• Don, échange, partage : voici le grand livre de l'altruisme et de la coopération. Que se passe-t-il quand vous recevez un cadeau ou que vous donnez quelque chose ? Pourquoi certains objets reçus (lettres, cadeaux, etc.) nous paraissent-ils sacrés ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois quand on nous offre quelque chose ? L'essai le plus connu du père de l'anthropologie sociale - un essai que Claude Lévi-Strauss jugea "révolutionnaire".
    Préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste.

  • Qu'est-ce qu'un rituel ? Comment le met-on en images ? Ce livre raconte comment l'on raconte. Rédigé après les tournages des quinze documentaires de la série télévisée Rituels du monde, diffusée sur Arte, il reprend ces histoires et en raconte une autre. Celle d'une jeune anthropologue qui a eu la chance de suivre des individus de tous horizons dans leurs métamorphoses et qui relate aujourd'hui, avec un point de vue partiel et partial, l'accueil que l'ailleurs lui a fait, les bouleversements qu'il a entraînés, les joies et les peines qu'il a déclenchées. Au-delà des rituels, ces textes parlent de rencontres et proposent une réflexion sur notre rapport aux autres cultures - et donc à la nôtre.

  • Toutes les populations autochtones nord-amérindiennes ont subi le choc violent de la colonisation : massacres, épidémies et spoliations. L'histoire des Coeur d'Alene, groupe de langue salish du nord-ouest des États-Unis (Idaho), n'est guère différente. Ce qui la rend originale concerne les stratégies, en apparence radicales, déployées par ses membres pour faire face à ces bouleversements : sédentarisation, pratique de l'agriculture et conversion au christianisme. Tout ce qu'il faut pour devenir, aux yeux des Blancs, de "parfaits sauvages"...

  • Il est fréquent de rêver au temps qui passe trop vite, à ce temps qui nous file entre les doigts, ce temps que nous voudrions retarder en lui gardant la couleur d'un « déjà passé ». Cette illusion de « suspendre » ou « d'accélérer » le temps nous tient à coeur car elle est bien là pour nous persuader que nous avons une emprise sur lui. Il nous est difficile d'accepter l'idée que « le temps est un vide ». En disant qu'un « jour est historique », un tel effet d'annonce nous donne l'illusion d'une prise de possession du temps. L'idée même d'histoire, dans la vie quotidienne, ne semble prendre sens que dans une relation de défi entre ce qui arrive - l'événement - et le sentiment de destin. Quel sens a la passion contemporaine de la restauration patrimoniale du passé ? La reconfiguration des paysages obéit à des modèles de plus en en plus identiques comme si notre regard devait se satisfaire de la négation même des métamorphoses naturelles. Face à la contingence du futur, la représentation la plus commune de la continuité temporelle puise sa légitimité dans la sauvegarde acharnée des « mémoires collectives ». Mais une grande crise de la mémoire s'annonce avec la maladie d'Alzheimer - l'ivresse du désoeuvrement de la mémoire.

  • Les mesures de l'attractivité privilégient l'activité économique et la compétitivité. Interviennent de plus en plus les références à la qualité de la vie, à l'habitat, aux services de proximité... Ces valeurs sociales ne demeurent-elles pas soumises à l'impératif économique ? L'invocation actuelle de la décroissance, dans une perspective de « développement durable », suppose-t-elle des changements de « point de vue » sur la reconnaissance même de ce que peut être l'attractivité d'un territoire ? Le système d'égalité républicaine des territoires apparaît-il encore comme une utopie sociale et politique ?


    Amplitudes propose une rencontre entre des points de vue personnels et des analyses d'experts autour de l'intensité des phénomènes qui se vivent sur les territoires dans la vie quotidienne.

  • Jérémy Pommier vient d'être recruté comme médiateur au Centre International de l'Art Pariétal (Lascaux 4). Son grand-père, Jean, ancien guide de Lascaux 2 désormais à la retraite, apprend qu'il est atteint d'une maladie qui ne lui laisse que quelques mois à vivre. N'ayant jamais vu la grotte originale, il va demander à son petit-fils de lui faire visiter Lascaux 4, réplique complète et inédite qui retrace la découverte de la célèbre grotte. Suivons le guide dans son initiation, prétexte à nous faire vivre la grande aventure de Lascaux et des origines de l'art...

  • Dans cette très originale étude, l'auteur, professeur d'Anthropologie à l'Université de Bordeaux étudie les lieux de sociabilité dans les Landes ou en d'autres mots, comment les Landais s'assemblent et cherche à comprendre comment ils se perpétuent dans des contextes très différents. B. Traimond examine les raisons qui les font naître, celles qui les modifient ou même qui les font disparaître. Il y a les Cercles où on vient jouer aux cartes, au billard, lire le journal ou discuter, les cabarets et les café, le rugby, qui comme le premier recrute exclusivement chez les hommes, l'entraide et les relations de voisinage qui implique que tout évènement quel qu'il soit, nie l'intime. Les voisins donnent leur avis sur tout. On se retrouve aussi lors des foires-une à deux fois par an- et marchés -chaque semaine ou quinzaine ou pour la chasse, à l'occasion des battues mais surtout dans les palombières. Dans les villages, les groupes de jeunes sont l'élément organisateur et dynamique, imposant normes et comportements à l'ensemble de la Société. L'auteur s'arrête aussi sur les révoltes et montre les formes d'organisation de la résistance.

