Sciences humaines & sociales

  • Le couple apparaît encore aujourd´hui comme le meilleur style de vie et la meilleure garantie de bonheur. Certains sont heureux le temps de la séduction et de la lune de miel, soit de quelques mois à deux ou trois ans, d´autres savent le rester à plus long terme parce qu´ils ont surmonté les crises et les conflits inévitables de la vie à deux. Pourquoi certains couples réussissent-ils là où la majorité échoue ? Les psychologues ont observé, écouté, analysé ces couples et ont découvert qu´ils manifestent des attitudes et des aptitudes qui font défaut aux couples malheureux. Ils ont aussi constaté que les couples heureux évitent les pièges dans lesquels se retrouvent les couples qui divorcent. Chaque couple heureux possède sa propre histoire, sa propre culture conjugale. À l´amour et la bonne foi du début, les partenaires heureux ont su acquérir les connaissances et faire les efforts nécessaires pour transformer leur relation en lieu de croissance personnelle, conjugale et familiale. Le bonheur s´apprend et se construit. On peut choisir d´être heureux ou malheureux en amour.

    Collaboration de Catherine Solano - Préface de Jacques Salomé

  • L'adolescence... un mot qui fait frémir d'inquiétude bien des parents !



    Bien que la majorité des parents et des jeunes traversent cette étape sans grande difficulté il demeure qu'être parent d'un adolescent suscite des émotions souvent intenses. C'est qu'à l'adolescence une multitude de transformations affectent le corps la pensée les relations et l'humeur des adolescents. Une véritable métamorphose !



    Cet ouvrage veut apporter des réponses à ces questions. Il traite dans un premier chapitre des diverses composantes de cette étape de développement. Par la suite il examine en autant de chapitres les trois grands champs de transformations (celles du corps celles des relations interpersonnelles et celles de la pensée) qui contribuent à définir une nouvelle identité. Enfin les problèmes de santé mentale sont abordés afin d'aider les parents à départager chez leur enfant le comportement normal du comportement pathologique.

  • Quels sont les liens de dépendance entre les médias et les pouvoirs politiques et économiques? Quel est le rôle politique des médias? En complet porte-à-faux avec le discours romantique du journaliste valeureux et prêt à défendre la vérité, on le retrouve ici plutôt enserré dans un ensemble de contraintes organisationnelles, dont certaines, comme les logiques économiques de concentration et de marchandisation, lui apparaissent «naturelles».

  • La dyspraxie est un trouble neurologique qui provoque des difficultés dans la planification et l'exécution des séquences de mouvements pour atteindre un objectif. Pour l'enfant dyspraxique l'apprentissage des gestes et des actions qui ponctuent notre quotidien comme le fait d'ouvrir une porte représente souvent un défi énorme. Grâce à une approche simple et à des exemples cliniques illustrant les grandes caractéristiques de la dyspraxie le présent ouvrage contribue à rendre accessible une pathologie que plusieurs croient encore réservée au seul domaine de la neurologie ou de la réadaptation.



    L'auteur définit ce qu'est la dyspraxie et ce qui la distingue des autres pathologies du développement elle propose des outils d'évaluation simples pour les intervenants de première ligne dans le diagnostic et l'orientation des enfants et adolescents dyspraxiques et enfin décrit les différentes étapes de la prise en charge de ces enfants. Elle s'appuie à la fois sur une expérience clinique de plus de 25 ans et sur une littérature transdisciplinaire issue de la neuropédiatrie la pédopsychiatrie la psychomotricité la réadaptation et l'intervention en milieu scolaire les sciences neurocognitives la psychologie et la neuropsychologie.

  • Quelle est la place des parents dans la vie scolaire de leur enfant ?

    Les devoirs et les leçons ont-ils une utilité ?

    Est-ce que la discipline est importante au cours de la période des devoirs et des leçons ?

    Que faire pour que cette période ne dégénère pas en «bataille rangée» ?

    Les parents sont-ils en mesure «d'apprendre à apprendre» à leur enfant ?

