Éditions Somme toute

  • être

    Eric Simard

    «Boris ne veut plus avancer. Il a la chienne. Il ne comprend plus ce qui lui arrive. Avant, il se foutait des autres et de leur stupidité. Maintenant, il est tout à l'envers à la seule idée de mettre le gros orteil dans la cour de récréation. En même temps, c'est tellement clair dans sa tête qu'il n'a plus envie qu'on le traite comme on l'a toujours fait. Pour une fois dans sa vie, il aimerait pouvoir faire une entrée discrète et se fondre dans le décor sans qu'on se rende compte de sa présence.
    Être là, tout en ayant l'air de ne pas y être. Comme la plupart des autres enfants.» L'existence est au coeur de ce recueil de nouvelles qui s'intéresse aux actions importantes de la vie d'un être humain. Qu'ils vivent en marge de la société ou non, de Vivre à Mourir, on découvre des facettes complexes de personnages qui se battent pour exister pleinement. À la fois dérangeant, dur, tendre et émouvant, jamais désespéré ni complaisant, l'auteur reste fidèle au style qui le caractérise.

  • Une fois qu'on est dans l'indignité, on ne peut plus s'en sortir. On y sombre. Et le fond semble étrangement lointain. On regarde les livres sur nos tablettes : La première année de bébé, Comment nourrir sainement votre progéniture ou Aider votre enfant à bâtir son estime de soi. On les regarde, ces bouquins, et on ricane. La première année de bébé nous semble noyée dans le brouillard du manque de sommeil. Côté nourriture, aucune inquiétude, puisque c'est avec notre équilibre mental que notre progéniture casse la croûte. Quant à l'estime de soi, c'est plutôt celle des parents qu'il faut rebâtir brique par brique, roman policier par roman policier, gin tonic par gin tonic.
    Et tome par tome, d'où ce tome 2 qui, espérons-le, vous fera rigoler autant que le premier. On pourrait aussi bien dire que ça vous fera réfléchir, mais ce serait un mensonge éhonté.


    Longue vie à l'indignité!

    Caroline Allard a mis deux enfants au monde. Bien qu'elle les aime énormément, elle ne peut réprimer une envie irrépressible de défoulement qu'elle soulage en écrivant des chroniques rigolotes à leur sujet. Son premier roman, tiré de son blogue, a remporté le Grand Prix littéraire Archambault et lui a aussi permis de visiter moult Salons du livre, ce qui a pour avantage de l'autoriser à fuir ponctuellement la maison pour s'amuser en bonne compagnie. Son principal projet d'avenir est (cochez la bonne réponse): A) Avoir 13 autres enfants pour subséquemment écrire 13 nouveaux tomes de Mère indigne; B) Attendre que ses filles grandissent pour leur faire rédiger ses chroniques à sa place; ou C) Aller se préparer un gin tonic, parce qu'écrire une bio, ça donne soif.

  • Montréal au coeur de la nuit. À bord de son taxi, un chauffeur va et vient en observant la ville et ses gens. Animé par ceux-ci, le conteur s'allume et les mots se mettent en mouvement. Voici entre vos mains un carnet de bord hétéroclite, à l'image de la cité qui l'inspire.
    Jouant avec les genres, Pierre-Léon Lalonde propose à travers ses textes et ses photos de l'accompagner dans ses déambulations nocturnes. Du portrait poétique au règlement de conte urbain, Un taxi la nuit vous invite à monter à bord pour une promenade littéraire qui sort de l'ordinaire.
    Ce deuxième opus poursuit la route tracée par le premier tome, finaliste au Prix des libraires 2008. Avec, en conclusion, une nouvelle inédite où l'auteur nous fait pénétrer dans son taxi et dans son monde un soir de pleine lune. Un voyage introspectif jusqu'au bout de la nuit.


