• Édition enrichie de Jacques Body comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Une nouvelle guerre, quand la précédente s'achève à peine, et qu'on a juré qu'elle serait la dernière ? Et que la prochaine s'annonce perdue d'avance ? Deux heures pour faire défiler le personnel de l'Iliade, plus près de la tragédie que de l'opérette. La tribu royale, assemblage de belle-mère, de belles-soeurs et de beau-père, est bouleversée par l'arrivée d'une bru un peu trop voyante : la belle Hélène remise en scène en femme fatale.

    La guerre de Troie n'aura pas lieu, créée par Louis Jouvet à la fin de l'année 1935, d'abord brûlante de l'actualité d'avant-guerre, s'est révélée intemporelle. La plus célèbre pièce de Jean Giraudoux a été traduite de pays en pays et reprise de guerre en guerre et de siècle en siècle. La guerre est-elle fatale ? Deux heures d'angoisse éclairées par l'humour, politesse du désespoir.

  • Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l'espoir toujours déçu d'apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s'affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l'aide à remettre d'aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l'importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n'est pas ce qu'il prétend.

  • Au couvent de la Mansuétude, on forme des jeunes filles à devenir des tueuses. Dans les veines de certaines d'entre elles coule le sang ancien, révélant des talents qui ne se manifestent plus que rarement depuis le jour où les Anciens ont accosté sur le rivage d'Abeth.
    Mais les maîtresses de la lame furtive ne mesurent pas tout à fait ce dont elles ont hérité à l'arrivée de Nona, une enfant de huit ans qui a déjà du sang sur les mains ; accusée de meurtre, la fillette s'est rendue coupable d'un acte plus odieux encore.
    Ayant échappé à la potence, elle est recherchée par de puissants ennemis aux mystérieux desseins. Au cours du long apprentissage de la voie de la lame et du poing, elle sera rattrapée par les secrets d'un passé hanté par la violence. Et tandis qu'un soleil mourant se lève sur un Empire en décrépitude, Nona devra affronter ses démons et devenir une redoutable guerrière si elle entend rester en vie...
    « Une intrigue palpitante, violente et d'une intensité captivante. » - Daily Mail
    « Je n'aurais jamais cru trouver un personnage plus réussi que Jorg Ancrath. Je n'avais même pas envisagé qu'un autre univers pourrait surpasser l'Empire Brisé, que je pourrais adorer un livre encore plus que L'Ange de la Nuit de Brent Weeks. Et pourtant... » - BookNest
    « Les autres auteurs du genre vont devoir se surpasser s'ils veulent rivaliser avec ce livre. Tous sans exception. » - Parmenion Books

  • Edition enrichie (préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Pendant la guerre de 1870, deux soldats se lient d'amitié ; Jean Macquart, incarnation des solides valeurs rurales, et Maurice Levasseur, intellectuel qui rêve d'un cataclysme où s'anéantirait le monde corrompu - et le lecteur va les suivre jusqu'à ce que la Commune les sépare et dramatiquement les voie s'affronter. Mais si Zola choisit, bien au-delà de leur opposition symbolique, de les mêler à d'innombrables autres figures, c'est qu'il veut écrire le roman des masses et nous montrer une nation tout entière meurtrie par l'Histoire. Il juxtapose donc des scènes de combat et de vie civile, montre sans fard toutes les souffrances des corps, et jour après jour déroule sous nos yeux la douloureuse chronique qui va conduire à l'humiliation de Sedan.
    La Débâcle que Zola fait paraître en 1892, avant de clore Les Rougon-Macquart par un ultime roman, est le seul de ses livres dont le sujet soit un événement historique, le seul aussi qui soit consacré à la guerre. En abordant la crise la plus grave de l'histoire récente de la France, il adopte pour la dernière fois une vision tragique, mais nous donne à comprendre que sans doute la défaite fut un mal nécessaire. Après quoi Le Docteur Pascal pourra interpréter la totalité de la fresque romanesque comme une célébration de la vie.

  • ENDGAME EST UNE RÉALITÉ. ENDGAME A COMMENCÉ.

    Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme.  L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels. Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions.

    Il n'y aura qu'un seul vainqueur.

  • Les lames du cardinal T.1

    Pierre Pevel

    Paris, an de grâce 1633.
    Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'oeuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir.
    Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger.
    Les Lames du Cardinal !

  • Paris, 1633.
    Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours royales d'Europe. Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce.
    Six hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal. Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : I'Alchimiste des ombres...

  • Paris, 1633.
    Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d'Europe. Pour déjouer leurs complots, Richelieu dispose d'une compagnie d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce.
    Des hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal. Mais alors qu'ils approchent du Mont-Saint-Michel à la faveur de la nuit, ils savent que le prochain défi pourrait être le dernier. Car, outre les plans de leurs ennemis, il va leur falloir percer les secrets de l'ordre des Soeurs châtelaines qui réside en ces lieux sacrés.
    Cette fois le courage et la loyauté ne suffiront pas. Rapière au poing, les Lames devront se résoudre à tout sacrifier s'ils veulent sauver Paris de la destruction.

  • Mon nom est Stryke.

    Longtemps, il fut synonyme de mort et de désolation. Fier d'être né orc, j'ai mené mes guerriers à la victoire, portant haut la bannière de Jennesta, et j'ai tué trop d'humains pour me souvenir de tous ! Aujourd'hui, je sais qu'il y a une autre voie. En rêve, j'ai vu un monde harmonieux où les orcs, les elfes, les nains et même les humains peuvent vivre en paix. Ce songe doit devenir réalité ! Poursuivi par les sbires de Jennesta, traqué par des chasseurs de primes, maudit par toutes les races ; je vaincrai ! Je vaincrai ou la guerre qui éclatera nous balaiera tous ! Dans la tourmente à venir, vous serez avec moi ou contre moi.

    Et sachez que la pitié est un luxe que je ne pourrai plus me permettre !

  • « Tiens, regardez-moi cet imbécile ! Il ferait mieux de nous aider à éponger au lieu de se pavaner dans la rue. »
    Le 12 juin 2018, j'ai reçu cette phrase comme un électrochoc : je ne voulais plus être maire, je ne me représenterais pas.
    Depuis 5 heures du matin, avec mes équipes, nous étions sur le pied de guerre pour limiter les dégâts causés par la crue du ruisseau qui traverse Saâcy-sur-Marne, le village dont je suis le maire. Malgré nos efforts, une vague de boue avait finalement envahi la commune. C'était grave, mais le pire avait été évité. J'étais le maire de ce village, et si les caves étaient inondées, c'était entièrement ma faute...
    Tout mon engagement au service de ma commune venait de voler en éclats.
    Je ne voulais plus de cette lutte quotidienne, pris en étau entre les exigences toujours plus grandes des administrés et le désengagement notoire de l'État. Je n'en pouvais plus d'essayer de faire mieux avec moins, d'endosser toujours plus de responsabilités avec moins de reconnaissance. Je n'avais plus le courage de continuer.
    Dans cet ouvrage, j'ai voulu restituer la vie quotidienne du jeune maire d'une commune de 1 800 âmes, mon expérience du terrain, mes indignations comme mes joies, ma solitude face à l'État absent ou incompréhensible, ma souffrance devant l'égoïsme des administrés et la violence de la fonction, mes satisfactions aussi, quand je réussis à améliorer la vie du village, ma lutte pour faire revenir des commerçants, pour réhabiliter les rues, renforcer la sécurité...
    Les maires sont les premiers témoins de l'évolution de notre société et, pour beaucoup, il s'agit même du plus beau mandat de notre République. Je souhaite que mon témoignage, mes suggestions fassent qu'ils soient mieux entendus et, bien sûr, davantage soutenus par leur village, par leur ville, par l'État.

    Pierre-Emmanuel Bégny a 35 ans ; maire de Saâcy sur marne depuis 2014, son premier mandat. A travaillé pour la Grande récrée et différents cabinets ministériels. Vice-Président de l'agglomération de Coulommiers.