    Quelles sont les principales stratégies d'apprentissage dont l'enfant doit prendre conscience ?

    Face à leurs devoirs les garçons sont-ils vraiment différents ?

    Les filles et leurs devoirs: est-ce toujours plus facile pour elles ?

    Mon enfant omet très souvent de noter ce qu'il a à faire si bien qu'on ne sait pas toujours quels sont ses devoirs et ses leçons. Comment réagir ?

    Son enseignant donnant beaucoup de devoirs mon enfant passe souvent de deux à trois heures par soir à le faire. Comment sortir de cette impasse ?

    ... et aussi à celles que vos enfants vous posent :

    A quoi ça sert de faire mes devoirs si le professeur ne les corrige pas ?

    Pourquoi m'obliger à lire si je n'aime pas ça ?

    ... et de nombreuses autres questions !

  • De la présentation historique des grands moments de l'Amérique latine aux tendances démographiques, l'auteure s'attarde sur les politiques d'assimilation et d'homogénéisation des populations autochtones. Elle propose une discussion détaillée par région, du Mexique jusqu'à la Terre de Feu, en exposant les enjeux socioéconomiques et les défis auxquels leur développement est confronté. Elle analyse l'évolution de leur ouverture commerciale et les processus de démocratisation et d'intégration régionale qu'on y rencontre. Enfin, elle décrit une Amérique latine incertaine qui cherche des réponses à des questions qu'elle a même peine à formuler et présente une réflexion sur la culture de l'incertitude ainsi qu'une voie alternative afin de la transformer en prémisses de développement rural et urbain durable.

  • Ce nouvel ouvrage fort attendu de Germain Duclos fait le point sur le problème de l´abandon scolaire, sur ses causes et ses conséquences, explique ce qu´est réellement la motivation aux apprentissages scolaires et met en lumière les principaux facteurs qui la favorisent ou qui lui nuisent. Décrivant largement le rôle et l´influence des enseignants et des parents, il fait des recommandations pratiques et concrètes pour que ceux-ci adoptent des attitudes qui encouragent la motivation à l´école.

  • Le présent ouvrage permettra de mieux comprendre les fonctions de l'intervenant de groupe, les connaissances nécessaires à ce mode d'intervention et les qualités que celui-ci requiert. L'auteure y propose une synthèse de 34 grilles d'habiletés qui permettront, en fonction de la formation, de l'expérience, du contexte organisationnel, des facteurs d'ordre personnel et de la nature de l'intervention, de reconnaître ce qui favorise la mise en oeuvre des habiletés nécessaires à une intervention efficace.

  • La question du travail du sexe fait toujours, aujourd´hui, l´objet de polémiques où le moralisme et les bons sentiments prévalent sur la discussion ouverte. La traite des femmes pour fins de « prostitution » et leur vulnérabilité physique face à la violence et à l´homicide débouchent souvent sur des demandes de répression accrue, et ce sont les travailleuses du sexe qui font les frais de ces discours prohibitionnistes et moralisateurs. Soucieux de véhiculer auprès d´un large public une vision différente de la « prostitution » dans le respect des travailleuses du sexe et de remettre en question les bases du message néo-abolitionniste qui présente ces dernières essentiellement comme des victimes de souteneurs ou de leur fausse conscience, cinq spécialistes ont entrepris la rédaction collective d´un livre pour démystifier plusieurs préjugés liés au travail du sexe. Sont abordés dans ce livre original les fondements du débat actuel de la « prostitution » comme travail, les différentes réponses des régimes juridiques, la variété de pratiques et d´expertises mises en oeuvre par les femmes elles-mêmes, incluant celles des migrantes illégales, et l´action collective des regroupements qui luttent pour une reconnaissance du travail du sexe. Mais oui c´est un travail ! invite donc à déconstruire certains mythes et stéréotypes, et à étayer la preuve à l´effet qu´il est non seulement possible de défendre la légitimité du travail du sexe tout en luttant contre la violence, mais que cela est nécessaire.

