Métailié

  • Un tueur sur mesure Nouv.

    Un tueur sur mesure

    Sam Millar

    Braquer une banque à Belfast le jour d'Halloween déguisés en loups semblait être une bonne idée. Se rendre compte que le coffre avait été vidé avant leur arrivée, un peu moins. Mais voler une mallette à un client de la banque qui leur avait gentiment suggéré d'aller se faire voir, c'était signer leur arrêt de mort.
    À Belfast, on sait qu'il faut être fou pour ne pas perdre la tête, et qu'il ne faut pas s'attaquer à ceux qui ont « l'Alzheimer irlandais » : ceux qui oublient tout sauf la vengeance. Une course-poursuite en enfer entre braqueurs, ex-taulards, flics pourris, petites frappes, tueurs à gages et... la redoutable Fraternité pour la liberté irlandaise !

    Des règlements de comptes, du suspense, de la violence et un humour très noir.

  • La vague arrêtée Nouv.

    Magdalena a quitté le Venezuela pour Madrid, elle est devenue une enquêtrice réputée, tout va bien pour elle, à l'exception d'un amant envahissant et indiscret.
    On lui propose une nouvelle affaire : un homme politique madrilène lui demande de retrouver sa fille et de la lui ramener, elle aurait été enlevée et retenue à Caracas.
    Magdalena est sûre de ses compétences et elle a une arme secrète : des dons que lui a accordés María Lionza, la déesse guerrière vénézuélienne, bref elle est un peu sorcière et a des intuitions salvatrices.
    Mais rien ne va se passer comme prévu, sa magie est intermittente et Caracas, la ville la plus dangereuse du monde, a beaucoup changé. De surprise en surprise, nous allons nous plonger dans une ville en crise et être confrontés à sa faune dangereuse.

    Un thriller palpitant avec une détective unique en son genre.

  • Au début des années 90 à San Salvador, Olga María Trabanino est froidement assassinée d'une balle dans la tête. Qui peut donc avoir voulu la mort de cette jeune femme apparemment sans histoires ?
    Au fil de l'enquête, sa meilleure amie, Laura, cancanière, hystérique et jalouse, découvre incrédule tout ce qu'elle lui avait caché : son passé, ses fréquentations, ses vices... Le portrait qui se dessine alors est celui de la bourgeoisie tout entière, qui abrite ses turpitudes et sa corruption sous le masque impavide de la respectabilité. Le jour où l'assassin s'évade de prison, elle voit le piège se refermer sur elle.
    Avec cette intrigue menée d'une plume haletante, l'auteur poursuit sa radiographie au vitriol de la société latino-américaine, gangrenée par les luttes politiques et le trafic de drogue. Sex and the City vu par Thomas Bernhard.

  • Une affaire italienne

    Carlo Lucarelli

    Pendant le fascisme, le commissaire De Luca était le meilleur flic d'Italie. Avec la guerre froide et l'arrivée de la frivolité médiatique, les homicides deviennent de plus en plus étranges et on lui demande de devenir un nouveau type de policier. Dans une Bologne sous la neige, quelques jours avant Noël 1953, la très belle épouse d'un professeur universitaire est retrouvée noyée dans une baignoire. Pour découvrir ce qui s'est passé, la police a besoin d'un vrai limier et fait appel au commissaire De Luca, policier de renom pendant la période fasciste et qui avait été mis sur la touche depuis cinq ans. Mais malgré les pistes, les traces et les indices qui s'offrent à De Luca, rien n'est ce qu'il paraît. Épaulé par un jeune policier censé l'aider (ou l'espionner), séduit par une très jeune chanteuse de jazz avec un passé de partisane, le commissaire se retrouve au milieu d'une affaire ambiguë et dangereuse qui l'obligera à s'immiscer dans les coulisses des guerres politiques et du milieu musical et mondain de la ville.
    Avec son talent pour construire des intrigues convaincantes et ses solides connaissances historiques, Carlo Lucarelli écrit un récit au charme puissant dans l'Italie de l'après-guerre, entre frivolités du festival de San Remo et violences sourdes de la guerre froide. Le retour d'un personnage littéraire qui a fait le succès de Lucarelli, best-seller en Italie.


