Littérature hispanophone


  • Mario Conde a quitté la police.

    Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger.
    Ce jour d'été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu'il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l'envoûtera par-delà les années et l'amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres.

  • Surnom : Robocop
    État de service : sergent dans le corps d'élite du bataillon Aca-huapa.
    Démobilisé à la fin de la guerre civile en 1991 après les accords de paix au Salvador. Juan Alberto García, ancien d'un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. La guerre est terminée sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les ténèbres de cette société opaque, et Robocop, qui ne connaît d'autre métier que celui de tuer, devient l'homme de main de diverses factions rivales. Acide et haletante confession d'un homme sans âme pris dans l'engrenage d'un système corrompu.

    Avec L'homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié et avec un humour noir cruel les convulsions d'une société pourrie par la guerre et les injustices.

  • Après dix-huit ans d'exil au Canada, Edgardo Vega revient au Salvador pour l'enterrement de sa mère. Ici, tout le révulse, la bière, les moustiques, la politique, la corruption, sa famille...
    Face à son vieil ami Moya, il s'en prend avec fureur à son pays gangrené par la cupidité et l'étroitesse d'esprit.

    Un livre culte.


  • Lucía et Ramón décident de passer le 1er de l'an à Vienne.

    Dans la salle d'embarquement de l'aéroport, Ramón se rend aux toilettes et disparaît. Après avoir demandé l'aide de la police, Lucía entreprend une enquête personnelle avec l'aide de deux de ses voisins : Adrian, un jeune homme de 20 ans, et Fortuna, un vieil anarchiste octogénaire, ancien torero et compagnon de Durruti pendant la guerre d'Espagne. Ils affrontent une étrange organisation terroriste et découvrent que tout est compliqué.
    Lucía essaie d'élucider le mystère de la disparition d'un mari auquel elle se rend compte qu'elle ne tient plus, mais aussi du sens qu'elle veut donner à sa vie. Ce beau roman, prenant, bien construit et plein d'humour et d'émotion, raconte à trois voix le passage de la jeunesse à la maturité, cette frontière de la quarantaine où notre univers se réorganise et où nous croyons pouvoir déchiffrer l'énigme que nous sommes pour nous-mêmes.
    Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle est collaboratrice à El País et est l'auteur de 8 romans, dont Le Territoire des Barbares et La Folle du logis.
    La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires.

  • L'inspecteur Dolores Morales, ancien guérillero, n'a pas fait fortune comme beaucoup de ses camarades au moment où la révolution s'est convertie au capitalisme triomphant. Il est devenu détective privé, spécialisé bien malgré lui dans les affaires conjugales.
    Avec l'aide de Sofia, ex-femme de ménage dotée d'une morale révolutionnaire intraitable, renforcée par l'Église évangélique, et du fantôme de Lord Dixon, un ami tombé sous les balles, il est chargé de retrouver une très jeune fille à la demande de son beau-père, un homme d'affaires tout-puissant.
    Mais celui-ci n'a aucune envie de le voir réussir et ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues. Et la jeune fille terrifiée se cache.
    Insensible à la corruption morale et financière, l'inspecteur devra plonger dans les bas-fonds de Managua, il y rencontrera des personnages hauts en couleur, d'anciens camarades de lutte devenus clochards, une religieuse laïque et combattive, et même un charognard de compagnie.

    Cette aventure nous révèle ce qu'Ortega a fait du Nicaragua. Sergio Ramírez utilise avec brio un humour sans pitié et un désespoir compréhensible.

    "Une dénonciation explicite de la corruption comme soutien du régime." - El País
    "Un style agile et puissant, où brillent l'ironie et une extraordinaire maîtrise du dialogue, et où Sergio Ramírez démontre tout ce que peut le roman noir." - El Imparcial


  • La ville de Cuernavaca est une poudrière dont tous les niveaux ont été infiltrés par les narcotrafiquants.