  • Cet ouvrage livre un témoignage unique sur l'antisémitisme québécois des années 1930. La matière qu'on y trouve est non seulement très complète et équilibrée, mais elle est en plus livrée par un Juif pour un auditoire communautaire et dans une langue imperméable aux regards des goyim. L'ouvrage de Medresh livre sous ce rapport plusieurs éléments inédits et offre, en quelques dizaines de pages, une synthèse originale de l'impact des mouvements anti-juifs sur la communauté juive montréalaise. Plus encore, Medresh nous explique dans son ouvrage de 1964 lesquels, parmi les courants hostiles aux Juifs avaient été considérés au cours des années 1930 comme les plus menaçants et de quelle source ils tiraient leur inspiration.

  • La société a engendré ces dernières années une demande très importante pour la gouvernance éthique de plusieurs domaines, de la médecine au politique, des affaires à l´éducation. L´objet de ce livre est d´exposer les principaux obstacles qui se présentent à l´éthicien et de proposer des pistes qui permettraient de les éviter. Parmi ces pièges, les plus importants sont les suivants. 1. Le piège de l´« application »: l´éthicien dispose de théories et de principes qu´il est tentant de vouloir tout simplement « appliquer » aux situations concrètes. Mais la relation entre théorie et pratique doit être pensée de manière plus nuancée. 2. Le piège de la partisanerie : la crédibilité de l´éthicien dépend de ce qu´il ne soit pas perçu comme un simple partisan. Mais le désengagement n´est pas non plus une option pour lui. Comment trouver le juste milieu entre ces positions ? 3. Le piège des médias: l´éthicien cherchant à informer les débats publics entrera forcément dans une relation avec les médias. Mais les médias dans une société commerciale ne sont pas motivés uniquement par le souci de la vérité et du bien public.
    Daniel M. Weinstock est professeur titulaire au Département de philosophie de l´Université de Montréal et directeur du Centre de recherche en éthique de cette université.

  • Publié en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec.


    Cette version de l'atlas est une réimpression à un format légèrement réduit (9,5 x 11,5), avec une reliure cousue et présentée sous une couverture caisse enchemisée. Le doré a été remplacé par une équivalence couleur tandis qu'un nouveau papier a été retenu. L'entièreté des textes et des illustrations sont repris dans ce volume.

    En mars 1493, Christophe Colomb rentre d'un long voyage, persuadé d'avoir touché les Indes. Pour atteindre l'Orient et ses trésors, il a fait le pari de traverser l'Atlantique. En réalité, il s'est heurté à un obstacle de taille, un immense continent qui lui barre la route de la soie et des épices. Des cartographes français le baptisent America. C'est le début de grandes explorations.

    À la recherche d'un passage vers l'Ouest, coureurs des bois, missionnaires, militaires, navigateurs et autres scientifiques en explorent les confins. Ils sillonnent les rivières, franchissent les portages, gravissent les montagnes et parcourent les plaines. Ils dessinent et cartographient le territoire en même temps qu'ils présentent et racontent ses habitants. Ils découvrent au passage les richesses de ces terres. Avec le poisson, le castor, le bois, les métaux précieux, de passage, le continent se fait habitat. Il faudra attendre 1793, soit trois siècles après Colomb, pour qu'Alexander Mackenzie puisse inscrire sur un rocher face à l'océan Pacifique : « from Canada by Land ». Mais la route qu'il a suivie est impraticable. Dix ans plus tard, ce sont les Américains Lewis et Clark qui réussissent une autre traversée du continent, en passant du Missouri au Columbia, deux majestueux cours d'eau hélas séparés par d'immenses chaînes de montagne.

    En 1814, chacun de leur côté, William Clark et le Canadien David Thompson feront sous forme de carte la synthèse des connaissances accumulées. La voie navigable tant recherchée n'existe pas. Il y a bien le passage du Nord-Ouest, depuis peu ouvert quelques semaines par année, qui permet de contourner l'Amérique et qui devient actuellement un enjeu international. Mais c'est une autre histoire.

