Sciences humaines & sociales

  • Chantés dans les fêtes en l'honneur des dieux ou lors des banquets, entendus sur les gradins du théâtre ou sur l'agora, contemplés sur les murs des temples et sur les vases à boire, les mythes font partie du quotidien des Grecs. Zeus et les divinités de l'Olympe, Prométhée, Héraclès, OEdipe, Thésée, Hélène, Pandora, Ulysse, en sont quelques figures marquantes. Les récits mythiques, qu'ils soient connus par les textes ou par les images, participent ainsi à la construction de domaines aussi variés de l'expérience grecque que le panthéon polythéiste, les codes alimentaires, les rapports entre les sexes, le regard sur les âges de la vie et sur la mort ou l'histoire des communautés.
    La richesse et le foisonnement des mythes sont suggérés ici dans un choix de thèmes qui peuvent répondre en-core aux questions d'aujourd'hui. Car la mythologie grecque est un univers qui, au-delà du plaisir que procure la découverte d'histoires fascinantes, permet d'entrer pas à pas dans le dédale d'une culture.

  • En citoyen philosophe, Cicéron démonte ici, avec une logique implacable, les mécanismes de la crédulité et de la superstition. Conformément aux idéaux de la cité antique, il défend la liberté de pensée face aux dieux et à l'angoisse qui paralyse.
    Cet ouvrage vif et ironique, qu'on lit d'une traite, est éminemment actuel en notre temps où se multiplient les intégristes et sectaires de tout bord. Il passionnera aussi par ses descriptions captivantes sur la voyance, l'astrologie, l'interprétation des rêves ou les oracles grecs et romains.
    Pour la plupart de ces techniques divinatoires antiques, cet ouvrage constitue, dans un style vivant et avec un humour féroce, le seul témoignage qui soit parvenu au monde moderne.

  • Les figures antiques peuplent notre imaginaire érotique et, il y a peu, l'« amour grec » désignait pudiquement l'homosexualité. L'enlèvement par Zeus du jeune Ganymède est légendaire, tout comme les vers de Sappho célébrant le désir et la beauté des femmes de Lesbos. Célèbres également sont les discussions philosophiques entre Socrate et les beaux éphèbes athéniens, à la sortie du gymnase, ou l'attachement d'Alexandre le Grand pour son amant Héphaïstion.
    Pourtant, au sens où nous l'entendons aujourd'hui, il n'y a pas d'homosexualité antique, pas plus qu'il n'y a d'hétérosexualité: il s'agit d'un monde où le sexe de la personne aimée ne définit pas une catégorie, un monde où les individus ne sont pas classés en fonction d'une orientation sexuelle.
    En circulant entre ces textes variés, drôles, émouvants, violents ou perturbants, des textes familiers mais aussi moins connus, en parcourant cette première anthologie française consacrée à l'homosexualité dans l'Antiquité, le lecteur comprend qu'en matière d'amour et d'érotisme, tout peut s'inventer.

  • Attiré par le fumet de viande rôtie, Zeus se laisse tromper par Prométhée au creux du cou de sa belle l'amant vient chercher un avant-goût d'extase et si Rufus n'a pas de succès avec les femmes, la raison en est simple: ses aisselles abritent un bouc, insoutenable. L'Antiquité est un monde d'odeurs, un pot-pourri de senteurs méditerranéennes, volatiles mais tenaces, qui accompagnent chaque moment de la vie quotidienne, la toilette bien sûr, mais aussi le mariage, le banquet, la mort et la prière.
    Ouvrez grands vos yeux et vos narines pour suivre les parfums enfuis de la boutique d'un apothicaire, de l'ombre du gymnase, de l'intimité du gynécée ou du brouhaha des cuisines, extraits d'une centaine de textes de l'Antiquité, connus parfois, surprenants souvent, qui sentent ou puent, embaument ou encensent, se répandent et se partagent même une fois le livre fermé.

