Sciences humaines & sociales

  • 50 ans après Les Héritiers : les étudiants et la culture de Pierre Bourdieu, François-Xavier Bellamy fait le constat alarmant d'une rupture des générations, l'une se refusant de transmettre son savoir, son héritage, à l'autre, et compromettant ainsi les fondements et l'avenir de notre société.
    Cinquante ans après Les Héritiers : les étudiants et la culture de Pierre Bourdieu, paru en 1964, François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer mais nous ne voulons plus transmettre. Cette crise de la culture n'est pas le résultat d'un problème de moyens, de financement ou de gestion. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, un phénomène unique, une rupture inédite : une génération s'est refusée à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage. Dans cet ouvrage, l'auteur pose la question : comment reconstruire le dialogue des générations ? Et trace des pistes pour ne pas laisser dans le dénuement une génération qui crie qu'elle ne veut pas mourir.

  • La psychanalyse est née dans l´esprit d´un homme, Sigmund Freud. Retracer l´histoire de la psychanalyse c´est ainsi d´abord faire celle de la découverte freudienne, en comprendre les tâtonnements, les confusions, les erreurs, les succès. C´est montrer aussi qu´il s´agit de l´oeuvre d´un homme profondément immergé dans la culture de son temps et qu´elle reste pourtant la matière sur laquelle tous les psychanalystes après lui ont travaillé et travaillent encore. Mais la psychanalyse est à présent plus que centenaire et cet ouvrage nous invite à en suivre aussi les principaux développements théoriques, pratiques comme institutionnels depuis sa naissance jusqu´à nos jours.

  • Le fait d'être humain ne procède pas uniquement de nous-mêmes, comme le fait d'être d'une culture, d'une histoire ne procède pas d'un seul autre, ou d'un seul semblable, mais de l'ensemble des autres, de tous les semblables, et plus loin encore de l'autre à venir, du dissemblable, de l'étranger, de l'autre culture, de l'autre histoire.

    Où et comment se pose la question de l'honneur à cet instant ? N'est-ce pas à cette pliure que fait courir à l'espèce le mépris, l'incompréhension, le refus de l'autre ?

    Aujourd'hui nous devons faire face. Et savoir d'instinct, savoir sans le comprendre que la seule force, la seule valeur, la seule dignité, c'est de ne pas comprendre si comprendre nous fait renoncer à l'amour de l'autre. Voilà ce qui fonde, voilà ce qui fait la légitimité non seulement d'une existence mais de toute communauté.




  • Travailler plus pour gagner plus, liberté d'entreprendre, réduction du temps de travail comme réponse au chômage, instauration d'un revenu universel sont autant de visions qui interrogent la place du loisir dans nos vies et le droit au délassement, au divertissement, au libre développement.
    Texte visionnaire publié en 1962, Vers une civilisation du loisir ? est d'une actualité bouillonnante. Il apporte des éléments de réflexion, comme par anticipation, à un grand nombre de questions qui nous animent aujourd'hui : la relation du temps libre et du temps travaillé, la place du loisir dans l'épanouissement personnel des femmes et des hommes (bricoler, cuisiner, jardiner, lire, aller au théâtre ou partir en vacances), les conditions et les limites d'accès à la culture...
    Son auteur, Joffre Dumazedier, a été un militant de l'éducation populaire, un penseur singulier, un homme d'action et de réflexion qui n'aura eu de cesse d'oeuvrer pour un droit au loisir toujours plus grand, car il croyait aux vertus du temps libre et à ce qu'il permet : se rencontrer, échanger, collaborer. Finalement : se cultiver et devenir meilleurs.
    Près de 60 ans après sa publication, le texte est réédité pour la première fois et accompagné d'un avant-propos d'Edgar Morin qui nous éclaire sur les enjeux de ce texte majeur.