    Pour l'instant, la parole est à ceux, Blancs et Indiens, qui ont marché, exploré et cartographié l'Amérique. oeuvres d'art, oeuvres de sciences, mais aussi pièces stratégiques d'un échiquier mondial, les cartes géographiques qu'ils nous ont laissées sont d'irremplaçables témoins de cette quête de savoir. Elles tracent une nouvelle histoire de l'Amérique du Nord, nous permettant de prendre la mesure d'un continent.

  • « L´air qui nourrit les Sauvages, leur exemple, ces déserts immenses, tout inspire,tout offre l´indépendance », écrit Bougainville en janvier 1759. Et ces Sauvages,comme il les appelle, ont déteint sur les Canadiens qualifiés de «peuple le plus indocileet le plus indépendant ». Ils ont inspiré aussi un nouvel art de faire la guerre. « Ils [lesCanadiens] sont braves, leur genre de courage, ainsi que [celui] des Sauvages, est des´exposer plus, de faire des embuscades ; ils sont fort bons dans les bois, adroits à tirer[...] Il faut convenir que les Sauvages leur sont supérieurs dans ce genre de combat,et c´est l´affection qu´ils nous portent qui jusqu´à présent a conservé le Canada ».Bougainville a compris l´importance des alliances franco-indiennes, mais il réaliseaussi que la cruauté des Indiens et la terreur qu´ils font régner en Nouvelle-Angleterresont en soi des motifs pour les Anglo-Américains de chercher à vaincre le Canada afinde jouir à jamais des douceurs de la paix. À titre d´aide de camp de Montcalm, Bougainville est en excellente situation pourtout savoir, tout voir. Il raconte avec finesse, parfois avec malice. Du tout puissantBigot, il dira qu´il est «homme d´esprit, travailleur [...] qui s´occupe bien de ses amiset de leur fortune. Je crois qu´il retournera en France riche », ne peut-il s´empêcher delaisser tomber, ajoutant toutefois «mais il sert bien le Roi ». Montcalm sera passablementmoins indulgent à l´endroit de Bigot !La présente édition reprend les Mémoires publiés dans le Rapport de l´archivistede la Province de Québec pour 1923-1924 et qui sont attribués à Bougainville. Aujournal de l´expédition d´Amérique ont été ajoutées une note sur la mort de Montcalmet une autre par laquelle Bougainville relate sa mission auprèsdu ministre Berryer, « ce ministre qui aimait les paraboles »,et qui aurait lancé, rapporte-t-il, «qu´on ne cherchait pointà sauver les écuries quand le feu était à la maison ». Viennentenfin une vingtaine de lettres écrites entre mars1756 et septembre 1759.Outre une carte générale du nord de la Nouvelle-France, un index détaillé permet de mieux exploiter larichesse d´informations des Écrits sur le Canada deBougainville.

  • Les pêcheurs de la France atlantique ont alimenté une population aussi nombreuse que mobile qui exploitait les richesses du Nouveau Monde. Ces visiteurs saisonniers ont pendant le XVIe siècle défriché avec ardeur les hauts bancs du golfe du Saint-Laurent ou bien dressé des installations sommaires sur les côtes de la colonie. Leurs navires s'en retournaient chargés de morues, d'huile de baleine et même de fourrures. Leurs fils les ont suivis et commencèrent à s'installer en Amérique. Parmi ces premiers exploitants, les Basques ont marqué l'imagination de nos contemporains. On les a vus comme d'intrépides gueules d'embrun. On les a imaginés en hardis marins sillonnant les mers sur des coquilles de noix, en audacieux baleiniers qui s'en prenaient à des cétacés des centaines de fois plus gros qu'eux, en de farouches corsaires qui harcelaient les équipages étrangers, mais la vérité se veut plus nuancée. Ce livre témoigne des grandes activités économiques qui les ont amenés et retenus en Amérique. Il veut aussi montrer la richesse et la diversité de cette expérience en Nouvelle-France.