  • Nul ne peut résister aux fraîches voix des Sirènes: pour les Anciens, la musique est beaucoup plus qu'un art, elle est dotée de pouvoirs, de pouvoirs aussi étonnants qu'ambivalents: elle précède les armées car elle sait donner du courage aux guerriers, elle est un remède dont usent les thérapeutes car elle guérit des blessures de l'âme et du corps. Elle peut rendre sage et fou, adoucir les moeurs comme renverser les lois et parfois même émouvoir les dieux. Ces qualités en font un thème privilégié des mythes et un sujet de fascination pour les penseurs: la musique révèle le divin, l'ordre du cosmos et les lois mathématiques autant que la complexité des affects humains, le désordre et le sensible.
    Plus de 150 extraits de textes anciens, issus des traductions des Belles Lettres, accompagnés d'une courte présentation permettant d'en faciliter la lecture, racontent les différentes musiques des Grecs et des Romains,les circonstances dans lesquelleselles étaient jouées, depuis les fêtes privées, les mariages et les enterrements jusqu'aux grandes cérémonies publiques destinées à célébrer la splendeur des rois, de la religion et des États. Des lyres et cithares donne à entendre les voix austères des philosophes-musiciens, les plaintes charmantes des aulètes de petite vertu, les concerts endiablés des virtuoses adulés ou les couacs facétieux d'apprentis joueurs de cithares.

  • Le monstre est celui que l'on pointe du doigt, que l'on désigne, avant de déguerpir en courant, terrifié, ou, envoûté, de se laisser hypnotiser par son inquiétante étrangeté. Répugnants ou merveilleux, les monstres sont nés de l'imaginaire antique. Ils peuplent encore le nôtre. D'où viennent-ils? Que signifient-ils? De quelle contrée extraordinaire, de quel repli de la conscience émergent-ils? Hybrides gigantesques, prodiges dotés de pouvoirs divins ou malheureux malformés, ils se rencontrent dans des domaines aussi variés que la mythologie, la médecine, l'art, la philosophie ou l'histoire des idées. En creux, ils dessinent les contours de l'humain, l'homme se définissant par opposition aux créatures fantastiques ou aux barbares lointains, quand il ne constate pas la monstruosité logée en lui-même.
    Plus de cent extraits, issus des traductions Belles Lettres et accompagnés d'une brève notice destinée à éclairer leur lecture, invitent à écouter la voix ensorcelante des Sirènes ou les énigmes de la Sphinx, avant d'apprivoiser centaures, furies, dragons et cyclopes.

  • La parole vive anime les langues mortes. Cet instrument commun, central dans la vie publique, doit être efficace entre les mains de l'homme libre et du citoyen accompli. Ainsi est née une technique du discours: la rhétorique. Élaborée par les Grecs, adaptée par les Romains, elle a été fondamentale dans l'éducation des élites. Harangues, éloges et plaidoyers, évidemment, mais aussi prières, satires, badinages, impromptus de banquet et proclamations poétiques mettent en scène l'habileté à convaincre avec méthode et à persuader par le plaisir ou le pouvoir des mots. La culture et la littérature antiques sont toutes pétries d'un art de parler et d'écouter qui est également devenu un art d'écrire et de lire.
    À travers près de 150 textes grecs et latins issus des traductions publiées aux Belles Lettres, Dixit propose un parcours varié, dans lequel des extraits célèbres voisinent avec des pages moins connues, curieuses ou piquantes, afin d'inviter le lecteur à découvrir les principales formes de discours pratiquées jadis et le regard aigu que les Anciens ont porté sur elles.

  • Vénus naissant de l'écume, les querelles de Zeus et de son épouse, Europe enlevée par Jupiter, Phaéton brûlé par le Soleil ou Proserpine arrachée au jour par le seigneur des Enfers, les dieux du Panthéon ont donné lieu à mille et une histoires gaies, émouvantes et ravissantes qui ont peuplé le monde antique et peuplent encore le nôtre.
    Le Panthéon en poche réunit les meilleurs textes consacrés aux divinités de la culture gréco-latine. Chaque dieu fait l'objet d'un chapitre regroupant les traductions des pages les plus fameuses ou les plus représentatives le concernant. Plus de 100 extraits issus des traductions Belles Lettres, allant du VIIIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C., sont rassemblés, assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture.
    Une visite du Panthéon guidée par Homère, Virgile et leurs pairs.

