• Avant toi

    Jojo Moyes


    Le roman qui a inspiré le film événement.

    « Cette histoire d'amour inespérée est un véritable choc émotionnel - sortez les mouchoirs. » - Elle
    « Un roman poignant qui amorce une belle réflexion sur l'art de donner la mort. Mascara waterproof indispensable. » - Marie Claire
    « Une histoire universelle, pleine d'émotions.» - My TF1 News
    Si le temps nous est compté...
    Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis.

  • La mort intime

    Marie de Hennezel

    • Lizzie
    • 6 Septembre 2018

    "Ce livre est une leçon de vie. La lumière qu'il dispense est plus intense que bien des traités de sagesse" François Mitterrand
    Marie de Hennezel témoigne de son expérience d'accompagnement de personnes proches de la mort. Expérience à la fois personnelle, lorsque la mort frappe certains de ses amis, et professionnelle, dans le cadre d'une unité de soins palliatifs et d'un service de maladies infectieuses.Elle partage avec nous la richesse et l'émotion des derniers instants de ceux qui restent des "vivants" jusqu'au bout, et qui dans l'humilité et la vérité où les a plongés la souffrance se sont révélés des maîtres.

  • Un cri du coeur contre la légalisation de l'euthanasie" Soucieuse de vivre et mourir dignement, je porte ici l'inquiétude de ma génération. " Marie de Hennezel a écrit ce livre pour nous faire comprendre que ce n'est pas en légalisant le suicide assisté ou l'euthanasie que l'on va permettre à chacun de mourir dans la dignité. Face à une nouvelle loi qui s'annonce, elle nous encourage à exiger des mesures fortes pour faire appliquer la loi en vigueur, pour humaniser la médecine et rendre réellement plus dignes les conditions de la fin de vie en France. Rappelant que François Mitterrand a toujours été opposé à un droit à la mort, elle interpelle notre gouvernement de gauche, porteur de valeurs de solidarité. Car c'est bien dans la solidarité humaine que s'ancre la mort digne, non dans un geste létal légalisé, que les personnes âgées redoutent, et que nombre de médecins refusent. Sommes-nous prêts à changer de société ? Plus qu'une loi, cela mérite un vrai débat.

  • Le livre : « Les questions sur la fin de vie soulèvent des enjeux médicaux, éthiques, juridiques et sociétaux très complexes qui alimentent nos craintes. Le professeur Didier Sicard a raison d'insister sur notre "esquive de la mort en tant que terme ultime et inéluctable de notre existence - notre mort et la mort de nos proches" ; et pourtant - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - que de débats sur les conditions de la fin de vie depuis quarante ans, et surtout depuis une quinzaine d'années ! Ces débats ont été régulièrement alimentés en France depuis 2002 par l'intense médiatisation de cas dramatiques présentés de manière à susciter l'émotion, en évitant toute analyse de la complexité de ces cas qui aurait pu favoriser une prise de recul. Aussi est-il apparu important de proposer dans ce livre une lecture des événements qui ont émaillé ces quinze dernières années, et de retracer l'historique de cette alternance entre moments d'émotion collective et efforts de réflexion apaisée. »
    Les auteurs : Olivier Abel est philosophe, professeur de philosophie éthique à la Faculté de théologie protestante de Paris, puis de Montpellier, et président du Conseil scientifique du fonds Ricoeur. Régis Aubry est médecin chercheur, spécialiste des questions d'éthique, de fin de vie et de soins palliatifs, président de l'Observatoire national de fin de vie et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Donatien Mallet est médecin, docteur en philosophie pratique, professeur associé en soins palliatifs à l'Université de Tours. Jacques Ricot est agrégé et docteur en philosophie, chercheur associé au département de philosophie de l'Université de Nantes, formateur des personnels de soins palliatifs. Patrick Verspieren est jésuite, professeur émérite en philosophie morale au Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris, membre du département d'Éthique biomédicale, membre du Groupe de travail sur l'éthique dans la recherche et la médecine de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (Comece).

