Hamac

  • Déjà

    Nicolas Bertrand

    • Hamac
    • 20 Août 2010

    «Roland gigota aussi longtemps qu'il le put, mais rapidement ses jambes devinrent molles et il sentit le besoin de s'asseoir. Il quitta le plancher de danse en sueur, essoufflé, satisfait. Ces dix minutes de délectation, Roland les paya chèrement car il fut torpide le reste de la noce. Elles valaient cependant leur pesant d'or, puisqu'il avait été heureux. » En 1978, sans raison apparente, Roland s'effondre dans son salon. Cette chute inopinée, qui n'est que le début de la manifestation d'une tumeur au cerveau, bouleverse le cours de son existence. Malgré ses appréhensions, il refuse de se laisser abattre car, à trente ans, alors qu'on croit avoir la vie devant soi, la seule idée de trépasser est odieuse, inadmissible.
    Nicolas Bertrand parvient à traiter ce sujet grave avec une certaine dérision grâce au côté ludique de son écriture au style très british. Mais surtout, avec Déjà, c'est à une expérience profondément humaine qu'il convie le lecteur.
    Nicolas Bertrand est né à Montréal en 1977. Diplômé de l'Université de Montréal en philosophie, il a enseigné cette discipline durant quelques années au collège Montmorency, à Laval. Déjà est son premier roman.

  • La trajectoire

    Stéphane Libertad

    • Hamac
    • 20 Août 2010

    «Je suis soudain nostalgique de mon pays, je me dis que je n'ai jamais été aussi loin de lui et que je ne l'ai jamais tant aimé. Le danseur et son conjoint ricanent. Je me demande si quelqu'un va dire à l'autre enfoiré de fermer sa grande gueule, que son histoire de putes françaises n'est pas conforme aux règles du savoir-vivre. Ma femme me regarde avec un sourire désolé, je vide mon verre et l'entraîne vers la sortie.»
    Il est Français, il rêve de l'Espagne, de soleil et de flamenco. Par amour, il se retrouve avec sa femme et son fils au Québec. Au-delà des différences culturelles entre les deux pays, dans cette chronique douce-amère on suit le parcours sinueux d'un individu à l'aube de la quarantaine.
    Impartial et sans concession, l'auteur porte un regard imparable sur le Québec et la France. Rien ni personne n'est épargné, à commencer par le narrateur lui-même. L'écriture de Stéphane Libertad, sincère et directe, dérange autant qu'elle séduit.
    Stéphane Libertad est né dans le sud-ouest de la France. Il a exercé divers métiers dont celui de scénariste. Il a immigré au Québec en 2006 et vit actuellement à Montréal. Son premier roman, Le chien de Saint-Jacques, a été publié en 2001 aux Éditions Séguier.

  • La dévorante

    Lynda Dion

    • Hamac
    • 29 Août 2011

    «j'ai la peau des mains qui fripe qui s'amincit le dedans des cuisses tendre comme du boeuf haché le dos qui coince quand je garde trop longtemps la même position je lis je réfléchis j'écris je médite devant la tête des arbres je ne bouge pas assez j'habite un corps de sédentaire qui n'a pas baisé depuis belle lurette ce qui me semble est pire encore» Depuis la mort de sa mère, un an plus tôt, et le départ de sa fille, la narratrice se sent plus seule que jamais. Ni le chambreur avec qui elle partage son quotidien dans l'appartement de la rue de Vimy ni les hommes qui la courtisent sur les sites de rencontres ne parviennent à calmer sa faim. Jusqu'où ira-t-elle pour trouver l'amour et alléger ce coeur qui pèse dangereusement dans la balance ?
    Présenté sous forme de fragments, La Dévorante explore sans pudeur les thèmes du célibat et du rapport au corps. L'écriture de Lynda Dion est à la fois fluide, tranchante et ­viscérale.
    Lynda Dion est née à Québec avec la Révolution tranquille. Elle habite les Cantons-de-l'Est, où elle enseigne le français. Elle a fondé le concours littéraire Sors de ta bulle ! qui, chaque année, permet à de jeunes lauréats du secondaire de publier une première oeuvre. C'est une adepte de Rainer Maria Rilke, à qui elle doit la patience d'écrire. La Dévorante est son premier roman.

  • La pureté

    Vincent Thibault

    • Hamac
    • 20 Août 2010

    «En dépit de ses soixante-six ans, Ajima-sensei n'avait jamais connu une telle température au Kyushu. Les habitants de la préfecture de Kagoshima avaient été aussi pris de court qu'un maître de thé laissant tomber sa tasse préférée. Déjà, à l'heure de la sortie des classes, d'intimidantes bourrasques s'étaient levées et, d'un lot de pluie arrachée au ciel noir, fouettaient le visage des écolières en fuite. Les uns avaient trouvé refuge chez des amis, beaucoup, chez des inconnus.» Un vieillard trouve l'amour dans une vitrine. Une dent de requin préserve un souvenir d'enfance. Un homme est obsédé par un mystérieux grain noir... Des dix histoires qui composent La Pureté jaillit une poésie du quotidien, faite d'étrangeté, de transparences et d'éblouissements soudains. De l'indicible surgit une force, une confiance tranquille.
    Vincent Thibault, avec le talent qu'on lui connaît, poursuit son parcours unique. Il signe ici son oeuvre la plus aboutie. La Pureté aura de quoi réjouir les lecteurs d'Haruki Murakami et de Yoko Ogawa.
    Vincent Thibault consacre son temps au travail spirituel et à l'écriture. Défenseur de ce qu'il conviendrait d'appeler l'«optimisme éclairé», voyageur amusé, sportif bohème et étudiant de maîtres tibétains, il touche à des genres littéraires variés et est l'auteur de contes, de nouvelles et d'essais. La Pureté est son sixième livre.

