• " Georges Gougenheim, grand grammairien, avait l'amour du langage vivant dans l'histoire et le don de la pédagogie, pour en parler. C'est un de ces savants aux immenses connaissances mais à la modestie et à l'enthousiasme convaincants. (...) Tous les textes présentés ici pourraient relever de cette exergue : les mots dans l'histoire de la langue. Car c'est d'abord de la langue française et de ses pouvoirs qu'il s'agit, même s'il est question de la " Nature ", de " l'homme ", de la " vie sociale ", et des " activités humaines ", pour reprendre les titres des diverses parties. En effet, d'autres grands chapitres abordent cette immense question du rapport entre " les mots et les choses ", ou bien envisagent ces mots essentiels, plus subtils que les noms, que sont les " verbes et adjectifs". Enfin, indépendamment de tel ou tel mot, les " faits de prononciation et de grammaire " ne sont pas oubliés. L'ouvrage de Georges Gougenheim constitue ainsi, plus que le glossaire que révèlent ses index, une réflexion sur le monde de relations entre les formes de la langue française et leurs valeurs, leurs sens, leurs emplois " à travers l'histoire ". Parmi les paroles et les écrits qui illustrent ces relations, où la sémantique s'incarne grâce à la grammaire, Gougenheim a privilégié la plus grande littérature, montrant ainsi que la leçon de Molière, Racine, La Fontaine, Voltaire, celle des oeuvres plus anciennes ?du Moyen Age à Rabelais ou à Montaigne- n'est pas seulement la leçon du style, de la sensibilité et de la pensée, mais celle du grand contexte culturel qui donne du sens au passé, pour le temps présent. Dans ce sens, ce livre relève de " l'archéologie " de l'expression et de la communication en français. " Alain Rey
    Préface d'Alain Rey Edition établie par Dominique Goust

  • L'Afrique " vue d'en bas " : c'est sur une histoire méconnue que ce livre original lève le voile.
    L'Afrique " vue d'en bas " : c'est sur une histoire méconnue que ce livre original lève le voile. Malgré sa brièveté relative, l'épisode colonial a profondément marqué les États de l'ancien Ouest africain français. Ils sont neuf aujourd'hui, d'ouest en est et du nord au sud : Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Burkina-Faso, Guinée, Côte d'Ivoire, Bénin, Togo. Or, tandis que la politique " métropolitaine " commence à être bien connue, il n'en va pas de même de la rencontre entre colonisés et colonisateurs, de l'histoire vécue sur le terrain, tour à tour et à la fois lutte, dialogue et échanges.
    L'histoire de la colonisation s'est inscrite dans le face à face des institutions, des esprits et des cultures. Ce regard croisé est à l'origine de ce livre, fruit d'un travail d'équipe mené depuis plusieurs années par les meilleurs spécialistes africains et français, qui ont mobilisé des archives ouvertes parfois depuis peu, et les souvenirs oraux d'acteurs souvent encore en vie.
    La première partie traite de thèmes communs à l'ensemble : la politique et la géopolitique françaises, l'armée coloniale, les objectifs économiques, les dynamiques sociales, le rôle de l'islam. La seconde partie rassemble les monographies consacrées à chacun de ces " États coloniaux " : ils ont été marqués par une histoire chaque fois différente, suivant des milieux géographiques contrastés, des péripéties antérieures, des héritages démographiques et culturels anciens, et les modalités spécifiques de la pénétration française.
    Au total, un ouvrage de référence indispensable pour comprendre, dans les États francophones de l'Afrique de l'Ouest, l'unité et la diversité des soubresauts et des aspirations d'autrefois et d'aujourd'hui.

