• Curiosity est seul sur Mars. Voilà des années que le robot de la Nasa travaille dans le froid, le rouge et la poussière. Mais Curiosity n'est pas un rover comme les autres. Il a besoin de se faire des amis et de parler à Dieu, cet être étrange qui vit sur Terre et qui, chaque matin, lui donne du travail.
    En proie à la solitude, Curiosity s'accroche à une conviction : une mission particulière l'attend. Un matin pourtant, il comprend que sa mort est programmée. Le doute l'envahit. À quoi bon avoir vécu, si on est privé de destin ? Désespéré, il commence à écrire son testament. Les trois nuits suivantes seront pleines de révélations.
    Dans ce testament tendre et extraterrestre, Sophie Divry interroge notre solitude, notre humanité et le désir de transcendance.
    Suivi d'une nouvelle inédite L'Agrandirox.
    Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier et vit actuellement à Lyon. Son premier roman, La Cote 400 (Les Allusifs, 2010 ; 10/18, 2013) a été traduit en cinq langues. Chez Notabilia, elle publie Journal d'un recommencement en 2013, puis La Condition pavillonnaire en 2014, qui reçoit la mention spéciale du Prix Wepler. Il sera suivi de Quand le diable sortit de la salle de bain (2015 ; J'ai Lu, 2017) et d'un essai : Rouvrir le roman (2017 ; J'ai Lu, 2018). Trois fois la fin du monde est son cinquième roman. Sophie Divry est également chroniqueuse dans l'émission « Des papous dans la tête » sur France Culture.

  • La baie vitrée

    Yvon Le Men

    Les poèmes de La baie vitrée sont nés d'une catastrophe quasi planétaire et de ses minuscules répercussions intimes. À la mi-mars, comme plus de trois milliards d'individus, Yvon Le Men se trouve confiné à son domicile. Il est enfermé au milieu de ses livres, à l'écoute des mauvaises nouvelles du monde et des chants d'oiseau qui l'apaisent. Seul et relié aux autres. Assigné à résidence, avec nulle part où aller sauf à l'intérieur de soi. Des poèmes naissent de ce quotidien empêché. Les mots du poète découpent alors des morceaux de ciel pour les oiseaux en cage. Ils ouvrent portes et fenêtres, conjurent l'absence et invitent des hôtes essentiels à sa table de silence. Avec La baie vitrée, le poète a écrit « le livre des oreilles et des yeux » qui manquait à son oeuvre. Un ouvrage essentiel.

    Né à Tréguier en 1953, installé à Lannion, Yvon Le Men est la figure de proue de la poésie aujourd'hui écrite en Bretagne. Depuis son premier livre, Vie (1974), écrire et dire sont les seuls métiers de ce poète qui fait partager sa passion au plus grand nombre dans des spectacles ou au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo. En 2019, il a obtenu le Goncourt de la poésie pour Un cri fendu en mille, dernier volume de la trilogie Les continents sont des radeaux perdus publiée par Bruno Doucey.

  • L'épidémie du coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Vulnérables physiquement et exposés publiquement, quand ils sont totalement à la rue, ils subissent souvent des niveaux élevés d'exiguïté et de promiscuité quand ils sont dans les centres d'hébergement. Pour Julien Damon se posent alors la question de l'ajustement des services, mais aussi des problèmes plus fondamentaux comme celui du consentement au confinement.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a récemment publié, chez le même éditeur, Qui dort dehors ?

  • « En ce moment, il y a tellement de médecins sur les plateaux de télévision que lorsque l'on fait le 15, on tombe directement sur le standard de BFMTV. »
    « Je ne serre plus les mains, contentez-vous de vous prosterner devant moi, cela suffira. »
    « Réveillez-moi dans deux ans, quand toute cette connerie sera terminée. »
    « Chérie, Macron parle ce soir dans le journal de 20 heures. Je serais toi, je me précipiterais chez le coiffeur. »
    « Avec cette histoire de couvre-feu à 21 heures, il va falloir dormir avec son plan cul ou son rencard Tinder. Bonjour les réveils difficiles ! »
    « Cette année est tellement merdique qu'on ne compte pas en semaines mais en étapes. »

    Biographies des auteurs :
    François Jouffa, homme de radio, ethnomusicologue et cinéaste,aime raconter des blagues.
    Frédéric Pouhier, auteur de one-man-show et homme de radio, a aussi écrit de nombreux livres d'humour.

  • " Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas garder leur chambre " : quand, méditant le confinement, l'immense journaliste qui a réinventé et réenchanté la religion dans la presse s'empare de la formule de Pascal, cela donne le plus formidable des livres de sagesse ouverte à tous. Un guide pour réapprendre à respirer après la crise.
    Que reste-t-il de la vie profonde quand l'emporte l'instinct de survie ? Comment réapprendre à respirer après la crise ? Qu'est-ce, d'ailleurs, qu'une catastrophe ?
    Impasses de la science et impuissances du politique, clashs culturels et conflits militaires, dérèglements climatiques et désastres épidémiques : à l'heure de l'épuisement des philosophies et de la fatigue des démocraties, que nous disent nos sources spirituelles et intellectuelles ?
    Lire en Pascal, Spinoza et Descartes les critiques de notre modernité, les rend nos meilleurs guides face à nos incertitudes.
    Questionner l'héritage de Nietzsche permet de saisir l'origine et l'étendue de nos désenchantements.
    Explorer les pensées de Confucius, Lao Tseu et Bouddha éclaire l'offensive de la Chine contre les valeurs occidentales.
    Redécouvrir le message du Christ, libérateur de nos inconscients et de nos imaginaires, apporte une vraie sérénité.
    Les expériences d'hier doivent servir la sagesse de demain. Mais cette sagesse devra être humble. Ouverte à tous et propre à chacun.
    En voici le dévoilement, l'éloge et le chemin.

  • Mars 2020, à la surprise générale, les établissements scolaires doivent fermer pour faire face à la crise sanitaire. Un événement hors norme qui a nécessité de la créativité, de la coopération et de l'humain malgré la distanciation.
    À travers des témoignages d'enseignants et autres acteurs de l'éducation, de parents, d'élèves et des analyses de chercheurs, ce livre ouvre une réflexion collective féconde pour que « l'école d'après » ne soit pas un vain slogan. Il fait émerger de nombreuses propositions pour envisager un après qui ne soit pas un simple retour à un système qui a montré ses limites, ses failles immenses.
    Cet ouvrage participe d'un débat urgent et fondamental qui appelle à la refondation d'une école et d'une société de la justice, de la démocratie, de la solidarité.

  • Cet ouvrage s'est imposé à nous en raison de l'ampleur, la brutalité et la soudaineté de la crise de la Covid-19. Nous avons en effet immédiatement considéré qu'au sein du Business Science Institute, organisation académique internationale en réseau dédiée à un programme d'Executive Doctorate in Business Administration, nous nous devions, sans attendre, de lancer plusieurs initiatives en lien avec nos doctorants, des managers situés dans plus d'une trentaine de pays et nos professeurs internationaux.
    La première série d'initiatives visait à collecter de l'information auprès des managers confrontés à la crise.
    La seconde traduisait notre volonté de mobiliser la communauté des professeurs du Business Science Institute en considérant que la crise allait nécessairement remettre en cause certains aspects du management des organisations sur lesquels ils travaillent avec leurs doctorants.
    Ce livre auquel ont participé 27 professeurs de management ainsi que 3 docteurs du Business Science Institute en est aujourd'hui le résultat.
    Il est structuré en 4 parties complémentaires :
    1) Impact de la crise : les enseignements des enquêtes du Business Science Institute ;
    2) Impact de la crise sur le management du secteur de la santé ;
    3) Impact de la crise sur la pensée du management ;
    4) Impact de la crise sur les décisions managériales.

  • Il est fréquent de rêver au temps qui passe trop vite, à ce temps qui nous file entre les doigts, ce temps que nous voudrions retarder en lui gardant la couleur d'un « déjà passé ». Cette illusion de « suspendre » ou « d'accélérer » le temps nous tient à coeur car elle est bien là pour nous persuader que nous avons une emprise sur lui. Il nous est difficile d'accepter l'idée que « le temps est un vide ». En disant qu'un « jour est historique », un tel effet d'annonce nous donne l'illusion d'une prise de possession du temps. L'idée même d'histoire, dans la vie quotidienne, ne semble prendre sens que dans une relation de défi entre ce qui arrive - l'événement - et le sentiment de destin. Quel sens a la passion contemporaine de la restauration patrimoniale du passé ? La reconfiguration des paysages obéit à des modèles de plus en en plus identiques comme si notre regard devait se satisfaire de la négation même des métamorphoses naturelles. Face à la contingence du futur, la représentation la plus commune de la continuité temporelle puise sa légitimité dans la sauvegarde acharnée des « mémoires collectives ». Mais une grande crise de la mémoire s'annonce avec la maladie d'Alzheimer - l'ivresse du désoeuvrement de la mémoire.