    Détenteur d'un DEC en lettres, Pierre-Léon Lalonde décroche de l'université (il a commencé des études en histoire de l'art et en histoire à l'UQAM) pour partir sur les chemins. Après des voyages en Europe et sur la côte ouest-américaine, il roule sa bosse de nombreuses années dans le milieu de la musique underground, signant des textes dans des zines aujourd'hui disparus, dont Rectangle et Carnet Noir et travaillant pour le défunt producteur Tir groupé. Pierre-Léon a également été DJ pour l'émission Y'a d'la joie dans le ghetto sur les ondes de CIBL et a contribué au site Web de l'émission Kaosmag.com, diffusée à Télé-Québec dans les années 1990. Chauffeur de taxi depuis plus de 15 ans, il poursuit sa route.

  • Victime d'une agression homosexuelle à l'âge de dix ans, Antoine Dugas, au sortir du collège, se laisse enfermer dans des culottes de tôle. L'Europe de l'émancipation l'en délivre. Il a 33 ans. Il est prêtre. Venu à Paris pour de savantes études en littérature, il apprend l'amour. Il découvre la femme. Il mène de front ses découvertes littéraires et sexuelles. Le théâtre est omniprésent.Trahi par sa façon de marcher, il se rééduque jusque dans les moindres détails. Il s'abandonne au plaisir reçu, se livre au plaisir donné, s'émeut du plaisir partagé. Est-il un cas? Ou la norme? L'autojustification n'est pas loin. Il constate avec quasi soulagement que Claudel rime avec bordel, que Montherlant rime avec enfants.Comme à peu près tous les premiers romans, Col romain et culottes de tôle est entièrement autobiographique. Antoine Dugas est devenu Alonzo Le Blanc. Il l'a même toujours été. Sous le couvert du journal d'un défroqué, il livre une histoire vraie, la sienne, mais aussi celle de bien des prêtres et religieux, celle que le Vatican refuse de considérer.

  • « Un témoin accrédité, eh bien, ça fait deux choses. Ça assiste à l´exhumation, et puis ça ferme sa gueule. C´est tout. Assister à l´exhumation, ce n´est pas compliqué. Vous vous rendez au cimetière, vous faites signer les paperasses, vous autorisez qu´on creuse, et quand la boîte est sortie de terre, vous accompagnez le cortège jusqu´au Centre de Retour. Voilà. Fermer sa gueule, par contre, c´est une autre histoire. C´est à la fois ce qui est le plus difficile et le plus important. Si j´ai été choisi pour madame Onyx, c´est parce que mon dossier est parfait, côté discrétion. » Sydney Payne et Clara Onyx sont à l´origine d´un style musical puissant, envoûtant, qui a même réussi à sortir les gens de leur morosité. Survient toutefois... le prévisible : dans la plus pure tradition du star system, Clara Onyx est assassinée. Ce pourrait être la fin d´une époque mais un phénomène inattendu ravive l´espoir que tout ne soit pas perdu, que tout puisse revivre. Ce renversement n´est toutefois pas sans conséquences et la vie comme la mort prennent un tout autre sens.
    Né à Montréal en 1958, Sinclair Dumontais a étudié en philosophie et en littérature avant de devenir concepteur-rédacteur et conseiller en communications-marketing. En 1999, il cofonde le site Internet Dialogus (www.dialogus2.org). Quelques années plus tard, il s´établit à Québec et publie successivement deux romans : L´Empêcheur (Stanké, 2004) et Le Parachute de Socrate (Hurtubise HMH, 2004). La Deuxième Vie de Clara Onyx est son troisième roman.

  • « L'image du petit être cyanosé et suffocant s'impose à chaque pas que fait le charretier. Pas moyen de l'ôter de son cerveau où le sang afflue et cogne à grands coups de marteau. » « La honte de soi est plus meurtrière que la crainte du regard de l'autre. La honte de soi vient du dedans. C'est du dedans qu'elle attaque.» Au tournant du XIXe siècle dans le Morvan en France, au temps où les femmes se louaient comme domestique ou nourrice, Marie tente de fuir un environnement qui lui est hostile. Malgré toute sa volonté et la force de son espérance, elle ne parvient pas à réparer le passé et encore moins à se défaire de son image de putain qui se donne des allures de Vierge.