  • Plus de quatre cents témoignages, recueillis de la bouche même des protagonistes, sont à l'origine de cette vaste fresque qu'ils nourrissent, page après page. Chronique de la Résistance Plus de quatre cents témoignages, recueillis de la bouche même des protagonistes, sont à l'origine de cette Chronique de la Résistance qu'ils nourrissent, page après page. " Celui qui croyait au ciel " et " celui qui n'y croyait pas " ; le plastiqueur et le " pianiste " ; le militant du PCF clandestin et l'agent du BCRA londonien ; le maquisard et l'agent de liaison ; le " corps franc " et la " boîte aux lettres " ; le torturé et l'évadé ; l'" apatride " des FTP-MOI et l'officier des " Travaux ruraux " ; celui de l'AS (Armée secrète) et celui de l'AJ (Armée juive) ; l'ancien des Glières et l'ancien du Mont Mouchet ; le FFI et le FFL ; celui de l'" Intelligence Service " et celui de l'" Orchestre rouge "... ? c'est à montrer ce qu'ils furent, comment ils vivaient et comment ils mouraient, que s'attache le livre d'Alain Guérin. Dans sa préface, Marie-Madeleine Fourcade, la seule femme chef de réseau, l'estime " puissamment évocateur " et " pathétiquement écrit ". L'autre préfacier, le colonel Henri Rol-Tanguy, chef de l'insurrection parisienne, dit qu'il apporte à l'auteur " le simple merci d'un résistant ". Préfaces de Marie-Madeleine Fourcade et Henri Rol-Tanguy

  • <p>Louis Deroy, Marianne Mulon</p>
    Une invitation à un tour du monde à travers les noms de continents, villes, pays, fleuves, îles et montagnes.
    Plus de 4 000 noms de lieux de France et du monde entier sont analysés :

    leur origine
    les diverses formes prises par ces noms à travers les siècles
    les dénominations successives d'un même lieu
    les circonstances historiques liées à ces dénominations

  • Jean Bouvier et René Girault poursuivent ici leurs investigations concernant l'histoire économique et politique de l'expansion coloniale et non coloniale de la France (inaugurées avec Jacques Thobie et son livre La France impériale 1880-1914, Mégrelis, Paris, 1982). Dans la première partie, Jean Bouvier présente et confronte les diverses acceptions et conceptions de l'impérialisme. Avec cette histoire du mot et des débats politico-théoriques provoqués par les formes concrètes de l'impérialisme, c'est la problématique même de ce concept qui se trouve explicitée et fondée.
    La seconde partie, rédigée par René Girault, laisse la connaissance historique prendre le pas sur la réflexion théorique et vise à rendre compte de l'impérialisme français en action dans sa période de maturité : l'entre-deux-guerres. Quels investissements ? Où ? Comment ? Dans quels secteurs ? Pour quelle rentabilité ? Avec quelles répercussions sur l'économie nationale ? Quelle place une telle situation donne-t-elle à la France dans le monde ? Quelles stratégies les groupes financiers et industriels adoptent-ils durant cette période de l'âge d'or de l'impérialisme à la française ? Quelle politique économique préconise l'État dans son empire ? Quelle fonction vise-t-il à remplir ?Les auteurs, chiffres et documents en mains apportent des réponses qui modifient l'habituelle image de l'impérialisme français : ce dernier, en effet, se déploie avec succès en dehors de l'espace colonial... La nouveauté de ce travail repose grandement sur de nombreuses sources inédites ou rarement utilisées : comptes rendus de conseils d'administration, archives ministérielles, presse de l'époque, documents d'entreprises, etc.

  • Cinquante années de carrière de Johnny réunies dans un vrai dictionnaire, pour tout savoir (ou presque) sur la seule star française du rock.
    Vous retrouverez en plus de trois cents entrées ses chansons incontournables, ses albums majeurs, ses plus beaux concerts, ses influences et ses principaux collaborateurs.
    Les grands thèmes du parcours incomparable de Johnny Hallyday, sa passion pour le rock'n'roll, mais aussi le cinéma, les motos et l'Amérique bien sûr, sont au coeur de cet ouvrage ludique et didactique.
    Cette bible comblera le néophyte comme le fan le plus averti !


  • L'ultime récital d'Henri Salvador.