  • Mario Conde a quitté la police.

    Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger.
    Ce jour d'été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu'il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l'envoûtera par-delà les années et l'amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres.

  • 13 jours, c'est le délai que sa dernière petite amie, banquière recherchée par la police, a donné à Einar pour la rejoindre à l'étranger.
    13 jours, c'est le temps qu'il va lui falloir pour décider s'il veut accepter la direction du grand journal dans lequel il a toujours travaillé.
    13 jours, c'est le temps qui sera nécessaire pour trouver qui a tué la lycéenne dont le corps profané a été retrouvé dans le parc. Quelque chose dans son visage rappelle à Einar sa propre fille, Gunnsa, quand elle était un peu plus jeune et encore innocente.
    Mais aujourd'hui Gunnsa est devenue photographe et travaille dans le même journal que son père elle s'intéresse de près à ces adolescents paumés et ultra connectés qui fuguent ou disparaissent, elle a plus de ressources et d'audace pour faire avancer l'enquête - et moins de désillusions.
    Arni Thorarinsson a écrit un thriller haletant situé dans l'Islande actuelle qui décrit avec sensibilité le monde troublant et troublé des adolescents, et la corruption qui affleure à la surface de cette société.

  • Surnom : Robocop
    État de service : sergent dans le corps d'élite du bataillon Aca-huapa.
    Démobilisé à la fin de la guerre civile en 1991 après les accords de paix au Salvador. Juan Alberto García, ancien d'un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. La guerre est terminée sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les ténèbres de cette société opaque, et Robocop, qui ne connaît d'autre métier que celui de tuer, devient l'homme de main de diverses factions rivales. Acide et haletante confession d'un homme sans âme pris dans l'engrenage d'un système corrompu.

    Avec L'homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié et avec un humour noir cruel les convulsions d'une société pourrie par la guerre et les injustices.

  • Tous les soirs au Tram 83 on voit débouler les étudiants en grève et les creuseurs en mal de sexe, les canetons aguicheurs, les touristes de première classe et les aides-serveuses, les biscottes et les demoiselles d'Avignon, la diva des chemins de fer et Mortel Combat, bref, toute la Ville-Pays prête à en découdre sur des musiques inouïes, réunie là dans l'espoir de voir le monde comme il va et comme il pourrait dégénérer.
    Lucien, tout juste débarqué de l'Arrière-Pays pour échapper aux diverses polices politiques, s'accroche à son stylo au milieu du tumulte et se retrouve sans s'en rendre compte coincé dans une mine de diamants, en garde à vue, ou dans le lit d'une fille aux seins-grosses-tomates. Il émeut ces dames ! Pendant ce temps, Requiem, magouilleur en diable, ex-pote du susnommé, et Malingeau, éditeur et amateur de chair fraîche, se disputent allègrement les foules.
    Car dans la Ville-Pays, n'en déplaise au ridicule Général dissident, il n'y a qu'une chose qui compte : régner sur le Tram 83 et s'attirer les bonnes grâces de ce peuple turbulent et menteur, toujours au bord de l'émeute.
    Premier roman éminemment poétique et nerveux, Tram 83 est une incroyable plongée dans la langue et l'énergie d'un pays réinventé, un raz-de-marée halluciné et drôle où dans chaque phrase cogne une féroce envie de vivre. Bienvenue ailleurs.

  • Après dix-huit ans d'exil au Canada, Edgardo Vega revient au Salvador pour l'enterrement de sa mère. Ici, tout le révulse, la bière, les moustiques, la politique, la corruption, sa famille...
    Face à son vieil ami Moya, il s'en prend avec fureur à son pays gangrené par la cupidité et l'étroitesse d'esprit.

    Un livre culte.

