• L'Appel de la forêt est un roman de formation. Ou plutôt de dé-formation : La métamorphose d'un étrange chien des terres du Sud en un loup affrontant les déserts blancs du Grand Nord. C'est l'histoire d'un retour aux origines primitives, du réveil des instincts sauvages trop longtemps anesthésiés par la domestication. En s'identifiant au chien-loup, le lecteur éprouve toutes les passions qui se bousculent dans une vie et un coeur d'homme au hasard des rencontres.
    Au-delà d'un grand récit sur la conquête de la liberté individuelle et sur l'amour qui transcende l'hostilité d'un monde cruel, London défend ici l'idée d'une intelligence animale : pour lui, elle se manifeste par des sensations, des émotions et une forme de conscience et de raison rudimentaires. Ce chien sent, aime, comprend, souffre : il est notre frère. En donnant à son héros la dignité d'un membre de la famille 'différent', London anticipe nos débats contemporains sur la place de l'animal dans la société et sur l'acceptation de la différence. Buck, le chien-loup qui voulait vivre parmi les hommes, est à jamais une figure de notre humanité, et l'un des plus grands personnages de notre littérature.

  • Croc-blanc

    Jack London

    Préface de Philippe Jaworski.

    Dans les bars de Dawson City, Jack London écoute les histoires de bêtes sauvages rencontrées dans les forêts du Grand Nord, que racontent les chercheurs d'or. Il lit Darwin, se passionne pour la théorie de l'évolution. Se nourrissant à toutes les sources, travaillant avec une énergie indomptable, il écrit en 1906 ce conte cruel. Roman de formation, Croc-Blanc fait entrer le lecteur dans la conscience d'un loup : nous partageons ses émotions, nous vivons ses aventures de liberté et de servitude, de souffrance, de combat, d'amour filial. Précurseur, London montre le caractère relatif de la frontière entre les espèces, installe l'hypothèse d'une intelligence animale et fait l'éloge de l'élan vital qui régit l'existence de toute créature vivante.

  • Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre soeurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent - la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l'armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu'elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d'un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d'un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité...

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • À la fin du xixe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge -l´école du village-, attend la venue d´Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu´il suive le cours supérieur: l´arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l´enfance finissante de François...
    Lorsqu´en 1913 paraît le roman d´AlainFournier, bien des thèmes qu´il met en scène -saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux- appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du xixe siècle pour s´établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d´une sensibilité toujours frémissante, et qui n´a pas vieilli.

  • L'histoire tragique des amants de Vérone, devenus des figures mythiques de l'amour et de la jeunesse en lutte contre l'absurdité des conflits familiaux.
    Notions littéraires : les didascalies initiales et le prologue, la structure d'une intrigue théâtrale, les genres théâtraux et leurs registres, les mythesHistoire des arts : l'architecture du théâtre élisabéthain, l'héritage artistique du Moyen Age, les réécritures musicales de l'oeuvre Repères élèves : frise historique et culturelle du XVIe au XVIIe siècle, lexique, notes de vocabulaire, méthode
    OEuvre du rabat : Frederic Leighton

  • Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s´amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu´une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d´enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
    Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d´elle le symbole du modernisme et des crises qu´il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

  • Growing up in the home of a cruel aunt and a harsh charity school, Jane Eyre, an orphaned young woman, accepts employment as a governess at Thornfield Hall and soon finds herself in love with her employer, the enigmatic Rochester. Reprint. 17,500 first printing.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie)« La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec tant d'éclat que dans les années du règne de Henri second », et c'est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s'exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d'un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d'un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.
    Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c'est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d'analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque. 

  • Un jeune aristocrate désargenté et désespéré, Raphaël de Valentin, reçoit d'un vieil antiquaire une peau d'onagre miraculeuse et maléfique : elle satisfait tous ses désirs, mais sa superficie, liée par un charme mystérieux à la durée de la vie de son possesseur, rétrécit à chaque souhait exaucé. Raphaël, qui rêvait de conquérir le monde, découvre ainsi, au prix de sa propre existence, que « Vouloir nous brûle et Pouvoir nous détruit ». Seul face à sa mort, dont il peut chaque jour calculer l'échéance, il délaisse la société des hommes, renonce à la jouissance du monde : en vain, même l'amour pur et partagé ne pourra le sauver.Dans le décor très réaliste des années 1830, La Peau de chagrin plonge le lecteur dans un univers proprement fantastique, un univers de l'étrange qui illustre l'une des théories philosophiques fondamentales de l'oeuvre balzacienne : l'énergie vitale.

