• " Ce que les Blancs doivent faire, c'est essayer de trouver au fond d'eux-mêmes pourquoi, tout d'abord, il leur a été nécessaire d'avoir un "nègre', parce que je ne suis pas un "nègre'. Je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, ça veut dire qu'il vous en faut un. " James Baldwin.

    Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier et sélectionné aux Oscars - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.
    " Attention, chef-d'oeuvre ! "La Croix (au sujet du film documentaire I Am Not Your Negro)

  • Le chef-d'oeuvre autobiographique de Barack Obama
    Avant d'être élu Président de la première puissance mondiale et de marquer l'histoire, Barack Obama a été un petit garçon introverti, un petit-fils choyé par ses grands-parents, un expatrié en Indonésie, un ado tenté par des vapeurs illicites, un métis soucieux de lutter pour les droits du peuple noir, un étudiant débarqué à New York et passant sa première nuit à la rue, un activiste dans les banlieues de Chicago, un étudiant brillant, un enfant grandi sans père qui devint homme en cherchant la vérité de ses origines derrière l'éclat du mythe.
    Dans une autobiographie bouleversante qui part d'Hawaii pour s'achever au Kenya, Barack Obama revient sur l'extraordinaire parcours qui le mena en politique mais il raconte surtout, en écrivain, les blessures intimes, les rencontres providentielles, et l'extraordinaire roman familial qui firent de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.

  • Charger un passager à l'aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c'est le début des emmerdes... La cliente n'a pas assez d'argent sur elle et il vous faut attendre dans sa maison pourvue d'amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens !). Puis, deux jeunes femmes éméchées font du stop. Mais une fois dépannées, l'une d'elles déverse sur la banquette son trop-plein d'alcool et la corvée de nettoyage s'avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d'une inconnue !). Après tous ces faux pas, comment s'étonner que deux policiers se pointent et vous demandent des comptes ? Un dernier conseil : ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer ! Dans ce roman magistral, Levison dissèque de manière impitoyable les dérives de la société américaine et de son système judiciaire.

  • Mon Amérique

    Jim Fergus

    Après Espaces Sauvages, Jim Fergus nous raconte ici six années de "pérégrinations par monts et par vaux' à travers les États-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythique et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux sauvages ou domestiques, l'amitié, la culture indienne, ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane.On retrouve dans ces histoires itinérantes, classées par saisons, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille Femmes Blanches et de Marie Blanche.

  • Comment passer d'un petit boulot... à un gros magot? L'équation semble insoluble pour les trois jeunes héros de cette histoire qui végètent entre gagne-pain abrutissants et petits deals de cannabis. Le chômage, qui frappe cette ville minière des environs de Pittsburgh, n'arrange rien. À force d'humiliations, la graine du crime germe dans l'esprit des trois lascars inexpérimentés. Qu'il s'agisse de voler une télé ou une Ferrari, ils montent leurs coups en amateurs. Mais nous sommes en Amérique, le pays de tous les possibles, et l'ambition finira par les rattraper. D'autant qu'un bon plan se présente...

  • Publié en 1919, ce livre classique est traduit en français pour la première fois. Il raconte, au plus près des événements, le moment où l'Amérique des lendemains de la Grande Guerre est la proie de luttes raciales meurtrières. Chicago, juillet 1919 : un jeune Noir se noie, terrorisé par des adolescents blancs qui commençaient à lui jeter des pierres, sur une plage partagée par une frontière raciale invisible. La police refuse d'intervenir, ouvrant la voie à plusieurs jours d'émeutes qui, dans la ville, laissent derrière eux 23 morts parmi les Noirs, 15 parmi les Blancs et des dizaines d'immeubles dévastés. Rapidement, durant ce " Red Summer ", des dizaines de villes américaines connaissent à leur tour des émeutes raciales. Carl Sandburg prend le parti d'expliquer. Il décrit l'oppression organisée des Noirs, l'immigration imposée, la ségrégation ordinaire, les logements de seconde zone et l'habitude des lynchages.
    À l'heure où les émeutes raciales tenaillent toujours les États-Unis, ce petit livre oublié éclaire l'une des périodes les plus troublées de l'Amérique - celle qui, malmenée par la question raciale, accompagne la recrudescence du Ku Klux Klan. Il éclaire aussi une pratique journalistique, celle du reportage, qui ne cède jamais au voyeurisme de la violence, d'un auteur et poète qui, par la suite, a obtenu le prix Pulitzer.
    L'ouvrage est complété par un cahier documentaire (cartes, photographies, mémorial des victimes).

