la grève. On y verra comment se met en place - au 19e siècle surtout - la résolution symbolique des conflits, soit dans des consensus provisoires sur le sens, des tabous ou des novations en langage, soit par des mots flous que déchirent des sémantismes et des appropriations contradictoires. Aucun terme de ce champ qui ne soit en même temps enjeu de polarisation, de modalisation, de coloration ou d'exclusion. Condamnation des trics et des coalitions, phagocytages de peuple et d'ouvriers, opprobre sur les jaunes, aménagement patient des confréries, des compagnonnages, des mutuelles, des bourses et du syndicalisme confédéré, brandissement du Grand Jour puis du Grand Soir, rejet officiel dans les argots ou reprise à contre-courant des tenants du parler populaire... À la limite, l'incertitude de la désignation (association, grève) tendrait à faire oublier les enracinements du vocabulaire au coeur des représentations sociales et à faire croire aux définitions minimales et abstraites des dictionnaires, Or, il paraît clair aujourd'hui que le mythe d'une langue qui serait neutre a définitivement vécu. Les mots ne sont pas grains de sable sans poids dans le vent de l'histoire. Ils sont le vent et l'histoire.



  • Christophe Agogué imagine une fresque sociale vivante dans laquelle deux familles parisiennes sont confrontées aux célèbres affrontements de mai 68. Dans ce récit dynamique, i
    l noue une intrigue prenante tout en nous interpellant sur les origines de ce mouvement révolutionnaire à la limite de l'utopie. Sous les pavés, déjà, la plage...




  • «?Le 31 mai 1941, à la mine, une grève et non un piquet de grève se révèle. Pour la compagnie, c'était inexplicable. La raison était évidente. Les puits étaient transformés en piège à militants. Intelligemment, les responsables locaux préparèrent la grève par un sérieux porte-à-porte, montant la garde à l'entrée des corons pour convaincre les ouvriers qui ne l'étaient pas encore. Ce jour-là, à l'Escarpelle, le directeur signa et la fosse n° 8 fut en grève. Les femmes de mineur incitèrent leur mari à rester à la maison. À Auby, des hommes venus du Pas-de-Calais empêchèrent la descente. Durant cette grève, plus de 500 personnes furent arrêtées, dont 244 finirent déportées. Malheureusement, 30 ne revinrent jamais.?» Résidant à Mont-Louis, dans les Pyrénées-Orientales, Pascaline rejoint un ami d'enfance à Sisteron, la perle de Haute-Provence. Suite à une donation inattendue, celle-ci se rend seule dans le Nord de la France, à Auby, sa ville natale où son père accomplit durant de nombreuses années un travail pénible : mineur. Durant son séjour, elle redécouvre le vécu du bassin minier tandis que ressurgit une figure du passé... Deux mondes, des siècles d'histoire : à travers le voyage de son héroïne, Noëlla Moreaux signe un récit empreint d'émotion, instructif et saisissant, qui vaut surtout par son hommage aux gueules noires.

  • 1 an plus tard - 05.03.22 Nouv.

    Voici « Stratégie », une courte nouvelle de Damien Guirand, inscrite dans la série « 1 an plus tard ». Damien Guirand est également l'auteur de « Géolab » et « Chroniques d'une terreur programmée ».
    « 1 an plus tard » est une série de courtes nouvelles, de différents auteurs, conçues pour imaginer demain, le « monde d'après », et différenciées par des dates fictives et en réaction avec l'actualité au moment de l'écriture.
    Diffusées régulièrement et gratuitement, exclusivement en numérique (et sans DRM, comme d'habitude), ces écrits défendent la liberté d'expression et rappellent que la culture et la littérature de l'imaginaire ne sont pas « non essentielles ».

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