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    Un grand roman d'aventure maritime où l'amour croise la mort, et le lecteur côtoie marins intrépides et brigands au grand coeur.
    Mars 1798.
    Robespierre a perdu la tête et Napoléon est encore dans les langes de Bonaparte. En ces temps tourmentés, intrigues et trahisons sont le quotidien d'hommes de pouvoirs cherchant autant à sauver leur tête qu'à faire fortune. En guerre contre la plupart des monarchies d'Europe, la France révolutionnaire compte l'Angleterre et sa puissante Royal Navy parmi ses ennemis. Hélas, à court de crédits, la flotte française souffre d'une corruption généralisée et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a migré. La jeune Marine Républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale...
    Dans cette ambiance bouillonnante du Directoire, décor inédit du genre, l'auteur plante le fougueux Gilles Belmonte, capitaine de frégate. Engagé dans la marine Royale à l'âge de 13 ans, il en a 29 lorsqu'il se voit confier un nouveau navire, l'Égalité, et une mission cruciale pour l'avenir de la France.
    Entre machinations des services secrets, combats en mer et amours naissants, son sens de l'honneur et son formidable instinct auront-ils raison d'un ennemi prêt à tout ?
    Fabien Clauw nous entraîne dans un grand roman d'aventure où les combats maritimes, criants de vérités, rivalisent avec une intrigue des plus passionnantes, le tout servi par une plume flamboyante.
    Prix littéraires :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018

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    Dans le second tome de sa saga d'aventure, Fabien Clauw nous fait frémir avec verve et humour, des atterrages de Brest au fleuve Delaware, aux États-Unis.
    À la veille du coup d'État du 18 brumaire, de retour d'une campagne victorieuse aux Antilles, Gilles Belmonte végète loin des océans qui l'ont forgé, tandis que la patrie des Droits de l'Homme, en lutte contre les puissances européennes unies et fragilisée par dix années de tumultes, est aux abois. Ses finances exsangues. De l'or, les États-Unis en regorgent. Mais la guerre navale qui sévit entre ces deux nations complique les incursions dans les eaux américaines.
    Le jeune capitaine aux idéaux et au caractère bien trempés se voit confier une mission qui conduira sa frégate jusqu'à Philadelphie. Face au pouvoir américain et à ses puissants services secrets, saura-t-il honorer la confiance du nouveau Consul ? Le voici partagé entre son devoir et les retrouvailles tant attendues avec l'audacieuse Camille Desmaret fuyant la Martinique.
    " Les Anglais, qui dominent la mer et les romansqui la racontent, ont trouvé à qui parler ! "
    Libération " Jubilatoire ! Un vrai régal de lecture de bout en bout. " Librairie Le Gang de la clef à molette
    " Un nouveau Patrick O'Brian. "
    Livres Hebdo " Une grande fresque d'aventures historiques ! " Librairie Les Fables d'Olonne
    " Une saga prometteuse [qui] arrive comme une revanche depuis bien longtemps espérée. "
    Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale
    Pour le tome 1 - POUR LES TROIS COULEURS :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018
    Pour le tome 2 - LE TRÉSOR DES AMÉRICAINS
    Prix Marine Bravo Zulu 2018

  • La décennie révolutionnaire fut le théâtre d'un conflit politico-religieux passionné dont l'histoire ne retint souvent que les outrances, celles de prêtres pourchassés, d'églises vandalisées et d'un catholicisme malmené et banni. S'il n'a pas lieu de le nier, la question religieuse pendant la Révolution est néanmoins trop ambiguë pour amalgamer antireligion et anticléricalisme. Un gouffre opposa en réalité le fanatisme de quelques-uns de ceux qui dénonçaient les conséquences néfastes de l'intrusion du clergé aussi bien dans le domaine public que privé. Reste qu'en s'attaquant de front à l'Église catholique de France pour la mettre au pas, les révolutionnaires ont froissé une partie de la société en ne prenant pas le poids de l'attachement populaire à l'institution et à ses hommes. Leur volonté de contrer l'influence et la puissance cléricales déboucha sur une crise d'une ampleur rare dont Christine Le Bozec livre, en historienne, les tenants et les aboutissants.  