  • Pour la première fois, un officier français ayant combattu en Libye et en Afghanistan livre son témoignage sur ces deux conflits. Le capitaine Brice Erbland, chef de mission et pilote d'hélicoptère de combat Tigre, machine ultra sophistiquée à la puissance de feu dévastatrice, dévoile dans ce livre son journal de guerre. Dans les griffes du Tigre nous emmène des montagnes d'Afghanistan aux missions de destruction des forces kadhafistes sur le littoral libyen. Engagé à la pointe des combats sur ces deux théâtres d'opérations de l'armée française, les sentiments de Brice Erbland ne sont pas différents de ceux des autres auteurs que Les Belles Lettres ont choisi de publier dans la collection ""Mémoires de guerre"": il y a la peur, le courage, la douleur de perdre des camarades, celle de quitter les siens mais aussi le terrible moment où du haut du ciel, on tue sa cible quand elle s'encadre dans la lumière verte du viseur, avant que les flammes du canon ne la détruisent.

    Brice Erbland est âgé de 32 ans. Saint-Cyrien, pilote d'hélicoptère d'attaque dans l'Aviation légère de l'Armée de terre, il est tout d'abord engagé en Afrique puis part en Afghanistan et en Libye au cours de l'année 2011. Deux fois décoré pour les combats qu'il a livrés sur ces théâtres, il a également été fait chevalier de la Légion d'honneur pour son action en Libye. Marié et père de quatre enfants, il est passionné d'art et de musique.

  • L'imaginaire collectif contemporain perçoit l'Antiquité comme sanguinaire. Sur scène, dans l'arène, sur le champ de bataille ou dans les sanctuaires, le sang coule. Porteur de vie et de mort, il est autant souillure qu'élixir, il a quelque chose de mystérieux ; il coagule ou non, il pervertit ou soigne. Le sang, c'est celui que l'on transmet à ses fils, celui des liens familiaux qui déterminent l'appartenance à une lignée ou l'exclusion, c'est aussi le grand baromètre de la vie, celui des saisons du corps féminin ou qui sourd de la blessure du guerrier, l'un donne la vie, l'autre la reprend. Ambivalent, impur et vital, mortifère et magique, le sang recèle tous les fantasmes et toutes les peurs de l'Antiquité. Mais la fascination et la répulsion qu'il exerce sur les Anciens nous sont-elles si étrangères ? Lydie Bodiou est maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Poitiers. Véronique Mehl est maître de conférences d'histoire grecque à l'université Bretagne Sud. Elles travaillent ensemble sur l'histoire du corps, des sensibilités et de la perception. Elles ont déjà co-dirigé Odeurs antiques (2011) ; La religion des femmes en pays grec. Mythes, cultes et société (2008) et avec Myriam Soria, Corps outragés, corps saccagés de l'Antiquité au Moyen Âge (2011).

  • Le monstre est celui que l'on pointe du doigt, que l'on désigne, avant de déguerpir en courant, terrifié, ou, envoûté, de se laisser hypnotiser par son inquiétante étrangeté. Répugnants ou merveilleux, les monstres sont nés de l'imaginaire antique. Ils peuplent encore le nôtre. D'où viennent-ils? Que signifient-ils? De quelle contrée extraordinaire, de quel repli de la conscience émergent-ils? Hybrides gigantesques, prodiges dotés de pouvoirs divins ou malheureux malformés, ils se rencontrent dans des domaines aussi variés que la mythologie, la médecine, l'art, la philosophie ou l'histoire des idées. En creux, ils dessinent les contours de l'humain, l'homme se définissant par opposition aux créatures fantastiques ou aux barbares lointains, quand il ne constate pas la monstruosité logée en lui-même.
    Plus de cent extraits, issus des traductions Belles Lettres et accompagnés d'une brève notice destinée à éclairer leur lecture, invitent à écouter la voix ensorcelante des Sirènes ou les énigmes de la Sphinx, avant d'apprivoiser centaures, furies, dragons et cyclopes.