  • Euthanasie : un médecin belge témoigne...
    " Il faut l'accepter : il n'est pas toujours possible de guérir. Chacun des patients que j'ai aidé à mourir a forgé ma conviction : au-delà d'un certain seuil, la souffrance ne doit pas se prolonger. Le "dernier soin', comme j'aime l'appeler, fait partie de ceux que le médecin doit dispenser à celui qui le réclame. Ce n'est pas la vie que j'abrège, c'est l'agonie. "

    Pour le docteur belge Yves de Locht, qu'un malade incurable puisse demander et bénéficier d'une euthanasie est une évidence. Une liberté dont rêvent tous les Français qui font le voyage jusqu'en Belgique.
    On meurt mal au pays des droits de l'homme où les malades lourdement handicapés ou en fin de vie, interdits de disposer de leur corps, sont contraints de " faire avec " une éprouvante et inutile agonie. Alors que près de 89 % de Français sont favorables à une mort médicalement aidée et humainement choisie, il est urgent de porter cette situation déshonorante sur la scène publique.




  • S'il te plaît, abrège mes souffrances. Je n'en peux plus. Je suis un poids pour tout le monde. Fais-moi mourir. »
    Comment accueillir une telle demande, surtout lorsqu'elle émane d'un parent âgé, d'un conjoint, d'un jeune, d'un ami ou d'un patient ?


  • Le témoignage exclusif d'une femme médecin, chrétienne engagée, qui, au nom de sa foi, pratique l'euthanasie sur les patients qui en font la demande (en Belgique). Une réflexion inédite sur la place du soignant, ses forces et ses faiblesses face à l'impuissance et la mort.

    Le témoignage exclusif d'une femme médecin, chrétienne engagée, qui, au nom de sa foi, pratique l'euthanasie sur les patients qui en font la demande (en Belgique). Une réflexion inédite sur la place du soignant, ses forces et ses faiblesses face à l'impuissance et la mort.

    Depuis l'origine, les chrétiens sont en première ligne pour la défense d'une fin de vie digne, et mobilisés contre l'euthanasie. Pour Corinne Van Oost, chrétienne engagée et médecin en soins palliatifs en Belgique, il en va autrement. Si elle était contre la loi au moment de sa promulgation il y a dix ans, c'est au nom de sa foi qu'elle accepte désormais de pratiquer les euthanasies aux patients qui en font la demande : " J'en ai assez d'entendre des médecins cathos expliquer que c'est au nom de leur foi qu'ils refusent de pratiquer des euthanasies. De mon côté, quand j'ai l'intime conviction que ne peux plus soulager autrement le patient, j'estime que je n'ai pas le droit de m'abriter derrière ma foi pour me soustraire à ce geste. La personne face à moi a la priorité sur mes convictions ! " Se basant sur son engagement vécu au quotidien à l'hôpital et sa réflexion à la recherche du " moindre mal ", elle cherche aujourd'hui à mettre en place un rituel pour permette à l'Eglise d'être présente aux côtés du malade qui vit cette expérience humaine inédite d'une mort anticipée et encadrée. Ce qui n'est pas sans déclencher des levers de boucliers.
    A l'heure où la France est en plein débat sur l'euthanasie - François Hollande a lancé une commission d'enquête peu après son élection : un projet de loi pourrait voir le jour fin 2014 -, voici un témoignage édifiant, fruit d'un cheminement humain et spirituel longuement mûri.


  • À l'heure où le débat sur l'euthanasie divise la France, Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, sort la mort de son tabou et de son enfermement médical pour l'intégrer dans une réflexion humaniste moderne et laïque.

    À l'heure où le débat sur l'euthanasie divise la France, Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, sort la mort de son tabou et de son enfermement médical pour l'intégrer dans une réflexion humaniste moderne et laïque.