    À la fois classique et moderne, La louée, grâce au style dépouillé et précis de Françoise Bouffière, est une véritable tragédie humaine hors du temps.

    Sortie en librairie prévue le 18 août 2009.


    Françoise Bouffière est née à Autun dans le Morvan. Elle a immigré au Québec en 1971. Elle possède une maîtrise en éducation. Enseignante et orthopédagogue, elle a travaillé avec des enfants en difficulté durant toute sa vie professionnelle. Elle collabore aux Cahiers de Lecture de l'Action nationale. La Louée est son premier roman

  • « Non, je n'avais pas besoin de vivre ça. Pourtant, je l'ai vécu jusqu'au bout, jusqu'à me perdre complètement. Beaucoup m'ont dit que c'est de cette manière qu'on apprend. Honnêtement, j'aurais préféré apprendre autrement. Je ne crois pas que ce soit toujours nécessaire de se casser la gueule pour avancer. »Se perdre dans l'amour, se perdre dans l'autre, se perdre aux confins de soi est un risque que l'on prend à chaque nouvelle rencontre. Pendant cinq ans, à travers la correspondance houleuse qu'il entretient avec Émile, le narrateur tentera de répondre aux questions qui le hantent. Pourquoi l'échec d'une histoire d'amour fait si mal ? Est-ce que le fait d'être homosexuel peut en être la cause ou est-ce seulement une difficulté supplémentaire ? Tous les états du désespoir amoureux, du questionnement identitaire profond à la déception rageuse, de la soumission pathétique à l'élan de reconstruction salutaire défilent dans ces lettres à Émile.Éric Simard travaille en librairie depuis plus de quinze ans. Il a tour à tour travaillé pour une compagnie de disque, une maison d'édition et pour une compagnie de théâtre.Il entame aussi sa troisième année à la barre de l'émission littéraire Encrage, diffusée sur les ondes de CKRL à Québec et a fait des chroniques littéraires à la télé de Radio-Canada et à TVA,Il a également été scénariste pour la populaire émission jeunesse Macaroni tout garni.On peut le lire régulièrement dans le journal Le libraire.

  • Les Chroniques d'une petite enfance rapportent, en scènes brèves, le cheminement d'un père et de son petit garçon, de sa naissance à sa 4e année. Instantanés lumineux du quotidien, les textes reconstituent les différentes phases de l'évolution de l'enfant, depuis sa totale dépendance de nourrisson jusqu'aux débuts de sa découverte active du monde.Pierre Bureau esquisse d'une plume légère et drôle, mais qui sait aussi décrire le drame et l'angoisse, les tribulations d'un petit d'homme; et saisit d'un regard lucide l'expérience du sentiment paternel.

  • 20 juillet 1996. Le déluge au Saguenay. Quarante heures de pluie gonflent les rivières. Les eaux se déchaînent et laissent la désolation dans leur sillage.Dix ans plus tard, Pierre, Lily et Élyse emménagent dans une maison nouvellement construite sur les Battures. À l´endroit même où, trois siècles auparavant, une jeune Montagnaise s´aventurait pour cueillir des petits fruits sous la protection des vents du fjord.À peine la famille installée, les voisins prennent des paris sur le moment de leur départ. Combien detemps avant qu´elle ne soit elle aussi éclaboussée par les eaux troubles du ruisseau voisin? Commence alors une longue quête pour reconstituer l´histoire de cette maison et de l´anse où elle est bâtie. Une course s´amorce dans une curieuse lutte contre le temps, car le passé tente de se manifester.Pierre saura-t-il entendre l´esprit du fjord ou sera-t-il emporté par ses eaux?Après avoir été professeur d´histoire associé à l´Université de Sherbrooke, Nelson-Martin Dawson est maintenant chercheur autonome se reconnaissant pour seule attache l´ULRS (l´Université libre du Royaume du Saguenay). Auteur d´une dizaine d´ouvrages historiques, il signe avec Les Battures son premier roman.

