Littérature générale

  • En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya, dix-huit ans à peine. échappe de justesse à une sauvage tentative d'assassinat. Victime d'un vaste trafic de prostituées géré par le redoutable Mexico, elle a eu le malheur de découvrir les sombres projets d'un client haut placé. Son destin semblait scellé, mais c'était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

  • Nuit bleue

    Simone Buchholz

    • Fusion
    • 4 Mars 2021

    «- Joe, qui vous a brisé les os ?
    - La vie. »
    Au Blaue Nacht, la procureure Chastity Riley écluse des bières et trouve le réconfort auprès de sa bande d'amis. Mise sur la touche après avoir fait condamner son supérieur, elle est désormais chargée de la protection des victimes. À l'hôpital l'attend un homme roué de coups, un Autrichien qui refuse de parler. C'est sans compter sur la force de persuasion de Chastity... prête à mettre les pieds dans le plat de la bonne société hambourgeoise.
    Dans la lignée des romans d'une ville, Chastity Riley est Hambourg, ville-port et ville monde, ville punk-rock.

    Simone Buchholz donne naissance à un personnage récurrent et à une famille, de ceux dont la vie nous est chère et que l'on prendrait bien pour amis. Concise et poétique, tour à tour drôle et piquante, son écriture emporte le lecteur.

    Lauréate du Prix du Polar Allemand en 2019 pour Mexikoring, Simone Buchholz est traduite en Angleterre et en Italie. Elle vit à Sankt Pauli, le célèbre quartier de Hambourg.

  • Tous les soirs au Tram 83 on voit débouler les étudiants en grève et les creuseurs en mal de sexe, les canetons aguicheurs, les touristes de première classe et les aides-serveuses, les biscottes et les demoiselles d'Avignon, la diva des chemins de fer et Mortel Combat, bref, toute la Ville-Pays prête à en découdre sur des musiques inouïes, réunie là dans l'espoir de voir le monde comme il va et comme il pourrait dégénérer.
    Lucien, tout juste débarqué de l'Arrière-Pays pour échapper aux diverses polices politiques, s'accroche à son stylo au milieu du tumulte et se retrouve sans s'en rendre compte coincé dans une mine de diamants, en garde à vue, ou dans le lit d'une fille aux seins-grosses-tomates. Il émeut ces dames ! Pendant ce temps, Requiem, magouilleur en diable, ex-pote du susnommé, et Malingeau, éditeur et amateur de chair fraîche, se disputent allègrement les foules.
    Car dans la Ville-Pays, n'en déplaise au ridicule Général dissident, il n'y a qu'une chose qui compte : régner sur le Tram 83 et s'attirer les bonnes grâces de ce peuple turbulent et menteur, toujours au bord de l'émeute.
    Premier roman éminemment poétique et nerveux, Tram 83 est une incroyable plongée dans la langue et l'énergie d'un pays réinventé, un raz-de-marée halluciné et drôle où dans chaque phrase cogne une féroce envie de vivre. Bienvenue ailleurs.

  • Surnom : Robocop
    État de service : sergent dans le corps d'élite du bataillon Aca-huapa.
    Démobilisé à la fin de la guerre civile en 1991 après les accords de paix au Salvador. Juan Alberto García, ancien d'un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. La guerre est terminée sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les ténèbres de cette société opaque, et Robocop, qui ne connaît d'autre métier que celui de tuer, devient l'homme de main de diverses factions rivales. Acide et haletante confession d'un homme sans âme pris dans l'engrenage d'un système corrompu.

    Avec L'homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié et avec un humour noir cruel les convulsions d'une société pourrie par la guerre et les injustices.

  • Après dix-huit ans d'exil au Canada, Edgardo Vega revient au Salvador pour l'enterrement de sa mère. Ici, tout le révulse, la bière, les moustiques, la politique, la corruption, sa famille...
    Face à son vieil ami Moya, il s'en prend avec fureur à son pays gangrené par la cupidité et l'étroitesse d'esprit.

    Un livre culte.