  • Une source d'eau douce, ou une fuite intarissable, s'est ouverte au premier étage d'un vieil immeuble du centre de Luanda. Les habitants s'y retrouvent pour un moment de conversation et de repos.
    Ce sont des gens simples qui partagent leurs vies et leurs souvenirs, ce sont des personnages surprenants et complexes qui ont des désirs, des rêves, des peines.
    Ils racontent leurs histoires, la guerre, et pensent à l'avenir.
    Il y a Odonato qui a la nostalgie de la Luanda d'autrefois, il a cessé de manger pour laisser la nourriture à ses enfants et est en train de devenir transparent.
    Il y a Amarelinha sa fille, la brodeuse de perles, qu'aimerait approcher le jeune MarchandDeCoquillages, toujours accompagné du bruit de son sac de marchandise et de l'Aveugle qui le suit.
    Il y a MariaComForça, qui vend du poisson grillé, et son mari le débrouillard qui monte une salle de cinéma sur le toit de l'immeuble.
    Le Facteur qui distribue ses lettres de protestation et réclame une mobylette à tous les représentants d'une autorité quelconque. Et Paizinho, le jeune garçon qui cherche à la télévision sa mère dont il a été séparé par la guerre.
    L'immeuble abrite aussi des journalistes, des chercheurs, des contrôleurs, tous intéressés par les richesses naturelles du pays et le développement de la grande ville africaine : pétrole ou eau potable, corruption ou bien public.
    Toutes ces histoires tissent la toile de fond d'une Angola en cours de transition brutale entre sa culture traditionnelle et la modernité. L'écriture d'Ondjaki, entre ironie tranquille et critique intelligente, imagination poétique et habileté narrative, emporte le lecteur séduit dans cette aventure.

  • Carlo Bonini et Giancarlo De Cataldo poursuivent le bouillonnant feuilleton sur les dessous de Rome : Samouraï, le chef des mafias de la capitale, est en prison, peut-être pour toujours.
    Sebastiano, son représentant, tente de maintenir son emprise sur les différentes bandes, Siciliens, Calabrais, Napolitains et Gitans, qui mettent la ville en coupe réglée.
    L'annonce par le pape François d'un nouveau Jubilé qui va attirer des millions de pèlerins et relancer des travaux publics aiguise les appétits et Fabio, l'étoile montante du trafic de drogue, commence à remettre en cause la suprématie des chefs du moment.
    Martin Giardino, le nouveau maire de Rome, veut quant à lui nettoyer les écuries d'Augias.
    Les coups bas et les violences des truands sont peu de choses à côté des manigances à l'oeuvre dans les coulisses du Capitole, où sévissent les vieux ripoux représentant les intérêts des constructeurs.
    Coincé entre des politiciens honnêtes et des mafieux turbulents, Sebastiano déclenche une opération d'obstruction apocalyptique, et bientôt Rome brûle !
    Un récit qui opère aujourd'hui quasiment en temps réel (quiconque suit l'actualité de la capitale italienne reconnaîtra sans mal la plupart des protagonistes), et que les auteurs réussissent par leur talent à transformer en oeuvre d'art.

    « Une fable noire sans pitié dont on voudrait se réveiller comme d'un cauchemar. Mais, souvent, la réalité dépasse la fiction. » M. Serri, La Stampa

  • La vie est difficile quand on est alcoolique "en pause" et journaliste exilé, pour mauvais esprit, dans le nord de l'Islande.
    Pourtant, il se passe des choses dans ce grand nulle part bouleversé par la mondialisation et l'arrivée des émigrés. Un petit chien disparaît, une vieille dame téléphone pour dire que la mort accidentelle de sa fille arrange bien les affaires de son gendre. Des adolescents se suicident. Un reportage sur la troupe de théâtre du lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec tant de conviction le rôle principal disparaît...
    Pour échapper aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour contredire l'ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis la capitale, Einar enquête sur cette microsociété gangrénée par la corruption, la drogue et la "politique des cousins". Il étudie le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières.

    Un roman noir plein d'humour, de vivacité et de suspense.