    La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires ! Mais aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain ! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme.
    À travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout.
    Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.
    " Ma peau noire est mon étoile jaune. "


    " Ne dîtes surtout pas que je suis impayable, les directeurs de théâtre en profiteraient. "


    " La télé, c'est formidable ! Toutes les places sont au même prix ! "



  • A l'occasion du retour sur scène de Jacques Dutronc, à partir du 14 janvier 2010, après plus de quinze ans d'absence, une nouvelle édition enrichie de ses Pensées.

    Vous voulez savoir ce que Jacques Dutronc pense de la poussière ? Des huîtres à la lavande ? De l'Eurovision ? Des confettis ? Des cintres ? De la position couchée ? Du Père Noël ? Des slips ? Ce livre est pour vous. Fragments autobiographiques pour un antimanuel de sagesse : les pensées de Jacques Dutronc, revues, corrigées, enrichies... ou la dérision élevée au rang des beaux-arts. Indispensable.
    Travailler, d'accord, encore faut-il avoir le temps...
    Je suis une sorte d'antiquaire : il ne m'arrive jamais rien de neuf.
    Je ne sais plus pourquoi j'ai arrêté de boire. Je devais être bourré ce jour-là.
    Je suis toujours à l'heure à mes rendez-vous, comme ça je peux repartir plus vite.
    Dix fois les journalistes ont annoncé ma mort. Sur ma tombe, il faudra écrire : " Encore ! "

  • Dans la mémoire des Français, la Première Guerre mondiale et ses images sanglantes restent comme l'incarnation du mal absolu. Mais la guerre de 1914 ne se limite pas à cette horreur, aux poilus pris dans les tranchées boueuses, aux ambulancières héroïque et aux enfants mutilés. Elle a emporté tout un peuple à se mobiliser au nom de la patrie, et en particulier les intellectuels qui se sont emparés de la boucherie pour écrire des livres ou de la musique, peindre des toiles, sculpter, philosopher. Et cette guerre peut aussi se comprendre vue d'un " autre front ", celui de la vie de l'esprit, où intellectuels et artistes, mobilisés ou pas, se sont mis, pour la première fois avec cette intensité, au service d'une cause : la guerre, le plus souvent, mais parfois aussi, la paix en inventant la dissidence. Ce livre, en embrassant la Première Guerre mondiale dans une durée plus longue que celle qui lui réserve habituellement l'histoire politique et militaire, tente de contribuer à une nouvelle histoire culturelle d'un conflit que l'on ne peut décidément plus comprendre du seul point de vue des canons. Il mesure l'engagement des intellectuels à l'aune de leur avant-guerre et apprécie les premières blessures que le conflit laissa à l'âme du XXe siècle. Il prend enfin en charge les incohérences d'un temps qui vit le retour des conformismes esthétiques et des conservatismes politiques les plus décisives pour notre modernité. Pour le meilleur et pour le pire.

  • En replaçant le lecteur au coeur des périodes difficiles de notre Histoire, les Romans de la Mémoire, fondés sur une information historique rigoureuse, proposés par la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la défense, en partenariat avec les éditions Nathan, se veulent une contribution à son approche de la citoyenneté.
    6 mai 1954, deux jours avant la chute de Diên Biên Phu. Alors qu'il bombarde la cuvette de Diên Biên Phu, un avion français est abattu par la DCA. Deux hommes : Kubler, un artilleur, et Jean Prieur, un photographe, réchappent de l'accident, mais sont capturés par les " Viets ". Contrainte de lever le camp suite à un bombardement, la troupe est attaquée par une bande de pillards indochinois, trafiquants d'armes et d'opium, dirigée par Ming leur chef. Les soldats sont tués. Seuls survivent alors les deux Français et un officier Viêt, Monsieur Li, nationaliste et communiste convaincu, homme très cultivé au français impeccable. Les trois hommes se retrouvent forcés de s'allier pour s'en sortir. Du choc des cultures sur fond de guerre va naître peu à peu une réelle amitié. La progression des événements se suit au travers de la correspondance entre Kubler et son frère Tony, coincé à Diên Biên Phu. Un roman sur une période sensible de l'histoire de la décolonisation, où l'on découvre les violences et les motivations de la guerre, mais aussi une belle histoire d'amitié.

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