  • Une source d'eau douce, ou une fuite intarissable, s'est ouverte au premier étage d'un vieil immeuble du centre de Luanda. Les habitants s'y retrouvent pour un moment de conversation et de repos.
    Ce sont des gens simples qui partagent leurs vies et leurs souvenirs, ce sont des personnages surprenants et complexes qui ont des désirs, des rêves, des peines.
    Ils racontent leurs histoires, la guerre, et pensent à l'avenir.
    Il y a Odonato qui a la nostalgie de la Luanda d'autrefois, il a cessé de manger pour laisser la nourriture à ses enfants et est en train de devenir transparent.
    Il y a Amarelinha sa fille, la brodeuse de perles, qu'aimerait approcher le jeune MarchandDeCoquillages, toujours accompagné du bruit de son sac de marchandise et de l'Aveugle qui le suit.
    Il y a MariaComForça, qui vend du poisson grillé, et son mari le débrouillard qui monte une salle de cinéma sur le toit de l'immeuble.
    Le Facteur qui distribue ses lettres de protestation et réclame une mobylette à tous les représentants d'une autorité quelconque. Et Paizinho, le jeune garçon qui cherche à la télévision sa mère dont il a été séparé par la guerre.
    L'immeuble abrite aussi des journalistes, des chercheurs, des contrôleurs, tous intéressés par les richesses naturelles du pays et le développement de la grande ville africaine : pétrole ou eau potable, corruption ou bien public.
    Toutes ces histoires tissent la toile de fond d'une Angola en cours de transition brutale entre sa culture traditionnelle et la modernité. L'écriture d'Ondjaki, entre ironie tranquille et critique intelligente, imagination poétique et habileté narrative, emporte le lecteur séduit dans cette aventure.


  • Lucía et Ramón décident de passer le 1er de l'an à Vienne.

    Dans la salle d'embarquement de l'aéroport, Ramón se rend aux toilettes et disparaît. Après avoir demandé l'aide de la police, Lucía entreprend une enquête personnelle avec l'aide de deux de ses voisins : Adrian, un jeune homme de 20 ans, et Fortuna, un vieil anarchiste octogénaire, ancien torero et compagnon de Durruti pendant la guerre d'Espagne. Ils affrontent une étrange organisation terroriste et découvrent que tout est compliqué.
    Lucía essaie d'élucider le mystère de la disparition d'un mari auquel elle se rend compte qu'elle ne tient plus, mais aussi du sens qu'elle veut donner à sa vie. Ce beau roman, prenant, bien construit et plein d'humour et d'émotion, raconte à trois voix le passage de la jeunesse à la maturité, cette frontière de la quarantaine où notre univers se réorganise et où nous croyons pouvoir déchiffrer l'énigme que nous sommes pour nous-mêmes.
    Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle est collaboratrice à El País et est l'auteur de 8 romans, dont Le Territoire des Barbares et La Folle du logis.
    La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires.


  • La ville de Cuernavaca est une poudrière dont tous les niveaux ont été infiltrés par les narcotrafiquants.

    La vie quotidienne est ponctuée par les échanges de coups de feu, la découverte de cadavres décapités, les cartels se disputent la place. Comment un homme disposé à défendre ses convictions jusqu'au bout, à mettre en pratique ses idéaux de légalité et de justice, peut-il se battre sur ce terrain miné ?
    Jesús a su, malgré la corruption ambiante, se tenir à l'écart des factions qui utilisent le pouvoir à des fins personnelles. Et il pense qu'il peut accéder à la mairie.
    Il va se retrouver dos au mur, pris entre les pouvoirs institutionnels et le crime organisé : menaces de mort, tentatives de corruption, scandales médiatiques, enlèvements, vengeances sanglantes...
    Mais dans le même temps il découvre l'amour de sa vie, un amour interdit et scandaleux, fatal pour la réputation d'un homme politique.
    Avec un humour ravageur, cruel comme la réalité qu'il décrit avec un incroyable sens du suspense, Enrique Serna écrit un roman d'amour fou où la morale des apparences s'effondre devant l'ouragan de la passion.


  • La production littéraire brésilienne dessine une mosaïque saisissante d'une réalité complexe. Il n'y a pas une littérature brésilienne mais des auteurs singuliers.