    Arni Thorarinsson est né en 1950 à Reykjavik, où il vit actuellement. Après un diplôme de littérature comparée à l'université de Norwich en Angleterre, il travaille pour différents grands journaux islandais. Il participe à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavik de 1989 à 1991. Ses romans sont traduits en Allemagne et au Danemark.
    Il est l'auteur du Temps de la sorcière, Le dresseur d'insectes et Le Septième fils, tous publiés aux Editions Métailié.


  • Lucía et Ramón décident de passer le 1er de l'an à Vienne.

    Dans la salle d'embarquement de l'aéroport, Ramón se rend aux toilettes et disparaît. Après avoir demandé l'aide de la police, Lucía entreprend une enquête personnelle avec l'aide de deux de ses voisins : Adrian, un jeune homme de 20 ans, et Fortuna, un vieil anarchiste octogénaire, ancien torero et compagnon de Durruti pendant la guerre d'Espagne. Ils affrontent une étrange organisation terroriste et découvrent que tout est compliqué.
    Lucía essaie d'élucider le mystère de la disparition d'un mari auquel elle se rend compte qu'elle ne tient plus, mais aussi du sens qu'elle veut donner à sa vie. Ce beau roman, prenant, bien construit et plein d'humour et d'émotion, raconte à trois voix le passage de la jeunesse à la maturité, cette frontière de la quarantaine où notre univers se réorganise et où nous croyons pouvoir déchiffrer l'énigme que nous sommes pour nous-mêmes.
    Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle est collaboratrice à El País et est l'auteur de 8 romans, dont Le Territoire des Barbares et La Folle du logis.
    La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires.

  • On pourrait penser que la postière, sourde et sans le sou, tuée à Akureyri, et le capitaliste, nouveau Viking de Reykjavik, à la tête d'un portefeuille de millions en créances, n'ont aucun rapport l'une avec l'autre. Et pourtant le destin fait se croiser leurs chemins lorsque, malgré l'opposition de la police, Einar enquête pour son journal sur la disparition d'une petite fille.
    Einar, ironique et tendre, a rarement été confronté à un crime aussi complexe. Rien ne s'est passé comme on pourrait s'y attendre. Portrait caustique et désabusé de l'Islande contemporaine, ce roman décrit l'évolution rapide des mours et la corruption des âmes. Le surprenant retournement final est dérangeant dans sa description de l'innocence perdue et de l'irréversibilité des évolutions de société.
    L'intrigue resserrée et bien menée entraîne le lecteur fasciné aux côtés de cet enquêteur à la fois nonchalant et lucide.
    Un roman passionnant, éclairant et terrifiant.
    Arni Thorarinsson est né en 1950 à Reykjavik, où il vit actuellement. Après un diplôme de littérature comparée à l'université de Norwich en Angleterre, il travaille pour différents grands journaux islandais. Il participe à des jurys de festivals internationaux de cinéma et a été organisateur du Festival de cinéma de Reykjavik de 1989 à 1991. Ses romans sont traduits en Allemagne et au Danemark.
    Il est l'auteur du Temps de la sorcière, Le dresseur d'insectes et Le Septième fils, tous publiés aux Editions Métailié.

  • Arrivederci amore

    Massimo Carlotto

    Giorgio, ex-militant d'extrême gauche, a trahi tous ses anciens camarades pour échapper à la prison et profite de son charme pour séduire les femmes et les voler.
    Il découvre le goût du crime en essayant de se refaire une virginité politique qui lui permette de rentrer dans la bonne société nantie.
    « Excitant, fortissime, cet amore se boit comme une grappa, goût amer mais diablement bon. [...] Ce sale type, on adore le détester. » - Brigitte Hernandez, Le Point


  • Un autre roman de Carlotto dont on ne sort pas indemne.

    À une semaine de son mariage avec Francesco, la belle et brillante Giovana est assassinée par son amant et le crime maquillé en suicide.
    Peu à peu nous découvrons avec les enquêteurs le fonctionnement d'une caste d'industriels, fer de lance du développement d'une des régions les plus riches et les plus dynamiques de l'Italie, le Nord-Est : la Padanie.
    À travers les personnages de l'avocat incorruptible, père du futur époux, de l'impitoyable femme d'affaires d'origine populaire, de la bigote, des notables qui n'hésitent pas à détruire et saccager le territoire sur lequel ils vivent pour gagner toujours plus, les auteurs nous révèlent l'illégalité diffuse qui a permis l'accumulation de tant de richesses et l'installation d'un système économique implacable sur un territoire riche et complexe, en proie à une crise qui le pousse à délocaliser son industrie vers la Chine et la Roumanie.