  • La culture a-t-elle d'abord une visée émancipatrice ? Le sport favorise-t-il le lien social ? L'art est-il autonome et détaché de toute contingence sociale, économique et politique ? Les loisirs permettent-ils aux travailleurs d'accéder à la culture dominante par l'éducation ou sont-ils le lieu de l'élaboration d'une culture populaire singulière ? A travers la notion d'agir culturel qu'il décline tout au long de l'ouvrage, Lionel Arnaud répond à ces questions formulées à l'aune de la situation et des enjeux contemporains. Pour cela, il brosse l'histoire de la politique culturelle et sportive mais aussi, bien sûr, de l'éducation populaire, avec ses mouvements, ses valeurs et ses figures (Léo Lagrange, Jean Zay, Jeanne Laurent, Benigno Caceres, Jean Vilar, Joffre Dumazedier...).

    /> En analysant l'évolution vers une « action culturelle » apte à identifier et à diffuser les oeuvres artistiques qu'il légitime, il montre comment l'Etat, sous couvert de « populariser » la culture, a pris soin de dissocier le contenu de l'agir culturel des pratiques jugées trop peu réflexives.

    Mais la dimension transversale et participative des usages du XXIe siècle, notamment numériques, semble réaliser l'utopie de l'agir culturel où le spectateur deviendrait acteur et où seraient redéfinies les frontières entre amateurs et professionnels, entre secteur marchand et secteur non marchand.

  • En Guyane française, ils s'appellent Aluku, Ndyuka, Paramaka et Saramaka. Marrons, leur histoire plonge ses racines dans les luttes héroïques de leurs ancêtres qui, réduits en esclavage sur le continent américain, arrachaient leur liberté aux colons. Situé au nord de l'Amérique du Sud, partageant les frontières avec le Brésil et le Suriname, la plus grande partie de ce département français est occupée par la forêt amazonienne. Plus de 37 000 Marrons vivent actuellement le long des fleuves. Richard Price et Sally Price, spécialistes des sociétés marronnes, nous brossent un portrait de ces peuples et nous servent de guides passionnés pour la découverte de leur histoire, de leurs us et coutumes, de leurs cultures et leurs arts.


    Rédigé dans un langage clair et précis, cet ouvrage est enrichi de nombreuses photographies et de documents. Une quinzaine de folios d'art à la fin de l'ouvrage nous font percevoir la richesse de la création artistique des Marrons.

  • Primera publicación en español de los artículos del enciclopedista francés Léon Diguet (1859-1926) quien realizó trabajos lingüísticos, arqueológicos, botánicos sobre la costa oeste de México.

  • Antología de 23 artículos del antropólogo alemán Preuss, que tienen como referente la etnografía durante su expedición al Nayarit y cuyos temas se distribuyeron en cuatro partes: preámbulo, informes de campo, artículos museográficos, etnográficos y etnológicos y ensayos etnohistóricos y etnoarqueológicos.

  • El tema central de este libro es el análisis de las correspondencias que existen entre la concepción de los actos rituales, la imagen del cuerpo y la visión del mundo de los otomíes que habitan en el sur de la Huasteca. En sus inicios, esta investigación pretendía resolver un enigma: ¿por qué la organización ritual de los otomíes se divide en dos sectores rigurosamente separados, el que compete a la tradición católica, y el de origen indígena, en gran parte disimulado en la intimidad de los oratorios, de los santuarios y de los cerros? ¿por que han rechazado el sincretismo? Discretamente, los datos históricos revelan la existencia, desde la Colonia, de un dispositivo de camuflaje que permitió ocultar hasta nuestra época un conjunto de ritos de origen prehispánico. Sin embargo, fue el descubrimiento inesperado de la teoría otomí relativa a la fisiología sexual señalada por la misma exégesis indígena - lo que expuso paulatinamente un inmenso campo de reflexión acerca del cuerpo humane; y del universo. Un cuerpo dicotOmizado entre la (jarte alta, la de Dios, y la parte baja, la del Diablo, la mitad del mundo. Este dualismo asimétrico (que privilegia el espacio inferior, la "parte otomí") es totalmente congruente con la bipartición del cosmos. A partir de tal isomorfismo se ilumina la sintaxis ritual y el sentido profundo de "las costumbres", de la devoción a los muertos y del carnaval. Se revela entonces la complejidad de un pensamiento cosmológico forjado en el dialogo tenebroso del sexo y de la muerte.