    Les 25 écrivains réunis dans ce recueil ont commencé ou consolidé leur carrière à partir des années 90. Ils représentent le Brésil de l'après-dictature, leurs histoires dressent le portrait de l'imaginaire d'un pays contradictoire et paradoxal, au moment où il émerge sur la scène internationale comme puissance politique et économique, et comme synonyme de corruption et de violence urbaine.
    - Introduction de Luiz Ruffato :
    Chico Buarque, On devrait interdire - traduit par Jacques Thiériot
    Ronaldo Correia de Brito, Un homme traversant des ponts - Traduit par Emilie Audigier
    Milton Hatoum, Barbara en hiver - Traduit par Michel Riaudel
    Critovao Tezza, Béatriz et la vieille dame - Traduit par Sébastien Roy
    Paulo Lins, Chronique de deux grandes amours - Traduit par Michel Riaudel
    Cintia Moscovich, Le toit et le violoniste - Traduit par Meei-huey Wang
    Marcal Aquino, Sept épitaphes pour une dame blanche - Traduit par Danielle Schramm
    Bernardo Carvalho, C'est juste une répétition - Traduit par Geneviève Leibrich
    Beatriz Bracher, Ce qui n'existe pas - Traduit par Danielle Schramm
    Luiz Ruffato, Milagres - Traduit par Danielle Schramm
    Patricia Melo, Je t'aime - Traduit par Sébastien Roy
    Adriana Lunardi, Conditions du temps - Traduit par Meei-huey Wang
    Paulo Scott, Amorce vers l'abîme - Traduit par Michel Riaudel
    Eliane Brum, La parasite - Traduit par Meei-huey Wang
    Adriana Lisaboa, Le succès - Traduit par Geneviève Leibrich
    José Luiz Passos, Les outsiders - Traduit par Danielle Schramm
    Michel Laub, Animaux - traduit par Dominique Nedellec
    Carola Saavedra, Coexistence - Traduit par Geneviève Leibrich
    Rogerio Pereira, Mains vides - Traduit par Meei-huey Wang
    Andrea Del Fuego, Francisco n'a pas conscience - Traduit par Meei-huey Wang
    Paloma Vidal, Ainsi va la vie - Traduit par Geneviève Leibrich
    Tatiana Salem Levy, Temps perdu - Traduit par Meei-huey Wang
    Daniel Galera, Laila - Traduit par Emilie Audigier
    Luisa Geisler, Seul requiem pour tant de souvenirs - Traduit par Michel Riaudel

  • Au cours d'une réunion mondaine, dans le milieu à la fois puissant et dérisoire des people romains, un spéculateur financier de haut vol demande au narrateur, contre salaire, un livre sur sa vie : « Tu dois me dire qui je suis. »
    « Siti a écrit le "grand roman" de notre époque, celui où convergent les flux souterrains qui animent la réalité - l'argent, le sexe et la vanité. » - M. Lodoli, La Repubblica

    Ce livre a obtenu à une écrasante majorité le PREMIO STREGA, plus important prix littéraire attribué en Italie.

    Jouant sur tous les registres, Walter Siti, l'un des plus grands écrivains italiens vivants, nous attache au destin de Tommaso, fils du petit peuple romain, obèse dans son adolescence, génie des mathématiques devenu bankster milliardaire à trente ans à peine, recruté par la mafia pour laver l'argent sale dans les eaux troubles de la spéculation financière. S'appuyant sur une connaissance approfondie des mécanismes et du jargon de l'économie numérisée, l'auteur nous fait découvrir comment la fameuse zone grise entre les mafias et la haute finance tend à devenir en fait la finance tout court.
    À travers une galerie de personnages complexes et attachants - dont l'auteur lui-même - nous sommes transportés au coeur de ces guerres quotidiennes dont les champs de bataille sont le sexe et l'argent.

  • Le noyau blanc

    Christoph Hein

    Rüdiger Stolzenburg a presque la soixantaine. Chargé de cours à l'université de Leipzig, il n'a aucune chance de voir sa carrière universitaire progresser - son champ de recherches, le librettiste et topographe Weiskern, n'intéresse personne, et de toute façon c'est le département tout entier qui est menacé.
    Sa vie privée n'est guère plus enthousiasmante, bien qu'il collectionne les femmes, jeunes, voire même très jeunes, et piétine allègrement l'amour de la seule femme qui tienne vraiment à lui. De plus le fisc vient de lui notifier un redressement d'impôts qu'il ne peut absolument pas payer.
    Rüdiger croit voir sa chance tourner quand une proposition lui parvient via Internet : un collectionneur cherche un acquéreur pour des manuscrits inédits et inconnus de Weiskern. Pris d'une passion furieuse pour ces textes, il remue ciel et terre pour trouver l'argent, et envisage même de se laisser acheter en échange d'un diplôme.

    Christoph Hein analyse à sa manière sobre et incisive la façon dont la chute du Mur et la réunification ont profondément modifié le cours de la vie des Allemands de l'Est.


    Son héros, naïf, mal à l'aise avec les règles d'une société dans laquelle chacun est en concurrence avec tous pour conquérir sa place au soleil, est l'éternel perdant de ce nouvel ordre du monde.