    " Par nature, l'homme est voué à souffrir et à mourir. Comment le préparer à affronter ces maux qui s'inscrivent à l'horizon indépassable de sa vie terrestre : telle est la question fondamentale qui hante l'esprit humain et à laquelle toute société est amenée à répondre. Par la religion, pour offrir une explication à l'angoisse de l'homme. Par des remèdes et des soins, pour différer la mort. Par des rites, pour la conjurer ou l'accompagner. Par la réflexion et la méditation, propres à l'espèce humaine, pour définir une éthique du comportement face à l'incompréhensible finitude de l'existence.
    Dans ce combat prométhéen, l'homme a fait reculer les barrières de l'inconnu, dissipé bien des mystères de la vie et fait progresser sans cesse les savoirs et les techniques des sciences de la vie. Mais toujours infranchissable, la ligne qui demeure à l'horizon lui rappelle qu'il est vivant sur cette terre, mais que demain il sera mort, c'est-à-dire autre ou rien.
    De cette confrontation où Jean Leonetti s'est illustré en France, notamment par le vote de la loi qui porte son nom, ce livre dense et lucide est l'expression. "
    Robert BADINTER, Préface

  • Un témoignage personnel, émouvant et accablant."En ces temps de mon adolescence et alors qu'il exultait, jamais je n'aurais pu imaginer qu'un jour, je me tiendrais penché au-dessus de son corps malade, le mien secoué par des spasmes et le buste tressautant de sanglots... Jamais je n'aurais pu imaginer cette lutte archaïque, immonde, entre mon corps et mes mains, l'un rejetant par ces manifestations erratiques ce que les autres, guidées par l'esprit et le coeur, exécutaient presque sans trembler. Jamais je n'aurais pu imaginer ce combat abject imposé par ceux qui nous gouvernent." Ce récit extraordinairement poignant nous emporte aux confins de la vie, en ces instants déchirants du départ d'un père. Le temps est compté, les mots, les gestes de communion et d'amour prennent une dimension inconnue. Et puis, alors que finalement chacun est prêt, voilà que ce corps malade fait de la résistance, ne veut pas céder et emmène ce père tant aimé dans un labyrinthe de souffrances inapaisables. Le combat change de nature, le coeur dicte le chemin, la loi l'interdit. Ce livre bouleversant nous invite à une réflexion sur la fin de vie en France. Quand le droit à disposer de soi-même est bafoué, les conséquences peuvent s'avérer inhumaines.

  • Le docteur V. Fournier, qui dirige depuis sa création le Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, raconte les histoires de familles et de patients qu'elle a accompagnés, souvent sur plusieurs années, et l'évolution de sa réflexion. Elle a pu observer, sur le terrain, les manifestations très concrètes de ces demandes, les réactions au sein du corps médical, dans le débat public etc. Un témoignage irremplaçable d'un médecin dont les positions ont évolué au fil des années. La contrepartie des progrès de la médecine est que souvent la mort ne vient plus toute seule. Dans bien des cas, il faut désormais
    décider qu'elle survienne et
    faire quelque chose si l'on veut qu'effectivement elle arrive. Si la médecine a changé nos vies, elle a donc également transformé nos morts. Tout comme elle participe à brouiller chaque jour un peu plus les frontières entre ce qui est encore une vie et ce qui peut-être n'en est plus tout à fait une. Si bien que, parfois, les patients - ou leurs familles pour eux - en viennent à réclamer la mort, lorsque celle-ci se fait vraiment trop attendre. C'est alors que des conflits peuvent naître entre ceux qui supplient pour que l'on aide à ce que cette fin puisse enfin advenir, et ceux qui à l'inverse ne veulent surtout pas aller dans cette voie.
    C'est dans cet espace que s'inscrit le travail du Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, que dirige Véronique Fournier. Dans ce livre, elle raconte quelques-unes des histoires qu'elle a accompagnées depuis dix ans : comment s'expriment ces demandes, qui les porte, comment y réagissent les équipes soignantes, et quels débats elles suscitent au sein du groupe citoyen d'éthique clinique qui travaille à ses côtés.
    Peu à peu, ces histoires ont fait évoluer sa position sur cette difficile question : faut-il et jusqu'où peut-on aider à mourir ? C'est cette évolution qu'elle relate ici, de ses réticences premières à sa conviction de plus en plus nette que les médecins ne peuvent pas refuser d'aider à mourir ceux qui sont à l'extrémité des possibilités de la médecine et qui n'en peuvent plus. En espérant qu'expliquer pas à pas le chemin parcouru pourra, peut-être, aider d'autres à s'y risquer à leur tour.