  • Alors que le débat sur l'" identité nationale " continue de diviser la classe politique, ce Dictionnaire, d'une ampleur sans précédent, permet de rétablir certaines vérités et devrait faire débat à son tour.
    Qui de plus français que le couturier et mécène Pierre Cardin ou le premier vainqueur du Tour de France cycliste, Maurice Garin ? Sauf que l'un et l'autre sont nés Italiens. À l'inverse, combien de Français savent que le prix Nobel de littérature de l'an 2000 a été attribué à un citoyen français - naturalisé depuis trois ans - Gao Xingjian, né à Ganzhou soixante ans plus tôt ? Ce que la plupart de nos compatriotes savent, en revanche, c'est que la renommée de la France doit beaucoup à Frédéric Chopin, Marie Curie, Pablo Picasso, Le Corbusier, Samuel Beckett ou Charles Aznavour. Et ceux qui s'intéressent au destin politique de ce pays ont sans doute remarqué, sans remonter plus haut que la Révolution française, que ladite Révolution n'aurait pas tout à fait été la même sans le modéré Necker ou le radical Marat - deux Suisses -, la IIIe République sans Gambetta ou Weygand, la Résistance sans Boris Vildé, du premier réseau, celui du Musée de l'homme, ou le groupe Manouchian et ses fusillés stigmatisés sur l'Affiche rouge " parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles "...
    Pour mieux connaître cet apport exceptionnel des étrangers à l'histoire de notre pays, il manquait un ouvrage comme celui-ci. Il sera, à coup sûr, pour ses lecteurs une source éclairante et vivifiante de surprises, de découvertes, d'émotions.
    La période choisie commence en 1789, avec la proclamation solennelle et inédite de la nation française comme principe de souveraineté, et va jusqu'à nos jours, avec Stéphane Hessel ou Marjane Satrapi.
    La notion d'" étranger " est prise ici au sens juridique du terme, pour éviter toute subjectivité : être né de statut étranger, en France ou hors de nos frontières, qu'on le soit resté ensuite (comme Pablo Picasso), qu'on ait obtenu sa naturalisation (comme Yves Montand), qu'on l'ait abandonnée (comme Igor Stravinsky) ou qu'on ait failli la perdre (comme Serge Gainsbourg). Les naturalisés de naissance, comme Georges Perec, ne figurent donc pas dans ce dictionnaire, non plus que les ressortissants des colonies ou des départements d'outre-mer.
    Tous les secteurs d'activités sont représentés, de la littérature (Émile Zola) au sport (Raymond Kopa) en passant par le monde de l'entreprise (Carlos Ghosn) et de la création sous toutes ses formes. Les notices communautaires permettent de redonner toute leur place aux obscurs et aux sans-grade, qui jouèrent leur rôle dans l'édification de l'économie comme de la culture françaises, des mineurs polonais aux maçons portugais, des musiciens de bal musette aux chanteurs de raï.
    L'ouvrage, qui comprend 1 186 articles (1 112 notices individuelles, 22 notices collectives, 52 notices communautaires), est précédé d'une préface de Pascal Ory, son maître d'oeuvre.

  • Une plongée culturelle, artistique, politique et scientifique dans la Renaissance : un retour salutaire à l'humaniste à l'heure où notre société peine à se souvenir de ses racines... La Renaissance fut sans conteste une des périodes les plus riches de l'histoire moderne. Véritable cataclysme tant artistique (Léonard de Vinci) que scientifique (Galilée) ou encore sociétal (invention de l'imprimerie, diffusion de la culture), elle fut le théâtre de découvertes qui ont chamboulé l'histoire et la pensée humaines. Berceau de l'humanisme, elle vit se construire la notion d'identité européenne, à travers le retour à la pensée et la culture antiques. Il était plus qu'urgent que les Nuls, à travers la plume éclairée et éclairante de Jean-Christophe Saladin, grand spécialiste d'Erasme, se penchent sur cette période d'une richesse inégalée dans l'histoire européenne.

  • Un livre cadeau par le YouTubeur aux 1,4 million d'abonnés !
    Après le succès du premier titre de Doc Seven, le revoilà avec un projet encore plus ambitieux et beaucoup plus volumineux (format +, pagination +++) : 777 infos stupéfiantes à partager en famille sous le sapin !
    Histoire, géo, technologie, sciences, culture geek : il y en aura pour tous les goûts !

