• Quatre-vingt-treize textes, glanés par Francis Lacassin dans les correspondances de Jack London ou dans de petites revues enfouies dans des bibliothèques américaines, composent Profession : écrivain. Ils révèlent (après le chercheur d'or, le vagabond du rail ou des mers, le militant socialiste, le prophète du retour à la vie rurale) un nouvel aspect de la personnalité de Jack London : le « travailleur de la plume ». C'est une véritable plongée dans les coulisses de l'oeuvre de London, grâce aux commentaires que lui inspirent ses écrits et les auteurs qui l'ont influencé : Kipling, Stevenson, Conrad, Spencer. Les textes dans lesquels il livre sa conception de l'écriture et du métier, sa tactique d'approche des rédacteurs en chef et éditeurs font de l'écrivain un véritable personnage... de roman.

  • Pétra, la cité rose deJordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse. Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient aussi amoureux de la vie.
    Marie-Jeanne Roche est docteur en histoire (Paris X-Nanterre) ; elle est actuellement chargée de conférences à l'École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), et s'est spécialisée dans la civilisation nabatéenne. Elle dirige actuellement un projet épigraphique et archéologique au sud de Pétra.

  • Entre le nirvana du Buddha et les invasions musulmanes, environ dix-huit siècles où brille la civilisation indienne. Pourtant, aucune institution ne vient l'organiser, aucun état durable n'encadre son essor ce qui n'empêche pas une intense réflexion sur la notion même d'état. Curieusement, alors que l'Inde est une simple expression géographique, il existe une civilisation indienne, sans doute la seule grande civilisation qui soit fédérée non par un état mais par une langue, le sanskrit, langue sacrée des brahmanes mais aussi langue de culture. De même, aucune Église ne vient institutionnaliser les religions ni le formidable élan spéculatif des chercheurs de vérité : le Buddha, le Jina, Patañjali, Samkara et bien d'autres se tournent ou se détournent des textes sacrés, le Veda. Ils vont dès lors réfléchir sur les grandes notions qui structurent la vie spirituelle : Que vaut l'action humaine qu'on nomme karman ? Comment échapper au monde du devenir, le samsara ? Peut-on vivre dans la non-violence ? Comment expliquer le mal? Comment penser une organisation sociale, le système des castes, qui est au coeur de l'Hindouisme ?
    La réflexion concerne une minorité d'ascètes, de , de penseurs professionnels qui veulent sortir du monde. Mais il y a aussi ceux qui souhaitent y demeurer et vivent intensément. La danse du Bharatanatya, la musique des raga, la sculpture et l'architecture, les premières miniatures fleurissent. C'est aussi l'époque où, en mathématique, l'Inde découvre le zéro, la numération par position et calcule avec précision la circonférence terrestre.
    Voilà qui permet de découvrir une civilisation riche, exubérante, multiple, bien loin des clichés misérabilistes et superstitieux qui sont un héritage de son proche passé colonial.

    Indianiste, védisant, grammairien et philologue, Michel Angot a travaillé en Inde et a appris auprès d'érudits (pandits) la récitation du Veda et la grammaire traditionnelle. Il a enseigné le sanskrit et la littérature sanskrite à l'université de Nanterre (Paris-X) puis à l'Inalco. Membre du Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS), il anime un séminaire sur la notion de délivrance dans les philosophies brahmaniques et bouddhistes à l'EHESS. Outre de nombreux articles, il a publié L'Inde Classique (Les Belles Lettres, 2001), La Taittirîya-Upanishad avec le commentaire de Shamkara (Collège de France, 2007), et Le Yoga-Sutra de Patanjali, suivi du Yoga-Bhashya de Vyasa (Les Belles Lettres, 2008).