  • À l'ère Trump, un appel aux bonnes volontés plus actuel et plus nécessaire que jamais.
    Sur quel idéal s'est bâtie l'élection de Barack Obama ? De quel état d'esprit ce Président aux cultures et aux identités morcelées est-il le reflet ? La défense de quelles valeurs l'a-t-elle hissé au poste suprême ? Avec cette profession de foi politique largement teintée d'autobiographie, Obama livre la substance de ce qui a fait, et fera à jamais, les fondements de sa politique : empathie, réconciliation, ambition. Une lecture plus nécessaire que jamais, à présent qu'une partie de l'Amérique semble avoir tourné le dos aux résolutions des deux mandats d'Obama. L'heure du bilan a sonné, et ce document d'époque fournit le plus précieux document de travail.


  • " C'est pire que ce que vous pouvez imaginer. Un idiot entouré de clowns. " La chronique stupéfiante et pourtant vraie d'une année de chaos au sommet du monde.

    Dans ce livre qui a mis le feu à l'Amérique et que Donald Trump a cherché à interdire, Michael Wolff nous entraîne dans les coulisses de la Maison Blanche et multiplie les révélations. Luttes de pouvoir, favoritisme, amateurisme, trahisons, scènes de famille... L'enquête démontre comment l'entourage intime et professionnel de Trump déploie une énergie considérable à camoufler l'ignorance, le manque de sang-froid et de scrupules du 45e président des États-Unis.
    Difficile de ne pas être saisi d'effroi pour la marche du monde quand les principaux conseillers de la Maison Blanche se vouent une haine froide, quand les efforts des diplomates sont anéantis en quelques tweets présidentiels, quand les collaborateurs jettent l'éponge ou sont renvoyés sur un coup de tête, quand la First Lady et sa belle-fille sont à couteaux tirés... Difficile d'être président des États-Unis quand on est le premier surpris par son élection.
    Michael Wolff a bénéficié d'un accès exceptionnel à la Maison Blanche, il a recueilli plus de deux cents témoignages de proches et de conseillers. Son livre relance le débat : Donald Trump est-il en capacité de gouverner ?
    Vendu à plus d'un million d'exemplaires et traduit dans trente et une langues, Le Feu et la Fureur est déjà entré dans l'Histoire.

  • Enquête sur les viols perpétrés dans une université américaine Célèbre pour son campus universitaire et surtout pour son équipe de football - les Grizzlis -, l'université de Missoula est secouée par plusieurs affaires de viols commis entre 2010 et 2012 par des étudiants. À partir de ce scandale retentissant, Jon Krakauer brosse le tableau d'une Amérique où le viol est le crime le plus fréquent - même si près de 80% des victimes ne portent jamais plainte. Comment expliquer ce phénomène ? Peut-on dresser un portrait type du violeur ? Quelles sont les répercussions d'un tel traumatisme pour la victime ? Comment la société et la justice réagissent-elles ? C'est à toutes ces questions que Jon Krakauer entend répondre.

  • Une vengeance implacable Une fresque historique éblouissante 1691. Un bateau fuit les côtes de l'Irlande tombée aux mains des Anglais ; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d'une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue : l'Amérique.
    À peine sortis de l'adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire.
    Ils découvrent une Amérique en devenir, entre nouvel Éden et nouvel Enfer, dont les Européens se partagent les immensités vierges, implantant des comptoirs, des forts et des villes, poussant les tribus indiennes à se déchirer.
    Industrieux et visionnaires, Harry et Lilly se heurtent dans la jeune colonie de New York à un Anglais richissime et retors, Augustus Muir, qui tente de les détruire. Désormais, entre les Bateman et les Muir, la haine s'installe, une haine inextinguible qui va se transmettre à leurs descendants et inspirer la plus noire des vengeances...
    Romain Sardou explore dans cette nouvelle trilogie romanesque trépidante toute l'histoire d'un vaste pays bâti par des hommes simples, artisans, cultivateurs et aventuriers. Au fil des années, des péripéties, des épreuves et des amours rencontrées par les Muir et les Bateman, c'est un événement majeur qui prend forme sous nos yeux : la naissance de l'Amérique !

  • Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Malgré la concurrence d'autres cités tentaculaires, New York conserve un extraordinaire pouvoir de fascination. Écrin d'un développement intellectuel et artistique rare, cette ville pose en véritable muse pour les écrivains du monde entier. Walt Whitman, Edgar Allan Poe, Francis Scott Fitzgerald, Arthur Miller, Richard Yates, Tom Wolfe, Michael Chabon, Colm Tóibín... : du vieux New York au New York clinquant d'aujourd'hui, tous entraînent le lecteur dans le tempo trépidant d'une ville qui n'a cessé de changer de visage, sans jamais perdre de son attrait. " Quand même, sur le pont du cargo, quand on a vu la ville se dresser si haute devant nous, on a eu un choc. " Arthur Miller

  • America t.2 ; la main rouge

    Romain Sardou

    • Xo
    • 11 Octobre 2018

    1733. Un homme part à l'aventure, un autre rentre chez lui. L'Anglais Philip Muir navigue vers les côtes américaines, parti avec une centaine de pionniers fonder la Géorgie. L'Irlandais Charles Bateman est le pirate le plus haï de la couronne britannique. Il quitte sa prison anglaise pour rejoindre New York, sa ville natale. En échange de la liberté, il a accepté de tout renier : son passé, sa femme, ses frères d'armes, sa religion...
    Philip débarque sur une terre sauvage et inhabitée ; Charles rentre dans une ville infestée d'ennemis et de mauvais souvenirs. Philip désire créer un monde plus juste ; Charles veut anéantir le monde existant.
    Portés par des femmes puissantes, enivrantes et rebelles, ces deux hommes vont connaître une destinée historique et amasser une fortune immense.
    Rien ne semble pouvoir freiner leur ascension.
    Rien, sauf leur rencontre...
    Alors que la guerre d'Indépendance fait rage, les Muir et les Bateman s'affrontent plus que jamais, au risque de tout perdre... emportés par le vent de l'Histoire.
    Dans son nouveau roman, entre ambitions démesurées, coups du sort et amours impossibles, Romain Sardou raconte l'histoire de deux hommes dans la tourmente, deux destins inoubliables, deux visages de l'Amérique.La Main rouge peut se lire indépendamment d'America - La Treizième Colonie.

  • " Pour rendre compte de la dimension romanesque du personnage, un biographe ne suffit pas, il faut un écrivain. Frédéric Martinez en est un, de grand talent et d'une intelligence confondante. " Le FigaroLes coups de feu qui éclatent le 22 novembre 1963, à Dallas, font entrer dans la mythologie du XXe siècle John Fitzgerald Kennedy, idole Technicolor de l'Amérique, paladin d'une épopée qui s'achève en roman noir. On a tout dit sur son assassinat. Beaucoup moins sur l'homme complexe qui se cache derrière ce sourire de légende, icône flamboyante d'une société du spectacle qui tue aussi ceux qu'elle adore.
    Frédéric Martinez dessine le portrait subtil et nuancé d'une figure éclipsée par son mythe, incarnation d'une Amérique idéalisée où le sublime côtoie le sordide, où le pathétique le dispute au tragique.

  • Juin 1950. Washington. McCarthy et son équipe interrogent une certaine Maria Apron. Elle est accusée d´être entrée aux États-Unis avec un faux passeport et d´avoir assassiné un agent secret américain en Union soviétique. Avant elle, Orson Welles, Lauren Bacall, Arthur Miller et des centaines d´autres artistes soupçonnés de sympathies communistes ont été interrogés par McCarthy. Leur carrière a été détruite, leurs famille ont été brisées.

    Pour se défendre, Maria Apron n´a que ses souvenirs. En actrice consommée, elle va, telle Shéhérazade, les distiller à ses accusateurs pour sauver sa tête.

    Maria Apron, de son vrai nom Marina Andreïva, commence par une révélation scandaleuse : oui, elle a connu Staline ; elle a même été sa maîtresse.

    En octobre 1932, elle a dix-neuf ans et est l´étoile montante du théâtre moscovite. Invitée au dîner fêtant l´anniversaire de la Révolution, Marina découvre la réalité du Kremlin. Devant elle, Staline déclare à ses convives, dont beaucoup sont juifs, que le Birobidjan, un petit pays de Sibérie, sera désormais une région autonome juive : les Juifs du monde entier pourront y émigrer et la langue officielle sera le yiddish. Ce soir-là, Marina, partagée entre la répulsion et la fascination, se laisse séduire par Staline. Mais Nadejda Allilouïeva, l´épouse de Staline, se suicide pendant que son mari est avec Marina.