  • L'autodafé symbolique a commencé. La nuit tombe sur l'esprit. Une fournaise barbare s'élève dans le pâle horizon de la culture. Le papier brûle. Les livres brûlent. Nos livres. Nos bibliothèques, emportées par la Vague numérique. Sur leurs ruines, on construit des « troisièmes lieux », des « hyperlieux », des « learning centers », des « bibliothèques 2.0 ». On ne jure que par la « dématérialisation ». Tout doit être immolé d'urgence à l'Écran Total ; et tant pis si la civilisation de l'imprimé s'effondre, tant pis si les lecteurs sont consumés par la flamme innovante. Le Progrès n'est pas nostalgique. On oubliera. On peut tout oublier. Qui regrettera le passé ? Il n'y a plus de « temples du savoir », mais des biblioparcs où l'homme moderne assouvit son besoin de distractions ; il n'y a plus de « gardiens du Livre », mais des techniciens enragés, fossoyeurs de leur propre héritage.


    Virgile Stark est bibliothécaire. Il a passé plus de dix ans à la Bibliothèque nationale de France, au coeur des grandes mutations du livre et du projet numérique.


  • Pourquoi avons-nous cette impression d'y rencontrer toujours les mêmes personnes ? Les objectifs de démocratisation de la culture sont-ils donc si peu atteints ? Il faut maintenant se rendre à l'évidence : les politiques publiques de la culture conduites en France depuis plus de quarante ans doivent être reconstruites. Elles ne sont plus en adéquation avec les mutations de la société. "L'élitaire pour tous" si cher à Antoine Vitez semble avoir atteint ses limites.
    Comment transformer les relations que nos concitoyens entretiennent avec l'art, les oeuvres et les artistes ? Ce livre s'efforce d'ouvrir quelques chemins entre singularités et solidarités. Il invite les artistes et les professionnels de la culture à repenser leur rapport à la population. Il appelle les dirigeants nationaux et les élus locaux à imaginer, avec les acteurs culturels, des réponses politiques renouvelées à la question : la culture, pour qui ?


  • Souvent reléguée après les apprentissages fondamentaux, l'éducation artistique et culturelle ne va pas de soi. Elle est toujours à justifier par ses partisans. Ses objectifs peuvent diverger : réussite scolaire, intégration professionnelle ou épanouissement personnel ? Autrement dit, l'art fait-il grandir l'enfant ?
    Jean-Marc Lauret tire les enseignements des nombreuses recherches (principalement anglo-saxonnes) conduites depuis trente ans dans les sciences de l'éducation, la sociologie et les neurosciences. Plutôt qu'une conception utilitariste, il privilégie une approche qualitative en s'appuyant sur les compétences forgées par l'éducation artistique : créativité, imagination, confiance personnelle, concentration, faculté d'apprentissage, estime de soi, ouverture à l'autre, prise de conscience de son environnement.
    Interrogeant la question de l'évaluation dans les politiques publiques, ce livre pose in fine les jalons de ce que pourrait être l'évaluation d'une politique d'éducation artistique et culturelle. À mettre entre les mains de tous les parents, enseignants, de la maternelle à l'université, artistes et acteurs culturels, et des décideurs qui s'intéressent tant aux questions d'éducation et d'art que d'évaluation.


  • Portrait du dandy légendaire, figure mondaine de la Belle Epoque.

    La vie et le portrait du dandy légendaire qui, jusqu'à sa mort, fascina ses contemporains et fut un phénomène médiatique exceptionnel : " prince de la mode " qui multiplia les conquêtes féminines, ami de Marcel Proust et de D'Annunzio, esthète qui mit son goût raffiné au service des collectionneurs américains, patriote partisan de l'Entente cordiale et de l'alliance franco-russe, acteur de l'ombre aux Conférences de la paix en 1919, père de famille attentif et chrétien exemplaire face à la maladie...
    Un tableau de la France de la Belle Époque à travers le destin d'un homme hors du commun, le dernier des grands seigneurs d'Ancien Régime, qui contribua à son éclat et à son rayonnement.