  • Édition enrichie (Présentation, notes et bibliographie)A Paris, au début du xviie siècle, trois peintres devisent de leur art. L'un est un jeune inconnu, promis à la gloire : Nicolas Poussin. Le deuxième, Franz Porbus, portraitiste officiel de feu le roi Henri IV, est, lui, dans la plénitude de son talent et au faîte de la renommée. Le troisième, maître Frenhofer, personnage plein de mystère qui a côtoyé les plus grands maîtres et assimilé leurs leçons, met la dernière main dans le plus grand secret à un bien mystérieux «chef-d'oeuvre». Il faudra que Gillette, la compagne de Poussin, en qui Frenhofer espère trouver le modèle idéal cherché en vain depuis des années, soit admise dans l'atelier du peintre pour que, y pénétrant derrière elle, Porbus et Poussin découvrent le tableau dont Frenhofer gardait jalousement le secret. Et cette découverte les plongera dans la stupéfaction.
    Ce «conte fantastique» à la manière d'Hoffmann est aussi une méditation sur le pouvoir de l'esprit dans le domaine de l'art. Il prend naturellement sa place parmi les Etudes philosophiques de La Comédie humaine. 

  • Édition enrichie (Préface, notes, appendice, commentaires sur l'oeuvre et biobibliographie)Elle l´aimait, elle en était aimée mais la bienséance et la mort la séparèrent de lui.
    Ce roman, dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l´existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du Tout-Paris et de l´auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, car il n´était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata, que Franco Zeffirelli filma avec grand art.
    Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d´Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n´aura empêché le bonheur d´aimer, la virginité retrouvée, l´argent et les conventions dédaignés. L´amour véritable, c´était pour Marguerite l´espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !
    Présentation et notes d´Antoine Livio.

  • "Texte intégral + dossier général Louis Pergaud"Ceusses de Velrans ont traité ceusses de Longeverne (Tigibus, son frère Grangibus, Lebrac, la Crique, Tintin, Gambette et Tétard) de " c... molles " : la guerre est déclarée. Embuscades, attaques à la fronde, capture de prisonniers, boutons de culotte coupés net en guise de représailles, et " pour ne pas abîmer ses habits en se battant, il n'y a qu'à se battre tout nu "... La Guerre des boutons n'est pas seulement un film ; c'est aussi et d'abord un roman que l'on savoure comme une tartine de goûter, l'évocation d'un monde disparu où les enfants vivent à l'écart des adultes, traquant les nids d'oiseaux, construisant des cabanes, grandissant " en plein vent comme de robustes sauvageons ". Trois textes complètent cet ouvrage : "Les petits gars des champs", conférence donnée par Louis Pergaud, "La vie de Louis Pergaud", par Emile Pradel, et "Louis Pergaud écrivain", par Roger Denux.

  • En 1855, à 25 ans, Élisée Reclus quitte la Louisiane, passe par Cuba et le Panama pour rejoindre la Nouvelle-Grenade, l'actuelle Colombie. Sur place, il est fasciné par la Sierra Nevada de Santa Marta, un massif de 6 000 mètres d'altitude surplombant la mer des Antilles. Ce sera le lieu idéal, se dit-il, pour une plantation de bananes ou de café... Mais les difficultés s'accumulent. Au bout d'un an et demi, le projet d'Élisée, manifestement peu versé dans les affaires, est un fiasco ! Texte singulier dans l'oeuvre du célèbre géographe communard, ce récit, sensible tout autant aux « paysages de la nature tropicale » (le sous-titre) qu'à la diversité des cultures indiennes qu'il observe dans leur milieu, est un vrai roman d'initiation et d'aventures. Déambulations dans les rues de Carthagène, voyage à dos de mulet et jolies rencontres de passage font de ce récit, d'une grande liberté de ton, une lecture jubilatoire.



  • Enfant innocent et spectateur de la société familiale étendue, et qui se sent comme « étranger », adopté dans sa propre famille, enfant victime et malheureux à Clongowes Wood, collège de jésuites où il est envoyé en pension, adolescent en proie au péché de la chair, et à la terreur de l'enfer, jeune adulte rejetant les croyances et les positions qu'en tant qu'Irlandais on voudrait lui voir embrasser, « Quand l'âme d'un homme naît dans ce pays, elle est aussitôt prise dans des filets et ne peut voler librement. Tu me parles de nationalité, de langue, de religion. Je cherche à me dégager de ces filets » et qui se réalisera dans l'exil volontaire, dans le reniement de sa patrie, « L'Irlande est une vieille truie qui dévore sa portée », c'est à cette lente sortie de la chrysalide que nous assistons à la lecture de ce roman.


