Littérature générale

  • "L'Europe en crise doit apprendre à dépasser ses démons qui la menacent. Car il existe une barbarie européenne spécifique qui entretient une relation complexe, à la fois antagoniste et complémentaire, de la culture européenne, qui, elle, au contraire est un foyer d'idées émancipatrices." Edgar Morin

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

  • Pianiste virtuose, Hélène, 23 ans, est pétillante de vie. Appelée au chevet d'un vieil ami mourant, elle rencontre Alexandre, un inconnu dont le regard magnétique et la
    force paisible troublent la jeune femme jusqu'au plus profond de son être.
    Qui est-il? La réponse glace le coeur d'Hélène : il est prêtre...
    Elle est alors loin d'imaginer les années de douleur et de tourments qui l'attendent.
    Alexandre, qui a juré fidélité à Dieu, se trouve face a un choix cornélien. Renoncera-t-il à son sacerdoce pour aimer Hélène ?

    1 autre édition :

  • "Ce que Simone de Beauvoir a offert aux femmes, c'est un modèle non pas de victime, mais de conquérante.Ça leur a donné une force icroyable."

    Dirigé par Éric Fottorino, cet ouvrage rassemble les contributions de Élisabeth Badinter, Nancy Huston, Jochen Gerner, Laurent Greilsamer, Josyane Savigneau et Philippe Sollers

  • Conte de cinéma

    Jean Lods

    Colin est un génie de la restauration des films, qui redonne une jeunesse aux plus grands classiques. Mais on réduit les subventions de son Institut. Et son nouveau directeur l'affecte à des productions qu'il estime plus rentables que les oeuvres de Howard Hawks ou de John Ford. Aussi, est-ce en secret que Colin travaille sur Une partie de campagne de Jean Renoir.
    Une nuit, alors qu'il peaufine le relief des boutons du chemisier de la jeune héroïne, Henriette, il a la curieuse sensation de voir l'étoffe bouger. Quatre-vingt-quinze pulsations par minute, estime-t-il même, en regardant sa montre.
    Bientôt, il entre dans le film.
    Né en 1938, Jean Lods a passé son enfance et son adolescence à l'île de la Réunion. Il est l'auteur des récits et romans suivants : La Part de l'eau (Gallimard, 1977 ; prix Ève Delacroix) ; La Morte saison (Gallimard, 1980 ; dernière sélection des Prix Renaudot et Femina) ; Le Bleu des vitraux (Gallimard, 1987 ; prix Alain Fournier) ; Sven (Calmann-Lévy, 1991) ; Quelques jours à Lyon (Calmann-Lévy, 1994 ; dernière sélection du Prix Renaudot) et Mademoiselle (Vénissieux, Editions Paroles d'Aube 1994).

  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié. Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines. Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ? Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ? Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ? Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

  • À l'heure où la vie s'achève dans un corps décrépit, le monde se réduit à la dimension d'une fenêtre, l'oeil d'une maison en ruine où un homme, Harold Nivenson, remue ses souvenirs pendant que l'on convoite déjà ses biens. « Au moment crucial où les âmes se choisissent une enveloppe, je me suis trompé d'espèce », pense-t-il du fond de sa tanière d'où il épie les jeux des enfants, le va-et-vient des voisins, leurs pantomimes dans les maisons d'en face, les arbres qui, le soir, projettent leur ombre sur ses mains décharnées, toutes les silhouettes de ce quartier embourgeoisé qui a bien changé depuis les beaux jours de la bohème. Il y a peu, le vieil homme descendait encore en boitillant sur sa canne jusqu'à la rivière, avec son chien, méditant sur ce fameux « chemin de la vie » où, jadis plein d'espoir, l'on finit par s'enfoncer par mégarde dans une forêt obscure. Sa vieille femme fatiguée le soigne de son mieux, mais elle aussi est en train de s'effacer, et bientôt sa présence se confond avec les bruits de la télé. Perdu dans ses veilles crépusculaires, Nivenson se plonge aussi dans tous ces tableaux accrochés autour de lui depuis des années, les derniers témoins du temps où il ouvrait sa maison à tous les artistes, où il avait une âme soeur, un frère, le peintre génial Peter Meininger. Mais Peter Meininger portait aussi en lui les germes de la destruction, et il laissa dans son sillage un tableau qui rend fou, un nu maléfique, l'abîme de Nivenson, où les rêves virent au cauchemar. Moi, Harold Nivenson est l'histoire d'un homme qui chercha la fraternité dans l'art des hommes, mais qui, comme sa femme auprès d'un petit bouddha de porcelaine, trouva auprès de son chien le secret de l'art de mourir. Sam Savage est né en Caroline du Sud en 1940 et vit désormais dans le Wisconsin. Il est l'auteur du phénoménal Firmin (Actes Sud, 2009), traduit dans une quinzaine de langues, de La complainte du paresseux (Actes Sud, 2011) et de Spring Hope (Notabilia, 2015). Il a obtenu un doctorat en philosophie à l'université de Yale.