  • Jean-Louis Ferrary, membre de l'Institut, directeur d'études émérite à l'École Pratique des Hautes Études, est un spécialiste des rapports entre Rome et le monde grec, et de l'évolution des cités grecques sous la domination romaine. Ses vingt-six études regroupées ici traitent successivement des idées et régimes politiques et notamment de l'évolution des démocraties grecques sous la domination romaine ; du passage des hégémonies rivales des cités grecques et des monarchies hellénistiques dans un monde multipolaire à la domination incontestée et sans rivale de la Rome républicaine puis impériale ; des principaux acteurs des rapports entre la puissance romaine et les cités grecques : patrons, ambassadeurs, Grecs honorés de la citoyenneté romaine ; de l'Asie Mineure à l'époque romaine ; enfin du philhellénisme romain et de la géographie de l'hellénisme sous l'hégémonie romaine. Toutes ces études ont été mises à jour, et enrichies d'importants compléments (sur les traités entre Rome et les cités grecques, sur l'autonomie juridictionnelle des cités libres et ses limites, etc.), en sorte qu'elles constituent une véritable somme.

  • Le pamphlétaire Pierre Jourde récidive pour combattre le diktat de la médiocrité culturelle ! En 2011 sortaient les chroniques de Pierre Jourde, issues de son blog Confitures de culture, sous le titre C'est la culture qu'on assassine. Ses constats et ces questions étant toujours et peut-être même plus d'actualité aujourd'hui, il récidive en 2015 avec La Culture bouge encore ! Et le combat continue... Le célèbre romancier et critique littéraire explique comment les pouvoirs économique, politique et médiatique se conjugent pour nous plonger dans une nouvelle barbarie : abandon de l'école publique, transformation des universités en monstres bureaucratiques, télévision avilisante, mépris affiché de la littérature, mort de la culture populaire et disparition de l'esprit critique. De la société des médias à la littérature, en passant par l'art, Pierre Jourde trace un tableau cinglant de notre monde. Car face àcette agression, tous les coups sont permis, notamment l'ironie et la subversion ! Thèmes abordés : Société, Education, Art, Médias, Culture,Littérature

  • Philosophe et penseur du politique, intellectuel marxiste et militant communiste, enseignant, directeur de collection... : à travers le rayonnement de son oeuvre et de sa personne, Louis Althusser a renouvelé la théorie politique et la philosophie de l'histoire, de Machiavel à Marx. Parmi ses contemporains, Michel Foucault exhorte?: «?Ouvrez les livres d'Althusser?!?», Jacques Derrida évoque «?la force rayonnante et provocante de sa pensée?», Gilles Deleuze salue l'«?Althusser's Band?», et pour Roland Barthes, «?le seul modèle acceptable de la science est celui mis au jour par les études d'Althusser sur Marx?». Aliocha Wald Lasowski converse avec vingt écrivains et philosophes qui ont lu, rencontré, parfois travaillé avec Althusser, quand ils n'ont pas fait partie de ses proches. Où l'on mesure à quel point la pensée d'Althusser demeure d'une actualité brûlante.

  • Depuis une vingtaine d'années, le tatouage est devenu omniprésent dans les sociétés occidentales : il décore les peaux, défraie la chronique, préoccupe les chercheurs. Or les études de ces derniers font la part belle aux significations que les personnes tatouées attribuent à leur modification corporelle sans jamais se pencher sur le pendant professionnel de cet engouement, pourtant visible à travers l'efflorescence des studios de tatouage. Qui sont les tatoueurs ? Des artistes ? Des artisans ? Leur travail répond toujours à une double nécessité : satisfaire les désirs d'une clientèle désormais majoritairement profane tout en réalisant les « plus beaux » tatouages. Mais quels critères, notamment esthétiques, guident la réalisation et l'exécution d'une image encrée ? Comment les professionnels de l'encrage négocient-ils avec les hommes et les femmes qui viennent leur soumettre leur projet ? En examinant les processus de production des tatouages, cet ouvrage met au jour la manière dont s'apprend, se reproduit et se renouvelle cet univers visuel. Il dévoile les qualités dont doivent faire preuve les aspirants pour gagner leur place dans ce monde et y construire une réputation d'« artiste-tatoueur ».