  • Nous avons tous en nous un peu de Napoléon sans pour autant être mégalomanes. Mais ce n'est pas l'aspect glorieux, militaire, conquérant le plus fascinant chez lui ; ce sont ses échecs. De Napoléon, Chateaubriand a écrit qu'il était « le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l'argile humaine ».
    Ses fêlures, ses échecs sont des leçons de résilience, de renaissance. Il y a en lui un écorché vif, un marginal, un rebelle, un mélancolique, parfois suicidaire, mais d'une volonté sans faille et d'une force de travail sans limite.
    Dans ce livre, sans doute l'un des plus originaux et percutants de cette année de commémoration napoléonienne, Philippe Perfetinni raconte comment Napoléon lui a sauvé la vie. Né à Ajaccio, à deux pas de la maison des Bonaparte, Philippe Perfettini a eu une adolescence d'écorché vif et multiplié les échecs scolaires. Dans sa jeunesse de punk, il ne s'est nullement intéressé à Napoléon jusqu'à un jour de 1997 où, presque par hasard, il lit une biographie de l'Empereur. Plus qu'une révélation, c'est une révolution. En quelques années, Philippe Perfetinni va devenir le responsable des collections napoléoniennes du musée du Palais Fesch à Ajaccio, commissaire de plusieurs expositions et, surtout, l'un des meilleurs connaisseurs de l'Empereur salué par les spécialistes académiques.  
    L'âme de Napoléon est une source infinie d'inspiration bien supérieure à tous les manuels de développement personnel.

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    Dans ce 4 e tome de la saga maritime française des Aventures de Gilles Belmonte, on croise Toussaint Louverture à Saint-Domingue, Joséphine de Beauharnais et, bien sûr, le Consul en personne.
    Octobre 1801. Un vent nouveau souffle sur l'Europe. Vainqueur des armées coalisées, conquérant de l'Égypte, Napoléon Bonaparte peut enfin entreprendre son oeuvre de modernisation. La marine, comme les colonies, sources inépuisables de profits, sont l'objet de ses attentions. Car, à Saint-Domingue, un ancien esclave, devenu gouverneur autoproclamé, n'a de cesse de s'affranchir de sa tutelle. À Brest, mais aussi Lorient, Rochefort, Cadix et Toulon, une vaste expédition se prépare sous l'égide des meilleurs amiraux français. Gilles Belmonte, que sa paternité et son amour pour Camille hantent, est en permission à Bordeaux lorsqu'il reçoit l'ordre de rallier l'
    Égalité. Entre le soulèvement d'une population opprimée, un règlement de comptes vieux de dix ans et les menées de la Perfide Albion, notre héros aura fort à faire pour accomplir la mission que lui a confiée Latouche-Tréville.
    Comme dans les précédents opus, rebondissements et personnages hauts en couleur jalonnent cette épopée, portée par son ton fluide et sa précision historique.
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    Pour les Trois couleurs : mention de l'Académie de marine 2016 / prix Écume de mer 2018
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    Le Trésor des Américains : prix Marine Bravo Zulu 2018
    À propos des Aventures de Gilles Belmonte " Nous tenons notre Forester ! " (Patrick Poivre d'Arvor - Vive les livres)
    " On ouvre les livres de Fabien Clauw comme on prend une place de cinéma. " (Sud-Ouest Dimanche)
    " Pour les lecteurs que son style absorbe littéralement, au point de les intégrer à l'équipage, l'expérience est toujours aussi vivifiante et impressionnante. À découvrir absolument ! (La Provence)
    " De l'aventure ! Et de la pêchue, excitante et exotique ! " (L'Express)

  • Suite à la loi du 1er octobre 1795, nos régions furent annexées par la France révolutionnaire. Cet événement n'est pas sans conséquences. Le désordre socio-économique et le manque d'autorité politique qui s'ensuivent font de la période du Directoire l'un des moments forts de l'histoire du banditisme occidental. Partisans et adversaires du système français s'affrontent lors de la « Guerre des paysans ». Au même moment, les principes révolutionnaires aboutissent à transformer les institutions judiciaires sur le modèle français. L'étude se situe à la croisée de ces trois thématiques : le banditisme, la résistance au nouveau régime politique et les transformations de la justice répressive. En cette fin de siècle, tandis que brigandage et rébellion augmentent, comment la justice française à peine installée gère-t-elle ces deux menaces ? À partir de procès conservés dans les dépôts d'archives brabançons, l'analyse d'un réseau de bandits issus de la région d'Ottignies et écumant les fermes du Brabant permettra d'interroger cette menace à l'ordre public et la réponse judiciaire.