  • Dans le Montréal des années 1920, Laurette Boucher a des rêves, des espoirs de jeune fille. Mais la vie en décidera autrement pour elle. Déçue par l'amour, elle choisit de suivre les traces de son jeune frère Roland et d'entrer en religion afin de devenir missionnaire. Les obstacles s'accumulent et elle doit, à contrecoeur, quitter la vie religieuse.Alors que la trentaine s'envole et que les portes se referment, elle passe en revue le courrier du coeur. Une lettre d'un veuf de la paroisse de Macamic en Abitibi retient son attention. C'est le début d'une vie de misère que Laurette affronte dignement, une histoire racontée à travers les yeux de sa fille Catherine. Originaire de Macamic en Abitibi, Cécile Hélie-Hamel vit à Authier-Nord. Enseignante à la retraite et mère de six enfants, elle n'arrête jamais. Active autant sur le plan politique que social, plusieurs causes lui tiennent à coeur: la lutte contre le cancer et la sclérose en plaques, la condition féminine, les aînés, la politique municipale. L'écriture est le moyen pour elle d'évacuer le trop-plein d'une vie éprouvante. Elle signe avec Comprends-tu ça Laurette? son troisième livre.

  • Ce qui se dit et se joue sur le divan d´un psy est inaccessible, secret professionnel oblige. Mais dans ce premier roman de Louis Laliberté, l´interdiction est levée. Le lecteur est invité à s´introduire dans le cabinet d´une jeune psychothérapeute de Québec, Dhyâna, autour de laquelle gravitent des patients aux névroses profondes mais aussi des figures d´équilibre, comme son amie d´enfance LeeAnn.Dhyâna est tiraillée entre son sens du devoir et sa propre difficulté à contrôler ses émotions, entre sa conscience rationnelle et ses sentiments. Porteuse d´un passé énigmatique, elle voit son objectivité professionnelle disparaître pour faire place à une culpabilité grandissante. Comment parvenir à traiter les troubles les plus complexes sans sombrer elle-même?Imago est un roman fort, où les dynamiques de l´inconscient s´entrechoquent brutalement, et dans lequel les miroirs et leurs reflets n´ont rien de décoratif.Louis Laliberté est né à Québec. Il s´intéresse particulièrement à la psychologie et au monde équestre tout en se passionnant pour la littérature. Il a travaillé en ressources humaines et en relations publiques, avant de devenir professeur de yoga et d´écrire ce roman qui l´a longtemps habité.

  • Laurie Pelletier, une travailleuse sociale liée par son ex-mari à la communauté atikamekw est envoyée dans le cadre de son travail sur leur territoire pour effectuer une étude sur la violence. Au fil des saisons atikamekw elle vivra une incursion au coeur d'un monde méconnu et pourtant si proche, celui d'une communauté autochtone contemporaine au Québec, à Opitciwan, petit village de mille huit cent personnes isolé aux confins de la Mauricie. Confrontée à ses propres combats, elle renouera avec le quotidien de ce peuple, partagera ses combats et ses espoirs et découvrira comment les contradictions de la modernité occidentalisée pèsent sur leurs traditions ancestrales.

  • Raphaëlla, joaillière dans une petite municipalité du sud du Québec, vit une véritable descente aux enfers auprès de son mari. Battue, violée, séquestrée dans sa propre demeure, elle est arrachée à cette vie cauchemardesque alors qu'elle est enceinte de huit mois. Elle tente tant bien que mal de reprendre une vie normale.Quatre ans plus tard, son passé la rattrape. Roman noir à l'intrigue captivante, Le Collecteur est un suspense brutal et percutant.

