• Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • Après un voyage périlleux et exténuant, des citoyens romains arrivèrent en Chine, en l'an 166 de notre ère, et furent reçus par l'empereur des Han dans sa capitale, Tch'ang-an, près de l'actuelle Xian. C'était le terme d'un périple extraordinaire durant lequel, d'Alexandrie en Inde, à travers le golfe du Bengale jusqu'à la péninsule malaise et aux côtes d'Annam, ils durent affronter tous les dangers pour parvenir jusqu'aux fabuleuses richesses de la Chine.
    Jean-Noël Robert ne nous fait pas seulement partager, avec une exceptionnelle puissance d'évocation, cette aventure hors du commun. Il nous montre aussi quelle était l'image de la Chine dans la Rome impériale, quels furent les points de rencontre des cultures romaines et chinoises, et leurs influences réciproques : c'est une des pages les plus méconnues et les plus étonnantes de l'histoire du monde qui revit ici.
    Jean-Noël Robert, latiniste, historien de Rome, a déjà publié aux Belles Lettres plusieurs ouvrages dont Les Plaisirs à Rome, Éros romain et Rome, la gloire et la liberté. Aux sources de l'identité européenne. Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles Lettres des Civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques. Grand voyageur, il a parcouru de nombreuses fois l'Asie centrale, la Chine et l'Asie du Sud-Est, périples dont il témoigne dans un livre plus personnel, L'Asie au coeur (publié aux Belles Lettres).
    Cet ouvrage a été traduit dans de nombreux pays, et notamment en Chine, au Japon et en Corée.

  • La mer pour les Anciens n'est ni bleue ni verte, mais violette, ou vineuse, et versatile. Dans ces pages pleines de sel et d'embruns on lira les craintes et les espoirs de ceux qui vont en mer, les plaintes et les angoisses de ceux qui restent à terre. On naviguera au commerce, à la plaisance ou au cabotage, avec des équipages aguerris, aux ordres de capitaines qui se repéraient aux étoiles pour maintenir leur cap, sans instruments, sans cartes mais avec un sens marin confondant. Malgré les prières adressées aux dieux on croisera parfois la route peu recommandable d'un pirate et on essuiera des tempêtes monstrueuses.
    Plus de 100 extraits, issus des traductions Belles Lettres, rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture, racontent le quotidien de ceux qui vont sur l'eau ainsi que les créatures extraordinaires qui la peuplent, tantôt bénéfiques comme les Néréides, tantôt maléfiques comme les Sirènes ou le gouffre Charybde.

  • En 269 avant Jésus-Christ, les Romains ne craignent pas de s'embarquer sur des bateaux, qu'ils ne savent ni commander, ni manoeuvrer, pour attaquer la puissance maritime des Carthaginois. Devenus les maîtres de la Méditerranée, ils la débarrassèrent des pirates et y fondent même leur Empire, quand Octave met en fuite les navires d'Antoine et de Cléopâtre.
    Ils savent installer des chantiers navals, rénover les ports, entretenir une flotte militaire, favoriser l'essor de la pêche et des compagnies de navigation, développer jusqu'en Inde, en Chine et en Atlantique leurs grandes lignes maritimes.
    Pourtant terriens dans l'âme, ils cuisinent avec raffinement les poissons de mer, consommèrent les huîtres avec passion, raffolent des perles et de la pourpre nées des coquillages ils découvrent les plaisirs de la plaisance, les charmes de la plage et les bienfaits d'une certaine thalassothérapie.
    Les plus riches se font construire de magnifiques résidences en bord de mer, les plus savants réfléchissent aux questions que soulèvent les marées de l'Atlantique les poètes, les philosophes et les orateurs reprennent les thèmes du pirate, du pilote, de la tempête ou du voyage en mer.

  • Les Grecs et les Romains, dont les chemins se sont très tôt croisés, ont aussi rencontré bien d'autres peuples sur lesquels ils nous ont laissé leurs témoignages. Ils sont en outre à l'origine des premières réflexions sur le droit de cité, la citoyenneté et l'autochtonie. Quelle image, ou plutôt quelles images, les Grecs et les Romains ont-ils les uns des autres, des Perses, des Scythes, des Carthaginois, des Numides, des Gaulois ou des Germains?
    Près de 150 extraits, allant du VIIIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C., en traduction Belles Lettres ont été rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture. Du droit du sol aux politiques d'intégration, en passant par les propos racistes et les mariages mixtes ou bien encore les coutumes étranges des Barbares, À la rencontre de l'étranger montre les multiples facettes d'un monde cosmopolite, le monde antique!