  • Résumé
    Parlures régionales, formes non écrites, hybridées, dominées, colonisées, marginales, migrantes, illettrées, clandestines, domestiques... S'articulent ces langues subalternes, dévaluées, ces manières du quotidien, ces lieux de mémoire et de l'intimité. Elles persistent,
    migrent, opèrent une cartographie souterraine, portent la mémoire du continent et les traces de l'histoire coloniale. S'opèrent alors des pratiques de liberté, des audaces philosophiques et littéraires qui
    laissent la porte ouverte à tout ce qui est susceptible d'initier une « machine intime de décolonisation ».

    Extrait de l'introduction
    Tout en gardant les deux pieds solidement ancrés dans la matière foncièrement hybride de l'expression vernaculaire, continuum vivant auquel nous participons constamment et intensément sans pourtant y prêter attention, cet ouvrage invite au voyage, à l'hospitalité, à la curiosité et à une pratique de soi qui puissent initier une machine intime de décolonisation - un « autre métabolisme passé-futur »...

    Échos de presse
    Le brillant essai de Dalie Giroux, Parler en Amérique, trace l'esquisse d'un projet de société alternatif, celui de décoloniser les littératures et langues subalternes.
    André-Anne Côté, Impact Campus

    L'essai Parler en Amérique témoigne d'une réflexion théorique approfondie, qui est toutefois rendue de façon limpide et accessible. Il défend avec éloquence les langues marginales comme autant de fragments de mémoire collective et de formes de résistance au pouvoir.
    Camille Toffoli, Nouveau projet

    L'auteure
    Née à Lévis en 1974, Dalie Giroux enseigne la théorie politique à l'Université d'Ottawa.

  • Cet ouvrage collectif examine les liens qui unissent Stendhal, malgré ses dénégations, à Winckelmann. Il s'efforce de dégager les principaux aspects de la réception du savant allemand par l'écrivain français, et de mettre en évidence les termes du dialogue que ce dernier instaure avec l'historien de l'art.

  • De ce petit livre on pourrait dire qu'il gomme et dégomme les grands hommes, mais ce n'est pas ça. Il donne et redonne plutôt.
    Il donne une place à des femmes écrasées par lesdits grands hommes et dont on ignore même les noms. Il redonne les noms de grandes femmes qui ne se sont pas laissé écraser.
    Il donne de la voix aussi. Le plus loin possible de l'autorité et de la « culture-phallus ». Au plus près des êtres et de la nature-ventre. Avec.

  • Le Sri Lanka est un paradis perdu où la vie brasse, barbote, barbouille, bourdonne, bouillonne, barrit, bondit, babille, bafouille, badine, batifole, berce, bonimente, bouscule, bruit tout comme les contes où deux héros tiennent tout particulièrement le haut du pavé : Mutta le Sage fou et Andare le Fou sage.

  • Le « mal », impensé collectif, prend corps au gré de diverses représentations mythiques, poétiques, graphiques, musicales. Sorcières, guérisseuses, Machiavels, Antéchrists, voire bestiaire infernal, incarnent au théâtre ou dans la littérature pamphlétaire des xvie et xviie siècles ces « agents du diable » censés rendre visibles les dangers de l'invisible, mais que seuls leurs masques permettent de démasquer. La « diabolisation » de l'adversaire politique autorise une «chasse aux sorcières» qui n'a rien de métaphorique, mais au théâtre comme sur la scène politique, elle permet aussi la mise en évidence des jeux pervers du discours, le mal aux prises avec les mots, masque de l' « équivoque » qui ne parle pas seulement par la voix des sorcières comme dans Macbeth, mais inscrit l'ambivalence, menace de dévotement, comme mal au coeur de tout discours. L'ambivalence contient en elle la parodie, qui ne retient de l'invisible que le risible, mais elle permet aussi toutes les ruses de l'imaginaire pour surmonter les traumatismes du corps et de l'esprit, comme chez Graves ou Coleridge. Le théâtre lyrique, « chant des Enfers », témoigne aussi de cette « double voix ». Divertissement entre éthique et esthétique avec Purcell, ou affrontement idéologique entre choeurs des opprimés et choeurs des oppresseurs chez Haendel, il peut aussi prendre le relais du tragique : l'amalgame sensationnel, « théâtral », entre les monstres des enfers païens et l'enfer chrétien prive ce lieu par excellence du mal de toute référence métaphysique, pour mieux isoler comme nouveau « mal » le seul malheur de la passion trop humaine. L'enfer traditionnel se réduit à ses propres représentations parodiques, combien moins angoissantes que l'ontologie infernale proposée dans le Faust de Marlowe, égale à la contingence de l'être-là sans lieu ni durée définis.

