Collection XIX

  • Le jour déclinait, assombrissant les corridors de la grande demeure silencieuse, mettant des écrans de crêpe aux vitres.Hugues Viane se disposa à sortir, comme il en avait l'habitude quotidienne à la fin des après-midi. Inoccupé, solitaire, il passait toute la journée dans sa chambre, une vaste pièce au premier étage, dont les fenêtres donnaient sur le quai du Rosaire, au long duquel s'alignait sa maison, mirée dans l'eau.Il lisait un peu : des revues, de vieux livres ; fumait beaucoup ; rêvassait à la croisée ouverte par les temps gris, perdu dans ses souvenirs.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le rêve

    Emile Zola

    Pendant le rude hiver de 1860, l'Oise gela, de grandes neiges couvrirent les plaines de la basse Picardie ; et il en vint surtout une bourrasque du nord-est, qui ensevelit presque Beaumont, le jour de la Noël. La neige, s'étant mise à tomber des le matin, redoubla vers le soir, s'amassa durant toute la nuit. Dans la ville haute, rue des Orfèvres, au bout de laquelle se trouve comme enclavée la façade nord du transept de la cathédrale, elle s'engouffrait, poussée par le vent, et allait battre la porte Sainte-Agnès, l'antique porte romane, presque déjà gothique, très ornée de sculptures sous la nudité du pignon.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « De la cabane, j'aperçois bien, à quelques centaines de mètres au-dessus de ma tête, une crête de rochers qui me semble être la cime ; mais, que je le gravisse, et voici qu'un autre sommet se dresse par delà les neiges. Que je gagne un deuxième escarpement, et la montagne paraît encore changer de forme à mes yeux. De chaque pointe, de chaque ravin, de chaque versant, le paysage se montre sous un nouveau relief, avec un autre profil. A lui seul le mont est tout un groupe de montagnes ; de même, au milieu de la mer, chaque lame est hérissée de vaguelettes innombrables. Pour saisir dans son ensemble l'architecture de la montagne, il faut l'étudier, la parcourir dans tous les sens, en gravir chaque saillie, pénétrer dans la moindre gorge. Comme toute chose, c'est un infini pour celui qui veut la connaître en son entier. »

  • Salomé

    Oscar Wilde

    (Une grande terrasse dans le palais d'Hérode donnant sur la salle de festin. Des soldats sont accoudés sur le balcon. A droite il y a un énorme escalier. A gauche, au fond, une ancienne citerne entourée d'un mur de bronze vert. Clair de lune.) LE JEUNE SYRIENComme la princesse Salomé est belle ce soir !LE PAGE D'HÉRODIASRegardez la lune. La lune a l'air très étrange. On dirait une femme qui sort d'un tombeau.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • M. Utterson, l'avocat, était un homme de rude apparence ; son visage ne s'éclairait jamais d'un sourire ; il était froid, sobre et embarrassé dans ses discours, très réservé, maigre, long, poussiéreux, morne, et ayant malgré cela un certain fonds d'amabilité. Dans une réunion d'amis, et quand le vin était à son goût, quelque chose d'éminemment humain éclairait ses yeux, quelque chose qui ne ressortait jamais dans sa conversation, mais qui se faisait sentir non seulement dans la face pleine de béatitude d'un homme qui vient de bien dîner, mais, le plus souvent et le plus fortement, dans les actions de sa vie.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le père et la mère de Julien habitaient un château, au milieu des bois, sur la pente d'une colline.Les quatre tours, aux angles, avaient des toits pointus recouverts d'écailles de plomb, et la base des murs s'appuyait sur les quartiers de rocs, qui dévalaient abruptement jusqu'au fond des douves.Les pavés de la cour étaient nets comme le dallage d'une église. De longues gouttières, figurant des dragons la gueule en bas, crachaient l'eau des pluies vers la citerne ; et sur le bord des fenêtres, à tous les étages, dans un pot d'argile peinte, un basilic ou un héliotrope s'épanouissait.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Crise du livre