  • « Du pain et des jeux », mais aussi des spectacles, des promenades, de la lecture, du sport, des banquets ou des voyages:l'Antiquité a élevé le divertissement en art de vivre. L'Empire romain a fait davantage:il l'a étendu à tous, octroyant à chaque homme libre, en même temps que la citoyenneté, le plus grand des privilèges, le loisir.
    Rome à la légendaire vertu, Rome qui réunit sous sa coupe les peuples de l'Atlantique à l'Euphrate et du Rhin aux sables du Sahara, nous a laissé pour modèles des citoyens oisifs qui, chacun selon son éducation et sa fortune, s'adonnent aux plaisirs de l'otium, la liberté de jouir de son temps.
    À travers plus de cent textes traduits du grec et du latin, ce livre nous propose de poser nos pas dans ceux des Anciens à l'heure du repos afin de goûter à la volupté tranquille du Roman way of life.

  • Zombis, morts-vivants, fantômes, revenants, loups-garous ou vampires, le fantastique a d'antiques origines: toutes ces créatures des ténèbres hantaient déjà les mondes anciens. Pour les Grecs et les Romains, l'être humain n'est pas seul sur terre et les morts ne sont pas morts, ou plutôt, ils ne sont pas tout à fait morts. Ce sont même parfois de bons vivants: ils mangent, ils boivent - du rouge de préférence - mais surtout, ils aiment les plaisirs de la chair, fraîche bien entendu.
    Bénéfiques ou maléfiques, les voici à l'oeuvre, dans une sélection de près de 130 textes en traduction. Des textes pour faire trembler, rire, ou pleurer, mettre des mots sur les images et nous apprendre que la mort n'est pas une fin, mais un commencement, le commencement d'une vie nouvelle, une vie « différente ».

  • « Quant aux honneurs qui sont accordés au roi à sa mort, les lois de Lycurgue veulent montrer par là qu'on honore plus que tous les rois des Spartiates non pas en tant qu'hommes mais en tant que héros. »
    Xénophon, Constitution des Lacédémoniens, XV, 9
    Sparte, la cité orgueilleuse et guerrière, fascine les hommes depuis l'Antiquité. Plus quepour les autres cités grecques, le culte des héros fit partie des fondements de sa société. Son histoire est donc étroitement liée aux récits glorieux de ceux qui donnèrent souvent leur vie pour défendre les valeurs de leur patrie. Autant de héros que de visages différents de Sparte.
    Du législateur Lycurgue, aux courageux Othryadès et Léonidas Ier entouré de ses 300 compagnons en passant par les grands stratèges Lysandre et Agésilas et les rois audacieux Agis IV et Cléomène III pour terminer avec le tyran Nabis qui plonge Sparte dans la décadence, c'est cette histoire qu'Hérodote, Plutarque, Xénophon, Polybe, Tite-Live, Diodore et Pausanias nous racontent.

  • Voici un livre qui ne va pas vous laisser indifférents. D'abord parce qu'il parle d'un sujet grave, d'une maladie, l'anorexie mentale. Mais aussi parce que ce n'est pas un énième ouvrage scientifique écrit par un thérapeute quelconque. Non, il s'agit du journal précis et détaillé d'une jeune fille, elle-même anorexique, qui a su détailler, décrire et même expliquer les symptômes de sa maladie, ses conséquences ainsi que les mécanismes physiques et psychiques qui la caractérisent.
    Un témoignage forcément indispensable, une véritable analyse clinique parfaitement documentée, vécue de l'intérieur. L'auteure a ainsi particulièrement bien compris les raisons de son mal et l'impuissance du corps médical en la matière, lequel continue de croire qu'il suffit de nourrir l'anorexique pour le guérir. Tout en expliquant qu'on n'en guérit jamais, en réalité.
    Tantôt sombre, tantôt pleine d'espoir, l'écriture syncopée nous plonge presque immédiatement dans une sorte de transe, irrésistible, étouffante même parfois. On ne lit plus Alexia, on devient Alexia, par la magie et le rythme hypnotique de mots qui viennent des tripes. Véritable radiographie de son état intérieur, sa prose rythmée donne forme et vie à l'anorexie, la transformant tantôt en monstre, tantôt en double maléfique de l'auteure, suggérant même parfois une entité de substitution à ce père jamais connu.
    Non pas un livre, finalement, mais plutôt cinq en un :
    Un livre-démonstration pour comprendre ce qu'est VRAIMENT l'anorexie mentale.
    Un livre-thérapie pour la jeune écrivain en devenir dont on ne peut que ressentir le puissant souffle littéraire.
    Un livre-soutien propre à porter la voix des anorexiques, mais aussi de tous ceux qui, confrontés ou non à la maladie chez un proche, se trouvent souvent désemparés par des comportements qu'ils ne comprennent pas.
    Un livre-document qui expose avec intelligence et sensibilité tout ce que l'anorexie engendre comme contraintes, décortiquant l'ambiguïté des rapports conflictuels avec soi-même comme avec les autres dans une quête perpétuelle et inassouvie d'amour, révélant aussi la masse de souffrance physique et psychique ressentie par l'anorexique qui refuse pourtant l'idée qu'il est malade.
    Un livre-référence enfin, qui propose de vraies pistes de réflexion et des suggestions pour une meilleure prise en charge de cette pathologie parfaitement réelle, véritable cancer de l'âme dont le malade n'est ni coupable ni même responsable, en dépit de ce que la plupart des gens, médecins et psys compris (!) auraient tendance à croire.