  • En 269 avant Jésus-Christ, les Romains ne craignent pas de s'embarquer sur des bateaux, qu'ils ne savent ni commander, ni manoeuvrer, pour attaquer la puissance maritime des Carthaginois. Devenus les maîtres de la Méditerranée, ils la débarrassèrent des pirates et y fondent même leur Empire, quand Octave met en fuite les navires d'Antoine et de Cléopâtre.
    Ils savent installer des chantiers navals, rénover les ports, entretenir une flotte militaire, favoriser l'essor de la pêche et des compagnies de navigation, développer jusqu'en Inde, en Chine et en Atlantique leurs grandes lignes maritimes.
    Pourtant terriens dans l'âme, ils cuisinent avec raffinement les poissons de mer, consommèrent les huîtres avec passion, raffolent des perles et de la pourpre nées des coquillages ils découvrent les plaisirs de la plaisance, les charmes de la plage et les bienfaits d'une certaine thalassothérapie.
    Les plus riches se font construire de magnifiques résidences en bord de mer, les plus savants réfléchissent aux questions que soulèvent les marées de l'Atlantique les poètes, les philosophes et les orateurs reprennent les thèmes du pirate, du pilote, de la tempête ou du voyage en mer.

  • L'exclusion n'est pas l'apanage des sociétés contemporaines. Une large part des hommes ayant vécu dans l'Antiquité était soit privée de droits, en tout ou en partie, soit sous la menace de la dégradation civique, de l'ostracisme ou de l'exil. Quant aux femmes, même dans le meilleur des cas, leur statut d'éternelles mineures reléguait leur influence à la seule sphère familiale.
    Si le mot « exclusion » n'a d'équivalent ni en latin ni en grec, sa réalité est omniprésente en Grèce comme à Rome.
    À travers une sélection de textes en traduction, parmi les plus forts de l'Antiquité, ce « Signet » invite le lecteur à explorer les sociétés antiques par leurs marges, à la limite de ce qu'elles jugeaient tolérables, à la frontière de ce qu'elles définissaient comme l'humain. À côté de grandes figures d'exilés (Ovide, Cicéron) ou de révoltés (Spartacus), il y découvrira des figures d'exclus qu'il a rarement l'occasion de rencontrer, comme les atimoï, les pharmakoï, les pauvres et les parasites. Ces témoignages souvent poignants dévoilent une dimension fondamentale de la vie des Anciens : pour tous, partout, sa très grande fragilité.

  • « Quant aux honneurs qui sont accordés au roi à sa mort, les lois de Lycurgue veulent montrer par là qu'on honore plus que tous les rois des Spartiates non pas en tant qu'hommes mais en tant que héros. »
    Xénophon, Constitution des Lacédémoniens, XV, 9
    Sparte, la cité orgueilleuse et guerrière, fascine les hommes depuis l'Antiquité. Plus quepour les autres cités grecques, le culte des héros fit partie des fondements de sa société. Son histoire est donc étroitement liée aux récits glorieux de ceux qui donnèrent souvent leur vie pour défendre les valeurs de leur patrie. Autant de héros que de visages différents de Sparte.
    Du législateur Lycurgue, aux courageux Othryadès et Léonidas Ier entouré de ses 300 compagnons en passant par les grands stratèges Lysandre et Agésilas et les rois audacieux Agis IV et Cléomène III pour terminer avec le tyran Nabis qui plonge Sparte dans la décadence, c'est cette histoire qu'Hérodote, Plutarque, Xénophon, Polybe, Tite-Live, Diodore et Pausanias nous racontent.

  • Scoops, sexe et scandales, bienvenue dans le monde des people antiques!
    En matière de célébrité les Grecs et les Romains sont des prédécesseurs illustres et exemplaires. À côté des déchirements des Atrides, les vicissitudes de la famille royale d'Angleterre paraissent bien ternes, les vies fulgurantes d'Achille et d'Hippolyte n'ont rien à envier à celles de James Dean ou Kurt Cobain, les lolitas hollywoodiennes les plus sulfureuses sont des modèles de vertu comparées à l'impératrice Messaline. Quant aux nuits de débauche des empereurs romains, elles feraient rougir les critiques les plus malveillants de nos gazettes contemporaines. Il faut reconnaître que les chroniqueurs d'alors, de Martial à Procope en passant par Plutarque ou même Homère, avaient la formule assassine et l'anecdote vitriolée.
    /> Celebriti recueille plus de cent extraits, issus des traductions Belles Lettres, les rumeurs les plus folles, les ragots les plus incroyables, tous millésimés et édifiants, à dévorer en toute bonne conscience!