    Henri Bailliere

    On a déjà beaucoup écrit sur ce sujet : et comme il arrive toujours, chacun s'ingénie à rejeter la faute sur son voisin : l'éditeur accuse le détaillant ; le détaillant rejette la responsabilité sur les grands magasins ; les grands magasins sur la presse ; la presse sur le public ; le public sur les éditeurs ; il y a là un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.A mon avis, tout le monde a raison, et tout le monde à tort en même temps, chacun a sa part de responsabilité : je voudrais rétablir les choses en leur vraie place, et dire son fait à chacun.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quelle épigraphe pour un commentaire du Code civil ! Plaisanterie trop facile et qu'il faut laisser charitablement à MM. les journalistes ou clercs d'huissiers. Le cas est grave.N'est-ce pas une occasion de stupeur de songer que cette chose est dite, plusieurs millions de fois par jour, à la face conspuée d'un Dieu qui « demande » surtout à être mangé ! Le marchandage perpétuel impliqué par ce Lieu Commun a ceci de troublant qu'il rend manifeste le manque d'appétit d'un monde affligé cependant par les famines et réduit à se nourrir de son ordure.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le 4 décembre 1846, mon bâtiment étant à l'ancre depuis la veille dans la baie de Tunis, je me réveillai vers cinq heures du matin avec une de ces impressions de profonde mélancolie qui font, pour tout un jour, l'oeil humide et la poitrine gonflée.Cette impression venait d'un rêve.Je sautai en bas de mon cadre, je passai un pantalon à pieds, je montai sur le pont et je regardai en face et autour de moi.J'espérais que le merveilleux paysage qui se déroulait sous mes yeux allait distraire mon esprit de cette préoccupation, d'autant plus obstinée, qu'elle avait une cause moins réelle.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'hôtel hanté

    Wilkie Collins

    En 1860, la réputation du docteur Wybrow, de Londres, était arrivée à son apogée. Les gens bien informés affirmaient que, de tous les médecins en renom, c'était lui qui gagnait le plus d'argent. Un après-midi, vers la fin de l'été, le docteur venait de finir son déjeuner après une matinée d'un travail excessif. Son cabinet de consultation n'avait pas désempli et il tenait déjà à la main une longue liste de visites à faire, lorsque son domestique lui annonça qu'une dame désirait lui parler. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • C'était la dernière réception de lady Windermere, avant le printemps.
    Bentinck House était, plus que d'habitude, encombré d'une foule de visiteurs.
    Six membres du cabinet étaient venus directement après l'audience du speaker, avec tous leurs crachats et leurs grands cordons.
    Toutes les jolies femmes portaient leurs costumes les plus élégants et, au bout de la galerie de tableaux, se tenait la princesse Sophie de Carlsrühe, une grosse dame au type tartare, avec de petits yeux noirs et de merveilleuses émeraudes, parlant d'une voix suraiguë un mauvais français et riant sans nulle retenue de tout ce qu'on lui disait.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Mais d'abord, qu'est-ce qu'un Snob ?
    Si vous voulez le savoir, ne cherchez point dans le dictionnaire ; ce mot n'est point encore muni de son passeport académique. Du reste, rien n'est plus commun que la chose. En dernière analyse, voici ce qui constitue le Snob :
    On prend un peu de tous les ridicules de l'humaine nature, auxquels on mêle quelques grains de bêtise, beaucoup de fanfaronnade, une certaine dose de trivialité et de prétention, de l'épaisseur dans l'esprit, de la mesquinerie dans le goût, et, surtout, absence totale de ce qui est beau, noble et distingué ; ce mélange fait un Snob parfait. C'est ; comme on le voit, le béotisme arrivé à sa dernière expression dans la tournure de l'esprit et du corps.
    Les Snobs d'ailleurs n'ont point de sexe, ils sont de tous les genres ; ils n'ont point de patrie, ils sont citoyens du monde. Ils circulent depuis longtemps à tous les degrés de l'échelle sociale ; on les coudoie dans les rues, on les rencontre dans les salons. Si vous voulez faire connaissance avec un Snob, regardez autour de vous ; prenez garde cependant que les yeux de votre voisin vous servant de miroir, comme dit Figaro, ne vous montrent un Snob que vous n'êtes pas bien curieux de voir.
    Jusqu'ici, les Snobs n'avaient pas reçu d'appellation propre, et cela ne nuisait pas beaucoup à leur nombre et à leur existence. La position considérable qu'ils occupent maintenant dans le monde fait un devoir d'apprendre à connaître leurs caractères distinctifs pour les saluer quand on les rencontre.
    M. Thackeray, le spirituel romancier de la langue anglaise, s'est déjà chargé de tracer au vif leur portrait pour la Grande-Bretagne ; et comme les Snobs sont à peu près les mêmes partout, sauf quelques différences dans la coupe des habits et la couleur des favoris, en attendant qu'un coloriste habile se décide à nous peindre les Snobs français, les Snobs anglais nous donneront toujours une idée générale de l'espèce. D'ailleurs la modestie qui défend de parler de soi n'est-elle pas ici d'accord avec la politesse pour nous engager à céder la place aux ridicules de nos voisins ?
    Voici donc, avec l'exactitude photographique d'une traduction scrupuleuse, le portrait des Snobs anglais. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'antiquaire