    Historien intéressé au domaine maritime canadien, Mario Mimeault a participé à de nombreuses émissions de télévision portant sur le sujet et publié des articles dans des revues scientifiques ou de vulgarisation. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et monographies, dont quelques biographies d'entrepreneurs en pêche du XIXe siècle et de l'Histoire de la Gaspésie en bref. En 2000, on lui décernait le Prix du Gouverneur général du Canada pour l'excellence en enseignement de l'histoire canadienne. Il termine actuellement un doctorat en histoire à l'Université Laval.

  • Infatigables les Iroquois sont partout. Ils ne souffrent aucune concurrence. Après avoir éliminé les Hurons, les Pétuns et les Ériés, ils s'installent tout autour du lac Ontario.    Leur objectif : contrôler le commerce des fourrures. Sous l'impulsion de La Salle et Tonty, les Français amorcent des relations avec les Illinois et les Miamis. Les Iroquois ne l'acceptent pas et ripostent.    Les Français tentent d'intervenir. Leur principal problème reste les prix offerts par les marchands d'Albany. Pourquoi les Indiens y reçoivent-ils davantage pour leurs peaux ? Un transport moins couteux ? Des taxes moins élevées ?    La construction d'un poste de traite doublé d'un fort, à l'entrée nord du lac Ontario, comporte des avantages à la fois commerciaux et militaires. Encore faut-il des administrateurs éclairés pour en tirer parti. Frontenac est de cette trempe. La Barre, non.    Cette période s'ouvre sur les expéditions cruelles de Courcelles et de Tracy. Les Iroquois apprennent à craindre les Français. Mais ils refusent de se jeter dans les bras des Anglais. Ils savent les utiliser et jouer Français contre Anglais. Dongan, gouverneur de New York à partir de 1683, comprend vite et innove en se faisant le promoteur d'une politique de présence en milieu indien.     En somme, une période cruciale où se révèlent de grands chefs comme Teganissorens, Garakonthié, Otreouti ou de clairvoyants missionnaires comme les frères de Lamberville, Pierre Millet, Jacques Frémin. Quel avenir attend les Iroquois, peuple libre et qui entend le demeurer ?

  • La valeur du respect fait l'unanimité. Pourtant, à l'aube de ce nouveau siècle, après avoir rejeté avec légitimité certaines valeurs de l'autoritarisme puis avoir testé celles qui ont mené au règne des enfants-rois, beaucoup de parents, d'enseignants et d'éducateurs se retrouvent démunis dans leur quête d'une relation empreinte de respect avec leurs enfants, leurs adolescents ou leurs élèves

  • Mayn Lebns Rayze signifie Le périple de ma vie. Ce livre relate les mémoires de Hirsch Wolofsky, un Juif polonais immigré à Montréal en 1900, il y a exactement un siècle. Publié à Montréal en yiddish en 1946, le texte a été intégralement traduit en français par Pierre Anctil. Ce dernier anime depuis plusieurs années l'Institut québécois d'études sur la culture juive et le groupe Dialogue Saint-Urbain. Mayn Lebns Rayze a l'intérêt de constituer la première autobiographie complète écrite par un Juif immigré lors de la vague migratoire est-européenne du début du XXe siècle à être publiée en français.Lorsqu'il débarque à Montréal, Hirsch Wolofsky bredouille quelques mots d'anglais et ignore tout de la vie au Canada. Il a cependant une idée très précise de la façon dont la culture juive doit se perpétuer en Amérique. Au cours des années suivant son arrivée, il participe activement à la formation d'un réseau institutionnel dans la communauté juive montréalaise, contribuant à y faire émerger une identité collective. Une de ses principales réalisations est d'avoir lancé en 1907 le premier journal yiddish d'envergure au Canada : le Keneder Odler. Les actions de Wolofsky ont jeté les bases et orienté l'avenir de la communauté juive de Montréal. Le caractère contemporain de cette dernière en témoigne.« Mayn Lebns Rayze est le récit de l'apparition et du développement de la communauté montréalaise d'origine est-européenne et yiddishophone par un de ses principaux animateurs communautaires », résume Pierre Anctil. Ce pan de l'histoire des Juifs immigrés à Montréal dans la première moitié du XXe siècle a de plus l'avantage d'être vu de l'intérieur. La communauté juive internationale y trouvera également un intérêt, car Wolofsky décrit de façon très colorée son enfance en Pologne, de même que ses voyages en Europe et en Palestine. Il en profite alors pour aborder des aspects méconnus de la vie juive entre les deux guerres, ce qui confère définitivement un caractère d'unicité à Mayn Lebns Rayze.

