• Biographe spécialiste de musique et de cinéma, Frédéric Quinonero s'attaque au mythe Dutronc : qui est véritablement Jacques, retranché derrière son sempiternel cigare et les verres opaques de ses Ray-Ban Aviator ? Ses chansons yéyé, ses apparitions au cinéma, ses amours mythiques (avec Françoise Hardy, notamment !) sont toutes décryptées ici.
    " L'insolence cache beaucoup de choses, elle cache l'essentiel. "
    Artiste inclassable et insaisissable, roi du canular, Jacques Dutronc a tracé son chemin à l'intuition, sans chercher à faire carrière. D'abord guitariste, il aborde la chanson (" un métier d'escroc ") par un curieux hasard. Dans les mid-sixties, ses succès, écrits à quatre mains avec son "meilleur ennemi" Jacques Lanzmann ("Et moi, et moi, et moi", "Les Cactus", "Les Playboys"...), pointent déjà les dérives de la société de consommation, avec un sens de la formule qui fait mouche.
    Au cinéma, ce faux désinvolte a fait preuve d'une rare exigence et tourné avec les plus grands, de Zulawski à Pialat (il obtint le César du meilleur acteur pour Van Gogh en 1992), en passant par Lelouch, Deville, Godard ou Chabrol.
    Écologiste avant l'heure, Jacques Dutronc se cache souvent dans son repaire corse pour y " ranimer la flemme ".
    Nourrie des témoignages de Francoise Hardy et d'amis intimes, tels Jean-Marie Périer ou Hadi Kalafate, cette biographie dévoile, derrière l'humour et l'insolence, la part la plus sensible de Jacques Dutronc.

  • À Paris, dans le café où elle a l'habitude d'aller, la narratrice entend une chanson qui la plonge dans le souvenir d'une histoire, le souvenir de sentiments auxquels elle croyait avoir renoncé. Photographe, elle est aussi dans un moment de perte d'inspiration. Une rencontre imprévue la replonge dans les affres de l'amour, en même temps qu'elle lui ouvre de nouvelles pistes de réflexions artistiques. La création et la vie se mêlent, l'une servant l'autre. Mais l'équilibre ne risque-t-il pas de s'inverser en cours de route ? « Quand la réalité devient trop cruelle, trop dure, je choisis un morceau que j'aime et je plonge dans un océan familier, les guitares électriques, la batterie soulignent le rythme de ma nage, rien d'autre n'existe, ni ceux qui m'ont blessée ni ceux qui pourraient adoucir le sort, rien que la voix de quelqu'un qui me raconte sa vie, une histoire qu'il ou elle a vécue, ou qu'un ami, une amie lui a racontée, une scène à laquelle il ou elle a assisté. »

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