    Comme toujours chez Carlotto l'intrigue se fonde sur des faits avérés.

    Nous suivons des enquêteurs très différents : le carabinier sans illusions, la meilleure amie de la morte, têtue et idéaliste et Francesco, le fiancé, rejeton d'une grande famille, avocat promis à un brillant avenir qui devra affronter son milieu et évoluer entre vérité et normalité.
    Massimo Carlotto est né à Padoue en 1956 et vit à Cagliari. Il collabore à divers journaux et est l'auteur de nombreux romans, dont six sont déjà traduits en France : La Vérité de l'Alligator, En fuite, Arrivederci amore, Le Maître des noeuds, Rien, plus rien au monde et L'Immense Obscurité de la mort. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma.
    Marco Videtta est né à Naples en 1956, il vit actuellement à Rome. Il est l'auteur d'essais sur la littérature et le cinéma. Il travaille comme scénariste de cinéma et producteur et auteur de fictions pour la télévision. Padana City est son premier roman.

  • L'inspecteur Dolores Morales, ancien guérillero, n'a pas fait fortune comme beaucoup de ses camarades au moment où la révolution s'est convertie au capitalisme triomphant. Il est devenu détective privé, spécialisé bien malgré lui dans les affaires conjugales.
    Avec l'aide de Sofia, ex-femme de ménage dotée d'une morale révolutionnaire intraitable, renforcée par l'Église évangélique, et du fantôme de Lord Dixon, un ami tombé sous les balles, il est chargé de retrouver une très jeune fille à la demande de son beau-père, un homme d'affaires tout-puissant.
    Mais celui-ci n'a aucune envie de le voir réussir et ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues. Et la jeune fille terrifiée se cache.
    Insensible à la corruption morale et financière, l'inspecteur devra plonger dans les bas-fonds de Managua, il y rencontrera des personnages hauts en couleur, d'anciens camarades de lutte devenus clochards, une religieuse laïque et combattive, et même un charognard de compagnie.

    Cette aventure nous révèle ce qu'Ortega a fait du Nicaragua. Sergio Ramírez utilise avec brio un humour sans pitié et un désespoir compréhensible.

    "Une dénonciation explicite de la corruption comme soutien du régime." - El País
    "Un style agile et puissant, où brillent l'ironie et une extraordinaire maîtrise du dialogue, et où Sergio Ramírez démontre tout ce que peut le roman noir." - El Imparcial


  • La production littéraire brésilienne dessine une mosaïque saisissante d'une réalité complexe. Il n'y a pas une littérature brésilienne mais des auteurs singuliers.