  • En librairie le 23 février 2010 Dans son recueil, Daniel Rondeau nous amène à la rencontre de personnages esseulés, qui, pour la plupart, ont abandonné la partie et se laissent porter par un courant de fond qui suffira parfois à les rendre sincèrement heureux. Derrière leur constat d'échec, sous cette épaisse couverture où ils s'isolent, se dessinent parfois des êtres dont la volonté de vivre dépasse des blessures aussi cruelles que banales.
    Au travers de ces rencontres, se révèlent également les amours à la fois tranquilles et tumultueuses d'un narrateur que la dive bouteille finit par consoler, jusqu'à ce que le soleil se lève à nouveau.
    Malgré le tragique des thèmes abordés, l'univers de l'auteur n'est jamais lourd. Son écriture est portée par une belle et grande sensibilité toute masculine. J'écris parce que je chante mal est un recueil de nouvelles saisissant, à la fois touchant et drôle.

    Daniel Rondeau aime manier les mots de la langue française comme d'autres aiment savourer le chocolat. Détenteur d'une maîtrise en linguistique appliquée, il tente de propager sa passion à ses étudiants durant ses cours de français et de linguistique. Certains d'entre eux ne lui en tiennent pas rigueur. L'auteur a publié des textes ici et là. Il a remporté le prix Paulette-Chevrier 2006 pour sa nouvelle intitulée Graine de sésame. J'écris parce que je chante mal est son premier recueil de nouvelles.

  • Pour beaucoup de monde, le Japon se limite à une geisha en kimono de soie très colorée, à un maître d'arts martiaux vêtu de blanc, à un samouraï, à deux villes détruites d'une seule pression du doigt par des bombes atomiques, à des tatamis, à des cerisiers en fleurs ou aux sushis. Pour le reste, à moins d'avoir été initié, on ignore à peu près tout de ce pays.
    Passion Japon, en plus d'aller au-delà de ces idées reçues, est le compagnon idéal pour mieux connaître les diverses facettes de ce pays fascinant. Ayant vécu au Japon durant un an, Valérie Harvey s'est inspirée de son expérience personnelle pour écrire ce livre.
    Très accessible, cet ouvrage tient à la fois du carnet de voyage et de l'essai. Les arts, la gastronomie, les vêtements, les religions, la langue, les relations avec les Japonais, les villes ou les temples à visiter n'échappent pas au regard aimant et curieux de l'auteure, dont le style est imprégné de la sobriété propre à la culture japonaise.

    Valérie Harvey est originaire de Charlevoix. Elle a voyagé dans plusieurs pays avant de vivre un an à Kyoto, au Japon. Depuis son retour en 2007, elle visite les écoles et les universités afin de mieux faire connaître ce pays extraordinaire. Elle est également auteure et interprète dans le duo Yume qui signifie «rêve» en japonais. Elle prépare un mémoire de maîtrise en sociologie sur la dénatalité au Japon à l'Université Laval. Passion Japon est sa première publication.

  • Passion Japon

    Valérie Harvey

    • Hamac
    • 12 Avril 2011

    Dans cette version numérique enrichie, retrouvez toutes les photos en couleurs ainsi que trois vidéos originales de Valérie Harvey. La version idéale pour votre tablette numérique (iPad, Samsung et autres) ou votre téléphone intelligent (iPhone, Androïd, etc.) Pour beaucoup de monde, le Japon se limite à une geisha en kimono de soie très colorée, à un maître d'arts martiaux vêtu de blanc, à un samouraï, à deux villes détruites d'une seule pression du doigt par des bombes atomiques, à des tatamis, à des cerisiers en fleurs ou aux sushis. Pour le reste, à moins d'avoir été initié, on ignore à peu près tout de ce pays.

    Passion Japon, en plus d'aller au-delà de ces idées reçues, est le compagnon idéal pour mieux connaître les diverses facettes de ce pays fascinant. Ayant vécu au Japon durant un an, Valérie Harvey s'est inspirée de son expérience personnelle pour écrire ce livre.

    Très accessible, cet ouvrage tient à la fois du carnet de voyage et de l'essai. Les arts, la gastronomie, les vêtements, les religions, la langue, les relations avec les Japonais, les villes ou les temples à visiter n'échappent pas au regard aimant et curieux de l'auteure, dont le style est imprégné de la sobriété propre à la culture japonaise.

    Valérie Harvey est originaire de Charlevoix. Elle a voyagé dans plusieurs pays avant de vivre un an à Kyoto, au Japon. Depuis son retour en 2007, elle visite les écoles et les universités afin de mieux faire connaître ce pays extraordinaire. Elle est également auteure et interprète dans le duo Yume qui signifie «rêve» en japonais. Elle prépare un mémoire de maîtrise en sociologie sur la dénatalité au Japon à l'Université Laval. Passion Japon est sa première publication.

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