    La vie quotidienne est ponctuée par les échanges de coups de feu, la découverte de cadavres décapités, les cartels se disputent la place. Comment un homme disposé à défendre ses convictions jusqu'au bout, à mettre en pratique ses idéaux de légalité et de justice, peut-il se battre sur ce terrain miné ?
    Jesús a su, malgré la corruption ambiante, se tenir à l'écart des factions qui utilisent le pouvoir à des fins personnelles. Et il pense qu'il peut accéder à la mairie.
    Il va se retrouver dos au mur, pris entre les pouvoirs institutionnels et le crime organisé : menaces de mort, tentatives de corruption, scandales médiatiques, enlèvements, vengeances sanglantes...
    Mais dans le même temps il découvre l'amour de sa vie, un amour interdit et scandaleux, fatal pour la réputation d'un homme politique.
    Avec un humour ravageur, cruel comme la réalité qu'il décrit avec un incroyable sens du suspense, Enrique Serna écrit un roman d'amour fou où la morale des apparences s'effondre devant l'ouragan de la passion.


  • La production littéraire brésilienne dessine une mosaïque saisissante d'une réalité complexe. Il n'y a pas une littérature brésilienne mais des auteurs singuliers.

    Les 25 écrivains réunis dans ce recueil ont commencé ou consolidé leur carrière à partir des années 90. Ils représentent le Brésil de l'après-dictature, leurs histoires dressent le portrait de l'imaginaire d'un pays contradictoire et paradoxal, au moment où il émerge sur la scène internationale comme puissance politique et économique, et comme synonyme de corruption et de violence urbaine.
    - Introduction de Luiz Ruffato :
    Chico Buarque, On devrait interdire - traduit par Jacques Thiériot
    Ronaldo Correia de Brito, Un homme traversant des ponts - Traduit par Emilie Audigier
    Milton Hatoum, Barbara en hiver - Traduit par Michel Riaudel
    Critovao Tezza, Béatriz et la vieille dame - Traduit par Sébastien Roy
    Paulo Lins, Chronique de deux grandes amours - Traduit par Michel Riaudel
    Cintia Moscovich, Le toit et le violoniste - Traduit par Meei-huey Wang
    Marcal Aquino, Sept épitaphes pour une dame blanche - Traduit par Danielle Schramm
    Bernardo Carvalho, C'est juste une répétition - Traduit par Geneviève Leibrich
    Beatriz Bracher, Ce qui n'existe pas - Traduit par Danielle Schramm
    Luiz Ruffato, Milagres - Traduit par Danielle Schramm
    Patricia Melo, Je t'aime - Traduit par Sébastien Roy
    Adriana Lunardi, Conditions du temps - Traduit par Meei-huey Wang
    Paulo Scott, Amorce vers l'abîme - Traduit par Michel Riaudel
    Eliane Brum, La parasite - Traduit par Meei-huey Wang
    Adriana Lisaboa, Le succès - Traduit par Geneviève Leibrich
    José Luiz Passos, Les outsiders - Traduit par Danielle Schramm
    Michel Laub, Animaux - traduit par Dominique Nedellec
    Carola Saavedra, Coexistence - Traduit par Geneviève Leibrich
    Rogerio Pereira, Mains vides - Traduit par Meei-huey Wang
    Andrea Del Fuego, Francisco n'a pas conscience - Traduit par Meei-huey Wang
    Paloma Vidal, Ainsi va la vie - Traduit par Geneviève Leibrich
    Tatiana Salem Levy, Temps perdu - Traduit par Meei-huey Wang
    Daniel Galera, Laila - Traduit par Emilie Audigier
    Luisa Geisler, Seul requiem pour tant de souvenirs - Traduit par Michel Riaudel


  • Heredia, le détective privé des quartiers populaires de Santiago, vient de se décider à mettre fin à sa solitude de célibataire : il va enfin se marier - à reculons.

    C'est alors qu'Alfredo, son ami avocat, est retrouvé mort. Depuis peu, il avait été engagé par les habitants d'un village du nord du Chili, aux prises avec une exploitation minière polluante bien décidée à exproprier tout le monde.
    Entouré de ses complices de toujours, Simenon, son chat et confident, Anselmo, le kiosquier turfiste, et la commissaire Doris qui aimerait tant trouver une place auprès de lui, Heredia découvre l'ampleur des problèmes environnementaux au Chili, et leurs dénouements souvent tragiques : soif de lucre des entreprises, contamination des sols, indulgence coupable des autorités, spoliation des paysans.
    Heredia, c'est l'âme nostalgique d'un Santiago qui n'existe plus, les rêves brisés d'une génération sacrifiée, mais c'est aussi l'histoire chilienne revue et corrigée par un justicier mélancolique et intègre. Et toujours aussi allergique aux ordinateurs...