  • L'amour est-il pensable ? D'où vient la violence ? Qu'est-ce que la complexité ? Y a-t-il une culture européenne ? Quelle place pour Dieu ? Ce livre d'entretiens offre des clés forgées par cinq des plus grands intellectuels contemporains pour comprendre notre monde. Au fil des entretiens, le lecteur découvrira en des termes simples et lumineux des concepts fondamentaux pour entrer dans une meilleure intelligence de notre condition humaine et dégager librement un chemin de vie et - pourquoi pas ? - de bonheur.

    Un véritable "manuel de l'honnête homme" du XXIe siècle qui certes alerte sur les menaces qui pèsent sur notre société mais délivre aussi et surtout un formidable message d'espoir pour les temps à venir.

  • La notion de culture est devenue un véritable « tube intellectuel » que politiques et décideurs de tous bords emploient à qui mieux mieux. Mais que recouvre donc cette incroyable inflation sémantique ?
    Cet ouvrage propose une déambulation tout à la fois philosophique, socio-anthropologique et historique qui avec clarté et rigueur permet de démêler « l'écheveau culturel » en faisant alterner méditations théoriques et études de cas.
    Des incursions bienvenues sont aussi faites dans le registre du management et des nouveaux univers numériques.

  • Quoi de plus banal que l'acte de manger... et pourtant, que l'on soit d'ici ou d'ailleurs, l'acte de manger est un acte hautement culturel, symbolique et social parce qu'il présuppose, avant même que la nourriture soit consommée, un véritable travail de mise en culture alimentaire, c'est-à-dire un travail matériel, social et culturel par lequel la communauté des hommes désigne ce qui est bon ou non à manger, les modalités par lesquelles ces biens nourriciers doivent être fabriqués, comment ils doivent être consommés (quand, où, avec qui) et pour quelles raisons (sanitaires, ludiques, politiques ou religieuses). Et, en la matière, n'en doutons point : l'Homo sapiens a inventé et continue d'inventer des formes variées de se nourrir qui sont autant de grammaires du manger nous permettant de comprendre combien manger est avant tout une manière de faire société. Cet ouvrage nous invite ainsi à un voyage dans la diversité des manières de manger, autrement dit dans la diversité des façons de faire société, ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, entre jeunes et moins jeunes, seul, en famille ou entre pairs. Pour ce faire, il est construit en trois temps, de la terre à la table en passant par l'assiette, au prisme de trois grands thèmes qui intéressent les sciences sociales : l'innovation alimentaire, les goûts (et les dégoûts) et la commensalité.


  • Où en est la belle utopie de l'Europe de la culture ? Comment la relancer ? Dans un contexte mondial chaotique, l'Union européenne se trouve en butte à d'innombrables fragmentations - politiques, existentielles, sociales. Son sursaut peut venir d'un choc culturel. Après des décennies de néolibéralisme, il est temps d'offrir des espaces de respiration et de partage aux Européens engagés dans la création, l'éducation populaire, les pratiques amateurs, la recherche sur les arts et la culture, l'éducation artistique et culturelle.
    Anne-Marie Autissier, pionnière par ses travaux dans la réflexion sur l'Europe de la culture, plaide pour que l'Union européenne engage ses États membres à faciliter la mobilité des artistes et des professionnels de la culture et à valoriser les expériences multiples qui se déploient aujourd'hui sur le continent. L'Europe doit rompre avec une posture contradictoire consistant à encenser la diversité culturelle d'un côté, et à la brider, de l'autre, au nom de la concurrence.
    Ce livre retrace l'histoire contemporaine de l'Europe de la culture, de ses référentiels (exception culturelle, dialogue interculturel, diversité culturelle...) de ses multiples programmes, de sa construction institutionnelle, de ses nombreux réseaux, de sa réglementation, de ses modes de coopération des pays et de ses acteurs.