  • Rome. On croit savoir beaucoup de la civilisation romaine. C'est sans doute vrai. On pense la connaître parce qu'elle est la source vive de la nôtre. Là réside l'erreur. Il faudrait pouvoir restituer, sur les hommes et sur les choses, le regard des Romains. L'objectif de ce guide est d'initier cette démarche.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • "Alexander Byrd ne parvient plus à écrire depuis qu'il a été récompensé par le prix Pulitzer. Colum McCann l'incite à arpenter New York en inventant mentalement des vies pour les inconnus qu'il croise et à lier ces vies autour d'un fait divers peu banal : une très vieille dame, non identifiée, qui a occis trois agresseurs avec un outil de jardin et l'aide d'un chat.

    Sur les traces de celle que les médias surnomment CatOldie, Alexander arpente les cimetières du Queens en rollers avec, dans sa capuche, Folksy, son propre chat ou, plutôt, le chat qui le possède. Dans sa quête de l'inspiration, il cherche aussi conseil auprès de Paul Auster, Norman Spinrad, Jerome Charyn, Toni Morrison, Michael Chabon, Siri Hustvedt...

    C'est finalement sur la tombe d'Houdini qu'il retrouve CatOldie, dont il découvre qu'elle a connu l'illusionniste, comme elle a fréquenté des personnalités aussi fascinantes que Ian Fleming, Robert Capa ou John Steinbeck, au cours d'une vie si longue qu'elle pourrait bien être la doyenne de l'humanité et si mystérieuse que plusieurs services secrets n'ont eu de cesse tour à tour de l'employer et de la pourchasser."

  • Oubliée pendant de longs millénaires, l'histoire de la Mésopotamie est reconstituée progressivement par les chercheurs depuis le milieu du XIXe siècle. Loin du despotisme oriental et des fastes exotiques, trois civilisations, Sumer, Assur et Babylone, revoient le jour grâce aux efforts conjugués des historiens et des archéologues. Ce livre propose une rencontre avec des hommes d'un autre temps.

  • La Palestine à l'époque romaine n'est pas une terre comme les autres : elle a connu le pouvoir d'Hérode le Grand, entendu le message de Jésus, subi la destruction du Temple, vu se développer le judaïsme rabbinique, abrité la première communauté chrétienne... Soumise à l'autorité de Rome, elle a nourri une civilisation à l'activité spirituelle intense, reflétée par de nombreux écrits, comme les Manuscrits de la mer Morte. Les découvertes et les recherches récentes en offrent aujourd'hui une image plus prégnante.
    Caroline Arnould-Béhar
    Spécialiste de la Palestine d'époque hellénistique.

  • Les Étrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l'heure où Rome balbultie. Moins mystérieuse qu'on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu'illumine peu à peu un art subtil et spontané.
    Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • La Chine vient à nous: des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.

    Ivan P. Kameranovic.Docteur en philosophie, diplômé de chinois aux Langues orientales ; Enseigne à l'université depuis 1988, membre du Centre de recherches sur l'Extrême-Orient de Paris-Sorbonne (en 2005)

  • Un dieu d'airain mangeur d'enfants, des éléphants dans la vallée de la Maurienne et une figue fraîche, voilà peut-être ce qu'ont conservé de Carthage les intermittences de la mémoire commune. Mais le témoignage de sa civilisation est d'une autre ampleur. Héritière des cités-états de la côte levantine, elle fut, du VIIIe au IIe s. avant notre ère, une véritable puissance économique, politique et culturelle qui s'opposa aux Grecs, puis aux Romains. Voilà qui mérite d'explorer l'univers singulier des Carthaginois.

  • Considérer l'écriture et le lecteur, non pas dans l'abstrait, mais dans leur dimension sociale à l'aide de la relation triangulaire entre écrivain, livre et public, c'est le propos de cet ouvrage qui étudie la situation de l'auteur dans la société romaine du Ier siècle de notre ère, le mode de diffusion de ses oeuvres et les différents publics concernés, intellectuels ou populaires. À cause du rôle exceptionnel joué par la création littéraire au début de l'Empire, se développent à Rome des institutions originales comme les lectures publiques ou les grandes bibliothèques impériales. Production de l'imagination, le livre est en même temps bien de consommation, ce qui lui donne une place spécifique dans la société, puisqu'il doit répondre aussi bien à l'inspiration propre à chaque écrivain, aux goûts du public et aux impératifs commerciaux.