  • Sous le Directoire, entre bals, crimes et intrigues, le jeune Stanislas apprend vite que son principal atout est son physique. Auprès des hommes comme des femmes, des humbles comme des puissants, jusqu'au général Bonaparte et à sa future conquête Joséphine de Beauharnais.
    Fils d'un marquis et d'une paysanne, Stanislas est venu à Paris pour y gagner la gloire. Assoiffé de revanche, jusqu'où est-il prêt à aller pour accomplir ses ambitions ? Quels crimes, quelles audaces commettra-t-il pour parvenir à ses fins, dans cette période terrible où chacun espionne et où rode la mort ?
    L'adulte cynique, en Stanislas, terrassera-t-il l'enfant ébloui ? Le lourd secret qui le taraude explosera-t-il enfin ?

    Roman inspiré, érudit et passionné, Stanislas ou un caprice de Joséphine conduit le lecteur avec fougue dans une époque méconnue de notre histoire, en cette fin de Révolution pleine de sang et de tous les plaisirs.

  • Les 13 et 14 mai 1998, notre Faculté des Lettres et Sciences humaines a eu l'honneur et le plaisir d'accueillir la première des trois tables rondes organisées à l'initiative conjointe du CRHEN-O (Université de Lille 3), de l'IRED (Université de Rouen) et du CHRIV (Université de Valenciennes) sur le thème Du Directoire au Consulat : le lien politique local dans la Grande Nation. Cette première rencontre, à laquelle nos amis de l'Université catholique de Louvain et de l'Université libre de Bruxelles ont apporté leur actif concours, a pu réunir une bonne quarantaine de participants venus de diverses universités françaises, mais aussi belges et allemandes.À l'origine de ce projet, initié par notre collègue Jean-Pierre Jessenne en 1996, le constat que la période directoriale et consulaire, dont nous commémorons présentement le bicentenaire, continue d'être passablement délaissée, ou étudiée d'un point de vue restrictif, essentiellement constitutionnel, qui ne contribue assurément pas à restituer l'intérêt d'une transition historique, dont on a surtout souligné l'échec politique. Certes, en mai 1997, l'important colloque de Clermont-Ferrand, dont les actes ont été récemment publiés sous le titre La République directoriale est venu en partie redresser ou tout au moins nuancer cette image négative. Les organisateurs des tables rondes ont cependant jugé intéressant de revenir sur une période dont l'ambition proclamée était de « terminer la Révolution », à la lumière des actuelles recherches et réflexions sur le pouvoir local, « composante de la dynamique nationale » à l'époque concernée. Il s'agissait donc de « mettre l'accent sur les facteurs et les processus susceptibles de consolider ou au contraire de disloquer le lien social, politique ou culturel, dans le cadre des collectivités locales, [...] une attention particulière étant portée aux modes différenciés ou convergents selon lesquels se dessinent les évolutions régionales en fonction d'antécédents révolutionnaires différents » (Jean-Pierre Jessenne). L'optique était donc résolument comparative au niveau des régions de la France directoriale et consulaire, c'est-à-dire, non seulement l'ancien royaume dans toute sa diversité, du Nord ou du bassin parisien globalement conformistes, aux provinces d'anti-révolution, voire de contre-révolution comme dans l'Ouest ou le Midi, mais aussi les territoires récemment annexés (Genève, Belgique, rive gauche du Rhin) ou vassalisés (Républiques-soeurs batave et italiennes).

