Sciences humaines & sociales


  • Entre la fin de l'Antiquité et le début du Moyen Âge, des peuples aux noms mystérieux apparaissent en Europe : Ostrogoths, Wisigoths, Vandales, Francs.... D'où viennent ces conquérants ? Pourquoi ont-ils détruit l'Empire romain qui les fascinait pourtant ?
    L'épopée des Barbares ne se résume pas à la violence de guerriers armés de haches, buvant leur bière dans le crâne de leurs ennemis. Autour de rois et de reines hors du commun, ils ont mis en place une société riche et complexe, dont on retrouve encore la marque aujourd'hui.
    Brutes sanguinaires ? Seigneurs des anneaux ? Qui sont les Barbares ? C'est à ce passionnant retour aux origines de notre civilisation qu'invite Bruno Dumézil dans cet ouvrage.

  • Sans doute l'effondrement de la civilisation romaine n'eut-il ni l'uniformité, ni la fulgurance dont se plut à le parer l'imagerie romantique. La disparition de l'empire d'Occident n'en fut pas moins le résultat d'une submersion violente du territoire romain par des populations qui désiraient jouir de ses richesses sans adopter ses disciplines. Elle se traduisit, pour ses contemporains, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
    Au fil d'un récit plein de drames, de fureurs, de retournements, d'où émergent les grandes figures de Théodose, de Stilicon, d'Alaric, de Galla Placidia, d'Attila, d'Aetius, Michel De Jaeghere fait revivre le siècle décisif qui sépare l'irruption des Goths, en 376, de la déposition, cent ans plus tard, de Romulus Augustule. Brossant le portrait de la société et des institutions de l'antiquité tardive, comme celui des peuples barbares qui se pressaient alors aux porte de l'empire, il analyse sur la longue durée le processus qui vit la montée en puissance des populations germaniques à l'intérieur du monde romain, en ne négligeant ni l'histoire militaire, ni les circonstances politiques, économiques et sociales qui réduisirent les autorités romaines à l'impuissance.
    Il inscrit, surtout, l'ensemble de son livre dans une double réflexion sur la grandeur et les limites de la civilisation antique et sur les causes de la mort des empires.

  • Jamais traduits en français, les deux textes ici présentés, l'un, Éloges de Rome, du célèbre rhéteur Aelius Aristide (IIe siècle ap. J.-C.), l'autre, Éloge d'un empereur, d'un mystérieux anonyme du IIIe siècle, sont les témoins isolés d'une éloquence assidûment déployée, sur toute l'étendue de l'Empire romain, d'une éloquence grecque qui loue l'Urbs et l'empire de Rome. Voilà des documents exceptionnels pour qui réfléchit sur la rhétorique, la politique et les rapports entre les civilisations et les cultures.

  • Juif polonais, Abraham Léon fut d'abord sioniste de gauche, militant de l'Hachomer Hatzaïr, puis devient trotskyste au début de la IIe guerre mondiale, un des cadres de la IVe internationale. Il écrit le présent document en 1942, est arrêté en 1944 et meurt à Auschwitz. Ce texte historique très intéressant propose un point de vue marxiste sur la «question juive», bien sûr différent de celui du sionisme.

  • Ce livre est une initiation à la démarche sociologique appliquée aux phénomènes politiques. Ni l'une ni l'autre de ces deux expressions ne sont claires par elles-mêmes. Il est nécessaire de les préciser sommairement au départ, d'abord pour délimiter ce dont on va traiter, ensuite pour aider le lecteur à se débarrasser des illusions du sens commun, qui sont très grandes dans ce domaine. Tout le monde ou presque croit savoir ce qu'est la société, objet de la sociologie, et la politique. Il faut absolument dépasser ce faux savoir si l'on veut aborder d'une façon scientifique les phénomènes sociaux en général et les phénomènes politiques en particulier.

  • Des millions d'hommes prononcent tous les jours le nom Europe, mais savent-ils seulement d'où vient ce nom? Présente l'Europe comme mythe, comme rêve, comme lieu de mémoire, comme emblème et image.

  • Comporte 14 normes nouvelles ou révisées depuis l'édition précédente (1993). Notamment : Z 48-004 établissant une liste minimale de données pour les statistiques de bibliothèques ; reprises de diverses normes internationales ISO (en particulier numérotation des rapports ISRN et de la musique ISMN) ; révisions des codes de pays, de certaines normes de translittération...