  • La figure de l'artiste tiraillé entre la création et les contingences d'un travail alimentaire n'épuise pas la réalité de la pluriactivité dans les mondes de l'art et de la culture. Aujourd'hui, vivre de son art implique souvent de vivre aussi grâce à l'art, en tant qu'enseignant, administrateur, technicien, animateur d'atelier, médiateur ou critique, voire comme chercheur en sciences sociales. Mais quel est le sens et la portée de cette diversification ? En quoi est-elle un régulateur des marchés du travail artistique ? Revêt-elle les mêmes formes d'une discipline artistique à l'autre ? Y a-t-il complémentarité ou concurrence entre les activités que les professionnels tentent de mener de front ? Voici quelques unes des questions auxquelles les contributions de cet ouvrage collectif, fruit d'un séminaire organisé par le Centre d'études de l'emploi entre 2003 et 2006, tentent de répondre. Que ce soit dans la musique, la danse, le théâtre ou les arts plastiques, les compétences créatrices se révèlent insuffisantes pour l'exercice d'un métier artistique. Depuis vingt ans, les artistes investissent massivement la formation, la médiation et le travail social, ces champs du « travail sur autrui » où la concurrence est rude. Désormais, l'enjeu est sans doute dans la définition des nouveaux faisceaux de tâches qui constituent les métiers d'artistes et dans leur reconnaissance par les acteurs sociaux.

  • Rebirth of the Cool, L'avant-garde, salut des industries culturelles d'Alexandre Sap, Préface de Jacques Séguéla
    Trois ans après «Du Rock et des Marques» paru aux éditions Maxima, Alexandre Sap, ancien patron de maison de disque et fondateur de l'agence de communication Forward, propose une nouvelle incursion dans son milieu de prédilection, celui de la Com' avec un grand C. De l'entertainment à l'entreprenariat, en passant par les plus prestigieuses maisons de luxe, l'auteur s'inspire de l'Avant-Garde artistique et propose une solution aux géants de l'industrie ainsi qu'aux initiatives de type start-up.
    "Les industries culturelles sont en pleine mutation. Le disque a dix ans de retard à rattraper, Netflix bouleverse Hollywood et les networks traditionnels, les mouvements de concentration entre agences de communication en font des groupes totalement désincarnés, le marché de l'art dirigé par l'argent et les grands marchands fonce dans le mur. Le salut de ces grands ensembles passera par un pacte sans compromis avec la création ; la rencontre d'Uptown et Down- town, entre les majors et les indépendant, entre l'âme et la raison."
    Blockbusters, musique-au-mètre, les excès du marché de l'art et la réclame publicitaire traditionnelle... La culture n'a jamais été aussi accessible, mais ses publics s'en lassent. Le pacte entre les industries culturelles et son audience s'est brisé, les derniers rechignent à payer pour de l'entertainment de mauvaise qualité produit par les premiers. La renaissance de ces industries est pourtant un rêve à portée de main. Les grands acteurs de la vie culturelle, aux poches encore profondes, devraient être à l'écoute des indépendants, plus proches des réalités et de la vérité. Ecoutons l'avant-garde, c'est le futur en avant-première !
    Avec les interventions d'André Saraiva, Gildas Loaëc, JD Beauvallet, Véronique Gabai, Olivier Zahm, Thomas Erber, John Meneilly, Francesco Carrozzini, Marc-Olivier Deblanc, Jonas Tahlin, Antoine Coutrot et Jérôme Sans.
    Alexandre Sap s'interroge sur le rôle des majors assagies dans cette reconquête de l'âme publique, qui passera selon lui par l'enrôlement de ces nouveaux prospecteurs de notre mutation créative. - Jacques Séguéla
    Biographie de l'auteur
    Alexandre Sap commence sa carrière en 1993 en tant qu'ingénieur du son dans l'émission musicale Taratata. En 1997, à l'âge de 23 ans il fonde la maison de disque indépendante Recall qui signe des artistes comme The Servant, Thomas Dybdahl, Grand National, Mylo, Jeff Buckley, Fires Of Rome et Dan Black. En 2005, il signe le premier contrat français de distribution avec iTunes et lance la filiale américaine de Recall aux États-Unis.
    C'est à New York qu'il rencontre David Jones, à l'époque global CEO du réseau publicitaire HAVAS Worldwide, qui lui propose de fonder l'agence The:Hours. Avec ses associés il est à l'origine du premier contrat publicitaire de la carrière de Lady Gaga avec Michael Kors puis de la joint-venture entre Jay-z et Hublot. Il signe la campagne initiée par l'ancien Secrétaire général des Nations unies et Prix Nobel de la paix Kofi Annan « Tck Tck Tck Time for Climate Justice » récoltant 17 millions de signa- tures en lançant la première pétition musicale mondiale.
    En janvier 2012, il quitte Havas pour créer avec Leslie Dubest et Fabien Moreau l'agence FORWARD, un micro network spécialisé dans le marketing culturel basé entre Paris, New York et Shanghai. Alexandre Sap a imaginé de nombreuses campagnes de publicités internationales et conseille des clients comme Cartier, Estée Lauder, Harry Winston, Tommy Hilfiger, Galeries Lafayette, Absolut Vodka, Fendi, Chivas, Martell, Pernod Absinthe, le ministère de la Culture, Bally ou Hermès.
    La même année, Alexandre Sap signe son premier livre « Du Rock et des Marques » et propose au- jourd'hui «The Rebirth of The Cool» un essai sur les raisons du déclin des industries culturelles et les solutions pour son renouveau.