  • Ainsi, sur le plan scientifique, nous nous efforçons de progressivement approfondir notre compréhension d'un moment d'histoire, du Directoire au Consulat, entre l'an III (1795) et l'an X (1802), qui fut longtemps délaissé ou ramené à quelques clichés sommaires : instabilité directoriale, désordre, expansionnisme extérieur, triomphe guerrier puis consécration de Bonaparte et de l'ordre consulaire. Il s'agit de contribuer à la correction et à l'enrichissement de ces appréhensions en investissant ce que l'histoire de la Révolution française apporte de dynamique à une analyse du politique, des rapports sociaux, des relations entre les peuples qui n'écarte aucune dimension de ce moment révolutionnaire - Directoire et Consulat compris - où se concentrent et s'accélèrent les transformations de la société, de l'organisation politique, des représentations. Compte tenu de la place essentielle prise par les dynamiques politiques dans ces transformations, cette démarche supposait de placer les interrogations sur l'État-Nation au coeur de nos réflexions ; en même temps, nous souhaitions une histoire des pouvoirs qui ne soit confinée ni aux théories abstraites de la souveraineté, ni au fonctionnement du gouvernement central, mais qui inclût à la fois tous les niveaux de l'État et tous les citoyens, tous les enjeux des affaires collectives, ordre public comme résultats économiques, motivations religieuses aussi bien que relations entre les peuples. C'est cette démarche que nous avons voulu résumer en prenant pour fil conducteur de nos travaux le thème du Lien social et politique dans la Grande Nation. Il ne s'agit nullement de poser là une sorte d'idéal de relations interpersonnelles toujours apaisées, mais au contraire d'affronter la complexité, le mélange toujours renouvelé de conflits et de solidarités du « vivre ensemble », notamment dans les suites d'une révolution.

  • Autant la célébration du bicentenaire de 1789 était de nature à mobiliser logiquement l'ensemble des Français dans le partage de valeurs communes, notamment en référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, autant le deux-centième anniversaire de l'an VIII (1799-1800) ne revêt pas une signification à première vue susceptible de justifier un engagement public. La prise équivoque du pouvoir par Bonaparte constitue en effet un événement important pour l'histoire nationale, mais davantage sujet à des réflexions explicatives d'historiens qu'à une célébration publique. Quant à l'une de ses suites, la création des préfets par la loi du 28 pluviôse an VIII, elle pouvait sembler appeler un retour sur son passé de la part d'un grand corps de l'État plutôt qu'un enjeu authentiquement collectif.Pourtant la préfecture de Haute-Normandie et de Seine Maritime a tenu à s'engager avec force dans ce bicentenaire dans la mesure ou occasion lui était donnée de collaborer à un projet susceptible de conférer une portée élargie au légitime retour sur l'histoire de l'institution préfectorale.

  • « C'est un homme difficile à suivre dans les méandres de sa vie politique que M. de Talleyrand... Cette destinée, se présentant toujours différemment qu'elle ne doit se terminer, a quelque chose d'étrange qui surprend, et empêche quelquefois d'être aussi impartial qu'on le voudrait pour juger un homme dont l'esprit est si supérieur et si remarquable d'agréments, comme homme du monde : c'est qu'il est en même temps homme de parti ; on ne peut pas les séparer : et si l'un attire, l'autre repousse.
    Avant la Révolution, l'abbé de Périgord était un abbé mauvais sujet ; il faisait partie, à peine sorti du séminaire de Saint-Sulpice, de l'état-major religieux de l'archevêque de Reims. On sait que cette troupe d'abbés était la plus élégante et la plus recherchée parmi tous les jeunes gens qui prenaient le parti de la carrière ecclésiastique1. L'abbé de Périgord ne fit faute à sa renommée, et sa conduite répondit parfaitement à ce que les autres avaient annoncé. Mais M. de Talleyrand, dès cette époque, annonçait, lui, un homme supérieur à tout ce qui l'entourait... Et cette universalité dans les goûts, cette facilité dans tout ce qu'il faisait, prouvaient par avance qu'il serait un des hommes les plus distingués de son temps. »
    BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • De la question du « lien politique local » à celle de « l'intégration des citoyens dans la nation », la frontière est ténue ; la franchir, c'est modifier un angle et une distance d'approche, sans néanmoins quitter l'observation des acceptations et des refus de la République directoriale ; c'est tenter de comprendre, par des lectures politiques, économiques ou culturelles, les difficultés à unir des citoyens autour d'un projet républicain partagé en un temps où la guerre, les « réunions » et la constitution de républiques-soeurs transformaient le visage de la France et sa place en Europe, et avant que le 18-Brumaire, qui suscita maintes lectures et interprétations (J.-P. Bertaud) ne vienne transformer la donne politique.