  • Pourquoi rééditer ce guide pour les animateurs d'ateliers d'écriture ? Parce qu'ils sont de plus en plus nombreux et qu'il n'existe guère de formations dans ce domaine. En effet, les ateliers se développent dans des domaines variés : école, secteur social, formation, ... On trouve aussi bien des ateliers limités à des objectifs d'expression que des ateliers « de loisirs », plus ambitieux dans le domaine littéraire.
    Certains formateurs, enseignants, écrivains ou animateurs sont déjà expérimentés et souhaitent renouveler ou enrichir leurs pratiques et peut-être mieux les structurer.
    D'autres débutent, sans expérience, et ont besoin de conseils, voire de séances clés en mains.
    L'ouvrage d'Odile Pimet et Claire Boniface s'adresse à ces différents praticiens en présentant un tour complet des questions qu'un animateur d'atelier d'écriture se pose.
    Ils trouveront ainsi une centaine de séances pratiques d'ateliers d'écriture originales.
    Chaque séance est présentée avec son enjeu, ses conditions de mise en oeuvre, des textes d'auteurs sur lesquels s'appuyer assortis de commentaires, ainsi que la consigne d'écriture, des variantes et des prolongements. L'animateur peut ainsi, sur ce canevas, bâtir ses propres propositions.
    La référence à des textes littéraires est omniprésente parce qu'un atelier d'écriture peut également devenir un atelier de lecture.

  • Dans l'Antiquité, l'école, pour ceux qui avaient la chance d'y aller, était une des clés de la réussite. Les Anciens ont beaucoup réfléchi sur les méthodes, les contenus, la finalité intellectuelle et sociale de l'enseignement, et notre système éducatif a hérité de cette réflexion dans une large mesure. Nous devons aux Grecs et aux Romains, entre autres, l'explication de texte, la dissertation, nombre de théorèmes de mathématique, les exposés oraux, la culture générale, les filières disciplinaires, les leçons de musique et l'éducation physique et sportive: mens sana in corpore sano!
    À l'école des Anciens réunit plus de 150 extraits d'auteurs différents, issus des traductions Belles Lettres, consacrés à l'activité des professeurs, des étudiants et des élèves dans le monde grec et dans le monde romain, du VIIIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C. À l'école des Anciens l'on croise des maîtres dévoués aux prises avec des cancres turbulents, des personnels administratifs et techniques efficaces, des professeurs et des élèves d'exception comme Socrate ou Alexandre, des enseignants sous-payés, des gourous, des spécialistes s'interrogeant sur les châtiments corporels ou les nouvelles pédagogies, des parents d'élèves inquiets, redoutant la violence à l'école et préoccupés des débouchés pour leurs enfants.

  • La rédaction de la Relation des Choses du Yucatán date de 1566. Son auteur, Diego de Landa, l'écrivit en Espagne après quatorze années passées au Yucatán, province très récemment conquise par les Espagnols. Religieux, il y avait été envoyé pour évangéliser les Indiens et il s'y lia d'amitié avec un grand seigneur maya qui lui fit partager tout ce qu'il savait de son peuple, de sa culture et de ses croyances. Il en a résulté cette Relation, oeuvre incontournable pour la connaissance des Mayas d'avant la conquête car Landa y expose notamment :
    - l'histoire ancienne du Yucatán dans les cent vingt ans qui ont précédé la venue des Espagnols ;
    - les us et coutumes des Mayas yucatèques tels qu'il les a connus ;
    - la religion, les dieux et les rites mayas existant avant leur évangélisation ;
    - le calendrier maya, ses fêtes et cérémonies ;
    - un embryon de syllabaire yucatèque qui permit d'initialiser le déchiffrement de la mystérieuse écriture des Mayas.
    Cette Relation peut être considérée comme un des tout premiers ouvrages ethnographiques écrit sur cette civilisation anéantie et à jamais disparue. C'est une oeuvre d'une inestimable valeur scientifique et humaine. La présente traduction est complétée d'appendices permettant d'éclairer le lecteur sur l'état des connaissances actuelles relatives à la civilisation maya, choses nouvelles dont Landa avait bien essayé de rendre compte sans toutefois pouvoir toujours les comprendre.
    François Baldy est déjà connu des lecteurs des Belles Lettres pour y avoir publié en 2010 et 2011 les deux tomes de Conquérants et chroniqueurs espagnols en pays maya dans lesquels sont rassemblés les écrits de Cortés, de Bernal Díaz del Castillo, de Gómara et d'autres auteurs de XVIe siècle espagnol touchant à la découverte du Yucatán et à la conquête des provinces mayas, Chiapas, Guatemala, Petén et Yucatán. La Relation de Landa est la suite logique de ces deux ouvrages.