    Les 25 écrivains réunis dans ce recueil ont commencé ou consolidé leur carrière à partir des années 90. Ils représentent le Brésil de l'après-dictature, leurs histoires dressent le portrait de l'imaginaire d'un pays contradictoire et paradoxal, au moment où il émerge sur la scène internationale comme puissance politique et économique, et comme synonyme de corruption et de violence urbaine.
    - Introduction de Luiz Ruffato :
    Chico Buarque, On devrait interdire - traduit par Jacques Thiériot
    Ronaldo Correia de Brito, Un homme traversant des ponts - Traduit par Emilie Audigier
    Milton Hatoum, Barbara en hiver - Traduit par Michel Riaudel
    Critovao Tezza, Béatriz et la vieille dame - Traduit par Sébastien Roy
    Paulo Lins, Chronique de deux grandes amours - Traduit par Michel Riaudel
    Cintia Moscovich, Le toit et le violoniste - Traduit par Meei-huey Wang
    Marcal Aquino, Sept épitaphes pour une dame blanche - Traduit par Danielle Schramm
    Bernardo Carvalho, C'est juste une répétition - Traduit par Geneviève Leibrich
    Beatriz Bracher, Ce qui n'existe pas - Traduit par Danielle Schramm
    Luiz Ruffato, Milagres - Traduit par Danielle Schramm
    Patricia Melo, Je t'aime - Traduit par Sébastien Roy
    Adriana Lunardi, Conditions du temps - Traduit par Meei-huey Wang
    Paulo Scott, Amorce vers l'abîme - Traduit par Michel Riaudel
    Eliane Brum, La parasite - Traduit par Meei-huey Wang
    Adriana Lisaboa, Le succès - Traduit par Geneviève Leibrich
    José Luiz Passos, Les outsiders - Traduit par Danielle Schramm
    Michel Laub, Animaux - traduit par Dominique Nedellec
    Carola Saavedra, Coexistence - Traduit par Geneviève Leibrich
    Rogerio Pereira, Mains vides - Traduit par Meei-huey Wang
    Andrea Del Fuego, Francisco n'a pas conscience - Traduit par Meei-huey Wang
    Paloma Vidal, Ainsi va la vie - Traduit par Geneviève Leibrich
    Tatiana Salem Levy, Temps perdu - Traduit par Meei-huey Wang
    Daniel Galera, Laila - Traduit par Emilie Audigier
    Luisa Geisler, Seul requiem pour tant de souvenirs - Traduit par Michel Riaudel


  • La ville de Cuernavaca est une poudrière dont tous les niveaux ont été infiltrés par les narcotrafiquants.

    La vie quotidienne est ponctuée par les échanges de coups de feu, la découverte de cadavres décapités, les cartels se disputent la place. Comment un homme disposé à défendre ses convictions jusqu'au bout, à mettre en pratique ses idéaux de légalité et de justice, peut-il se battre sur ce terrain miné ?
    Jesús a su, malgré la corruption ambiante, se tenir à l'écart des factions qui utilisent le pouvoir à des fins personnelles. Et il pense qu'il peut accéder à la mairie.
    Il va se retrouver dos au mur, pris entre les pouvoirs institutionnels et le crime organisé : menaces de mort, tentatives de corruption, scandales médiatiques, enlèvements, vengeances sanglantes...
    Mais dans le même temps il découvre l'amour de sa vie, un amour interdit et scandaleux, fatal pour la réputation d'un homme politique.
    Avec un humour ravageur, cruel comme la réalité qu'il décrit avec un incroyable sens du suspense, Enrique Serna écrit un roman d'amour fou où la morale des apparences s'effondre devant l'ouragan de la passion.


  • La vie est un match de boxe, tendance lucha libre.
    À Caracas aujourd'hui il faut aussi survivre aux balles perdues et aux pénuries chroniques.

    Donizetti, fonctionnaire ordinaire, bonhomme et maladroit, chargé de convoyer de mystérieuses valises à travers le monde, veut juste gagner de quoi faire vivre ses deux familles, dont un fils taiseux et une ex-femme qui fait des fleurs en porcelaine.
    Mais à force de prendre des coups sans trop savoir d'où ils viennent, on finit par s'énerver.
    Avec Manuel, ami d'enfance, fan de boxe, qui survit en travaillant dans le magasin de chaussures de ses parents, ils vont tenter de prendre une revanche éclatante et définitive sur tous les profiteurs corrompus, les espions cubains et les mafias russes, la seule façon, peut-être, de survivre au marasme.
    Oscillant sans cesse entre le roman noir et l'épopée kafkaïenne, Méndez Guédez nous plonge avec ses deux losers magnifiques dans un monde où la réalité est toujours plus délirante que n'importe quelle fiction. C'est drôle, tragique, et terriblement littéraire.