  • Tracts, affiches, prospectus, pamphlets... Nombreux sont les éphémères qui accompagnent les événements collectifs, qu'il s'agisse de manifestations officielles, de crises politiques et religieuses, ou de simples faits divers. Mais les éphémères scandent aussi les événements de l'existence individuelle et quotidienne : bons points, images pieuses, menus, faire-part constituent autant de jalons qui façonnent notre mémoire et associent la vie privée aux rites sociaux. Comment les éphémères s'articulent-ils à l'événement politique, artistique, culturel ou familial ? En sont-ils la trace, le reflet, ou ce qui contribue à le construire comme tel ? Dans quelle mesure nous permettent-ils de mettre en rapport une histoire de l'événement et une histoire du quotidien ? Quelle valeur peuvent prendre, loin de leur contexte d'origine, ces documents qui en sont si fortement tributaires ? Telles sont les questions qui rassemblent ici des spécialistes venus d'horizons variés (conservateurs, chercheurs en lettres, histoire et histoire de l'art) pour montrer combien les éphémères ponctuent nos vies. Ce volume est publié dans le cadre du programme de recherche PatrimEph - La patrimonialisation des éphémères, soutenu par la Fondation des Sciences du Patrimoine.

  • L'affaire Bomarzo est une histoire de censure : la censure, par la dictature argentine en 1967, d'un opéra d'Alberto Ginastera et Manuel Mujica Lainez, accusé de « référence obsessionnelle au sexe, à la violence et à l'hallucination ». Ainsi, Bomarzo reste å ce jour l'emblème des persécutions idéologiques de la dictature militaire. D'abord soutenue par le général Onganía lors de sa création å Washington, cette oeuvre de musique contemporaine est, quelques mois plus tard, brutalement exclue de la scène musicale de Buenos Aires par ce même régime. Ses auteurs, pourtant plutôt conservateurs, sont rejetés, condamnés, traités de pervers. Aussi haletante qu'un thriller, la chronique de ce scandale nous fait revivre l'ampleur et la complexité du débat suscité par l'interdiction, et interroge le rôle de l'Église et de l'État comme régulateurs des rapports entre l'art et la morale. En observant le comportement des artistes et des intellectuels pendant ces années sombres, Esteban Buch dévoile les engagements et les compromissions de l'ensemble de la société argentine et, plus largement, éclaire les rapports entre musique et politique au xxe siècle.

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