  • Éditorial : Des racines et des sources - N. Sarthou-Lajus

    International :

    - Migrants et réfugiés - M. Girardot
    - La croisière, une invitation au rêve - C. de Marignan

    Société :

    - Légaliser l'euthanasie - J. Ricot
    - Les enjeux éthiques du vieillissement - R. Aubry, C. Fleury et J. F. Delfraissy
    - La nation, l'Etat et la question de l'identité - J. Picq

    Religion :

    - "Va-t'en Satan !" - G. Cuchet
    - Singularité et universalité d'une voix mystique - M.-C. Bustarret

    Culture :

    - L'oreille des peuples - S. Gervais
    Sans oublier les chroniques, les critiques expos, cinéma et livres...


  • Dans le contexte du débat sur la fin de vie, le Dr Marie-Félicie Rousseau décrit la complexité des situations vécues par les patients (et leur entourage) lorsqu'ils se savent porteurs d'une maladie grave. Avec un travail de décodage des véritables raisons qui poussent certains à réclamer le droit à une « mort anticipée ».

    Rares sont les textes qui abordent ces questions avec autant de simplicité, de modestie, d'intelligence et de profondeur. Et plus rares encore, ceux dont on sort le coeur léger et les yeux éblouis par le miracle de notre propre humanité.
    À travers ces témoignages d'un médecin de « soins palliatifs », ces portraits émouvants de personnes que l'échéance ultime révèle à leur vérité intérieure et où l'auteur s'implique et se dévoile personnellement, ce livre nous amène à regarder autrement, ce que nous éludons trop souvent. Il nous fait comprendre que c'est justement dans les jours, les semaines, ou les instants qui précèdent notre fin, que nous pouvons accéder le plus sûrement à la force inexplicable et mystérieuse qui anime l'être humain, à cette forme de vérité qu'aucun mot ne saurait décrire, mais dont ces témoignages nous démontrent la puissance et la bouleversante beauté.
    Un livre intelligent, émouvant et magnifique.
    Ne ratez pas ce rendez-vous !

  • Journal d'une fin de vie.
    " Quand Marie comprit que son cancer ne lui laissait aucune chance, elle me dit qu'elle avait un dernier combat à mener : raconter son parcours afin qu'un jour une loi, en France, permette aux gens qui se trouvaient dans son cas de choisir leur mort. Elle entendait dénoncer certaines pratiques hospitalières et thérapeutiques scandaleuses, ainsi que l'inertie du gouvernement vis-à-vis de l'euthanasie, alors que la majorité des Français est en faveur d'une mort douce et digne. Elle se mit à écrire de manière compulsive, dans l'urgence, car elle ne pensait pas disposer d'autant de temps. Elle se réveillait en pleine nuit pour écrire. Le matin, elle était exténuée. Pourtant, à aucun moment, elle n'a pensé arrêter d'écrire ce livre, qui sera une obsession jusqu'à la fin. Certains jours, elle était en pleurs. Je lui disais : "Laisse un peu tomber, Marie, allons nous promener tous les deux.' Quelque part, ce récit nous a enlevé des heures si rares, si comptées... " Bertrand Deroubaix, après la disparition de sa femme, a ajouté à ce livre quelques réflexions et un dernier chapitre, le seul que Marie ne pouvait écrire.