  • Changer des couches quinze fois par jour encouragerait les pensées impures? On pourrait le croire en lisant les aventures et les réflexions d´une mère de famille qui, après sept mois de congé de maternité, s´est soudainement révélée à elle-même et à la communauté virtuelle comme étant irréversiblement une mère indigne.Depuis mars 2006, elle entretient les lecteurs de son blogue de tous les aspects cachés, et parfois tabous, de la maternité: des pièges que recèle la préparation des fêtes d´anniversaire pour plusieurs enfants au cauchemar d´endormir un bébé qui a la volonté plus arrêtée qu´un dictateur, en passant par les dessous nauséabonds de l´accouchement, rien ne leur est épargné. Les Chroniques d´une mère indigne souhaitent démontrer aux parents qu´il est parfois bon de rire de la vie familiale et même de leurs enfants. Loin d´être répréhensible, l´indignité est une question de survie!

  • Longues sont les journées lorsqu'on est un chien. Pour tromper l'ennui, après avoir essayé la chasse-au-chat, la cueillette de no-nos et échoué au cours «Comment apprêter un écureuil 101», Lucie le chien a décidé de tenir un journal dans Internet. Elle raconte ses déboires et sa vision du monde qui l'entoure... ou plutôt la dépasse.De sa haine viscérale pour sa soeur-chatte à son dédain pour le gros Georges qui partage sa condition de chien-de-la-maison, en passant par ses doléances adressées à ses humains fort peu compréhensifs, Lucie le chien raconte sa vie trépidante au pays du « sirop d'arabe », des boules de neige, des Kibble 'n Bits et des plantations d'os.Puisqu'elle n'a pas de poche où fourrer sa langue, la parole ne lui manque pas et c'est certainement grâce à son humanité très chienne que tout le monde aime Lucie le chien.Après avoir vu de la lumière dans une école de communication visuelle à Paris, c'est avec un diplôme en poche que Sophie Bienvenu est arrivée au Québec en 2001, n'ayant pour bagages que 18 valises, 3 sacs de voyage, 6 vanity-cases et un chien. Alors que le phénomène des blogues ne fait qu'émerger timidement, elle ouvre Zerotom.net qui lui vaut l'honneur de se frayer une petite-toute-petite place dans l'univers de la presse québécoise et de recevoir des milliers de demandes en mariage et quelques paires de sous-vêtements sales.

  • Au coucher du soleil, la ville de Montréal se transforme. Les bureaux se vident et les bars se remplissent. Bientôt, la faune nocturne envahit la métropole. À travers ses déambulations nocturnes, un chauffeur de taxi devient le témoin - parfois l´acteur - d´une vaste comédie humaine.Il dresse le portrait de ses passagers et raconte ses courses invraisemblables. Surtout, il décrit la ville qu´il aime, en chialant au passage sur les nids-de-poule et les maudits 4x4! Comme les clients qui montent à bord de son taxi, il emmène ses lecteurs dans un court voyage, dans une zone de transit où les petits détours ne sont pas exclus.Journal de bord publié initialement sous forme de blogue dans Internet, les textes conservent ici leur chronologie inversée. Autre voyage, dans le temps cette fois, le lecteur est invité à retourner dans le passé en lisant le livre à rebours. Mais libre à lui de commencer sa lecture par la fin!Chauffeur de taxi depuis près de 15 ans, Pierre-Léon Lalonde est détenteur d´un DEC en lettres et décrocheur de l´université (il a commencé des études en histoire de l´art et en histoire à l´UQAM). Il a traîné de nombreuses années dans le milieu de la musique underground, signant des textes dans des zines aujourd´hui disparus, dont Rectangles et Carnet noir, animant l´émission Y´a d´la joie dans le ghetto sur les ondes de CIBL et travaillant pour le défunt producteur Tir groupé. Pierre-Léon a également contribué au site Web de l´émission Kaosmag.com, diffusée à Télé-Québec dans les années 1990.

