• Innovation numérique pédagogique : adaptation de la série BILINGUE de Pocket-Langues Pour Tous ! Neuf extraits pour découvrir l'ouvrage majeur de la littérature espagnole en édition bilingue. La série BILINGUE de 12-21 propose : o une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes o une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers o une adaptation en version numérique étudiée, qui offre au lecteur trois manières de découvrir le texte : en version bilingue, en version originale et en version française. Pour découvrir cet ouvrage majeur de la littérature espagnole, neuf moments emblématiques des aventures de Don Quichotte et Sancho Panza ont été choisis : - les préparatifs de la grande aventure du gentilhomme campagnard métamorphosé en chevalier errant, - les moulins à vent, - les interventions de Don Quichotte et leurs conséquences pour le héros et ses victimes, - quelques rencontres faites au hasard du voyage : un porcher, deux prostituées, un maître et son valet..., - Sancho s'entretenant avec sa femme de l'avenir de leur fille, - les cancans de Dulcinée, - un cortège accompagnant la dépouille d'un riche gentilhomme, - un séjour dans le château du duc, - et enfin l'établissement de Sancho sur son île au poste de gouverneur.

  • Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale.

    « Personne ne va à Booming » ; « Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient » : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins.

    Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé.

    Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.

    Mika Biermann est romancier et guide au musée des Beaux Arts de Marseille. Il est l'auteur d'une oeuvre fortement singulière, qu'il publie en alternance chez POL et chez Anacharsis. Six titres sont parus à ce jour. Allemand d'origine, il écrit directement en français. Son plus récent livre chez Anacharsis Roi. a obtenur le prix de la Page 111 2017.

  • Ivre de romans de chevalerie, Don Quichotte se rêve lui-même en chevalier errant. Il agit dans un monde entièrement imaginaire, littéralement enchanté. Si personne ne s'oppose à ses croyances, le "sous-univers" dans lequel il vit par rapport à la réalité

  • L'ambition de ce livre est de proposer un regard nouveau sur le Guzmán de Alfarache et le Quichotte. Il adopte pour cela un angle d'attaque singulier qui consiste à étudier ces deux chefs-d'oeuvre du Siècle d'or en regard de leurs Secondes parties apocryphes. Les Premières parties du Guzmán et du Quichotte ont en effet donné lieu à des continuations d'autres auteurs, parues respectivement à Valence, en 1602, et à Tarragone, en 1614, alors qu'Alemán et Cervantès préparaient eux-mêmes des suites de leurs romans. Si, de ce fait, l'entreprise littéraire de ces écrivains concurrents s'apparente à une imposture, elle comporte cependant une part remarquable de création : Luján et Avellaneda introduisent tous deux des innovations qui ne sont pas des maladresses ou des « erreurs ». De surcroît, leurs projets romanesques stimulent la créativité des auteurs originaux, qui sont contraints de remanier - voire de réécrire - leurs propres Secondes parties. C'est la fécondité et la richesse de ces différentes interactions romanesques que cet ouvrage aimerait mettre en lumière.

  • Ce livre renouvelle la représentation psychanalytique du psychisme humain en corrigeant la conception classique, fondée sur le refoulement. Il jette un nouvel éclairage sur les derniers textes de Freud, en dégageant le rôle d'une opération inédite que Kant avait pressentie sous le nom de « mensonge intérieur » et que Lacan allait appeler le « démenti ».
    Ce processus, peu connu, jusqu'ici réservé à la perversion, produit chez le sujet, à l'économie de tout travail inconscient, un clivage entre sa croyance et la réalité exprimé par la phrase canonique : « Je ne comprends pas de quoi vous me parlez. » Un peu comme si coexistaient chez lui tout à la fois la folie et le bon sens, Don Quichotte et Sancho Panza. Freud, sur l'Acropole d'Athènes, fit l'expérience de ce vécu étrange d'où il tira des conclusions fascinantes qui ébranlèrent les deux piliers fondateurs de sa théorie : le refoulement et l'inconscient.
    À la lumière de cas cliniques passionnants, Henri Rey-Flaud nous entraîne au plus profond de la « crypte » obscure où se jouent ces conflits ignorés, et nous montre comment, dans l'histoire contemporaine, les relations humaines ont été affectées par cette aptitude secrète à démentir la réalité lorsque celle-ci vient menacer les enjeux vitaux de l'individu ou de la société.