    Walter Scott

    Vers la fin du dix-huitième siècle, un jeune homme de bonne mine arriva, le matin d'un beau jour d'été, à Édimbourg, devant une boutique de High-Street, pour prendre place dans une voiture faisant le service entre Édimbourg et Queens-Ferry, où l'on trouvait le paquebot pour traverser le Frith du Forth, ou embouchure du golfe d'Édimbourg. Une affiche collée sur une planche annonçait que la diligence de Queens-Ferry, dite la Mouche des Aubépines, partirait à midi précis, le mardi 15 juillet 17.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Lorsque parurent les récits contenus dans A travers l'Afrique, à plusieurs reprises on me demanda ce qu'était devenu Moriba, le fidèle sergent de tirailleurs, dont le dévouement m'avait permis de traverser le marais du Bahr-el-Ghazal.
    Je ne pouvais répondre exactement à cette question. Je savais seulement que, nommé sous-lieutenant, Moriba faisait partie d'une colonne de répression dans le Baoulé, à la Côte d'Ivoire ; c'est là que je lui avais adressé, avec une véritable joie, les pages dans lesquelles j'avais essayé de lui payer ma dette de reconnaissance.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • M. Guillaume Dobbuziez régla les funérailles de Jacques Paridael de façon à mériter l'approbation de son monde et l'admiration des petites gens. « Cela s'appelle bien faire les choses ! » ne pouvait manquer d'opiner la galerie. Il n'aurait pas exigé mieux pour lui-même : service de deuxième classe (mais, hormis les croque-morts, qui s'y connaît assez pour discerner la nuance entre la première qualité et la suivante ?) ; messe en plain-chant ; pas d'absoute (inutile de prolonger ces cérémonies crispantes pour les intéressés et fastidieuses pour les indifférents) ; autant de mètres de tentures noires larmées et frangées de blanc ; autant de livres de cire jaune.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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    LADY ROXANA