  • La démocratie a été rétablie au Chili et Fernando, jeune producteur à succès dans l'audiovisuel, progressiste, bien marié à une femme riche, pense à réaliser son grand rêve : tourner le scénario qu'il a écrit il y a des années. Mais il découvre brusquement que le gestionnaire de son entreprise l'escroque, ainsi que quelques autres personnes de son entourage, et s'est enfui à l'étranger.
    Le roman raconte la descente aux enfers de Fernando qui prend alors conscience de l'échec de son mariage, des énormes inégalités sociales du Chili, de la corruption politique qui y règne.
    L'auteur met en scène une allégorie du Chili des années 90, fait d'argent facile et de capitalisme sauvage, et raconte l'effondrement de ces illusions.
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    Ce roman, inspiré d'un fait divers qui a fait la une des quotidiens chiliens, est écrit dans un style vivant, à la fois proche et profond, avec des personnages inoubliables.


  • Une femme tombe du ciel et s'écrase sur la route devant Bartolomeu au moment où éclate une tempête tropicale et où sa maîtresse lui annonce qu'elle le quitte.

    Il décide de percer ce mystère alors que tout change autour de lui, il découvre que la morte, mannequin et ex-miss, avait fréquenté le lit d'hommes politiques et d'entrepreneurs, devenant ainsi gênante pour certains, et il comprend qu'il sera la prochaine victime.
    Il croise les chemins d'une chanteuse à succès, d'un trafiquant d'armes ambassadeur auprès du Vatican, d'un guérisseur ambitieux, d'un ex-démineur aveugle, d'un dandy nain, d'une prêtresse du candomblé adepte du mariage, d'un jeune peintre autiste, d'un ange noir ou de son ombre.
    Il explore la ville de Luanda en 2020, métaphore de la société angolaise où les traditions ancestrales cohabitent difficilement avec une modernité mal assimilée. Il s'enfonce dans la Termitière, gratte-ciel inachevé mais déjà en ruine où les riches vivent dans les étages tandis que les pauvres et les truands occupent les sous-sols.
    Il nous montre une ville en convulsion où l'insolite est toujours présent et intimement mêlé au prosaïque et au quotidien, où la réalité tend à être beaucoup plus invraisemblable que la fiction.
    Dans une prose magnifique cet amoureux des mots définit son pays comme une culture de l'excès, que ce soit dans la façon de s'amuser ou dans la façon de manifester ses sentiments ou sa souffrance.

  • Franklin Altman est parvenu à quitter l'Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale et a refait sa vie aux États-Unis. Après avoir changé de nom, il a su gagner une place honorable parmi les intellectuels new-yorkais.
    11 novembre 1968, cinquante ans après la signature de l'Armistice. Franklin prononce un discours à l'occasion de cette commémoration lorsqu'un ancien camarade de jeunesse se fait connaître à l'assistance, faisant ressurgir chez lui un pan entier de son passé.
    Il est évident que les deux hommes ont quelque chose en commun. Un secret peut-être... La lumière viendra-t-elle de ce manuscrit, laissé par cet ancien ami, dont le contenu aurait pu changer le cours de l'Histoire ?

  • Martin Rawlinson est anglais, il a 49 ans. Il travaille pour la police de Trinidad et espère que l'essai sera concluant, car il espère bien changer de vie et s'installer définitivement sur l'île avec une belle trinadienne de 28 ans, Safiya. Son seul problème réside en une question : comment annoncer cela à sa femme, Miriam, et sa fille Gloria, restées en Angleterre ?
    Mais justement, elles viennent le rejoindre pour quelques semaines de vacances, histoire de combler le fossé qui entre eux semble s'être creusé. Il loue pour l'occasion une villa luxueuse à Tobago donnant sur une plage de rêve. Miriam est pleine d'espoir... mais le vent va bientôt tourner.
    Dans ce cadre paradisiaque, c'est la tragédie qui va frapper : un soir surgit de nulle part une bande de garçons... Gloria est violée, Miriam molestée et Martin roué de coups.
    Martin découvre bien vite que la police indigène est corrompue jusqu'à l'os, que les hôpitaux menacent ruine, que tout ici va à vau-l'eau et que le danger est partout. Et que le paradis n'a jamais autant ressemblé à l'enfer.
    Comme dans son roman précédent, Black Rock, prix du Premier roman étranger, Amanda Smyth mêle avec talent sensualité, violence et suspens pour nous montrer, petite touche par petite touche, combien l'enfer est proche du paradis.
    Amanda Smyth est née en Irlande, d'un père irlandais et d'une mère originaire de Trinidad. Si elle grandit dans le Yorkshire en Angleterre, son enfance sera émaillée de séjours plus ou moins prolongés à Trinidad. Salué par la critique anglo-saxonne, son premier roman, Black Rock, reçut un Art Council Grant.