  • Pour ce 12ème titre de la collection Grèce, initiée par Michel Volkovitch dès le départ de notre aventure publie.net, préparation éditoriale et maquette originale de Carole Wessel, une démarche de plein sens : 12 poètes de la Grèce contemporaine, et une question posée aussi bien à notre poésie, et comment ici on l'exerce. Dans les prochaines semaines, reprise de l'ensemble des titres de la collection Grèce avec mise aux standards epub, merci de votre soutien et de votre présence : on a conscience que le laboratoire ouvert ici dépasse de loin notre propre expérience. FB.
        HEUREUX LES POÈTES GRECS...


      ...s´ils connaissaient leur bonheur ! Ils se croient ignorés, méprisés, alors qu´ailleurs c´est encore pire. La poésie en Grèce reste relativement florissante. Elle a toujours été une sorte de langue maternelle, parlée par un nombre étonnant d´Hellènes de tous âges, sexes et conditions. On publie encore des poètes à tour de bras, les sites de poésie se multiplient, et quant à la diversité, à la qualité, il ne semble pas qu´elles soient en baisse.  Les premiers poètes que j´ai traduits, dans les années 80, étaient tout juste quadragénaires, à peine plus âgés que moi. Quinze ans plus tard, en 2000, les plus jeunes poètes présents dans l´anthologie Poésie/Gallimard avaient eux aussi quarante ans. Dans les deux cas je m´étais sagement conformé à la règle commune : on ne cueille pas les fruits verts - même si, en poésie surtout, certains fruits mûrissent bien avant la quarantaine.
    Cette fois, soyons moins rigoriste : sur les douze « jeunes poètes » que voici, qui représentent la nouvelle génération, sept ont quarante ans ou plus, mais trois autres sont trentenaires et les deux benjamins n´ont que vingt-huit ans. Le doyen, né en 1962, doit sa présence au fait qu´il a publié très tardivement son premier recueil de poèmes.
    Comment les douze ont-ils été choisis ?
    Incapable de lire ne serait-ce que le centième de la production poétique du pays - et même, je le crains, de juger lucidement le peu que j´en lis -, j´ai recouru à des indicateurs dignes de confiance, Grecs et poètes eux-mêmes ou grand lecteurs. Leurs listes se sont retrouvées sur à peu près les mêmes noms, et je n´ai plus eu qu´à me mettre au travail. De septembre 2009 à août 2010, Chrìstos Anghelàkos, Dimìtris Angelis, Marigo Alexopoùlou, Vassìlis Amanatìdis, Yànnis Antiòkhou, Nikòlas Evandinos, Katerìna Iliopoùlou, Dimìtris Perodaskalàkis, Vassìlis Roùvalis, Nìkos Stavròpoulos, Yànnis Stìggas et Hàris Psarras sont apparus sur mon site, volkovitch.com, en suivant l´ordre alphabétique grec, à raison d´un par mois, avant de se retrouver tous ensemble en septembre 2010 sur publie.net.  L´échantillon est-il représentatif ? Faut-il à tout prix trouver des points communs entre ces voix diverses, leur faire endosser de force un maillot d´équipe nationale ? Les Grecs eux-mêmes ne se risquant pas encore à tirer le portrait collectif de cette nouvelle génération, je me bornerai à quelques remarques prudentes.
    Tous ces poètes ont beaucoup lu, semble-t-il. Remarquablement oecuméniques dans le choix de leurs ancêtres, ils revendiquent des influences étonnamment diverses, grecques mais aussi étrangères : le village planétaire s´installe peu à peu. Du côté grec, Sakhtoùris est le plus souvent nommé, mais l´antiquité reste une source d´inspiration pour certains. L´influence de la poésie française est en baisse, on s´en doutait, au profit de l´anglo-saxonne. L´engagement politique, vivace au milieu du siècle dernier, avait déjà quitté l´ordre du jour avec la génération précédente. Les problèmes actuels de la cité n´apparaissent plus directement. La parole poétique se fait dense et obscure, mêlant rêve et réel, s´organisant souvent en corps-à-corps entre ombre et lumière. La religion n´est pas morte pour tous. On voit poindre chez certains, chose remarquable, un humour plus ou moins diffus, plus ou moins noir.
    Parmi les douze, on compte neuf athéniens, deux Crétois, un Thessalonicien.   Choisir douze poètes grecs, m´a dit quelqu´un là-bas, c´est se faire douze amis et d