    Marina doit se faire oublier. Sa carrière est interrompue, puis elle doit fuir Moscou. Où aller ? Vers qui se tourner ? Ironie de l´histoire, elle, la jeune actrice antisémite, se retrouve au Birobidjan. Dans ce petit pays, elle découvre la vitalité du théâtre yiddish, renommé dans le monde entier. Et c´est là, auprès de vieux comédiens, que Marina renoue avec le travail d´actrice, le grand, le vrai, exigeant et généreux. Elle oublie les années de terreur, croit au bonheur, tombe amoureuse. Il s´appelle Michael Apron, il est médecin et... américain.

    Mais la fin de la Seconde Guerre mondiale modifie les équilibres politiques : les Américains, alliés d´hier, deviennent les nouveaux ennemis. Accusé d´espionnage, Michael est envoyé au Goulag. Pour le tirer du camp sibérien où il doit mourir, Marina brave l´enfer...



    Durant les quatre journées de son procès, Marina raconte plus que sa vie : l´aventure vertigineuse d´une femme qui défie l´Histoire avec pour seules armes l´amour d´un homme, la puissance du théâtre et la beauté d´une langue.

  • 12 years a Slave

    Solomon Northup

    " Je suis né libre et j'ai vécu avec ma famille jusqu'au jour où deux hommes m'ont drogué, séquestré et vendu comme esclave. Pendant douze ans, j'ai connu la servitude et l'humiliation. Dormant à même le sol, affamé, fouetté, j'ai failli sombrer dans la folie... mais je n'ai jamais laissé la cruauté me briser.
    Depuis ma libération, des romans se sont intéressés à l'esclavage, et ont connu une diffusion sans précédent. Je partage dans ces pages mon expérience personnelle. Mon objectif est d'en faire un récit sincère et fidèle, et laisse aux autres le soin de décider ce qui, de la fiction ou de la réalité, donne l'image de l'injustice la plus cruelle ou de l'aliénation la plus sévère. " La bouleversante histoire vraie qui a inspiré le film

  • La Guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis fut une guerre totale. Le sang coula à flots durant les combats entre les unionistes (États du Nord) et les confédérés sécessionnistes (États du Sud) adeptes de l'esclavage. Précepteur dans la famille d'un planteur esclavagiste, le jeune géographe et anarchiste Élisée Reclus avait vécu cinq ans à La Nouvelle-Orléans. Il s'y était forgé une connaissance intime de l'Amérique " terre de l'esclavage ". Parues dans la Revue des Deux Mondes à laquelle il collabora abondamment, les études historiques réunies dans ce volume analysent les forces des belligérants sous un angle politique, social et géostratégique avant l'heure. On y découvre comment un pacifiste se fait le chroniqueur d'un " carnage complètement inutile ", avec l'espoir de voir disparaître " le spectacle de la servitude. " Adjoint aux articles de Reclus, le récit militaire du Prince de Joinville, fils du Roi Louis-Philippe, protagoniste engagé dans les rangs nordistes, complète cette double vision inédite de la mobilisation française des amis de la liberté.
    Édition établie et présentée par Federico Ferretti.

  • Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, le Caribéen CLR James (1901-1989) a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis. C'est l'itinéraire exceptionnel de ce révolutionnaire iconoclaste que M. Renault nous donne à découvrir dans cette biographie intellectuelle, entre révolution et luttes anticoloniales-antiracistes. Qui, en France, connaît C. L. R. James ? Né en 1901 à Trinidad, alors colonie de la Couronne britannique, et mort à Londres en 1989, celui que le Times dénomma à la fin de sa vie le " Platon noir de notre génération " est pourtant une figure intellectuelle et politique majeure d'un siècle qu'il aura traversé presque de part en part. Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, James a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps en Afrique et dans la Caraïbe et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis. Fervent partisan de Trotski avant de rompre avec l'héritage de ce dernier pour défendre la thèse de l'auto-émancipation des masses ouvrières-populaires, James eut un destin étroitement imbriqué dans celui du marxisme au XXe siècle. Pour ce " marxiste noir ", révolution socialiste et luttes anticoloniales-antiracistes étaient intimement enchevêtrées : elles s'inscrivaient dans l'horizon d'une " révolution mondiale " dont la source et le centre ne pouvaient plus être la seule Europe. C'est à celle-ci que James s'est voué corps et âme pendant plus de cinq décennies, débattant et collaborant avec ses contemporains aux quatre coins du monde. Dans une conjoncture où la gauche radicale éprouve de grandes difficultés à renouveler ses stratégies face aux revendications des minorités non blanches et où la critique de l'eurocentrisme bat de l'aile, méditer la vie et l'oeuvre de James pourrait se révéler essentiel dans la tâche de construction d'une pensée de l'émancipation qui soit, enfin, à la mesure du monde.