    C'est une lecture qui suscite des questionnements en écho à ceux que le narrateur expose, à la fois sur la notion de religion, de nationalité, sur les rapports sociaux dans cette Irlande du début du XXe siècle et son histoire douloureuse. Sur le rapport du héros à la femme aussi, la mère et la femme dans toute sa symbolique.



    Dedalus

    ou Portrait de l'artiste en jeune homme
    (A Portrait of the Artist as a Young Man), dont nous vous proposons une nouvelle traduction que l'on doit à Jean-Yves Cotté, est aussi le roman de la genèse d'un écrivain.

  • Lorsque la Révolution de 1917 contraignit Rachmaninov à quitter la Russie, le compositeur se lança dans une carrière de concertiste à plein temps. Universellement admiré par ses confrères, exceptionnel dans Chopin, Liszt, Beethoven Schumann et dans sa propre musique, son jeu a marqué tous ceux qui l'ont entendu.
    André Lischke revient dans cet ouvrage sur le parcours et l'art d'un musicien qui aura été à parts égales compositeur, pianiste interprète de ses oeuvres autant que du grand répertoire, ainsi que chef d'orchestre charismatique.
    Il replace sa formation dans le cadre de la vie musicale et culturelle en Russie, montrant la place du piano dans son oeuvre et dans sa vie, et en mettant l'accent sur sa carrière d'interprète et ses choix de répertoire avant et après son émigration. Est également étudié le legs discographique considérable de Rachmaninov pianiste.
    L'ensemble constitue un essai biographique passionnant sur ce phénomène unique dans l'histoire du piano, dont l'écriture pianistique et l'interprétation se répondent, comme les cloches des églises russes dans la mémoire sonore de l'émigré.

    Né à Paris dans une famille de musiciens russes émigrés, André Lischke est maître de conférences à l'Université d'Évry. Il est l'auteur d'ouvrages sur Tchaïkovski, Borodine et Rimski-Korsakov, ainsi que de l'Histoire de la musique russe des origines à la Révolution (Fayard). Son Guide de l'Opéra russe (2017) a reçu plusieurs prix littéraires.

  • Lorsque Gide découvrit Le Cousin Pons, ce fut, dit-il, "dans le ravissement, dans l'extase, ivre, perdu..."; "... c'est peut-être, de tant de chefs-d'oeuvre de Balzac, celui que je préfère : c'est en tout cas celui que j'ai le plus souvent relu".

    Et le livre, en effet, suscite la compassion aussi bien que l'effroi. Quand en 1847 Balzac le fait paraître, il constitue, après La Cousine Bette, le second volet des Parents pauvres où résonne le destin de grands coeurs injuriés. Vieux musicien gourmand, collectionneur d'oeuvres d'art bientôt cerné par la haine des plus vils intrigants d'en haut comme d'en bas, guetté par la mort mais lié à Schumcke d'une indéfectible amitié - un moment le livre eut pour titre Les Deux Musiciens -, le cousin Pons est la figure finalement sublime d'un roman sombre, travaillé par la dérision et l'angoisse, mais que l'humour et la drôlerie éclairent pour en faire également - le mot est de Balzac - une "comédie terrible".

  • Lors d´une brillante soirée parisienne, tandis que les invités dansent et conversent dans des salons splendides, une jeune femme s´épouvante à la vue d´un étrange petit vieillard décharné et pareil à un spectre. La jeune femme supplie alors le narrateur de lever pour elle le mystère de cet inconnu. Le lendemain du bal, il lui raconte longuement l´histoire du sculpteur Sarrasine et de la dangereuse passion que, dans sa jeunesse, il éprouva pour la mystérieuse Zambinella aussitôt qu´il l´eut entendue chanter à Rome.
    Dès la première page, c´est sous le double signe de la danse des morts et de la danse des vivants, de la sensualité et de la déchéance, que le jeune Balzac place ce récit publié par la Revue de Paris en 1830. Et Sarrasine est doublement énigmatique aussi : parce que la narration tient le lecteur captif jusqu´au mot de la fin - et parce qu´elle met en scène les ambiguïtés d´un désir dont  l´écrivain ne cherche pas à dissiper les ombres.

    Présentation et notes d´Eric Bordas. 