  • La vie est un match de boxe, tendance lucha libre.
    À Caracas aujourd'hui il faut aussi survivre aux balles perdues et aux pénuries chroniques.

    Donizetti, fonctionnaire ordinaire, bonhomme et maladroit, chargé de convoyer de mystérieuses valises à travers le monde, veut juste gagner de quoi faire vivre ses deux familles, dont un fils taiseux et une ex-femme qui fait des fleurs en porcelaine.
    Mais à force de prendre des coups sans trop savoir d'où ils viennent, on finit par s'énerver.
    Avec Manuel, ami d'enfance, fan de boxe, qui survit en travaillant dans le magasin de chaussures de ses parents, ils vont tenter de prendre une revanche éclatante et définitive sur tous les profiteurs corrompus, les espions cubains et les mafias russes, la seule façon, peut-être, de survivre au marasme.
    Oscillant sans cesse entre le roman noir et l'épopée kafkaïenne, Méndez Guédez nous plonge avec ses deux losers magnifiques dans un monde où la réalité est toujours plus délirante que n'importe quelle fiction. C'est drôle, tragique, et terriblement littéraire.

  • La démocratie a été rétablie au Chili et Fernando, jeune producteur à succès dans l'audiovisuel, progressiste, bien marié à une femme riche, pense à réaliser son grand rêve : tourner le scénario qu'il a écrit il y a des années. Mais il découvre brusquement que le gestionnaire de son entreprise l'escroque, ainsi que quelques autres personnes de son entourage, et s'est enfui à l'étranger.
    Le roman raconte la descente aux enfers de Fernando qui prend alors conscience de l'échec de son mariage, des énormes inégalités sociales du Chili, de la corruption politique qui y règne.
    L'auteur met en scène une allégorie du Chili des années 90, fait d'argent facile et de capitalisme sauvage, et raconte l'effondrement de ces illusions.
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    Ce roman, inspiré d'un fait divers qui a fait la une des quotidiens chiliens, est écrit dans un style vivant, à la fois proche et profond, avec des personnages inoubliables.


  • Une femme tombe du ciel et s'écrase sur la route devant Bartolomeu au moment où éclate une tempête tropicale et où sa maîtresse lui annonce qu'elle le quitte.

    Il décide de percer ce mystère alors que tout change autour de lui, il découvre que la morte, mannequin et ex-miss, avait fréquenté le lit d'hommes politiques et d'entrepreneurs, devenant ainsi gênante pour certains, et il comprend qu'il sera la prochaine victime.
    Il croise les chemins d'une chanteuse à succès, d'un trafiquant d'armes ambassadeur auprès du Vatican, d'un guérisseur ambitieux, d'un ex-démineur aveugle, d'un dandy nain, d'une prêtresse du candomblé adepte du mariage, d'un jeune peintre autiste, d'un ange noir ou de son ombre.
    Il explore la ville de Luanda en 2020, métaphore de la société angolaise où les traditions ancestrales cohabitent difficilement avec une modernité mal assimilée. Il s'enfonce dans la Termitière, gratte-ciel inachevé mais déjà en ruine où les riches vivent dans les étages tandis que les pauvres et les truands occupent les sous-sols.
    Il nous montre une ville en convulsion où l'insolite est toujours présent et intimement mêlé au prosaïque et au quotidien, où la réalité tend à être beaucoup plus invraisemblable que la fiction.
    Dans une prose magnifique cet amoureux des mots définit son pays comme une culture de l'excès, que ce soit dans la façon de s'amuser ou dans la façon de manifester ses sentiments ou sa souffrance.