  • Chez Kathy Acker, Don Quichotte est une femme qui, devenue folle après avoir subi un avortement, se lance dans une formidable aventure : se faire chevalier errant et combattre les enchanteurs malins de l'Amérique moderne en poursuivant « l'idée la plus insensée que jamais femme pût concevoir. C'est-à-dire, aimer ».
    Accompagnée dans sa quête d'amour par le chien saint Siméon, son Sancho Panza, elle erre dans un monde de mensonges et de faux-semblants, marqué par la brutalité des rapports entre sexes, la violence sociale, l'irrationnel religieux, l'oppression. Elle parcourt les rues de New York, de Londres, d'un Saint-Pétersbourg désolé, guerroyant contre son époque, les figures masculines historiques, mythiques, et littéraires (le Christ, Machiavel, Richard Nixon, Thomas Hobbes...). Au cours de cette errance, elle cherche à découvrir son identité, à nouer des liens émotionnels et sexuels, et ce malgré les enchanteurs malins, ennemis de la libre expression, qui rendent l'amour impossible et sont ici le capitalisme ravageur, le matérialisme, la pauvreté, l'aliénation, la servilité.
    Comme chez Cervantès, le roman de Kathy Acker est traversé d'autres textes. L'on y rencontre des romans d'amour courtois revus et corrigés par Acker (Lulu, Pygmalion, Les Hauts de Hurlevent, mais aussi Le Guépard, L'Histoire de Juliette...). Dans une folle explosion poétique et polyphonique, Kathy Acker pulvérise les frontières du genre littéraire (l'autobiographie devient fiction, le théâtre essai philosophique, le récit se fait poésie), travestit les canons de la littérature et emprunte à la culture populaire (Prince, Godzilla...), s'en prenant aux institutions sociales (famille, identité sexuelle, normes...) et littéraires (l'auteur, le récit, le plagiat, la fiction...).
    Dans ce somptueux et magistral roman - dont nous proposons une nouvelle traduction -, qui est sans doute celui de Kathy Acker qui pose plus que tout autre la question du genre, du féminisme, et de la liberté féminine (préfigurant les problématiques queer) l'auteur, dans sa volonté rimbaldienne de briser « l'infini servage de la femme » par la poésie nous offre un texte visionnaire, drôle, fou, insolent, savant, reconnu comme un de ses livres majeurs, qui véhicule une énergie, une vivacité époustouflantes et corrosives.

  • Première partie.