  • Concerto d'une femme libre et engagée Nouv.

    Sa liberté, Annie l'a fait vivre au diapason de ses convictions et de ses amours. Volontaire de nature, elle a compris très tôt qu'elle serait une femme engagée. Elle revendique le droit à l'IVG, le mariage pour tous et introduit la médiation familiale en France. Femme de coeur, des passions et des tumultes viendront enrichir sa vie. Installée en Guadeloupe en 2003, elle approfondit les questionnements sur la vie et la mort. Commence alors un autre combat pour permettre à chacun de choisir sa fin de vie, combat qu'elle mène aujourd'hui, forte de ses presque 80 printemps.
    Dans cette autobiographie inspirante, Annie Babu tisse avec humanité et authenticité pour livrer une expérience façonnée de puissants choix, d'épreuves surmontées et d'émouvantes rencontres. Dans la postface, le philosophe François Galichet souligne : « Annie a su faire de sa vie autre choses qu'une suite d'épisodes heureux et malheureux. Elle en a fait une oeuvre. »

  • La peur du vieillissement, unique antichambre et première étape vers l'euthanasie, est caractéristique d'une génération qui refuse toute forme d'impuissance, de dépendance et de faiblesse ; elle refuse surtout cette incapacité radicale face à la mort qui lui vole insidieusement sa croissance, sa pleine conscience et sa totale liberté. La génération toute puissante des baby-boomers crie son mal-être !

    Le droit de décider de notre mort diminue-t-il vraiment notre angoisse existentielle ?

    « Je crois que la personne qui demande l'euthanasie est une personne qui n'en peut plus ; il lui manque l'espoir, l'amour, la main tendue, les soins appropriés, en somme une "résilience d'amour" qui la relie aux siens, au monde et à son histoire. Il faut à tout prix accueillir, écouter et soulager la "personne" et non pas une douleur, un symptôme, un patient. »




  • Ces dernières années, on a assisté à une lutte intense pour repousser sans cesse la mort grâce au progrès médical. Face à ce que nos contemporains ont perçu comme une dérive vers une fin de vie « surmédicalisée », est alors apparue une nouvelle revendication : celle de l'euthanasie.


    Sur bien des points, le mouvement des soins palliatifs a tenté d'apporter des réponses concrètes à cette double revendication : refuser à la fois l'acharnement thérapeutique et l'euthanasie. Cependant, alors que les soins palliatifs se sont aujourd'hui largement développés, la revendication d'une acceptation légale de l'euthanasie continue à être entendue régulièrement. Comment comprendre la récurrence d'une telle demande ? Les soins palliatifs ont proposé que la fin de vie ne soit pas la fin de la vie, telle qu'elle a été vécue et chérie ; ils parient pour cela sur la continuité des soins et non sur la rupture, sur l'hospitalité et non l'exclusion.


    En développant tous ces points, Vincent Leclercq s'inscrit dans une perspective chrétienne d'éthique de la fin de la vie, soucieuse de penser les principes et de transformer ainsi les pratiques.




    Vincent Leclercq est assomptionniste, prêtre et maître de conférences. Il enseigne la bioéthique à l'Institut catholique de Paris. Il est médecin, ancien consultant à la mission-France de Médecins du Monde.

  • « Marie regardait la pendule. Une simple pendule ordinaire, ronde, avec un cadre de bois et des aiguilles noires sur un fond crème. Une pendule achetée par elle à La Redoute et offerte à son père lorsque celui-ci avait rénové sa cuisine. Il était tout fier, alors, de montrer à Marie les transformations qu'il avait fait réaliser dans sa maison, pour augmenter le confort des vacances de ses enfants et petits-enfants. Un mois par an... Tous ces travaux pour un mois par an ! »