  • Si le public du vingt-et-unième siècle ne reconnaît plus Fantômas que sous le masque de latex bleu du fantoche des films d'André Hunebelle dans les années 1960, cette postérité dissimule la portée mythologique de cet antihéros sanguinaire de la littérature populaire, né à la Belle Époque, de l'imagination fertile de Pierre Souvestre et Marcel Allain. Incarnation des peurs sécuritaires, l'« Insaisissable » vole et tue en toute impunité. Dès 1913, la silhouette noire de Fantômas envahit les salles obscures et l'imaginaire d'artistes comme Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars ou Max Jacob. Mais ce sont surtout les surréalistes qui instituent Fantômas en mythe moderne, leur ouvrant les portes d'un monde chthonien régénérateur. En 1975, Julio Cortázar renoue avec cette dimension révolutionnaire et engage Fantômas dans une lutte contre les régimes dictatoriaux d'Amérique latine. Notre étude vise ainsi à suivre le parcours polymorphe, tant au cinéma qu'en littérature et en peinture, de ce mythe moderne qui traversa tout le vingtième siècle et séduisit, par son énergie libératrice, les esprits d'avant-garde.

  • Ces contes racontent la société mozabite telle qu'elle a été et telle qu'elle essaie de rester malgré la pression d'Alger. Les héros y sont pour la plupart des gens simples qui connaissent le prix des choses et de la vie. Sauriez-vous expliquer comment le chameau est devenu un animal domestique ? Comment le roi des sauterelles a-t-il vaincu le roi lion dans un combat singulier ? Comment se comporter pour éviter la visite des revenants ? Dans quelles circonstances les plantes ont perdu l'usage de la parole ? Rejoignez-nous et n'ayez pas peur de vous perdre au milieu des collines du pays de M'Zab ! Le M'Zab, l'homme y a vécu, à une certaine période, en parfaite harmonie avec la nature, son environnement et surtout... lui-même. Cela est tellement palpable que de nombreux architectes du XXème s'en sont inspirés, dont Le Corbusier et la chapelle de Ronchamp. A votre tour, venez découvrir ces petits bouts de monde, venez vous perdre sur les sentiers de la palmeraie.

  • Au commencement le sacré était féminin. Le culte d'une « Déesse Mère » est probablement la plus ancienne religion du monde. Ses racines remontent très loin dans l'histoire. Dieu fut d'abord une femme, Dieu fut d'abord une Déesse ! Dès le paléolithique, la société était donc régie par les femmes, les hommes étant soumis à un régime matriarcal. Certains historiens ont évoqué la théorie de l'existence d'une civilisation pré-indo-européenne appelée « culture préhistorique de la déesse » ou « matrilocale » qui aurait existé au début du paléolithique supérieur jusque vers 3000 avant J.C., quand le patriarcat se serait peu à peu institué. Dès le IVe siècle, la Sainte Vierge Marie, la Mère de Dieu, devient aussi Reine de la terre et Reine des cieux. Apparemment, elle a absorbé peu à peu tous les attributs des anciennes Grandes Mères dans le monde. Assurément Sa Sainteté durera à jamais, tant qu'il y aura de générations !