  • La première biographie en français du plus grand général de la guerre de Sécession et du 18e président des Etats-Unis, Ulysses S. Grant.Si Ulysses S. Grant est demeuré profondément ancré dans la mémoire collective, c'est bien plus au titre de général en chef de l'Union victorieuse en 1865 qu'à celui de président américain de 1869 à 1877. Et pourtant, à l'inverse d'un Robert E. Lee, vaincu magnifique devenu l'icône du Sud, Ulysses S. Grant n'a joui, ni alors ni aujourd'hui, de l'aura inaltérée du héros national qu'aurait pu et sans doute dû mériter son rôle.
    L'homme né, à l'instar de Lincoln, dans une modeste masure de rondins, ballotté par la vie comme peu d'autres, à la personnalité à la fois ordinaire et extraordinaire, ne se livre que par ses actes et échappe à tout archétype creux. Il faut suivre " ses " vies, celles de l'enfant timide et effacé de l'Ohio, du fermier malhabile du Missouri, de l'employé obscur de l'Illinois. Mais aussi celles du cavalier émérite de West Point, du soldat courageux du Mexique, du reconstructeur de l'Union, étoile du Nord et Némésis du Sud. Et que dire du fiancé transi, du mari fidèle et père aimant, de l'ami indéfectible quand s'oppose à lui le Grant indolent, dépressif et alcoolique ?
    Naviguant entre les plus sombres doutes de l'échec et les plus glorieux sommets du succès, entre la notoriété héroïque et les tréfonds de l'opprobre, le destin d'exception du général Grant constitue une trace profonde et unique dans l'histoire des États-Unis, dont il incarne la destinée singulière.


  • L'histoire vraie et extraordinaire d'enfants juifs sauvés par la Mafia.

    Nous sommes en novembre 1943, à Milan, dans une école juive qui accueille clandestinement une quinzaine de jeunes garçons et un rabbin. Une nuit, les Allemands s'apprêtent à donner l'assaut à l'école. Par chance, un des élèves a pu donner l'alerte. Fuir, donc. Mais pour aller où ?
    Pendant plusieurs nuits, avec à peine de quoi survivre et dans des conditions météorologiques effroyables, le petit groupe va se retrouver en haute montagne avec pour ultime espoir de rejoindre la Suisse en passant la frontière à pied, et pour seuls compagnons le froid, la faim, le découragement et la sensation de la mort qui vient.
    Pourtant, à des milliers de kilomètres de là, à Brooklyn, des comités de secours cherchent une solution pour organiser leur sauvetage. Mais qui serait assez fou pour envoyer des hommes vers ce petit bout de terre perdu en Europe, où les nazis en pleine retraite minent le terrain et détruisent tout sur leur passage ? Dans l'impasse, et après bien des tergiversations, le rabbin se résout à passer contrat avec Joseph Bonanno, l'un des parrains de la Mafia new-yorkaise.
    La fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on sans dommage faire appel au syndicat du crime pour sauver de jeunes Juifs piégés par l'Histoire ? Quel sera le prix de leur improbable alliance ?
    Voici l'histoire folle et authentique de cette chasse à l'homme que nous rapporte Sam Bernett de son écriture à la fois trépidante, sensible et imagée.

  • Annonçant avec une précision stupéfiante le monde dans lequel nous vivons - jusqu'à la crise du coronavirus -, ce texte visionnaire nous donne à la fois les clefs pour comprendre et les armes pour vaincre l'adversité.
    " Avec une crise financière sans précédent, au moins de puis 1929, un réchauffement de la planète unanimement constaté, la crainte de bouleversements bio-politiques, dans des domaines aussi variés que l'eau, l'énergie, l'agriculture ou même les épidémies, notre monde actuel n'incite pas toujours à l'optimisme béat. Pourtant, une prospective plus approfondie et moins terrorisée nous ouvre de nombreuses pistes, par lesquelles l'Humanité du XXIe siècle devrait quand même parvenir à dégager des solutions. Il s'agira surtout de réduire la part guerrière de notre géopolitique au bénéfice des échanges, de l'innovation technologique ainsi que du développement durable. Ces sont ces prospectives à court et à moyen terme qu'explorent à nouveau les spécialistes du renseignement américain. Les experts qui ont travaillé sur ce rapport pendant plusieurs années et ont cette fois étendu considérablement le champ de leurs investigations, fournissent au président Obama une sorte de viatique pour entreprendre le changement planétaire que tout le monde attend. " Alexandre Adler
    Terrorisme en retrait, glissement du pouvoir économique de l'Occident à l'Orient, pénurie d'eau, déclin des ressources en hydrocarbures, nouvelles technologies... Une fois de plus un document passionnant qui nous éclaire sur le monde qui nous attend dans les prochaines décennies, et où surtout, pour la première fois, les américains reconnaissent qu'ils ne seront plus les maîtres du monde ! Dans sa présentation, Alexandre Adler explore, en lever de rideau, les plus grands dangers géopolitiques actuels et suggère quelques moyens de les prévenir, pendant qu'il est encore temps.