  • À Mulhouse comme en France, le confinement dure depuis des mois. Kwonmin vit seul dans un HLM et sent bien qu'on s'y méfie de lui : il est vietnamien, c'est à dire presque chinois... Un soir, il rencontre Mado, jeune infirmière d'origine africaine ; elle vient de s'installer dans l'immeuble, proche de l'hôpital où elle travaille. Entre l'émigré pointé du doigt et la jeune femme épuisée, le courant passe tout de suite. Courant aux ondes qui vont déclencher un tsunami ! Ces deux étrangers sont vraiment de trop dans l'immeuble - aux habitants plutôt bizarres de surcroît ! À moins que tous aient leurs vies, et leurs raisons ?

    Un polar amoureux mené de 86 mains de maître par des auteurs de tous horizons qui livrent avec leurs styles et leurs mots, une certaine vision du confinement, sans pathos ni repli sur soi, mais avec force, émotion, humour, un sens aigu de la fiction, et, au final, une belle humanité.


    Les auteurs : Ahmmad ABOUHALTAM - Arnaud AGNEL - Annick AUCANTE - Florence AUCANTE PARAWAN - Lucie AUCANTE - Maxime BAILLY - Inès BARRÉ - Catherine BAYLE - Laura BISGAMBIGLIA - Kamylia BERTHOU - Sylvie BESSON - Marielle BETTEMBOURG - Pascale CHATIRON - Marie-Josèphe DARGENT - Clément DAZIN - Emmanuel DOSDA - Léonard FOGGIA - Véronique FROMENT - Mathilde HUMBERT - Laurent JOURNAUX - Abdoulaye KONATÉ - Hervé KOUBI - Dominique LAUDIJOIS - Marie LAUDIJOIS - Pierre LAUDIJOIS - Bryce LOURIÉ - Vincent LUCAS - Antoine MORINEAU - Julien MUGICA - Stephan MULLER - Martine ORTHEZ - Éric PARAWAN - Nadine PERRIN - Raphaëlle RENUCCI - Nicolas ROBERT - Chaher Mohamed SAÏD OMAR - Charlotte SAHAKIAN - Isabelle SCHONHABER - Stanislas SIWIOREK - Frédéric THIBAULT - Claudine VAN BENEDEN - Sabine WESTERMANN - Richard ZWEIG
    Début et fin, animateur et humble tricoteur : Stéphane AUCANTE
    Sous le regard de : Annick AUCANTE, Martine DIRRENBERGER et Laurent JOURNAUX

  • 2105, Paris. La ville reconstruite, éden ultra-moderne et paisible, offre à ses habitants une vie abondante et sous haute-sécurité. Tout ce qui devrait suffire à Adam Evanoé pour être heureux. S'il se contente des apparences... Car même au Paradis, les apparences s'effritent sous le poids des secrets.

  • Fuyant un père qui les maltraite, Silla et Nori arrivent à «La Baume», le manoir de leur tante, une vieille bâtisse couleur de sang. Pour la première fois, les deux soeurs se sentent enfin en sécurité. Mais peu à peu une sombre réalité se dévoile... Le bois qui entoure la propriété n'est-il pas trop silencieux ?
    Tant de questions restent sans réponse : qui est cet homme que seule Nori peut voir ? Tante Cath n'est-elle pas en train de sombrer dans la folie ? Et pourquoi les arbres semblent-ils se rapprocher ?

  • Mauvais signe Nouv.

    Mauvais signe

    Aucante Stephane

    Une intrigue kaléidoscopique qui allie vertige, angoisse et espoir dans un monde qui pourrait bien être le nôtre.