  • «?Elle avait fait un essai qui, comme Bernard Libidinus l'avait pressenti, s'était avéré concluant. Elle avait même estimé que l'exercice n'était ni spécialement difficile ni spécialement désagréable. Assise entre deux hommes dans une salle de cinéma où elle regardait un film pornographique pendant que ses voisins avaient glissé tous deux leurs deux mains sous sa robe, elle devait leur faire croire qu'elle jouissait jusqu'à l'extase, exercice qui lui fut d'autant moins difficile que son extase n'était pas feinte.?» Afin de mieux «?satisfaire la soif d'érotisme?» de son lecteur, Gérard Sénète invente une forme de roman originale, modulable selon les préférences de celui ou celle qui le lit. La trame narrative flexible permet ainsi au lecteur de se muer en écrivain en choisissant des variantes plus adaptées à son propre imaginaire. Participer activement à l'élaboration de ce scénario libertin est une manière ludique d'assouvir ses fantasmes sexuels les plus fous. Il est possible de modifier jusqu'aux moindres détails, des décors en passant par la garde-robe de Divine, irrésistible actrice de films pornographiques qui s'adonne sans retenue aux plaisirs de la chair avec de nombreux partenaires.

  • Les imaginaires culturels africains, en chaîne d'idées reçues, disparates, souvent imprimés du « génie du lieu » (M. Butor), des prétextes ou des habillages, s'invitent à la tribune émolliente de la géocritique de B. Westphal. Ils apparaissent complémentaires et contradictoires, mettant en scène les corollaires de l'évolution et des palimpsestes, dans une trajectoire diachronique de certains faits historiques. Aussi, les inconstances de l'épique s'expriment-elles en une opération de convection progressiste due aux « mouvements » des sociétés africaines, impactant sur le présent, la mémoire et le contemporain, toujours instables. Puisque l'espace humain s'accorde à la dynamique du temps, et que le spectre d'un discours qui brandit la mort et le figement plane sur les textes oraux, avec un rejet sans cesse de leurs caractères récents et de leurs formes de production, il ressort de l'initiative de l'auteur Akoa Amougui, l'impératif scientifique d'interroger, particulièrement, l'épistémologie de l'habiter et les mécanismes environnementaux qui accompagnent la (re)naissance et la redéfinition de l'épopée en Afrique. Dans un style de radiance encyclopédique, doublé de l'habilité des enchaînements argumentaires et documentaires décisifs, le discours d'escorte éditorial scelle parfaitement le pacte de lecture, avec le plaisir de découvrir sans réserve, la plurivalence des substrats culturels en offrande sur cette livraison inédite.

  • « Nous restons sans voix devant la toile Luxe, Calme et Volupté de Matisse : environ deux mètres vingt sur un mètre trente : trois femmes nues, se découpant sur un fond marin vert et brun, sans aucun arbre à l'horizon. Une femme debout, une femme agenouillée, une femme en arrière-plan tendant un bouquet de fleurs. Le trait est net et épais, cela ressemble à une esquisse, et on comprend la complexité du travail en s'approchant. Mon Charasson reste sans voix, comme tétanisé. Il tourne et retourne, s'éloigne et se rapproche jusqu'à presque toucher la toile du nez. Il la sent, il la respire, il s'en imprègne. » Amélia, étudiante en histoire de l'art, découvre le journal de son aïeule rédigé au début du siècle dernier. Entre drame familial, découverte du monde des artistes, émancipation féminine et journalisme, Amélia va aller de découvertes en découvertes jusqu'à forger son propre destin.

  • L'indépendance n'a pas encore eu lieu dans les colonies. Les citoyens colonisés « ont accédé à la liberté » - si liberté il y a - sans comprendre l'imaginaire colonial. C'est pourquoi cette étude, basée sur l'oeuvre de l'écrivain français Erik Orsenna, met en évidence la conscience de l'absurdité de l'appareil discursif de la raison occidentale marqué par l'exploitation abusive, le double langage et de prétendues valeurs universelles. La mémoire de ce jeu inspire une démarche critique conséquente sous la plume de Bernard Djoumessi. Elle consacre également la déconstruction de la « tour d'ivoire » française, l'insularité culturelle, la pensée de l'être ou la culture atavique au profit de l'enchevêtrement culturel, des cultures composites ou la pensée de la relation. Sous les lumières de la pensée postcoloniale, s'inspirant largement de la pensée de l'altérité française et assortissant de l'imagologie, l'auteur montre comment Erik Orsenna, à travers ses personnages, met en avant les « hétérotopies », la dissémination et le principe d'altérité qui déconstruisent la contrainte unitaire et les discours dominants français de la modernité. Cet essai repositionne donc le débat de la critique littéraire postcoloniale, car les sources de la critique de l'infrastructure discursive sont renouvelées : la France se démantèle à travers sa littérature contemporaine. L'infrastructure discursive européocentriste est loin de reconnaitre les prismes idéologiques avec Erik Orsenna et la littérature française postmoderne.

