• Jim Lamar? «Quand je dis que c'est pas lui, je veux dire que c'est plus lui.» Voici le commentaire qui accueille après treize ans d'absence le revenant, le rescapé de la guerre du Vietnam. Un pays dont on se soucie peu ici à Stanford: l'interminable Mekong est si loin du boueux Mississippi... Et le retour tardif de Jim ? Saigon a été abandonné depuis de longues années par les troupes américaines ? n'est plus souhaité par personne. Son intention de se réapproprier la ferme familiale, objet de toutes les convoitises, et ses manières d'ermite dérangent tout le monde. Tout le monde, à l'exception du jeune Billy qui, en regardant et en écoutant Jim le temps d'un été, va en apprendre bien plus sur les hommes que durant les treize années de sa courte existence.

  • Replacé dans une longue durée de l'imaginaire qui va du IVe siècle - celui d'Athanase qui écrivit la première Vie de saint Antoine - jusqu'à la fin du XVe siècle, avec le Mystère de saint Antoine en Viennois, en passant par les légendes dorées médiévales, saint Antoine l'ermite, « père des moines », révèle un nouveau visage. Le croisement des savoirs, faisant appel à l'anthropologie et au comparatisme, à l'histoire des idées et des croyances religieuses (pour expliquer le symbole du tau ou celui du cochon associés au saint), à l'histoire de l'art enfin (avec le témoignage d'Huysmans sur la représentation picturale des tentations), permet de scruter cette figure-clé de la «mythologie chrétienne». Ainsi, entre légende et mythe peut se définir, autour d'Antoine le mélancolique et l'initié, l'unité d'une tradition culturelle qui, par-delà les siècles et peut-être même les civilisations, fait dialoguer l'Orient et l'Occident, le texte et l'image, l'Antiquité, le Moyen Âge et la Modernité.

  • Cet ouvrage posthume - unique en son genre - est le fruit d'une vaste enquête menée sur les représentations des moines et ermites, principalement dans la peinture monumentale, dans les régions de l'Empire byzantin et de sa périphérie, de l'époque paléochrétienne à celle des Paléologues. Svetlana Tomekovi'c a non seulement visité la plupart des monuments, afin d'analyser les images in situ et de réunir la documentation photographique, mais elle a aussi exploité systematiquement les sources hagiographiques. L'iconographie des saints ermites et moines (portrait, vêtements, attitudes, textes peints sur leur phylactère, etc.) est étudiée de façon diachronique ; leurs groupements, leurs emplacements dans les églises et, le cas échéant, la représentation des épisodes de leur vie sont attentivement examinés. Ces approches croisées dessinent les temps forts de l'iconographie monastique, notamment aux xie et xiie siècles, et éclairent de façon originale un aspect essentiel de la piété et de la spiritualité byzantines. Des fiches hagiographiques et topographiques complètent le texte, outils de repérage qui seront précieux pour les recherches à venir. De nombreuses photographies en couleurs de belle qualité, la plupart inédites et réalisées par l'auteur, et des dessins étayent et enrichissent le texte.

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