  • « Et je n'arrivais pas à m'habituer à vivre mort. »

    Brito a émigré clandestinement dans une ville qu'il ne connaît pas et dont il ignore la langue. Un dimanche après-midi, à la suite d'un incident dans le métro, après avoir fait du lèche-vitrine avec sa femme et son fils, il se perd et ne retrouve plus le chemin de sa maison. Le retour chez lui s'avère impossible.
    Après une nuit d'errance dans la ville, où il ne rencontre que des étrangers qui ne parlent pas sa langue, il se rend compte que s'il ne demande pas de l'aide il se perdra pour toujours, mais que s'il le fait il détruit tout son rêve d'une vie nouvelle. En moins de 24 heures l'auteur explore ce que signifie vivre en ayant l'impression d'être immigré à l'intérieur de soi-même, ce qui s'avère plus difficile que l'exil.
    « Une lecture sublime : un Portugais qui écrit des livres comme Almodóvar fait des films. » - Néon (Allemagne)

  • Un jour écrasant de la saison sèche, un homme vêtu d'un costume trois pièces descend d'un bus dans la grand-rue de la ville frontalière de Wologizi.

    L'étranger, William Soko Mawolo, arrive de Monrovia pour mener une enquête secrète sur la disparition du chef coutumier.

    Dès la première nuit, il est harcelé par des bruits infernaux et inexplicables qu'il semble être le seul à entendre. Il est dérouté par l'attitude des gens de Wologizi qui l'aident et l'égarent à la fois : le vieux Kapu, le nouveau chef, ses femmes, en particulier la plus autoritaire Hawah Lombeh qui se glisse dans son lit, le caporal Gamla, chef de la police, ou Seleh le menuisier, amant de Makemeh la belle et insaisissable fille du chef disparu, qui l'attire et le repousse.
    Mawolo enquête difficilement dans une atmosphère étouffante, découvrant l'usage du pouvoir dans un pays corrompu, ainsi que les interactions entre le visible et l'invisible dans une société rythmée par les mystères de l'initiation.

    Plus il s'approche de la vérité, plus le monde devient inquiétant, plus il se sent en danger.

  • En 1971, à Medellín, un riche homme d'affaires est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande, il avait fait construire au centre d'un vaste parc tropical un pastiche de château fort. Il y vivait à l'abri du monde en écoutant Wagner entouré de sa femme et de sa fille, Isolda. Fuyant l'atmosphère oppressante de la demeure, l'adolescente trompe sa solitude dans le parc. Elle y évolue dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois, mais aussi sous l'oeil fasciné de Mono et des gamins des quartiers pauvres.
    La police quadrille la ville sans succès, les négociations de la rançon piétinent. Mono est l'un des ravisseurs, et des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc.
    S'inspirant de faits et de personnages réels (l'un des complices de Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la violence et du trafic de drogue, Jorge Franco construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, chronique d'un crime et histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage.

    Un roman fantastique à mi-chemin entre les frères Grimm et les frères Cohen.


    PRIX ALFAGUARA 2014




    "Un roman d'une rare perfection, où il n'y a pas un seul trait malvenu ni une phrase en trop ou qui manque." Ernesto Ayala-Dip, El País

    "Voici l'un des auteurs colombiens auxquels j'aimerais passer le flambeau." Gabriel García Márquez

  • En cet automne 1989, le cyclone qui menace La Havane perturbe l'inspecteur Mario Conde au moins autant que la découverte de la corruption qui régnait parmi ses collègues du commissariat et la mise à la retraite de son chef.
    Il pense à démissionner mais accepte de mener une dernière enquête sur un assassinat: le meurtre horrible et quasi rituel d'un ancien responsable de l'économie cubaine exilé et de retour avec un passeport américain. Il fouille le passé et plonge dans l'époque des confiscations, nationalisations et magouilles que la situation a permises.

    Désabusé, il dévoile surtout le malaise d'une génération de trentenaires qui n'a connu que le revers de la médaille révolutionnaire.

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