  • Amputer, bastonner, décapiter, ébouillanter, lapider, scier: les punitions infligées dans l'Antiquité sont parfois (lugubrement) banales, mais les Grecs et les Romains ont aussi su faire preuve d'une grande ingéniosité. Phalaris, tyran de Sicile, fait rôtir ses victimes dans un taureau de bronze qui transforme les hurlements des malheureux en mugissements désespérés; le Romain Védius Pollion se sert de ses esclaves maladroits comme d'un pâture pour son vivier de murènes. Quant aux coupables d'adultère, punis à l'aide d'un raifort, d'un poisson ou bien exhibés sur un âne, ils pâtissent de l'imagination des Anciens. Les châtiments divins sont plus extraordinaires encore: Marsyas est écorché vif par Apollon et Érysichthon, frappé d'une faim insatiable, en est réduit à dévorer ses propres membres.
    C'est en une visite guidée de ce petit musée des horreurs que consiste ce livre, à travers plus d'une centaine de textes en traduction, sans négliger cependant d'explorer, derrière d'effrayantes anecdotes, les ressorts profonds qui expliquent la violence de la répression: en somme, pourquoi sévir ?

    Guillaume Flamerie de Lachapelle est maître de conférences de langue et littératures latines à l'Université de Bordeaux 3. Il est l'auteur d'une traduction des Sentences du mimographe Publilius Syrus (Paris, 2011) et d'une monographie intitulée Clementia. Recherches sur l'idée de clémence à Rome, du début du Ier siècle a.C. à la mort d'Auguste (Bordeaux, 2011).

  • Tous les aspects du sport et des pratiques sportives en Grèce et à Rome sont ici étudiés et décrits: l'éducation physique, les jeux et joutes sportives, les concours, l'entraînement, le déroulement des épreuves, les disciplines pratiquées, la vie des athlètes, et, bien sûr, la naissance et l'organisation des Jeux Olympiques, ainsi que les cérémonies religieuses quiy sont liées.
    Rigueur scientifique, anecdotes révélatrices, analyse historique: Violaine Vanoyeke offre un panorama complet et très vivant du sport antique de la guerre de Troie à la Rome impériale.
    Professeur de Lettres classiques, historienne, Violaine Vanoyeke est notamment l'auteur de La prostituion en Grèce et à Rome, paru dans la collection Realia.

  • Iceltane

    Celia Flaux

    • Voy'el
    • 8 Juillet 2015

    D'un côté, l'Empire watashitachi. De l'autre, l'Union. Au milieu, Iceltane, planète conquise par l'Empire, mais trop proche des frontières de l'Union. Carys Llanelli a fui Iceltane pour échapper au joug des Watashitachi. Elle lutte au sein du Département Diplomatique de l'Union pour que des nations indépendantes ne connaissent pas le même sort que sa planète natale.
    Toweda, lui, est un brillant officier de l'armée impériale, dont l'histoire recèle un dangereux secret aux cheveux blonds. Quand chacun des camps envoie une délégation négocier la paix sur un astéroïde, le passé et le présent entrent en collision. Pour Carys et Toweda, les choix s'annoncent difficiles.


