Connaissances & Savoirs

  • Cette production scientifique est une contribution originale sur l'Afrique. Les auteurs s'intéressent aux discours actuels, sensibles et suivis à l'échelle mondiale par un public diversifié, de plus en plus critique à l'endroit des clichés et des stéréotypes, des mensonges et des discours abusifs, comme celui de l'ancien président français Nicolas Sarkozy à Dakar en 2008 ou, plus récemment, celui de l'actuel président américain, Donald Trump, qualifiant Haïti ainsi que certains pays africains et d'Amérique latine, dont les ressortissants cherchent à entrer aux États-Unis, de « pays de merde ». Les textes proposés donnent l'occasion au lecteur de se balader dans la pensée des oeuvres artistiques et les discours médiatiques qui se propagent de plus en plus dans l'espace cybernétique, afin de confronter les images qu'ils donnent de l'Afrique. Les variances perceptives complémentaires, dichotomiques ou différentes de l'Afrique dans les oeuvres de fiction et les médias contemporains ne permettent pas de parler d'une Afrique, mais des Afriques, rêvées, inventées, fantasmées.

  • Si la francographie se veut un espace d'affirmation de soi, elle se doit, en même temps, d'être un lieu de la négation réductrice des altérités. Dans ces conditions, « archipelité » et insularité devraient rimer avec pluralité et hybridité ; mais aussi tendre à résonner avec solidarité, multiculturalité et bibliodiversité. Dans notre monde archipélique, l'enracinement culturel est un impératif catégorique de survie des îles et îlots et des femmes et hommes qui les peuplent. Sans doute plus que jamais dans l'histoire de l'humanité, l'identité n'est plus un obstacle à la communication : elle en est devenue la condition même. L'angle des débats dans cet ouvrage recoupe donc les référents que sont l'immigration et la francographie sous le double prisme de bilan et perspective. Ces référents trahissent une assise plus étendue. Ils sont représentatifs du contexte à la fois, littéraire, linguistique et identitaire. Il s'agit en réalité de la dimension socioculturelle des mutations humaines en rapport avec les espaces et les langues en francophonie.

  • La présence de la mère est prépondérante dans la tragédie racinienne. Serait-ce un hasard ou une recherche subliminale de la nature de la mère ? Les études de C.G. Jung montrent l'importance de la perception de la mère aux yeux de l'enfant, les unes étant des « mères aimantes », les autres des « mères terribles ». De "La Thébaïde" jusqu'à "Bérénice" la « mère terrible » semble avoir pris le dessus, mais à divers degrés. "Bajazet" échappe de justesse à la problématique, mais dès "Mithridate" la « mère aimante » se manifeste, soit par sa bienveillance, soit par son amour indélébile, soit par une réhabilitation morale inattendue. C'est ce parcours psychologique, propre à Racine, que le présent ouvrage cherche à élucider.

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