  • NOUVELLE ÉDITION
    Le mot euthanasie est à la mode : cette mort douce semble réclamée par tous. Mais que signifie-t-il réellement ? Il prête à toutes les confusions tant il est utilisé à tort et à travers. Qu'y a-t-il de semblable en effet entre, d'une part, le refus légitime de l'acharnement médical et de la souffrance et, d'autre part, l'autorisation de donner la mort ou d'accepter l'aide au suicide ?
    Alors faut-il véritablement une loi pour autoriser ces " belles morts " ? Ne risque-t-on pas de tout mélanger et de tomber dans des dérives dangereuses dont la première serait économique ? Dans un monde où tout est fait pour les bien-portants, ceux qui sont différents dérangent. N'oublions jamais qu'en réalité ce sont les gens en bonne santé qui octroient cette notion de dignité aux autres...
    Voici que se dessinerait une nouvelle conception de l'homme. Un être qui serait construit puis supprimé par d'autres hommes. Les progrès de la science font en effet que l'être humain pourrait être instrumentalisé dès sa conception, afin que ne vivent que ceux qui seraient jugés normaux. Ensuite, il reviendrait à la société d'estimer jusqu'à quand il serait digne de vivre.
    Ce livre coup de poing ne prétend pas répondre à toutes les interrogations. Il réveille les intellectuels paresseux, les politiques démagogues. Un livre pour que s'ouvre enfin le véritable débat.

  • Pour la première fois, la mère de Vincent Lambert s'exprime sur son combat pour maintenir son fils en vie." Reims, 29 avril 2013. Le plus gros choc de ma vie. Je suis au chevet de mon fils. Mon fils, vous comprenez ? Je le vois mourir sous mes yeux. Vincent n'a rien mangé depuis vingt jours. Il est à peine hydraté. Il est là, devant moi, dans un lit d'hôpital à Reims, amaigri, affaibli, et il va mourir. Dans un jour ? Dans cinq jours ? Je ne sais pas... Mais il va mourir parce que quelqu'un l'a décidé. Un médecin lui a supprimé toute nourriture, presque toute hydratation, pour le mettre sur un chemin de "fin de vie". Je parle à Vincent, mais il ne peut pas me répondre : il est en "état de conscience minimale", comme le disent les spécialistes. Il peut ressentir des émotions, mais il est incapable de s'exprimer. Il me regarde, et il pleure. Des larmes coulent le long de ses joues. Il va mourir, il souffre, je le sais : je suis sa mère ! " Viviane Lambert
    L'affaire Lambert est devenue un symbole du débat sur la fin de vie. Sa mère prend la plume pour simplement raconter les faits. Ni intégriste, ni passionaria, ni manipulée, elle veut juste nous aider à comprendre les raisons de sa bataille et sauver son fils.

  • Débat d'actualité" Faut-il, peut-on aller plus loin dans les cas exceptionnels où l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager des patients aux prises avec une douleur irréversible ? " François Hollande, président de la République, le 17 juillet 2012 Après moult débats médiatisés, le Parlement pourrait décider de la dépénalisation de l'assistance médicalisée au suicide ou de l'euthanasie. Dans le cadre d'une révision de la loi relative à la fin de vie, il conviendrait notamment de " définir les conditions et les circonstances précises dans lesquelles l'apaisement des souffrances peut conduire à abréger la vie dans le respect de l'autonomie de la personne ".
    Ce livre examine dans quelles conditions le " droit de mourir dans la dignité " compris comme droit à l'euthanasie constituerait une mutation sociale aux conséquences peu ou mal évoquées. Ni considérations générales ni point de vue définitif, il donne à comprendre que des circonstances toujours exceptionnelles, personnelles et ultimes, ne sauraient justifier le recours à ce qui pourrait être considéré demain comme une loi d'exception. Prudence et discernement s'imposent donc, " entre immobilisme et changement ", dans l'exercice d'une responsabilité politique qui engage les valeurs de la démocratie.
    Reprenant les temps forts de la concertation nationale sur la fin de vie, cet ouvrage en est aussi l'une des contributions.