  • Passe-droits. Combines. Faveurs « spéciales ». Voilà les mots clé du nouveau fléau de la Chine post-communiste: la corruption. Et lorsque celle-ci touche les nouveaux «mandarins», il est quasi impossible de s'y opposer. Les autorités se contentent «d'écraser les moustiques, sans se soucier des tigres», car l'intérêt supérieur du Parti prime. ?Mais le camarade inspecteur Chen ne l'entend pas ainsi quand il prend en main l'enquête sur le meurtre, dans une maison close de Shanghai, d'un policier chargé d'enquêter sur l'entourage de Xing Xing. Ce magnat de la finance et cadre du Parti, suspecté de corruption, s'est enfui aux États-Unis. Chen n'hésite pas à remonter les filières des affairistes rouges jusqu'au pays de l'Oncle Sam... 

  • Piper Kerman est une jeune femme comme tant d'autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d'argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l'a rattrapée. Condamnée à quinze mois d'incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424. Le choc est brutal.
    De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d'esprit.
    Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines. Car c'est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer.

  • Longtemps, l'émancipation des esclaves fut considérée comme l'oeuvre des abolitionnistes, libéraux et blancs. Dans ce livre, qui fait pour la première fois le grand récit sur plus de trois siècles des insoumissions et des rébellions d'esclaves en couvrant l'ensemble des Amériques, Aline Helg déboulonne cette version de l'histoire. La réalité des révoltes dépasse en effet en force et en richesse toutes les idées reçues. Longtemps, l'émancipation des esclaves fut considérée comme l'oeuvre des abolitionnistes, libéraux et blancs. Dans cet ouvrage, qui fait pour la première fois le grand récit des insoumissions et des rébellions d'esclaves dans l'ensemble des Amériques et sur plus de trois siècles, Aline Helg déboulonne cette version de l'histoire. En s'appuyant sur une très riche historiographie fondée sur des sources états-uniennes, latino-américaines, antillaises, britanniques, françaises et néerlandaises, elle montre que, bien avant la naissance des mouvements abolitionnistes, une partie des millions d'esclaves arrachés à l'Afrique par la traite négrière et de leurs descendants était parvenue à se libérer, le plus souvent en exploitant les failles du système, à l'échelle locale ou globale. Cette étude pionnière par son ampleur dans le temps et l'espace met en lumière le rôle continu des esclaves eux-mêmes dans un long processus de lutte contre l'esclavage sur tout le continent américain et dans les Caraïbes, du début du XVIe siècle à l'ère des révolutions. Elle dévoile les stratégies qu'ils ont élaborées pour renverser subrepticement - et parfois violemment - un rapport de forces qui, dans son écrasant déséquilibre, ne leur laissait a priori rien espérer. Sans magnifier le rôle des esclaves ni occulter les limites de leurs actions, ce grand récit montre que l'esclavagisme déshumanisant n'est pas parvenu à empêcher que des hommes, des femmes et des enfants accèdent, par leurs propres moyens, à la liberté.

  • Dans le contexte actuel, celui des attentats, de la résurgence des fondamentalismes et des grands débats sur la laïcité, une réédition qui s'impose comme une évidence et une nécessité. Un brûlot culte par celui qui fut l'un des principaux penseurs de l'athéisme.
    Avec un mélange jubilatoire d'érudition et d'humour, s'appuyant sur une argumentation rigoureuse et une parfaite connaissance des textes sacrés et des classiques, Christopher Hitchens nous livre un pamphlet intelligent et incisif, un brûlant plaidoyer pour un nouvel humanisme des Lumières.
    Que l'on soit fidèle croyant, fervent athée ou indécis, cet ouvrage soulève le débat et fait souffler un vent de liberté de pensée et de parole.

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