  • Vieillissement, vieillesse : des mots qui dérangent et qui nous ramènent à la réalité d´un proche et à la nôtre. La société rêve de jeunesse éternelle. Il n´est donc pas étonnant que vieillesse et vieillissement, les ennemis de la jeunesse, fassent peur. L´industrie de la vieillesse répète qu´il est possible d´en retarder l´apparition et en atténuer les signes, mais elle ne parviendra jamais à arrêter le temps.

    Ce livre propose des repères sur le chemin du vieillissement, celui d´un proche ( parent ou ami ) et le vôtre. Il établit une sorte de cartographie de l´état de la situation et offre des pistes et des ressources pour l'accompagnement. Il explore les questions reliées à l'autonomie et la dépendance, au vécu affectif des proches, aux deuils, à la relocalisation et aux différentes maladies physiques et mentales liées au vieillissement.

  • Au cours des dernières décennies, les rites et les symboles se sont particulièrement transformés, s´autonomisant, s´individualisant, bref, se modernisant. Les auteurs dressent un portrait des formes contemporaines d´intervention rituelle autour des grands passages de la vie, de l´enfance à la mort.

  • Les Juifs demeurent un mystère pour plusieurs. Et pourtant ils appartiennent à la grande et à la petite histoire du Québec depuis deux siècles et demi. Parti de Londres, c'est à Trois-Rivières qu'Aaron Hart jettera, au lendemain de la conquête de la Nouvelle-France, les bases d'une dynastie qui dominera un siècle d'histoire, à travers des réseaux familiaux se déployant jusqu'à New York. Lui et son épouse, Dorothée Judah, ont réussi au-delà de toute attente. Outre d'immenses biens fonciers, ils laissent en héritage les assises d'une nouvelle tradition judaïque.
    Leurs fils sont aussi différents que cela puisse être possible. Ezekiel Hart est ce député auquel on a refusé le droit de siéger à la Chambre d'Assemblée. Benjamin Hart a fait alliance avec le génial Moses-Judah Hays pour relancer la communauté sépharade de Montréal au moment de l'arrivée de Juifs ashkénazes. Moses Hart, l'aîné, est un véritable monstre, insatiable, arrogant, détestable, dont les excès de toutes natures mettront à rude épreuve la tolérance d'une population d'accueil résignée.
    Leurs descendants s'intégreront dans la société québécoise qui devient pour eux synonyme de liberté, d'égalité et de prospérité. À partir de l'histoire de la famille Hart, on découvre une communauté juive jusqu'ici ignorée et la réalité d'une population qui, loin d'être pure laine, s'est forgée dans un véritable creuset de métissage.

    Depuis les débuts de sa carrière, Denis Vaugeois s'intéresse à l'histoire des premiers Juifs d'Amérique, et plus particulièrement à celle des familles Hart et Judah. Il a choisi de raconter à la fois les moments forts de ses personnages et sa propre démarche d'historien, tout en prenant le temps de situer les grands événements de la trame historique. Il évoque au passage l'évolution formidable des outils de recherche. Il en profite aussi pour souligner l'aide reçue de la part des archivistes et des bibliothécaires et s'incliner devant la générosité de ses savants collègues. Fidèle à sa passion pour les documents iconographiques, et grâce principalement à la merveilleuse collection du Musée McCord, il a profité du savoir-faire de son éditeur pour présenter un livre dont l'équipe du Septentrion est particulièrement fière.