  • La Leyenda de Gilgamesh

    Anonimo

    Este ebook presenta "La Leyenda de Gilgamesh" con un sumario dinámico y detallado.
    La Leyenda de Gilgamesh o el Poema de Gilgamesh es una narración de la Mesopotamia de origen sumerio, considerada como la narración escrita más antigua de la historia. La narración es una epopeya rimada o poema que narra las peripecias del rey Gilgamesh. Se emplearon tablillas de arcilla y escritura cuneiforme, lo cual favoreció su preservación. La versión más completa preservada hasta la actualidad consta de doce tablillas. La obra es muy leída en traducciones a diversos idiomas y el héroe, Gilgamesh, ha pasado a ser un icono de la cultura popular.
    La mitología cuenta que Gilgamesh fue un rey déspota que reinó en Babilonia en la ciudad de Uruk (actual Warqa, en Irak). En la Biblia se hace referencia a esta ciudad con el nombre de Erech. Fonéticamente, su evolución podría haber dado el nombre a Irak.

  • « Ce sont principalement les filles qui en sont victimes, les garçons sont très rarement sacrifiés. En tuant leurs filles ou, pour mieux dire, en les noyant aussitôt après leur naissance, les parents veulent éviter les frais que leur causent l'éducation et l'entretien d'enfants qui ne leur rapporteront rien, et surtout le paiement de la dot du mariage. » Charles de HARLEZ
    Comme une histoire sanglante de l'humanité, l'infanticide en Chine était de fait une coutume criminelle, mais perçue par certains peuples de Chine, comme légitime et morale puisque relevant de la tradition des Anciens. Une étude rare et unique sur une « coutume meurtrière », par l'éminent sinologue Charles de Harlez.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition

  • L'abbé Arnaud publia ses oeuvres complètes au début du XIXe siècle, ainsi que de remarquables articles sur la musique ancienne comme sur les moeurs et les coutumes des Chinois, et plus particulièrement les danses chinoises.
    Nous avons choisi d'en publier deux articles remarquables, Mémoire sur les danses chinoises, d'après une traduction manuscrite de quelques ouvrages de Confucius suivi d'une Traduction manuscrite d'un livre sur l'anciennemusique chinoise, composé par Ly-Koang-ty. Ces deux textes traduits par François Arnaud rendent compte à eux seuls de l'étendue, l'importance et l'énergie qu'avaient les arts chinois autrefois.
    traduit par François Arnaud
    Format professionnel électronique © Ink Book édition

  • Des hommes nus, vivant parfois à même le sol, ignorant le feu et se nourrissant de viande crue, une communauté de « sauvages » qui fait irréversiblement penser aux aborigènes décrits par Sigmund Freud dans Totem et Tabou. A la différences près, que ces sauvages observés de l'intérieur par l'ethnologue et ethnographe Hans Staden, peuvent également s'avérer être des sauvages féroces, cannibales ou anthophages...
    "Dans l'histoire de l'ethnologie, on connaît peu d'aussi beaux cas d'observation participante." Emmanuel Todd, Le Monde.
    « Ce n'est pas le seul document qui nous ait permis de connaître les coutumes cannibales de certains peuples d'Amérique, mais l'intérêt du récit de Staden vient de ce qu'il a vécu, de l'intérieur, la situation d'un guerrier vaincu. » Stéphane Deligeorges, Nouvelles littéraires.
    « Un extraordinaire document connu depuis longtemps, mais resté dans les archives, qui nous montre la rencontre de l'Occident du XVIe siècle avec les cultures anthropophages. » Catherine Clément, Le Matin.


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  • Reflet d'un terroir et d'un paysage, emblème d'une région, d'une nation ou d'une civilisation, le vin facilite aussi le rapprochement entre des dimensions culturelles que nous sommes habitués à distinguer dans nos représentations ordinaires (humain/divin, humain/animal, noble/vulgaire, beau/monstrueux, naturel/artificiel). Il est ainsi vecteur d'altérité, il invite à aller vers l'autre, à modifier ou altérer sa vision du monde, à franchir non seulement les frontières régionales et nationales, mais également le seuil séparant le profane du sacré.
    Pour tenter de démêler l'écheveau des multiples affinités entre vin et altérité, il était donc indispensable d'associer les réflexions de professionnels spécialistes du monde du vin à celles de chercheurs issus de nombreux secteurs des sciences humaines, de l'histoire à l'économie en passant par la linguistique, la sémiotique, les sciences de l'information et de la communication ou encore la critique littéraire.

  • Le train est-il une « machine à souvenirs » et un « lieu de rencontres inattendues » ? Au cinéma, comme dans la littérature, le train joue souvent le rôle de décor actif, il paraît « donner vie » aux personnages en créant des ambiances. Quelles sont les images et les réflexions qui viennent à l'esprit des voyageurs pendant le temps du trajet ? Comment le territoire est-il appréhendé dans l'imaginaire collectif? Chacun a « ses » histoires avec le train comme si le rythme ferroviaire des déplacements ou des voyages plus lointains forgeait des bribes de récit de la vie. Quant à la vision du train qui entre en gare, quant à la fumée que la machine à vapeur lançait vers le ciel, pareilles images ne quittent pas notre mémoire... Le train sera toujours un mythe.
    Amplitudes propose une rencontre entre des points de vue personnels et des analyses d'experts autour de l'intensité des phénomènes qui se vivent sur les territoires dans la vie quotidienne.

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