  • Ils s'aiment. Leur amour est indéniable, et pourtant...

    Après de longues semaines sans nouvelles ni explications de Hope, Silas est au plus bas. Heureusement, il peut compter sur l'aide de ses amis.
    Julie, Amaury et Dominic vont s'unir pour tenter de comprendre les raisons de la fuite de la jeune femme avec Cameron et reconstruire ce couple que les non-dits et les maladresses ont éloigné. Ce qui ne sera pas chose aisée, car encore très énervée par les propos et sous-entendus de Marianna, Hope refuse de parler à Silas. De plus, ce qu'elle va apprendre va littéralement la déstabiliser, la mettant face à ses propres démons du passé.
    Comment réagira-t-elle lorsqu'elle trouvera Silas à son réveil, dans sa nouvelle maison ?
    Pourront-ils se reconstruire après que les secrets et la vérité seront révélés ?
    Et surtout, seront-ils capables de se donner une seconde chance ?

  • « Le mouton noir que je suis préfère rester au bord de la falaise, à profiter d'un monde qui offre encore pour quelque temps sans doute des merveilles pas totalement abîmées sous l'effet des délires de mes chers contemporains. » Jean-Louis Grenier, sympathique octogénaire qui n'a pas sa plume dans sa poche, s'est forgé en autodidacte une pensée critique qui vise à remettre en question les idées reçues et les préjugés dans les domaines de l'art, la musique et la religion. Avec une irrévérence jubilatoire, il défend avec bon sens sa liberté d'esprit face au point de vue souvent dogmatique, formaté ou réactionnaire de nombre de ses contemporains. En toute humilité, il formule le souhait de construire un monde meilleur pour les générations futures, basé sur des valeurs telles que la raison, la beauté ou encore la laïcité. Citant abondamment un large panel de penseurs pour étayer ses propos, l'ouvrage invite à une réflexion riche et stimulante.

  • « La géopoétique suppose, par sa nature même, une analyse des rapports des humains avec la nature. Ces correspondances font fusionner le corps et l'esprit dans de lents cheminements évoquant les liens entre le ciel et la terre. Elle implique un exercice de la pensée, guidée par une perception détaillée, car la conception holistique humboldtienne force le regard à parcourir les traces vivantes des lieux. Comment envisager dans ces conditions un état poétique du concret des villes et traiter les marcheurs des rues et les simples passants comme des géopoéticiens ? » Dans cet ouvrage, Licia Soares de Souza s'est attachée à se centrer sur une géopoétique en privilégiant Montréal comme ville de la littérature québécoise contemporaine, car elle permet d'étudier les mouvements des individus et des groupes avec leurs formations culturelles à travers la configuration urbaine de la métropole québécoise. Dans la majorité des oeuvres analysées, la ville est plus qu'un décor puisqu'elle dévoile une mise en scène d'appareils poétiques concernant les relations des protagonistes avec les endroits où ils développent leurs expériences, individuelles ou collectives. Cet essai littéraire, riche de connaissances érudites et approfondies, offre au lecteur la découverte d'un mouvement regroupant des chercheurs et artistes en quête de rapports privilégiés avec le monde.

  • Ces nouvelles saisissantes nous aspirent à la limite du supportable, du convenable ou de l'acceptable, mais, fascinés, nous ne voulons décrocher sous aucun prétexte...

  • Le propre du secret est qu'il donne à imaginer. Il est le point de départ d'une recherche, qui peut prendre la forme de la quête, ou même de l'enquête. Il déclenche surtout une rêverie dont bénéficient la littérature et l'art. Partant d'un exemple apparemment très simple, « Le secret de maître Cornille », dans les Lettres de mon moulin, Pierre Brunei a choisi, sans aucun souci d'être exhaustif, un libre parcours. Il convoque, au gré de sa fantaisie, mais aussi d'une nécessité interne du sujet, antiques et modernes, écrivains, peintres et musiciens. Nul esprit de système, dans tout cela, nulle grammaire de l'imaginaire, mais un libre déploiement à partir de visages d'hommes, de figures mythiques et même de simples lettres de l'alphabet, immobiles ou dansantes, d'apparents cryptogrammes qui peuvent aussi constituer des clefs.

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