  • Dans ses quatuors, le génie de Beethoven apparaît dans ce qu'il a de plus visionnaire. Le compositeur multiplie les innovations compositionnelles et stylistiques, avec un registre sans précédent de sentiments et d'émotions.
    Bernard Fournier invite le lecteur à l'ascension de cet « Himalaya musical », aux contrastes extrêmes, avec ses sommets vertigineux, ses à-pics profonds et ses vastes points de vue.
    Dans un parcours en seize stations, quatuor par quatuor, suivant l'ordre chronologique de leur composition, l'auteur rend compte de l'esprit de chaque oeuvre, de l'inventivité de l'écriture et de la diversité expressive de chaque mouvement, de chaque grande section.
    Un compagnon précieux pour découvrir toute la beauté de ce chef-d'oeuvre.
    Ingénieur de formation, Bernard Fournier a enseigné la musicologie à l'université Paris-VIII. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire du quatuor à cordes ainsi que sur l'oeuvre de Beethoven.

  • Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont « Un récit aux monts Crénelés », « La lettre dérobée », « Les faits concernant le cas Valdemar » ou encore « Saute-Grenouille ».
    Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.

  • Ce deuxième tome des Nouvelles Intégrales d'Edgar Allan Poe rassemble les textes les plus célèbres de l'auteur, écrits à trente ans passés alors qu'il est à peu près installé dans la vie et reconnu comme écrivain.
    Certains d'entre eux comptent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature, que ce soit dans le genre de la nouvelle, du roman policier ou du fantastique, tels Les crimes de la rue Morgue, La fosse et le pendule ou Le Scarabée d'Or.

  • Pompéi, an 79 de notre ère.
    Ville multiculturelle, bruyante, agitée par les excès, les jeux de pouvoir et les rivalités sentimentales. Là se croisent Glaucus le Grec fougueux, Arbacès l'Égyptien austère et sournois, la belle Ione, objet de toutes les convoitises, ainsi que les adorateurs d'une religion naissante. Mais, non loin de là, le Vésuve s'éveille et tout ce petit monde est loin d'imaginer que la cité vit alors ses dernières heures...
    Edward George Bulwer-Lytton est un écrivain et homme politique anglais. Les Derniers Jours de Pompéi, publié en 1834, est un succès l'année de sa parution et devient une oeuvre largement adaptée, au théâtre notamment, à l'opéra, et bien sûr au cinéma, par le grand Sergio Leone.

  • Belphégor

    Arthur Bernede

    Un fantôme tue dans Paris... Mais pas n'importe où : à l'intérieur même du Louvre ! C'est en effet dans le département des Antiquités orientales que l'on découvre le corps inanimé d'un gardien, tombé juste à côté de la statue renversée du dieu des Moabites nommé Belphégor. L'inspecteur Ménardier prend en charge cette enquête qui s'annonce peu banale mais s'agace de l'intrépidité d'un jeune journaliste fort ambitieux qui entend résoudre le mystère avant lui.
    Paru en feuilleton dans les colonnes du Petit Parisien du 28 janvier 1927 au 28 mars 1927, le roman obtient un immense succès critique et public. Il est simultanément adapté au cinéma par Henri Desfontaines sous la forme d'une série en quatre épisodes.
    En 1965, c'est Claude Barma et Jacques Armand qui reprennent l'intrigue d'Arthur Bernède pour en faire l'un des fleurons de la fiction télévisuelle française.
    Arthur Bernède (1871-1937) est un auteur de roman populaire. Très prolifique, il publiait ses livres en feuilleton alors même que leurs adaptations sortaient dans les salles de cinéma. La plus célèbre de ses séries reste Belphégor.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)A l'égal de la princesse de Clèves et de la Sanseverina, la duchesse de Langeais est l'une des grandes divinités féminines de notre littérature. Elle réunit en sa personne le triple prestige de la beauté, de la naissance et du malheur. Issue d'un sang illustre, Antoinette de Navarreins voit le jour en 1794, sous la Terreur, une bien sombre étoile qui sera pour elle la marque du destin. Quelque vingt ans plus tard, séparée de son mari abhorré que lui avait imposé un père indifférent, c'est l'une des gloires mondaines du Faubourg Saint-Germain. Mais que dissimule la coquetterie glacée de cette aristocratique Célimène ? Et par quel étrange sortilège l'incandescente passion d'Armand de Montriveau va-t-elle à son tour la consumer ? Comme tout vrai chef-d'oeuvre, ce «roman noir» - primitivement intitulé «Ne touchez pas à la hache» - est pour partie une autobiographie sublimée, c'est-à-dire le contraire d'un roman à clefs. «Moi seul sais ce qu'il y a d'horrible dans La Duchesse de Langeais», confiait Balzac à l'un de ses proches. C'est pourquoi l'oeuvre conserve, depuis plus d'un siècle et demi, son mystère et sa force de séduction.

    Edition de Constance Cagnat-Deboeuf.

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