    « Au cours d'une sortie, Greta découvre une fresque dont elle n'est pas l'auteure. Elle enquête rapidement mais nul ne sait qui a pu produire ce tag lumineux. Il est si réaliste qu'il dénonce mieux que des mots les maux de la société. Et quelle lumière !!! Surtout, la Marque signe le décor de côté, comme dans ses propres créations. Il faut absolument qu'elle sache qui a fait ce dessin, bien supérieur aux siens, et qui dégage une telle force. »


    Marseille, entre passé, présent et futur. A travers le temps, une mystérieuse Marque n'a cessé d'y ressurgir. Vers 2020, les street-artistes de la ville s'en sont emparés et en ont fait un signe de reconnaissance. De renaissance ? Depuis le 6ème confinement, ils vivent sous terre, dans Les Bas-Fonds, comme bien d'autres qui n'ont pas eu les moyens de se faire vacciner après le 3ème confinement. Parmi eux, Greta, jeune graffeuse et adepte du ploging, décide de comprendre l'origine, le sens et les pouvoirs de la Marque. Elle ne sait pas dans quel fantastique et diabolique voyage elle s'engage...
    Du haut de ses 16 ans, la jeune artiste va laisser son instinct la guider aux quatre coins de la ville, à la recherche de graffeurs, tatoueurs ou autres créateurs qui décorent et hantent la ville de La Marque. Son chemin empruntera d'incroyables détours, entre le Berry et la Syrie. Elle y croisera des personnages insaisissables et des destins mortifères. Et découvrira sa véritable histoire personnelle...

    Mauvais Signe est un cadavre exquis. Entre roman noir, polar, livre historique et d'anticipation, vingt-quatre auteurs y jouent à se faire peur et à se surprendre, à travers une intrigue où percent les sentiments contradictoires suscités en eux par la pandémie de Covid-19. De rebondissements en voyages dans le temps, chacun se dévoile et révèle son goût pour le jeu littéraire. Et un avenir meilleur...

    Un livre écrit par : Stéphane Aucante - Joëlle Catherineau - Karine Chalumeau-Berberian - Angélique Colin - Pauline Corbanèse - Maryse Demars - Sophie Demoget - Marie-Françoise Duris - Sylvie Etiève - Hervé Guichard - Isabelle Lamblin - Agnès Barrio-Le Flohic - Sandrine Loureiro - Damien Maran - Gisèle Marchand - Valérie Modica - Estelle Oudot - Valérie Prot - François Richard - Nathalie Saget - Erica Souttre - Marie-Anne Thibault - Gérard Touchet - Laurence Viovi.
    Dans le cadre d'un atelier d'écriture « sans contact » initié par la médiathèque Raymonde Vincent de Saint-Maur (36) et sa directrice, Karine Chalumeau-Berberian, et animé par Stéphane Aucante.

  • Revue Amplitudes Nouv.

    Le train est-il une « machine à souvenirs » et un « lieu de rencontres inattendues » ? Au cinéma, comme dans la littérature, le train joue souvent le rôle de décor actif, il paraît « donner vie » aux personnages en créant des ambiances. Quelles sont les images et les réflexions qui viennent à l'esprit des voyageurs pendant le temps du trajet ? Comment le territoire est-il appréhendé dans l'imaginaire collectif? Chacun a « ses » histoires avec le train comme si le rythme ferroviaire des déplacements ou des voyages plus lointains forgeait des bribes de récit de la vie. Quant à la vision du train qui entre en gare, quant à la fumée que la machine à vapeur lançait vers le ciel, pareilles images ne quittent pas notre mémoire... Le train sera toujours un mythe.
    Amplitudes propose une rencontre entre des points de vue personnels et des analyses d'experts autour de l'intensité des phénomènes qui se vivent sur les territoires dans la vie quotidienne.

  • Dubliners is a collection of fifteen short stories by James Joyce, first published in 1914. They form a naturalistic depiction of Irish middle class life in and around Dublin in the early years of the 20th century. The stories were written when Irish nationalism was at its peak, and a search for a national identity and purpose was raging; at a crossroads of history and culture, Ireland was jolted by various converging ideas and influences. They centre on Joyce's idea of an epiphany: a moment where a character experiences a life-changing self-understanding or illumination. Many of the characters in Dubliners later appear in minor roles in Joyce's novel Ulysses. The initial stories in the collection are narrated by child protagonists, and as the stories continue, they deal with the lives and concerns of progressively older people. This is in line with Joyce's tripartite division of the collection into childhood, adolescence and maturity.

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