  • « Quelque chose en lui refuse de mourir. Car n'est-ce pas ce qu'il espère, en réalité, depuis plus d'un an ? Mourir, tout en restant vivant. Mourir intérieurement. Tout en avançant dans un monde défait, dissolu. Un mort-vivant à travers une vie dénuée de sens. Sa vie, réduite à néant, à des ruines éparses de son ancien monde. » Taciturne et un peu misanthrope, Thomas a perdu la foi mais il ne réussit pas à perdre espoir, à faire table rase du passé. Poursuivi la nuit par des cauchemars où se profile la Grande Courtisane, surnageant le jour entre ses cours de grec ancien et la lecture des Nourritures terrestres, Thomas essaie de se réinventer en se reniant. Tiraillé entre sa raison et ses passions, il repousse toujours plus loin la coupe de sang qui lui est tendue. Ce sang qui tapisse les murs de ses souvenirs et qui le hante.

    Enthéos, porté par le style à la fois haletant et introspectif de Julie Gravel-Richard, saura à coup sûr remuer le lecteur.

  • De 1947 à 1963, Gérard Filion a dirigé les destinées du journal Le Devoir. Selon l'ex-journaliste Gilles Lesage, Filion et son rédacteur en chef adjoint, André Laurendeau, ont constitué «un duo d'enfer» et formé «un formidable tandem», «le plus solide et le plus efficace» que ce journal ait connu au cours de son premier centenaire. Gérard Filion se distingue par son style franc, direct et mordant, travaillant à la hache, donnant des coups francs et bien placés. Laurendeau use davantage de sa plume comme l'outil du chirurgien, décortiquant les situations au scalpel.
    Sous la direction de ce tandem, Le Devoir se démarque de la presse écrite d'alors en abordant des sujets délicats, voire controversés. La façon de les traiter, le choix des mots et, surtout, le fait de les porter sur la place publique vont renforcer la crédibilité du Devoir mais, en corollaire, lui attirer de nombreuses critiques. En s'intéressant aux questions de justice sociale, aux idéaux de liberté et à l'état de la démocratie, ou en prenant la défense des plus faibles et des plus démunis et en ne se privant pas, selon la formule d'Henri Bourassa, de «dénoncer les coquins», Le Devoir va déranger la quiétude de plusieurs. De plus, par ses prises de positions éditoriales, il se révèle un important témoin et un artisan de changements. Sans compter qu'il est également un précurseur dans plusieurs domaines, comme le démontrent les 70 éditoriaux réunis dans cet ouvrage. Sous la direction de Filion et Laurendeau, on assiste au passage de l'ère canadienne-française à l'ère québécoise.

    Michel Lévesque est politologue et historien. Il a publié plusieurs articles et ouvrages portant sur la politique canadienne et québécoise au XXe siècle. Ses intérêts de recherche portent particulièrement sur la démocratie, les idéologies, les partis politiques et les élections.

  • Coincé entre un père colérique et une mère inquiète, le jeune Simon Francoeur est pauvre, il le sait. Dans leur taudis d´un petit village- blotti au fond du Nouveau-Brunswick, il affronte la misère, les quolibets. Il est le -morveux. Seule Stéphanie lui offre sa complicité.Il se réfugie dans la lecture, moyen d´apprendre et de s´évader. Sa famille déménage, il découvre une autre école, une autre façon d´apprendre. De fil en aiguille, il affronte son avenir et marche à la rencontre de son destin. Le creuset de son indigence n´a pas raison de ses ambitions.Le Morveux n´est pas que l´histoire d´un homme qui, à force de volonté, réussit à s´affranchir de la médiocrité. C´est aussi une grande et belle histoire d´amour qui franchit toutes les frontières, même celle de la mort. Guildor Michaud est né à Drummond au Nouveau-Brunswick. Il a fait ses études secondaires et collégiales dans sa province d´origine, puis il a poursuivi aux -deuxième et troisième cycles à l´Université Laval. Depuis 1959, il habite la région de Québec, où il a fait carrière en éducation. Retraité depuis quelques années, il consacre son temps à sa famille, au tournage sur bois et à l´écriture.

empty