  • Témoignage bouleversant, ce livre à deux voix est une leçon de courage et un hymne à la vie. Un document essentiel pour comprendre le débat sur le " droit de mourir dans la dignité ".
    Frères jumeaux, Damien et Nicolas Delmer luttent depuis l'enfance contre la mucoviscidose, maladie génétique incurable et dégénérative. On leur avait dit qu'ils ne vivraient pas plus de dix-sept ans : ils en ont aujourd'hui trente-cinq.
    Malgré la souffrance et la fragilité de leurs corps amaigris, ces deux amoureux de la vie se battent pour continuer à profiter de l'existence : peindre, écrire, se baigner, et même sauter en parachute. Mais quand le quotidien devient insoutenable, la perspective de mourir dans des conditions indignes les révolte. Faute de greffes, ils risquent de partir étouffés, asphyxiés.
    Pour vivre pleinement, Damien et Nicolas demandent juste à ce que la loi leur permette de mourir en paix. S'ils n'obtiennent pas ce droit et que l'un des deux se retrouve dans une situation extrême, ils n'hésiteront pas à s'aider.
    Un pacte entre frères, unis jusqu'au dernier souffle.

  • « La domination du géant chinois s'impose dans les domaines industriel, technologique, commercial et financier, tandis que ses capacités militaires ont été considérablement renforcées. » Claude Meyer
    « Plaire ? Assurément, en donnant à rire.Instruire ? Sans aucun doute,en initiant aux désordres du monde. » Daniel Grojnowski
    « Suffit-il qu'un robot soit programmé pour simuler l'empathie pour que l'on puisse dire qu'il en a ? » Serge Tisseron



  • Martin Winckler s'en explique dans le préambule : dès l'adolescence, il est un lecteur passionné de science-fiction et de nouvelles. Et l'année qu'il passe aux USA juste après son bac l'ancre encore plus dans cette idée : la nouvelle, c'est l'atelier de l'écrivain.


    « Les nouvelles y sont indispensables à l'écrivain de fiction, tout comme les formes courtes pour le compositeur, et les petits formats pour le peintre. Ne pas en écrire (et ne pas en lire) n'est pas seulement une faute de goût, c'est quasiment une faute professionnelle... » nous prévient-il.


    C'est ce plaisir, y compris dans sa dimension virtuose, qu'on ressent chez Winckler nouvelliste. La même complexité, le même regard, la même force à se saisir de son prochain par le corps et l'âme, que dans ses romans - qu'on repense à l'âpre « Vacation » des débuts, ou à cette magnifique épopée du médecin généraliste qu'est « La maladie de Sachs ».


    Pour Martin Winckler, l'écriture de la nouvelle c'est se jeter dans un genre, ceux qui vous secouent ou vous attirent le plus en tant que lecteur, la science-fiction, les vieux Conan Doyle. Mais c'est une manière aussi d'ouvrir les pans secrets de la biographie : « Les recettes d'Auschwitz » sont explicitement dédiées à une tante qui y a disparu, et avec « Le cahier de transmissions » qui donne son titre au livre, on retrouve en transparence le portrait du père, le secret des livres, des premières écritures, et de la bibliothèque.


    Maintenant, y a-t-il un Winckler médecin et romancier, et un Winckler nouvelliste qui prend distance ? Les cinq récits présentés ici sont liés en profondeur à la veine la plus centrale de son engagement. L'euthanasie : alors imaginons qu'Holmes demande à Watson de lui donner la mort. L'avortement : et si on reprenait le thème du Petit Poucet, l'enfant volontairement perdu, mais dans les rudes labyrinthes urbains du présent. La médecine et la vie : résonnera longtemps, pour celui qui l'a accompli, la vie qu'on suspend au bout d'un coma, quand c'est au proche qu'on demande de « débrancher ».


    En même temps que paraît aux éditions POL, ce mois d'octobre 2012, « En souvenir d'André », l'invitation de Martin Winckler à visiter son atelier d'écrivain, médecin, raconteur.


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