  • Merlin de Douai. Ce nom évoque d'abord la fameuse loi des suspects (sept. 1793), l'un des textes organisant la Terreur ; il rappelle le parcours ambigu d'un patriote des Etats généraux devenu conventionnel régicide, thermidorien, ministre du Directoire, président du Directoire exécutif puis comte d'Empire ; il suggère enfin l'image du « prince des jurisconsultes », auteur admiré du Répertoire de jurisprudence et procureur général impérial à la Cour de cassation. De l'Ancien Régime à la Monarchie de Juillet, à la frontière du droit et de la politique, Merlin mena en effet une riche et étonnante carrière qui lui fit longtemps jouer un important rôle public. C'est l'itinéraire de ce juriste du temps des Révolutions, ses projets et son action politique ainsi que sa pensée juridique et sociale qu'Hervé Leuwers a tenté de reconstituer ici. L'auteur s'est également interrogé sur le parcours de toute une génération politique, dominée par des juristes comme Merlin, Cambacérès, Treilhard, Lanjuinais et Boissy d'Anglas, dont l'engagement révolutionnaire s'éteignit dans l'adhésion à l'Empire. Par l'étude d'un homme dont les discours et l'action ont contribué à l'émergence du citoyen, à l'unification proclamée de la nation, à la réforme du droit et de la justice, à la laïcisation de l'Etat et de la société ou encore à la redéfinition des rapports entre les peuples, l'auteur a voulu approcher la lente et difficile élaboration d'une pensée et d'une pratique politiques d'avenir, dominées par les principes d'ordre et de liberté, ainsi que contribuer à l'étude de la montée d'une nouvelle catégorie d'hommes publics, les juristes, et plus particulièrement les avocats.

  • À Paris, dans les premières années du XIXe siècle, l'association du centre du pouvoir politique et administratif et de celui de la vie financière, commerciale et, dans quelque mesure, industrielle était accomplie pour l'essentiel, donnant naissance à ce complexe de domination jacobino-capitaliste si particulier à notre pays, son orgueil pour les uns, son fléau pour les autres. Le visage de la métropole s'en est trouvé modelé d'une façon décisive : les quartiers s'étendant de la place des Victoires à la gare Saint-Lazare, du Sentier à la « City » parisienne constituent toujours le môle de résistance et le pôle d'attraction, où une société marchande et aristocratique à la fois a - de Louis XVI à Napoléon III - édifié ses bastions, et fini par donner au profit ses lettres de noblesse. « L. Bergeron apporte des éléments nouveaux au grand débat historique sur les incidences économiques de la Révolution et des guerres impériales. En fin de compte, cette thèse originale se consulte plus facilement qu'elle se lit, car elle apparaît comme une suite de monographies ou une série d'études de cas qui fournissent une somme impressionnante d'informations sur les aléas de l'industrialisation française. » François Jequier, Schweizerische Zeitscbrift fur Gescbicbte, 27 (3), 1977. Avec « Les Réimpressions » des titres du fonds des Éditions de l'EHESS, publiés des années 1950 aux années 1970 sous l'égide de la VIe Section de l'École Pratique des Hautes Études, sont à nouveau disponibles. En permettant d'accéder à l'intégralité du texte de l'édition originale - avec l'appareil scientifique complet - « Les Réimpressions » répondent aux besoins des bibliothèques universitaires et savantes, ainsi qu'à ceux des chercheurs et des lecteurs soucieux de disposer d'ouvrages de référence, devenus souvent des classiques.

  • Dans la veine des « rocambolesques » romans-feuilletons du XIXe siècle, Jean d'Agraives (en 1926) imagine qu'un noble breton émigré vient d'inventer - en 1796 - le Vélivole, véritable prototype de l'avion moderne.
    Mais en 1796, on est en pleine campagne d'Italie au cours de laquelle un certain général Bonaparte va s'illustrer particulièrement ! Nous voilà lancer dans une aventure « uchronique » (en fait, il s'agit plutôt d'une « histoire secrète ») jubilatoire dans laquelle vont s'affronter les forces du Bien et du Mal. Dans ce second livre, de Venise à Mantoue, au coeur de la campagne d'Italie et des complots de l'As de Pique visant à assassiner Bonaparte, le chevalier de Trelern et son mécanicien, le jeune Antoine Clou, poursuivent leurs aventures épiques...
    Jean d'Agraives (1892-1951) fut, dans l'Entre-deux-Guerres, un prolixe auteur de romans d'aventures pour la jeunesse et de quelques « uchronies ».

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