  • Ceci n'est pas un livre sur les footballeurs. Mercato, mot italien pour le marché, est utilisé en français en référence au « marché » des joueurs de foot et il n'est pas question ici de rapprocher ces transactions modernes au commerce des personnes dans l'Antiquité. Pourtant, l'on trouve de tout sur les étals des Anciens : des esclaves bien sûr, mais aussi des fruits, des légumes, des chevaux, des professeurs, des poètes, des petites filles et parfois des hommes d'affaires véreux. Au coeur de la cité grecque et de la ville romaine, l'agora grecque ou le forum romain ont aussi inspiré une réflexion économique, sociologique et philosophique, souvent différente de la nôtre.
    Critiques, élogieux, ironiques voire sarcastiques, les plus de cent extraits de Mercato offrent un joyeux aperçu du marché antique sous toutes ses facettes, sociales, politiques, religieuses mais aussi pratiques et comiques. Évoquer l'économie antique, en percevoir l'altérité, c'est plonger dans la vie quotidienne des Anciens, mais également accroître notre esprit critique et acquérir un regard plus avisé sur le monde contemporain. Consommez intelligent et faites vos courses avec Aristophane, Cicéron et Platon !

  • Le grand Scipion l'Africain, comme tous les Romains, porte la barbe. Un jour, en Sicile, au contact des moeurs grecques, il décide de se faire raser. Aussitôt, tout ce que Rome compte d'hommes jeunes et modernistes suit son exemple. La mode du visage glabre est lancée... Les tapis de Babylone font fureur au temps de Caton: ils s'arrachent 800 000 sesterces pièce quand un poulet, au marché, vaut 2 sesterces... L'esclave Roscius a du charme, et du talent. Son maître décide d'en faire une vedette de théâtre. En quelques années, il devient la coqueluche des Romains, et son nom reste comme celui d'un des plus grands du « star system »...
    À Rome, comme le montrent ces quelques exemples, la mode s'immisce autant dans les habitudes de vie - le vêtement, la nourriture, le cadre familier - que dans l'art ou la littérature où la notion d'imitation est centrale. Par la suite aussi, Rome demeure l'arbitre des élégances, en devenant un modèle de référence pour la culture et le goût européens.

  • La civilisation romaine est née avec la fondation de la ville de Rome. La postérité a surtout retenu l'extraordinaire extension d'une cité qui s'est imposée comme la maîtresse du monde antique. Et Rome fut, il est vrai, le phare de la Méditerranée. Le Forum symbolisait par excellence la scène de la politique mondiale. Mais c'est en coulisses qu'il faut aller chercher les racines de cette culture, jusque dans les bourgs obscurs de l'Italie. Avant d'être un citadin, le citoyen romain fut un paysan. Rome s'est fortifiée de la campagne, au physique comme au moral, et la plupart des grands noms qui ont tracé son destin ne sont souvent que des provinciaux montés pour réussir (ou échouer) dans la capitale.
    Mais que sait-on de ces hommes de la terre, des paysans libres comme des esclaves ruraux ? Que connaissons-nous de leur vie quotidienne au service de leurs champs ou de leurs troupeaux, de leurs soucis économiques, de leurs croyances religieuses ? L'auteur propose une plongée dans ce monde rural méconnu, à la rencontre de ceux qui ont oeuvré anonymement, et souvent douloureusement, pour que resplendisse la gloire de Rome. Il nous entraîne aussi à la découverte de ces domaines mythiques dans lesquels les grands du monde romain viennent se ressourcer et toucher un peu, en privé, à la magnificence des rois orientaux qu'ils ont réduits à merci.

  • L'étranger, à l'époque archaïque, n'a pour carte d'identité que ses propres paroles. Venant d'une cité, il tente tout d'abord de ne pas paraître « étrange » et recherche un hôte qui veuille bien lui expliquer les coutumes du pays. À l'époque classique, la Grèce s'ouvre au commerce et les contacts s'intensifient. Les notions modernes d'ambassadeur et de consul (proxène) apparaissent, et avec elles, une ébauche de droit international. Les premiers grands périples, les concours sportifs, les pèlerinages aux sanctuaires et les conflits sont autant de prétextes au contact et à la découverte de « l'Autre » et de son extrême culturel, le Barbare, avec son parfum d'exotisme. À l'époque hellénistique, les villes grossissent, les peuples se mêlent dans les rues des grandes capitales culturelles et commerciales. Les étrangers se retrouvent dans la noblesse des grandes cours, dans des clubs, des associations, des sociétés à succursales multiples et une législation est mise en place. On limite l'immigration, on évite la xénophobie et le racisme, on différencie l'étranger résidant (le métèque) du voyageur sans domicile fixe.
    L'expérience crée la loi et dans sa volonté de devenir le « citoyen du monde », le Grec tente de résoudre tout problème de relation entre les hommes. L'ouvrage met au clair les différentes notions en jeu, tout en proposant une plongée dans la vie quotidienne.

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