  • « Et je n'arrivais pas à m'habituer à vivre mort. »

    Brito a émigré clandestinement dans une ville qu'il ne connaît pas et dont il ignore la langue. Un dimanche après-midi, à la suite d'un incident dans le métro, après avoir fait du lèche-vitrine avec sa femme et son fils, il se perd et ne retrouve plus le chemin de sa maison. Le retour chez lui s'avère impossible.
    Après une nuit d'errance dans la ville, où il ne rencontre que des étrangers qui ne parlent pas sa langue, il se rend compte que s'il ne demande pas de l'aide il se perdra pour toujours, mais que s'il le fait il détruit tout son rêve d'une vie nouvelle. En moins de 24 heures l'auteur explore ce que signifie vivre en ayant l'impression d'être immigré à l'intérieur de soi-même, ce qui s'avère plus difficile que l'exil.
    « Une lecture sublime : un Portugais qui écrit des livres comme Almodóvar fait des films. » - Néon (Allemagne)

  • En 1971, à Medellín, un riche homme d'affaires est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande, il avait fait construire au centre d'un vaste parc tropical un pastiche de château fort. Il y vivait à l'abri du monde en écoutant Wagner entouré de sa femme et de sa fille, Isolda. Fuyant l'atmosphère oppressante de la demeure, l'adolescente trompe sa solitude dans le parc. Elle y évolue dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois, mais aussi sous l'oeil fasciné de Mono et des gamins des quartiers pauvres.
    La police quadrille la ville sans succès, les négociations de la rançon piétinent. Mono est l'un des ravisseurs, et des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc.
    S'inspirant de faits et de personnages réels (l'un des complices de Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la violence et du trafic de drogue, Jorge Franco construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, chronique d'un crime et histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage.

    Un roman fantastique à mi-chemin entre les frères Grimm et les frères Cohen.


    PRIX ALFAGUARA 2014




    "Un roman d'une rare perfection, où il n'y a pas un seul trait malvenu ni une phrase en trop ou qui manque." Ernesto Ayala-Dip, El País

    "Voici l'un des auteurs colombiens auxquels j'aimerais passer le flambeau." Gabriel García Márquez

  • En 1989, pendant les jours étranges où commencent à souffler les vents de carême qui annoncent l'infernal printemps cubain, l'inspecteur Mario Conde rencontre une éblouissante saxophoniste, amateur de jazz.
    On retrouve le cadavre d'une jeune professeur de chimie qui enseignait dans le lycée dont l'inspecteur et ses amis gardent une si grande nostalgie. Mais cette jeune femme irréprochable, bien notée professionnellement et politiquement, était en possession de marijuana.
    Au cours de son enquête, Mario Conde pénètre dans un monde en pleine décomposition, où règnent l'arrivisme, le trafic d'influence, les fraudes, la drogue.
    Il perd une partie de ses illusions mais vit une histoire d'amour et de musique dont il ne peut imaginer le dénouement.
    Ce deuxième épisode des aventures de Mario Conde marque un tournant significatif dans la maîtrise du style et des intrigues de cet auteur aujourd'hui traduit et reconnu internationalement.

  • En cet automne 1989, le cyclone qui menace La Havane perturbe l'inspecteur Mario Conde au moins autant que la découverte de la corruption qui régnait parmi ses collègues du commissariat et la mise à la retraite de son chef.
    Il pense à démissionner mais accepte de mener une dernière enquête sur un assassinat: le meurtre horrible et quasi rituel d'un ancien responsable de l'économie cubaine exilé et de retour avec un passeport américain. Il fouille le passé et plonge dans l'époque des confiscations, nationalisations et magouilles que la situation a permises.

    Désabusé, il dévoile surtout le malaise d'une génération de trentenaires qui n'a connu que le revers de la médaille révolutionnaire.

  • La vague arrêtée Nouv.

    Magdalena a quitté le Venezuela pour Madrid, elle est devenue une enquêtrice réputée, tout va bien pour elle, à l'exception d'un amant envahissant et indiscret.
    On lui propose une nouvelle affaire : un homme politique madrilène lui demande de retrouver sa fille et de la lui ramener, elle aurait été enlevée et retenue à Caracas.
    Magdalena est sûre de ses compétences et elle a une arme secrète : des dons que lui a accordés María Lionza, la déesse guerrière vénézuélienne, bref elle est un peu sorcière et a des intuitions salvatrices.
    Mais rien ne va se passer comme prévu, sa magie est intermittente et Caracas, la ville la plus dangereuse du monde, a beaucoup changé. De surprise en surprise, nous allons nous plonger dans une ville en crise et être confrontés à sa faune dangereuse.

    Un thriller palpitant avec une détective unique en son genre.

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