  • Le concept de communication n'a pas été inventé par notre époque! Rome, avec des moyens techniques relativement limités, a rapidement dépassé la Grèce et atteint une efficacité remarquable en ce domaine, décloisonnant le monde antique et mettant en contact toutes les parties d'un empire immense. Guy Achard brosse ici un panorama complet et particulièrement vivant du développement de cette entreprise. Cet aspect de la civilisation romaine peut-il nous concerner, nous qui, grâce à des inventions remarquables, avons tissé un réseau d'information et de communication prodigieux qui permet presque à quiconque d'entrer sans délai en relation avec pratiquement quiconque dans le monde? Guy Achard répond à cette question en observant que Rome a placé l'homme au coeur des échanges et qu'elle a porté très haut l'art de parler, offrant ainsi des clefs précieuses non seulement pour comprendre la communication moderne, mais aussi peut-être pour déjouer ses ruses et ses habiletés.

  • J'ai toujours grandi avec beaucoup de questions et très peu de réponses. Et si au départ, j'avais soif de réponses, je vouais par la suite un véritable culte aux questions. Ce livre tente de reconstituer (...) les labyrinthes qu'il faut parcourir pour aller d'une question à l'autre. Pourquoi je suis né? Qui est mon père? Qui est ma mère? Pourquoi j'écris? Dans quelle mesure le vécu façonne l'imaginaire? Dans quelle mesure l'imaginaire façonne le vécu?

  • "Howard Phillips Lovecraft constitue un exemple pour tous ceux qui souhaitent apprendre à rater leur vie et, éventuellement, à réussir leur oeuvre. Encore que, sur ce dernier point le résultat ne soit pas garanti." Auteur de "L'appel de Cthulhu", de "Dagon" et des "Montagnes hallucinées", H.P. Lovecraft, maître incontesté de l'horreur et du fantastique, reste l'objet d'une fascination toute particulière chez nos contemporains, notamment chez Michel Houellebecq, qui le découvrit à l'âge de seize ans pour ne plus cesser de le lire. Dans ce bref essai, l'auteur retrace un itinéraire hors du commun et nous livre les prémices de cet univers désenchanté qui a fait le succès des "Particules élémentaires".

  • « La Parole du Seigneur demeure pour toujours. Or cette parole, c'est l'Évangile qui vous a été annoncé » (1 P 1, 25 ; cf. Is 40, 8). Avec cette expression de la première Lettre de saint Pierre, qui reprend les paroles du prophète Isaïe, nous sommes placés face au Mystère de Dieu qui se communique lui-même par le don de sa Parole. Cette Parole, qui demeure pour toujours, est entrée dans le temps. Dieu a prononcé sa Parole éternelle de façon humaine ; son Verbe « s'est fait chair » (Jn 1, 14). C'est cela la Bonne Nouvelle. C'est l'annonce qui traverse les siècles, pour arriver jusqu'à nous aujourd'hui.
    Benedictus PP XVI

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