  • Au cours d'une réunion mondaine, dans le milieu à la fois puissant et dérisoire des people romains, un spéculateur financier de haut vol demande au narrateur, contre salaire, un livre sur sa vie : « Tu dois me dire qui je suis. »
    « Siti a écrit le "grand roman" de notre époque, celui où convergent les flux souterrains qui animent la réalité - l'argent, le sexe et la vanité. » - M. Lodoli, La Repubblica

    Ce livre a obtenu à une écrasante majorité le PREMIO STREGA, plus important prix littéraire attribué en Italie.

    Jouant sur tous les registres, Walter Siti, l'un des plus grands écrivains italiens vivants, nous attache au destin de Tommaso, fils du petit peuple romain, obèse dans son adolescence, génie des mathématiques devenu bankster milliardaire à trente ans à peine, recruté par la mafia pour laver l'argent sale dans les eaux troubles de la spéculation financière. S'appuyant sur une connaissance approfondie des mécanismes et du jargon de l'économie numérisée, l'auteur nous fait découvrir comment la fameuse zone grise entre les mafias et la haute finance tend à devenir en fait la finance tout court.
    À travers une galerie de personnages complexes et attachants - dont l'auteur lui-même - nous sommes transportés au coeur de ces guerres quotidiennes dont les champs de bataille sont le sexe et l'argent.


  • « Et je n'arrivais pas à m'habituer à vivre mort. »

    Brito a émigré clandestinement dans une ville qu'il ne connaît pas et dont il ignore la langue. Un dimanche après-midi, à la suite d'un incident dans le métro, après avoir fait du lèche-vitrine avec sa femme et son fils, il se perd et ne retrouve plus le chemin de sa maison. Le retour chez lui s'avère impossible.
    Après une nuit d'errance dans la ville, où il ne rencontre que des étrangers qui ne parlent pas sa langue, il se rend compte que s'il ne demande pas de l'aide il se perdra pour toujours, mais que s'il le fait il détruit tout son rêve d'une vie nouvelle. En moins de 24 heures l'auteur explore ce que signifie vivre en ayant l'impression d'être immigré à l'intérieur de soi-même, ce qui s'avère plus difficile que l'exil.
    « Une lecture sublime : un Portugais qui écrit des livres comme Almodóvar fait des films. » - Néon (Allemagne)


  • Heredia, le détective privé des quartiers populaires de Santiago, vient de se décider à mettre fin à sa solitude de célibataire : il va enfin se marier - à reculons.

    C'est alors qu'Alfredo, son ami avocat, est retrouvé mort. Depuis peu, il avait été engagé par les habitants d'un village du nord du Chili, aux prises avec une exploitation minière polluante bien décidée à exproprier tout le monde.
    Entouré de ses complices de toujours, Simenon, son chat et confident, Anselmo, le kiosquier turfiste, et la commissaire Doris qui aimerait tant trouver une place auprès de lui, Heredia découvre l'ampleur des problèmes environnementaux au Chili, et leurs dénouements souvent tragiques : soif de lucre des entreprises, contamination des sols, indulgence coupable des autorités, spoliation des paysans.
    Heredia, c'est l'âme nostalgique d'un Santiago qui n'existe plus, les rêves brisés d'une génération sacrifiée, mais c'est aussi l'histoire chilienne revue et corrigée par un justicier mélancolique et intègre. Et toujours aussi allergique aux ordinateurs...

  • La démocratie a été rétablie au Chili et Fernando, jeune producteur à succès dans l'audiovisuel, progressiste, bien marié à une femme riche, pense à réaliser son grand rêve : tourner le scénario qu'il a écrit il y a des années. Mais il découvre brusquement que le gestionnaire de son entreprise l'escroque, ainsi que quelques autres personnes de son entourage, et s'est enfui à l'étranger.
    Le roman raconte la descente aux enfers de Fernando qui prend alors conscience de l'échec de son mariage, des énormes inégalités sociales du Chili, de la corruption politique qui y règne.
    L'auteur met en scène une allégorie du Chili des années 90, fait d'argent facile et de capitalisme sauvage, et raconte l'effondrement de ces illusions.
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    Ce roman, inspiré d'un fait divers qui a fait la une des quotidiens chiliens, est écrit dans un style vivant, à la fois proche et profond, avec des personnages inoubliables.

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