  • Henri Dorion et Jean-Paul Lacasse ont examiné à la loupe les nombreuses incertitudes qui concernent le territoire québécois, tant au plan de son contenant que de son contenu. Les statuts incertains de la côte du Labrador, du golfe du Saint-Laurent et des îles littorales du Nunavik font du Québec le territoire le moins précisément délimité de l'Amérique. Si ces régions constituent les principaux sujets horizontaux de l'ouvrage, la dimension verticale des pouvoirs est aussi traitée, comme les interventions des gouvernements fédéral et provincial sur le territoire en vertu de leurs compétences respectives.
    À la frontière du droit, de la politique et de la géographie, les auteurs ont voulu mettre sur la table des questions importantes qui impliquent aussi les communautés autochtones, la population en général de même que les entreprises de développement des ressources. Les auteurs se trouvent à rappeler aux autorités du Québec qu'il leur incombe une grande responsabilité : celle d'imaginer, pour les nombreuses incertitudes qui font l'objet de cet ouvrage, des solutions plus précises et stables que l'éternel statu quo.
    Titulaire d'une licence en droit et d'une maîtrise en géographie, Henri Dorion s'intéresse depuis plus de 50 ans à la question des frontières. Après avoir publié La frontière Québec-Terreneuve. Contribution à l'étude systématique des frontières, il a présidé la Commission d'étude sur l'intégrité du territoire du Québec de 1966 à 1972. Il est aussi l'auteur de Éloge de la frontière et de nombreux articles sur les questions territoriales.
    Maître ès Arts en géographie, docteur en droit et avocat, Jean-Paul Lacasse est professeur émérite à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa. Il a aussi oeuvré à divers titres auprès des milieux gouvernementaux, des affaires, de l'administration universitaire et des communautés autochtones. Auteur de nombreux ouvrages et articles, M. Lacasse a été secrétaire de la Commission d'étude sur l'intégrité du territoire du Québec.

  • ENFIN, UNE HISTOIRE DU CANADA où les Indiens côtoient les Français. Et quels Indiens ! Quels Français aussi !Des personnages hors du commun émergent de chaque côté. Ignorés de la grande histoire, surgissent les chefs agniers aux surnoms évocateurs : le Bâtard Flamand (de père hollandais et de mère agnier), la Barrique, la Plume, la Grande Armée, la Grande Cuillère ou les chefs onontagués, Garakonthié, Otreouti, Aharihon, Ochionagueras, Ahiarantouan. Injustement oubliés également les Simon Le Moyne, Jacques Le Maistre, François Hertel, Claude Brigeac et Lambert Closse. Que le lecteur se laisse guider par ces noms présents à l'index, il découvrira des êtres exceptionnels qui ont leur place aux côtés des Dollard des Ormeaux, Pierre Boucher, Maisonneuve et de femmes telles Marie de l'Incarnation, Jeanne Mance ou Marguerite Bourgeoys.De 1652 à 1665, la Nouvelle-France est à l'agonie. Il suffisait de peu pour qu'elle disparaisse. Et pourtant, elle résiste.La petite colonie - avec ses femmes et ses hommes d'un courage constant, dans un contexte de petite guerre incessante - rêve de paix. De paix avec l'Iroquoisie !

  • Une revue exhaustive des 30 principaux défis auxquels sont confrontées l'agriculture et l'alimentation mondiales en 2009. Pour chacun, une mise en situation accompagnée d'une brève étude de cas.

    S'ajoute à ce constat, l'opinion de 23 experts, aux champs d'expertise variés et dont les connaissances couvrent la quasi-totalité du globe, qui ne se contentent pas de soulever des problèmes mais proposent aussi des solutions qui permettraient de mieux nourrir l'humanité.

  • En concordance avec les conclusions des études sur la coopération internationale, l'auteure constate que les acteurs du Nord et du Sud construisent de véritables partenariats en adoptant des mécanismes d'arbitrage du pouvoir par lesquels la légitimité des organisations non gouvernementales du Sud permet aux organisations de coopération internationale du Nord de justifier leur raison d'être vis-à-vis leurs membres, leurs donateurs et leurs bailleurs de fonds.

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