  • Des trois millénaires qui constituent la longue durée de l'Égypte pharaonique, le dernier, celui qui sépare l'époque des Ramsès de celle des empereurs romains, est bien le plus méconnu. À tort, car la culture égyptienne confrontée à celles des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains connut une nouvelle jeunesse. À partir du Ve siècle avant notre ère, les intellectuels égyptiens vont ainsi remplacer l'ancienne littérature en rédigeant dans une nouvelle écriture cursive, le démotique, les rocambolesques aventures du magicien Setné, les exploits épiques du vaillant Pétékhons, les fables malicieuses du petit chacal-singe et les profondes méditations des derniers sages du pays des pharaons. On trouvera dans cette anthologie les traductions très largement inédites en français des principales oeuvres de cette littérature oubliée de la Méditerranée antique.

  • Redécouvrir les grands héros et leurs aventures en toute simplicité

    Zeus, Ulysse, OEdipe, Achille, Thésée... Mais aussi la guerre de Troie, les travaux d'Hercule, la boîte de Pandore...
    Autant de noms qui constituent depuis des siècles la base de toute culture générale mais que l'on a tendance à mélanger !
    Pourtant, c'est à ces récits incroyables que l'on doit des mots ou expressions tels que « un talon d'Achille », « une harpie », « un dédale », « un sosie »...
    Pour ne plus vous tromper, découvrez dans ce livre :
    - Les grands héros mythiques et leurs aventures sous forme de récits palpitants pour (re)découvrir avec plaisir des histoires fascinantes.
    - Des arbres généalogiques simplifiés pour enfin retenir qui est le fils de qui, l'épouse, l'oncle...
    - Des anecdotes, des zooms sur des détails amusants et des infos insolites pour se cultiver en se divertissant !

    Retenez enfin les noms célèbres et les épopées mémorables de la mythologie gréco-romaine

  • Vespasien, qui ne manquait pas d'humour, s'écria, au moment où il se sentit envahi par la maladie: « Malheur! je crois que je deviens dieu », exprimant ainsi son attachement à la vie et le peu de prix qu'il accordait à l'immortalité liée à son statut d'empereur. Cette divinisation des souverains apparaît pourtant comme le point culminant d'un processus au cours duquel, des épopées homériques au néoplatonisme, l'Antiquité n'a cessé d'explorer les frontières séparant l'humain du divin.
    C'est le récit de ces variations que ce livre propose, depuis la proximité très charnelle des hommes et des dieux dans la mythologie jusqu'au moment où les rois hellénistiques et les empereurs romains décidèrent qu'il était plus simple d'affirmer qu'on était un dieu que de suggérer laborieusement qu'on pouvait presque le devenir. De l'homme-dieu à l'avènement du Dieu-homme, plus d'une centaine de textes en traduction nous raconte l'histoire d'un rêve éternel, l'immortalité.

  • Soixante-cinq tableaux - réels ou fictifs ?- sont ici décrits par Philostrate, rhéteur du second siècle de notre ère et auteur de la très célèbre Vie d'Apollonios de Tyane. Dans ce texte fondateur, Philostrate institue un dialogue entre le critique et le spectateur, forçant ce dernier à participer à la scène, le plus souvent d'inspiration mythologique, que montre l'oeuvre peinte : ce procédé qu'utilise Diderot dans ses fameux Salons, vise, avec succès, à susciter l'émotion du visiteur. La Galerie de tableaux de Philostrate est plus qu'un document unique sur la peinture antique : elle a inspiré les plus grands artistes de la Renaissance, nourri la réflexion sur l'art d'auteurs tels que Goethe, et a, surtout, véritablement créé le langage de l'esthétique. Cette édition, qui reprend, en la corrigeant, la traduction d'Auguste Bougot publiée en 1881, est illustrée de quelques-unes des gravures maniéristes dont fut enrichie, en 1614, la première traduction française de cette oeuvre.
    François Lissarrague est directeur de recherches au C.N.R.S. (Centre Louis-Gernet)

empty