    Cervantes déclare que les premiers chapitres sont tirés des « Archives de La Manche » et le reste traduit depuis l'arabe de l´auteur morisque Cid Hamet Ben Engeli, l´enchanteur qui tire les ficelles de don Quichotte tout au long du roman. C'était une méthode courante à l'époque à cause de la désapprobation dont le genre du roman faisait l'objet. L´intrigue couvre les aventures d'un pauvre hidalgo (gentilhomme) de la Manche, dénommé Alonso Quichano, et obsédé par les livres de chevalerie, qu'il collectionne dans sa bibliothèque de façon maladive. Ceux-ci troublent son jugement au point que Quichano se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l´Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés. Il prend la route, monté sur son vieux cheval, Rossinante, et accompagné d'un paysan naïf, Sancho Panza, monté lui sur son baudet, trompé par ses promesses de récompense extraordinaire. Don Quichotte passe pour un illuminé auprès de ceux qu´il rencontre. Il croit que les auberges ordinaires sont des châteaux enchantés et les filles de paysans de belles princesses. Il prend les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Il considère qu´une paysanne de son pays, Dulcinée du Toboso, qu´il ne rencontrera jamais, est l´élue de son coeur à qui il jure amour et fidélité. Sancho Panza, son écuyer, dont la principale préoccupation est, comme son nom l´indique, de se remplir la panse, estime que son maître souffre de visions, mais il se conforme à sa conception du monde, et entreprend, avec son maître, de briser l´envoûtement dont est victime Dulcinée. À la fin du deuxième volume, Don Quichotte, vaincu par le chevalier de la Blanche Lune (le bachelier Samson Carrasco), s´en retourne chez lui. Sancho le supplie de ne pas abandonner, lui suggérant de prendre le rôle de berger, souvent mis en scène dans des histoires bucoliques. Ayant abandonné la lecture de tout roman de chevalerie, il retrouve la raison et fait dès lors preuve de la plus grande sagesse, avant de mourir entouré de l´affection et de l´admiration des siens.

  • Don Quichotte, dans son titre complet, L'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche, et dans son titre original El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha est écrit par Miguel de Cervantès. La première partie fut publiée en 1605 et la deuxième en 1615. Cervantès fait un pastiche des livres de chevalerie en critiquant leur invraisemblance et leur mauvaise influence sur les moeurs. Cervantès se met en scène dans don Quichotte, il veut se rendre justice à lui-même contre l'ingratitude de ses contemporains qui l'ont laissé simple soldat et pauvre.

  • Tigrane Je te salue Seigneur ! Que viens-tu m´annoncer ? Suis-je ministre ou conduit au gibet. Les deux décisions étant souvent proches l´une de l´autre. Acomat Ton séjour en prison ne t´as pas privé d´humour. Quant au gibet, mes gardes auraient suffi pour t´annoncer mon décret. (Roxane, acte II)

  • Les lecteurs du Don Quichotte étaient insatiables: il leur fallait des suites! Lesage en fit une, Challe une autre, cela sous le masque de l'incognito, auquel il tenait beaucoup. Mais le sixième livre, que nous publions ici, prélude vraiment aux Illustres Françaises (cf. TLF 400) et à toute l'oeuvre de Challe. Notre auteur trouve partout l'occasion d'illustrer une idée philosophique (contre les « animaux-machines », par exemple), voire d'avancer une argumentation théologique (contre le dogme de la Rédemption), ou de raconter une histoire pour le plaisir du récit.

  • Jour après jour, Telle une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent. L'Atlantide, Barbe Bleue, Robin des Bois : vous connaissez ces récits fantastiques qui ont influencé la peinture, la littérature et le cinéma, ...

  • « J'ai passé une grande partie de ma vie à chercher des réponses aux questions que d'autres se posaient et je désire maintenant résoudre le seul mystère qui me concerne totalement. » Chargé de retrouver un vieillard dont plus personne n'a de nouvelles, Heredia, l'orphelin, reçoit une lettre qui lui rappelle le voeu de sa mère, qui depuis le passé le pousse sur les traces de l'homme qui pourrait être son père et qu'il n'a jamais connu.
    Menant en parallèle ces deux enquêtes, deux mystères, il est confronté à la réalité de l'abandon, ainsi qu'aux pièges de la mémoire.
    Heredia, archétype du privé, avec son costume fripé et sa vieille voiture, se comporte en moderne don Quichotte « redressant les torts et faisant régner pour les êtres du commun une justice qu'autrement ils n'atteindraient jamais ».
    Un des meilleurs romans de la série policière la plus populaire d'Amérique latine.

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