  • La période romaine en Suisse est présentée ici sous un jour vif et nouveau, éclairée par des recherches récentes et parfois par des comparaisons avec la globalisation et les brassages culturels d'aujourd'hui. Nous reparcourons bien svªr toutes les

  • Finances, monnaie, impôts : mots qui rebutent bien souvent et pourtant, pour ceux qui aiment l'Histoire et qui, surtout, veulent la comprendre, l'étude de ces notions est indispensable. Gabriel Ardant montre qu'aujourd'hui comme hier, dans l'Antiquité comme de nos jours, les États ont besoin d'avoir les moyens de leur politique. Et que si l'ambition et l'idéologie jouent un rôle dans la construction des États et la naissance des Empires, leur réussite et leur continuité ne sont assurées que s'ils s'appuient sur des techniques solides : finances, monnaie, impôts.

  • Dans ce livre émaillé d'anecdotes, Daniel Pellus donne un résumé d'une histoire passionnante qui a été diversement commentée et interprétée. Il nous présente aussi, dans une 2e partie, la collection iconographique de la bibliothèque Carnégie de Reims.

  • Cet ouvrage est un outil de travail pour tous ceux qui veulent apporter leur contribution à la compréhension de l'évolution de la société et à sa transformation pour plus de paix et de justice.

  • Comment a-t-on conçu le rapport de la pensée de l'Histoire et du savoir politique, avant Hegel et Marx, en un temps où s'effondraient les anciens modèles (imperium romain, déterminisme des climats), avant même le choc révolutionnaire, et où on essayait déjà de bâtir, par des voies diverses, une politique « naturelle », ou d'en dépasser les pesanteurs dans une société du contrat ? La question n'est assurément pas d'érudition, et, si on l'approfondit et la diversifie, elle peut prendre un air étrangement familier. Qu'est-ce qui permet de comprendre dans une réflexion théorique un cycle complet d'expérience historique et politique ? Pourquoi faut-il finalement chercher, en dehors de l'expérience historique même, ce qui peut seul assurer, serait-ce dans l'ordre du religieux, la cohésion de la société civile ? Qu'est-ce qui fait que l'Histoire est une machine politique aux terribles déperditions d'énergie, oscillant entre le cauchemar simplificateur de la vérité armée et le rêve trompeur d'une société civile spontanément harmonique ? Comment et à quel prix faire le « travail de deuil » d'un modèle historique devenu caduc ? Les hommes des Lumières se sont posé ces questions, qui sont à nouveau les nôtres, et ils ont rencontré dans leur recherche des obstacles intellectuels qui nous sont très proches. Il arrive à l'histoire des idéologies de paraître curieusement anachronique. Mais on a voulu surtout, à travers la description du travail de quelques grandes pensées, retrouver le terrain originel d'une interrogation sur le politique.

  • Si la fouille de sauvetage entreprise sur ce lieu montre que les niveaux archéologiques du Moyen Âge ont été endommagés, c'est dans la découverte du mode d'utilisation des lieux au cours de l'Antiquité que le site se révèle le plus intéressant.

  • Tente de présenter une telle histoire, non plus limitée à l'Europe, voire au monde développé, mais étendue aux grands univers chinois, hindouisés, islamiques, négro-africains, américains.

  • Constantin le grand

    Pierre Maraval

    Constantin Ier était homme à penser qu'«être empereur est l'affaire du hasard». Redoutable et ambitieux chef de guerre, il s'imposa comme maître tout-puissant de l'Empire romain d'Occident puis d'Orient, écartant l'un après l'autre ses adversaires.

    La bataille du pont Milvius en 312 contre son rival Maxence est restée célèbre. C'est à la veille de celle-ci qu'il aurait aperçu dans le ciel une croix lumineuse. Signe d'une intervention divine qui lui apporta la victoire? La conversion de Constantin, événement majeur de l'histoire de l'Occident, suscita et suscite toujours moult débats et controverses.
    Son règne fut l'un des plus longs - trente et un ans -, mais aussi l'un des plus remarquables. Empereur romain, il entreprit de nombreuses réformes fiscales et sociales dans un réel souci de justice. Premier empereur chrétien, il mit fin aux persécutions, tout en menant une politique religieuse de consensus à l'égard des autres religions : paganisme et judaïsme.

    Grand législateur, il fut aussi bâtisseur. Pour preuve, le grand nombre de villes qui portent son nom, parmi lesquelles la plus brillante : Constantinople, sa capitale. En retraçant l'ascension de l'empereur romain vers le pouvoir, son parcours et son action, Pierre Maraval offre une biographie captivante de celui qui laissa à sa mort un Empire unifié, pacifié et prospère.

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