  • Du sang et des larmes. C'est tout ce que Xalyah aura obtenu sur la Grand-Place d'Orléans, en plus d'une balle dans le ventre. Alors que la mort aurait dû la faucher, Khenzo en a décidé autrement, veillant sur elle sans relâche.


    Anéantie par la terrible désillusion qui l'a frappée, la jeune femme va devoir s'accrocher à un ultime espoir pour survivre ; celui de retrouver la personne qui manque à l'appel. Panser ses plaies, se relever et repartir ne lui aura jamais paru si difficile. La différence étant qu'aujourd'hui, elle n'est plus seule.


    Xalyah est néanmoins loin d'être arrivée au bout de ses surprises, tandis que, dans l'ombre, se prépare l'avenir de la France.

  • La guerre de Troie, c'est Homère, sa colère d'Achille, son Iliade, sublime, forcément sublime. Certes. Mais que de mensonges, s'écrièrent très tôt les mauvais esprits, quel récit incomplet !
    En réponse à ces critiques sont nées les trois oeuvres réunies dans ce volume - introuvables en français -, seuls témoins subsistant d'une tradition jadis étoffée. L'Iliade latine, poème du premier siècle de notre ère, que l'on trouvera ici traduite en alexandrins blancs, se veut ainsi une modernisation de la matière homérique. L'Éphéméride de la guerre de Troie par Dictys de Crète ainsi que l'Histoire de la destruction de Troie de Darès le Phrygien sont quant à elles les récits d'une guerre racontée par ceux, Grecs et Troyens, qui l'ont vécue. Et c'est à travers eux que le monde médiéval, occidental et byzantin, apprendra la véritable histoire de la guerre de Troie.
    Gérard Fry est chargé d'enseignement de latin à l'Université de Genève.

  • L'écriture de cette légende « des Filles de la Mer d'Irlande » raconte l'épopée d'Iollan et de son fils Dagda qui vont devoir livrer de rudes combats pour permettre aux filles de la Mer que sont Aileen, puis Muirgheal de vivre sur Terre.
    Tour à tour ils vont devoir affronter le barbare Astric, le géant et tyrannique Ragnathor, le nain Cinead incarnation d'un dieu du feu, la sauvage Liadan.
    A la vivacité et brutalité de ces combats masculins qui rappellent les légendes arthuriennes, les oeuvres de Chrétien de Troyes ou Marie de France succèdent des moments plus doux, poétiques et sensuels inspirés par la femme.

  • Pourquoi je me bats

    Ronda Rousey

    C'est l'histoire d'une femme qui a dû se battre très tôt. Étranglée à la naissance par son cordon ombilical, Ronda Rousey n'a pas prononcé un mot jusqu'à l'âge de 4 ans. Son père, atteint d'une maladie incurable, se suicide alors qu'elle est enfant. C'est l'histoire d'une sportive à la volonté hors normes. Vice-championne du monde de judo, elle décroche la première médaille américaine dans cette discipline aux Jeux olympiques. C'est l'histoire d'une descente aux enfers. À son retour des Jeux, sans argent, sans avenir sportif, elle enchaîne les petits boulots et les galères. C'est l'histoire d'une renaissance. Un jour, elle découvre un nouveau sport de combat qui fait fureur : le MMA (Mixed martial arts), mélange de boxe et de judo, où tous les coups sont permis. Invaincue, elle accumule les victoires éclairs. C'est l'histoire d'une femme d' aujourd'hui. Avec un charisme hors du commun, comédienne glamour une semaine, monstre de combat la semaine suivante, elle est en train de devenir une icône planétaire. VOICI L'HISTOIRE EXTRAORDINAIRE DE RONDA ROUSEY, LA FEMME LA PLUS FORTE DU MONDE.

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