    Daniel Defoe

    SOMMAIRE. - Je suis mariée à un riche brasseur. - Mort de mon père et du père de mon mari. - Mystérieuse disparition de mon mari. - Je vends mes effets pour vivre. - Attachement de ma servante, Amy. - Conseils de deux amies. - Mes enfants sont envoyés à leur tante. - Conduite haineuse de la tante. - Caractère aimable de l'oncle. - Générosité de mon propriétaire. - Mon propriétaire dîne avec moi. - Le mobilier de ma maison est restauré. - Déclaration d'amour.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • HÉLÈNE.Voilà ton paquet presque fini, mon petit Jean ; il ne reste plus à y mettre que tes livres.JEAN.Et ce ne sera pas lourd, maman ; les voici.La mère prend les livres que lui présente Jean et lit : Manuel du chrétien ; Conseils pratiques aux Enfants. HÉLÈNE.Il n'y en a guère, il est vrai, mon ami ; mais ils sont bons..JEAN.Maman, quand je serai à Paris, je tâcherai de voir le bon prêtre qui a fait ces livres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • LE temple est en ruine au haut du promontoire. Mort a mêlé, dans ce fauve terrain, Les Déesses de marbre et les Héros d'airain Dont l'herbe solitaire ensevelit la gloire.Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire, De sa conque où soupire un antique refrain Emplissant le ciel calme et l'horizon marin, Sur l'azur infini dresse sa forme noire.La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux, Fait à chaque printemps, vainement éloquente, Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;Mais l'Homme indifférent au rêve des aïeux Écoute sans frémir, du fond des nuits sereines, La Mer qui se lamente en pleurant les Sirènes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Horace

    George Sand

    Les êtres qui nous inspirent le plus d'affection ne sont pas toujours ceux que nous estimons le plus. La tendresse du coeur n'a pas besoin d'admiration et d'enthousiasme : elle est fondée sur un sentiment d'égalité qui nous fait chercher dans un ami un semblable, un homme sujet aux mêmes passions, aux mêmes faiblesses que nous. La vénération commande une autre sorte d'affection que cette intimité expansive de tous les instants qu'on appelle l'amitié.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Aujourd'hui, 1er janvier de 1 année 1851, le dix-neuvième siècle est arrivé à sa moitié, et parmi nous qui avons été jeunes avec lui, un bon nombre ont déjà reçu des avertissements qui nous apprennent qu'il nous a usés.
    Nous autres, les vieux, nous rapprochons nos têtes grisonnantes et nous parlons de la grande époque que nous avons connue, mais quand c'est avec nos fils que nous nous entretenons, nous éprouvons de grandes difficultés à nous faire comprendre.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Terres vierges

    Ivan Tourgueniev

    Au printemps de 1868, vers une heure de l'après-midi, un jeune homme d'environ vingt-sept ans, négligemment et même pauvrement vêtu, montait par l'escalier de service d'une maison à cinq étages située dans la rue des Officiers, à Pétersbourg. Traînant avec bruit des galoches éculées et balançant gauchement sa lourde et lente personne, il atteignit enfin la dernière marche de l'escalier, s'arrêta devant une porte délabrée qui était restée entr'ouverte, puis, sans tirer le cordon, mais en toussant avec fracas pour annoncer sa présence, il pénétra dans une antichambre étroite et mal éclairée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Carthage !... Avec quelle fébrile curiosité je foulais enfin ce sol immortalisé par tant d'événements héroïques, ce sol sacré qui fut le berceau d'une race titanesque et le tombeau des plus mystérieuses et légendaires amours.Mes yeux avides épiaient sous chacun de mes pas les moindres vestiges de ces temples fameux où s'abritèrent de monstrueuses idoles, de ces ports béants où s'engouffraient d'innombrables et triomphantes galères, de ces places aux dalles de marbre où un peuple en délire acclamait sur le pavois les héros de ses gloires et de ses fêtes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La civilisation gallo-romaine. - Maintien de traditions artistiques et littéraires. - Les limites de la langue d'oc. - Les origines - limousines » de la poésie des troubadours. - La période préparatoire (XIe s.). - Le premier troubadour. - Caractère artistique et aristocratique de la poésie des troubadours. - Germes de faiblesse et de décadence. - Aperçu sommaire de son histoire. - Grandes divisions. - Comparaison avec la poésie de langue d'oïl.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce sont des Français qui ont, les premiers, dans le cours du XVIIIe et au commencement du XIXe siècle, fourni les renseignements les plus complets sur la Sénégambie. La carte de cette vaste région, dressée en 1751 par d'Anville, pour la Compagnie des Indes, fut longtemps, pour les détails, la meilleure que l'on possédât. Les noms de Roussin, de Beaufort, de Dussault et autres marins distingués sont attachés à la géographie de cette contrée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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